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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

la réponse universelle. (laurent)

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Personnage : il est de ces gens qui ne se distinguent pas des autres. ni fragile ni fort, il est une force tranquille qui cherche à s'intégrer. patient, il observe le déroulé des saisons, attend son œuvre. sora n'est pas pressé. il n'a plus envie de vivre son existence pour lui-même - il cherche quelqu'un, un ami pour qui il offrirait sa vie. alors souvent il erre à pallatine. il sait se défendre. il ne se soucie pas vraiment des dangers. on dirait parfois qu'il n'est pas vraiment là, qu'il ne s'est jamais vraiment rendu compte qu'il avait quitté la terre.
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posté le Lun 28 Mar 2016 - 19:20 (1)
A ne jamais montrer le bout de son nez, l'inévitable finit toujours par se produire. Tu aurais pu te douter que de te rendre dans un quartier que tu ne connais pas, limite les mains dans la poche, n'était pas une idée très intelligente. Toi qui te prétends si perspicace, tu manques un peu de jugeote dans certains aspects les plus pratiques de ton existence. Il faut dire que tu as perdu l'habitude de vagabonder à ta guise. La dernière fois que tu t'es permis cette déplorable habitude, on a fini par t'enlever, et tu n'as plus jamais revu ta famille - c'est un événement que tu considères comme suffisamment gênant pour refuser de le vivre à nouveau. Même si, honnêtement. Qui aurait envie de t'enlever, à Pallatine ? Il faudrait vraiment être stupide pour se débarraser d'un trublion comme toi, ce serait reconnaître que tu as raison de passer ton temps à dénoncer tout et n'importe quoi. Sur le plan argumentatif, ce serait presque idéal. Presque. Mais ça t'ennuierait de disparaître, soyons honnêtes.
Ici, tout se ressemble. A tes yeux d'intellectuels, du moins : tout est criard, tout hurle à la décadence et te rebute. Toutefois, tu es perdu, tu es forcé de le reconnaître. Physiquement perdu - mentalement, tes pensées sont en ordre, et tu n'as pas encore à l'ivresse de la peur, tu peux encore démontrer de façon rigoureuse que la limite hégelienne est duelle (cela dit, pas sûr que grand nombre te comprendront), preuve que tu es en pleine possession de tes moyens. Peut-être serait-il temps de relier corps et esprit, de retrouver l'unité originelle ; ou, pour simplifier pour le lecteur, de retrouver chemin.
Une enseigne t'attire plus que les autres, très certainement parce qu'elle est sur ta ligne ; tu marches en un certain endroit et à une certaine heure, tu suis une ligne qui te mènera à ton point d'arrivée quand bien même tu ne sais pas où il se trouve, et ton axe rencontre ce bar-là, et puisque le bar ne veut pas s'annuler, alors tu dois aller à sa rencontre. Un bar, à dix heures du matin, ça peut paraître un lieu de mauvais augure ; mais tu n'y crois pas, à ces présages superstitieux des esprits faibles, tu ne crois pas au hasard et tu pousses la porte, pour trouver l'endroit quasiment désert. En même temps, il est dix heures du matin, ce n'est même pas dit que l'endroit est ouvert. Mais la porte l'était, elle. Et tu ne veux pas prendre cela comme un signe car ce serait périlleux pour tes dialectiques, mais tout de même.
Il y a juste cet homme à la chevelure blanche. Seul, auréolé d'un halo de poussière au milieu d'une forêt de chaises qui pour la moitié sont retournées sur les tables - cela t'évoque l'hiver, et tu frissonnes dans la chaleur de l'intérieur. Il y a peut-être d'autres silhouettes, en fait, mais aucune n'a cette réalité, elles t'évoquent des fantômes formant des ombres sur les murs. C'est vers cet homme blanc que tu vas, c'est vers lui que se portent tes pas, et c'est vers lui que s'échappe ta voix :
« Excusez-moi de vous déranger, mais savez-vous comment partir d'ici ? »
Oui, même toi tu le sais. Il suffit de pousser la porte et de passer le seuil. Mais comme souvent avec toi, tes interrogations revêtent un sens plus profond, que même toi tu as du mal à percevoir. Tu veux parler de ce quartier où tu te sens prisonnier car tu n'es pas chez toi (et ces regards qui se posent sur toi comme s'ils te connaissaient t'angoissent) ; mais peut-être vas-tu plus loin, peut-être évoques-tu cette ville-prison, dont les barreaux sournois, invisibles à l'œil nu, rendent impossibles toute fuite.
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Personnage : laurent éternel ignare, adulte juvénile, loupiot ne s'impliquant pas au questionnement du monde. pourtant il vous défigure de son air souverain, il se croit tyran mais il n'est que charlatan. et laurent ne s'implique toujours pas continuellement introverti, les lèvres hermétiques, laurent vous juge toujours placide. mais le silence une fois brisé, la fièvre débonde, laurent n'est que nuée de spoliation condensée. néanmoins le sarcasme demeure tant que n'est pas humilié, tu es l'accablant vaurien et tu te sens roi sans royaume.
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posté le Lun 28 Mar 2016 - 21:03 (2)
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L'ivresse au rendez-vous, la gorge brûlée, la voix rocailleuse pour pouvoir insulter, l'équilibre égaré pour pouvoir tenir debout. Affalé comme tant d'autre, t'as les airs banaux, pourtant t'as toujours l'apparence du surréaliste. Les joues rougis, le langage vulgaire, trop mort pour tenir debout, mais trop con pour se tenir à l'écart. Et un verre de plus, tu te sens joie, tu te sens euphorie et jamais tu veux que ça se termine.

