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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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Sujet commun #1 : Conférence à l'Institut [Terminé]

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conf-érence
sujet comm-un #1

alois vs les adultes

Le bain de sang arriva à sa fin et, progressivement, les choses retournèrent à la normale — si l'on peut qualifier cette situation de "normale" — si l'on ignore les corps toujours éparpillés sur le sol, les blessés ... les larmes. Les volets de fer se levèrent et la foule se dispersa peu à peu. D'aucuns se ruaient vers la sortie, guidés par un instinct de survie animal. D'autres n'avaient pas encore retrouvé l'usage de leurs jambes, invalides ou en état de choc ; voire les deux. Alois faisait partie de la 2ème catégorie. Il n'avait pas bougé d'un cil depuis la chute de son voisin. Il était comme paralysé. Par la peur. Par toutes ces émotions qui le submergeaient et, surtout, son incapacité à les gérer. Cette situation à laquelle il n'était tout simplement pas préparé. Comment réagir face à la mort, en particulier lorsqu'on a que douze ans ? La réponse, il ne la connaissait pas. Alors le blondinet s'était renfermé sur lui-même. Sourd et aveugle, isolé dans une bulle d'air, une bulle de rien ; comme si son cerveau voulait le protéger de tout ça, comme si le choc venait de déclencher un signal d'alarme, une sorte de mécanisme d'auto-défense. Coupé du présent, la suite des événements ne le toucha pas. Tout ça, ce n'était qu'une vaste mise en scène, un murmure lointain et étouffé. Un mauvais film qui se jouait en arrière plan. Il ne réagit même pas quand wilhelm l'appela par son prénom. Ni même lorsqu'il effleura son bras, puis sa chevelure, pour finalement le serrer contre sa poitrine. Il ne disait rien. Pas un mot. C'en devenait presque effrayant ... la parole chez alois, c'est comme la lumière de ton frigo. Tu la vois toujours allumée. Tu sais qu'une fois la porte fermée, elle est éteinte, mais t'es jamais là pour le constater. Et si jamais tu la vois, ça veut dire qu'il y a une couille dans le potage, que ta porte ferme plus, toussa. Qu'il est temps de sortir la bouffe du frigo avant qu'elle pourrisse ... voilà ce qu'évoquait le silence d'alois. Un bonhomme brisé. Au bout de longues minutes, il finit par retrouver ses esprits. Quand il eut conscience de la présence de l'autrichien, ses grands yeux marrons se levèrent vers lui, des yeux humides, et une voix faible murmura : « c'est ... c'est fini ? »

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L'Hirondelle

Quand on emmerde un peu son monde, on ne s'étonne pas qu'on finît par y être renvoyé un coup de pied dans les fesses. Videz les ordures, c'est son métier. Jurer et cracher, c'est sa marque de fabrication. Il peut être doux avec les femmes, dure avec les hommes. Mais présentez-lui un bon whisky et il l'avalera comme si c'était de l'eau. Et peut-être que vous aurez la chance d'être dans sa liste d'amis. Autrement, gare aux coups. Bordel !
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Sujet commun #1 : Conférence à l'Institut
Earl
Groupe
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Le videur regarda momentanément Campell. Il lui aurait répliqué qu’il serait venu lui-même. Car après tout, son destin avait été tracé et suivit celui de sa patronne, la dirigeante de l’Hirondelle. Voir l’intérêt de la jeune femme à sa question l’adoucit. Il n’avait qu’une chose à dire, une seule pensée qui le traverser : « il n’avait pas oublié son pays d’origine. »

▬Simplement, le mal du pays, par moment… Murmura-t-il, la voix à peine perceptive.

Il ferma les yeux deux secondes avant de les ouvrir à nouveau. Il prit une seconde inspiration pour lui demander une seconde question, en lien avec son travail. Il désirait savoir si des mesures, avec des établissements nocturnes, pourraient mettre à contribution, ou a contrario, connaître le degré de suspicion. Earl n’aimerait pas qu’on s’intéresse aux filles. Puis, il informerait sa chef quant aux mesures à prendre à l’avenir.

▬J’ai une autre question…

Sa phrase à peine terminée, un son strident et désagréable résonna dans la pièce. Il se tut aussitôt, troubler par la fermeture des volets anti-intrusion. Earl se positionna en attaque, prêt à réagir au moindre contact. Ses sens en alerte, il n’attendit pas longtemps pour se mettre instinctivement à genoux aux premiers cours de feu. Un corps tomba non loin de lui dans un bruit lourd. Un homme venait-il d’être tué près de lui ? Le cœur tambourinant son torse, il chercha le corps dans la direction. Une phrase se répétait inlassablement, « Fait qu’il ne soit pas mort », comme une prière.

Il sentit une masse chaude et l’identifia rapidement comme humanoïde. Il chercha le pour et ferma les yeux amèrement en comprenant qu’il était mort.

