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    two pounds shy of a bomb | Hart

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    Nikolai Vodanov
    Homme de main
    this is why we don't get nice things

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    two pounds shy of a bomb | Hart 52Vsecd
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    Avatar : raiden - metal gear series

    two pounds shy of a bomb | Hart Empty two pounds shy of a bomb | Hart
    le Ven 4 Jan 2019 - 21:19
    Fébrile, une main gantée s'appuie sur la façade d'un bâtiment indistinct ; ne laisse pour seule trace dans la ruelle fuligineuse que son cliquetis parasite, et si quelconque passant il y avait, il pourrait voir sa silhouette pencher lourdement, gravité manquant le happer. Ses pas l'emportent le long du dédale des parties, le tiraillent inéluctablement dans les petites heures obscurcies par le ciel aux nuances terreuses de Serrbelt, étoilé de particules, immondes et bistres. Le fracas sourd de son sang battant à ses tempes l'empêche de s'entendre (ses pas hésitants et pesants en lieu et place de leur habituel amorti silencieux le bruit irritant des mécanismes enrayés des servos contrariés), roulis fangeux endiguant toute tentative de lucidité.

    Ses souvenirs immédiats se défilent comme avec rancœur, vrombissent gauchement en se heurtant, sans immédiatement réussir à former un tout assimilable. Les impressions lui reviennent, achoppées, enchevêtrées en un lacis filandreux ; l'entrepôt déjà empêtré dans la froideur humide saisonnière, le béton sale sous ses semelles, une enfilade de portes donnant sur des pièces inoccupées, jusqu'à tomber sur la bonne. Le canon d'une arme pointé sur sa cible, un cri perçant, ses pupilles s'étrécissant jusqu'à la douleur, cherchant follement issue ou protection, l'explosion, la déflagration le dégorgeant contre l'une des parois malgré sa mise à couvert, et le monde se renversant de manière infâme lors du choc.

    Cellule à cellule, son corps se débarrasse du gel, ses impressions reviennent, quoiqu'encore brouillées — bras impacté flanc à vif et engourdi sang coagulé mâchoire cotonneuse masque heureusement toujours en place — alors qu'il atteint les quartiers plus densément peuplés, s'y traîne au rythme d'enjambées qui reprennent peu à peu leur sûreté mécanique, à défaut d'aisance transhumaine ; se maintenant toujours à l'abri des ombres, que les néons crayeux ne parviennent à percer dans les nervures du tracé des ruelles de Kingslaugh. D'une manière ou d'une autre, il a atteint la bonne porte. Ne reste qu'à espérer que l'intéressé soit encore ou déjà réveillé ; à l'intercom, sa propre voix résonne, distante, code 3, Hart.

    (Ils n'ont pas de code 3.)


    sparklinghero 04/12/2018  “Objectif before the end of the year pls”
      well
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    Hart Rustning
    Citoyen
    h e a r t o f r u s t
    il est de ces fantômes qui hantent les champs de batailles déserts, les semelles rougies par les sillons des attaques et l’œil avide du moindre survivant pour mieux fondre dessus. Pour le piller, ou le sauver -et lui en réclamer le prix du sang. Hart en est l'ombre, offrant un savoir et une dextérité hors pair d'un bras métallique rougi pour soigner, réparant les vivants et enviant les morts. Marquant les bien portants pour leur rappeler qu'ils peuvent finir en cadavres. Survivant et impassible, il méprise ce sentiment de confort et de sécurité qui oppresse les habitants de Pallatine quand lui lutte au quotidien contre le syndrome post-traumatique.
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    two pounds shy of a bomb | Hart Icone110
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    Avatar : allen walker

    two pounds shy of a bomb | Hart Empty Re: two pounds shy of a bomb | Hart
    le Mar 8 Jan 2019 - 0:53