L’homme sur l’écran leur avait demandé de tuer les membres de l’institut pour obtenir la vérité. Earl fronça les sourcils en pensant. Il refusait de réaliser des sacrifices pour l’obtenir. Il se mit à ramper en direction des gémissements les plus proches. Il sentit un sursaut à son approche et lui imposa de s’allonger tout en lui conseillant à voix basse « fais le mort ». Il continua d’avancer et s’arrêta uniquement quand il pensa le retour des tirs.

Deux courageuses personnes commencèrent à répliquer et Earl les observa brièvement. Mais là, c’était une chance pour les différents visiteurs de la scène à s’en sortir vivants. Le videur profita de la cohue pour s’attaquer au tireur le plus proche. Sous l’adrénaline, il leva l’arme en l’air avant de le désarmer, avec plus ou moins de facilité. Il savait que l’effet de surprise ne vivrait pas longtemps. C’était comme une sorte de guerre dans un espace clos. La suite fut une série de coups de poing pour assommer son adversaire. Autour de lui, d’autres personnes étaient également parvenues à stopper leur assaillant et plus aucune autre victime n’avait été à déplorer.

L’homme à l’écran reparla, en les pointant du doigt. Il leur reprocha leur manque de jugement et qu’ils avaient obtenu la mauvaise réponse.

Earl jura de son côté. Il ne regrettait pas son choix. Bien au contraire. Il observa la vice-présidente, encore en vie.

▬Vous allez bien, mademoiselle ?

Les volets s’ouvrirent enfin. En pleine possession de sa vue, Earl regarda la foule s’échapper de cet enfer. Il reconnut une tête parmi ceux qui restaient et la rejoignit. Il observa longuement Alessia, avant de s’assurer de la vie d’une personne à terre, en crispant ses dents.
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Tout viendra à qui sait attendre.

Earl Grey: Tout le monde, vous savez quel est la différence entre un vide d'ordure et Earl ?
Earl Grey: Il n'en a pas. C'est des ordures
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BIR

-Né à Vienne en 1907 dans une famille de la haute bourgeoisie
-Sa passion pour la littérature se manifeste très jeune
- La fin de la Première Guerre mondiale voit sa famille perdre une bonne partie de sa richesse
-Alors qu'il devait hériter de l'entreprise familiale, il proclame haut et fort son envie de devenir écrivain et se heurte à l'opposition paternelle
-S'en suivent plusieurs années de galère financière, jusqu'à atteindre une certaine stabilité
-Il s'oppose à l'Anschluss, mais les camarades avec qui il avait créé un journal lui conseillent de faire profil bas
-Il quitte enfin l'Autriche en 1939, après avoir découvert avec un certain dégoût que ses œuvres étaient autorisées par le régime nazi
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Avatar : Ginoza Nobuchika

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Il serrait Alois contre lui, avec force . L’inquiétude avait balayé tout l’agacement qu’il pouvait éprouver pour l’enfant. Il voulait lui communiquer une seule chose : il n’était plus seul, Wilhelm était là. Qu’il pleure, qu’il hurle, qu’il le serre dans ses bras autant qu’il voulait ; il était là pour le réconforter, aussi longtemps qu’il en avait besoin. Parce que c’était son rôle en tant qu’adulte. Parce qu’il faisait partie de son cercle de connaissances plus ou moins proches. Parce que voir qui que ce soit dans cet état de choc, de faiblesse extrême, suffisait à le tirer de sa froideur habituelle.Il n’était pas si indifférent que cela aux souffrances de son prochain. Il sentait autour de lui, la souffrance et la mort pourtant. Et égoïste il se préoccupait d’abord de ses connaissances. Etait-ce mal ? Normal ? Il ne savait pas...Et s’en moquait, à vrai dire.

Seul comptait le bien-être d’Alois. Alois, toujours silencieux, qui ne répondait pas à son étreinte ni ne disait mot. Ce silence était tellement inhabituel de la part du jeune garçon. Lui qui parlait plus vite que son ombre, souvent pour dire des grossièretés ou des âneries, était muet comme une carpe. Complètement amorphe, tel une poupée de chiffons. Il essayait de lui cacher la vue des cadavres à côté de lui pourtant. Mais le choc était trop grand. Normal à cet âge. Alois n’avait que douze ans, c’était un enfant, il n’était pas prêt à voir se déchaîner un tel niveau de violence. Mais l’était-on jamais au final ? Non. Personne n’était prêt à côtoyer la mort d’aussi près. Pas plus qu’on ne pouvait réellement s’y habituer. Enfin..dans des circonstances normales. Pour une personne normale. Quoique le terme de “normalité” puisse bien recouvrir.

Et enfin, les premiers mots du jeune garçon, prononcés d’une voix si faible, si faible, que cela lui faisait presque mal au cœur.

“Oui, c’est fini, plus personne ne te fera de mal” , murmura-t-il tout aussi doucement. “Viens, je vais te ramener chez toi. Tu crois que tu peux te lever pour partir ?”

Bien entendu, il allait falloir s’attendre à des séquelles dans les prochains jours. L’on ne pouvait sortir indemne d’un tel événement. En espérant que l’institut fasse quelque chose pour se rattraper dans les jours à venir…


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