    Un tressaillement brusque, un frisson surprenant te remonte désagréablement le long de tes vertèbres pour interrompre le fil de ta pensée et de ton travail manuel –chez toi, cela ramène un cliquetis d’outre-tombe quand s’entrechoquent tes extensions métalliques, seul parmi les sons prouvant que tu n’as pas encore rendu l’âme dans ton repaire glacé pour de potentiels clients. Le froid a calmement repris ses quartiers depuis quelques nuits, insidieux pour celui qui laisse dépasser une once de chair libre hors d’une courtepointe et décourageant pour quelque quidam venu réclamer l’aumône d’un bon soin aux heures mortes. Le gel aurait pu presque te manquer en cette portion d’espace-temps beaucoup trop continentale, comme un fantôme des fêtes oubliées penché en permanence au dessus de ta vie, mais tu en es surtout à regretter les températures plus clémentes de tes journées de sommeil aux veilles mornes et transies. Un seul égaré est venu te solliciter depuis trois nuits, à croire que les rixes se font rares en saison hivernale, et son mal –un coup de couteau profond, mais suffisamment loin d’une artère, si même les assaillants ne visent plus c’est la mort de ton commerce- n’a pris que deux heures à effacer, sans même ajouter de fragrance aseptisée ou ferreuse à ton antre déjà bien teintée de remords et de douleur. Une heure de plus, et l’eau-de-vie se frayera sans mal un chemin vers tes entrailles pour te maintenir alerte et éveillé (même si la bouteille au liquide beaucoup trop clair est déjà bien en vue sur le coin du plan de travail.)

    Sous ta dextre de chair et de cals agile, un simulacre de fer à souder glisse lentement pour redonner de la profondeur à des sillons sombres dans le métal cramoisi poli par le temps à l’intérieur de ton avant-bras. A défaut de patients, tu t’es attelé à une tâche longtemps repoussée sous l’unique lumière blafarde de tes pénates : graver encore et encore ces runes d’un monde que tu ne veux pas oublier, de ce dialecte ironiquement protecteur dans cet artefact aussi adulé que honni, teinté dans la masse d’un rouge augurant le tragique malgré les nombreuses rayures laissées par le temps et les hommes. Les rainures entre les pièces laissent l’aperçu des entrelacs de fils, nerfs artificiels qui te laissent une sensation bien trop réelle de brûlure à chaque passage de la pointe incandescente sans même que tu bronches. C’est la sonnette qui te fait sursauter, cette fois, manquant de te faire riper sur le mauvais bord. Enfin une raison de rester debout, en espérant sans l’ombre d’un remord et d’un air plutôt absent que la tâche nécessite un long effort.

    La voix qui retentit dans un écho grisaillant te ramène directement à terre –tu n’y répond même pas de vive voix, tu n’en a pas besoin. Tu ouvres directement le battant pour confronter le propriétaire de ce timbre d’outre-tombe bien connu, prêt à le jauger d’un œil avant de le juger. C’est l’exception, et c’est bien de coutume, entre vous, sans vraiment savoir quand a pu commencer cette relation d'hommes et de machines, de mécanicien d'hybride à fraternité faussée de chimères égarées. L’odeur du sang t’agrippe à la gorge sitôt le linteau franchi, acide, trop fraîche et différente de celle qu’il promène habituellement –celle des victimes, non le sien, pas ce haut-le-cœur huileux qui l'a suivi à la trace dans le couloir. Malgré un tressaillement presque imperceptible de mâchoire, sa démarche le trahit plus que les lambeaux sombres à son flanc ou la traînée brûlante de son sillage quand tu t’efface pour le laisser entrer en refermant sans un bruit derrière vous. Vous n’avez pas de code 3. Mais sa simple présence entre tes murs, l’heure, le pressentiment, tout porte à croire qu’il vient de l’établir, ce nouveau code ; sans piper un avertissement, prêt à le retenir ou le soutenir, tu guides le cyborg vers ta table d'examen en te permettant à son regard de ne hausser qu'un sourcil presque dédaigneux. Avant d'attraper nonchalamment la bouteille solitaire au passage (et sûrement ses petites sœurs un peu plus tard), pour la faire passer à plus nécessiteux. Ou prendre de l'avance, le temps qu'il se remette les idées en place pour mieux expliquer son cas dans un language brouillon. « Ca va encore coûter un bras à Al. » Ton préambule, ou ton augure cynique. Better not bleed on my damn floor. Les habitudes ont la vie dure.


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