C'est comme ça, les soirées conscientes, à traîner dans tel ou tel bar. S'arracher la gueule avec des gens que tu connais pas, principalement parce que t'as pas d'ami. Seul, seul, seul avec l'alcool c'est vachement triste. Et on peut toujours pas dire starfoullah à cause du dramatisme. Tu captes à moitié ce qu'il se passe, zappant des conversation, t'incrustant dans d'autre pour finalement discuter avec ton verre dans un monologue dramatique digne des pires tragédies grecques. Parce que Sophocle c'est ta passion ou pas t'en a rien à foutre, on te propose des verres auquel tu fous des râteaux.  

Tout te semble flou, les conversations, les visages, les tensions montantes. Quelques bagarres éclates sans que tu ne le remarque, les serveurs les virent, la bonne ambiance est repartie. Entre demoiselles un peu trop chaude et homme un peu trop macho. Toi et tes verres vous vivez le parfait amour, t'aimerais que ça dure pour toujours. T'es bourré, t'es bourré, t'es bourré, t'es bourré, t'es bourré.

Encore un autre verre. Ça te défonce la gorge et t'as soudainement envie de fumer. Excusez-moi de vous déranger, mais savez-vous comment partir d'ici ? Tes rêveries cessent subitement, tu te redresses et te retourne. Rouge, roux, rouge, roux. Borgne. T'es qui ????? Ça sort tout seul et tu plisses tes yeux bleus. Tu te retournes vidant un verre que t'es incapable de payer par toi-même. T'es pauvre, t'es pitoyable et un mec se ramène te prenant pour un ange. C'est pas parce que t'es tout blanc que t'es un saint.

Tu le dévisages un instant placide, passant une main dans tes cheveux, soufflant. Y'a l'odeur de l'alcool et tu te sens un peu plus sobre. Pourquoi t'me demande ça ??? Tu comprends pas. Tu comprends jamais rien. T'ouvres la bouche, tu la refermes. Déjà pourquoi tu rentres dans un endroit si tu veux juste te casser ???? T'es bizarre, mec.
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posté le Mar 29 Mar 2016 - 13:57 (3)
S'il y a une chose dont tu peux te vanter, Zach, c'est d'être doué pour tout briser.
Et ne parlons pas de toutes ces vies qui ont volé en éclats par ta faute. Ne parlons pas non plus de ces esprits fragiles que tu as employé sur la dangereuse pente de la réflexion et qui errent désormais à la recherche du bonheur perdu, sans se rendre compte que, par tes seules insinuations, tu as rendu leur quête vaine. Non, parlons juste de cet instant, de la façon dont l'image du saint qui se dessinait devant toi explose sous tes yeux - ne laissant devant toi qu'un poivrot comme un autre, dont la pureté était hélas toute utopique.
Tu pourrais être déçu ; une moue pourrait se former sur ton visage juvénile. Mais à force d'arpenter ces rudes chemins de la pensée, tu as fini par apprendre deux choses. Primo : l'humanité est bien stupide (mais toi aussi, même si tu tentes de t'éléver, comme si au delà des sommets des montagnes se tapissait la sagesse capricieuse, se refusant à ceux qui ne la cherchent pas avec assez de conviction). Deuxio, et c'est peut-être le le plus important : c'est dans l'obstacle que l'on trouve la réponse à sa question. Ou plutôt, dans les efforts que l'on déploît pour le surmonter. La vérité est comme un fruit que l'on cueille dans un arbre ; elle est à portée de main, encore faut-il savoir où la trouver, et ne pas cueillir les fruits qui ont encore besoin de mûrir. Tu tends les doigts pour l'attraper ; elle t'a toujours échappé, cette connasse de Vérité, mais un jour, tu le sais, ce sera toi le plus fort.
C'est donc avec patience que tu t'assois à côté de cet homme visiblement trop saoul. Tu entreprends de le dégriser et de le convertir à tes propres idéaux. Au fond, tu es le dieu de ta propre religion, Zachary ; tu n'as simplement pas remarqué la place centrale que tu t'attribuais ; car en te plaçant comme porte-parole, tu te crois le messager venu répandre l'évangile sur terre, ou le scribe consignant fidèlement la parole céleste, alors que tu en es la source même.
« Ce n'est pas grave, oubliez ma question. Je peux tout aussi bien rester, tant que j'y suis. »
Peut-être y a-t-il comme une lueur de condescendance dans ton regard. Toi qui te veux professeur, tu ferais mieux de l'éteindre de suite, si tu sais comment t'y prendre. Lance-lui un sourire idiot, plutôt, de ces sourires qui font de toi un simulacre d'imbécile à sacrifier sur l'autel de la raison universelle. Il y a un verre à côté de lui, verre vide ; et c'est parce que tu n'as pas de retenue, que tu ne réfléchis pas à ce genre de choses, que tu lances au barman qui vient à peine d'entrer dans ton champ de perception :
« La même chose, s'il vous plaît. »
Tu te saisis du verre vide et tu l'observes un long moment. Tu es un verre, dans le fond, Zachary, et tu observes ton âge dans le fond de ton âme. Mais il n'y a rien d'inscrit sur ce verre vide, preuve qu'il est inutile de chercher une logique à toute chose. Reposant le verre avec une pointe de déception, tu tends théâtralement la main vers l'ivrogne à qui tu tiens compagnie. Tu ne t'attends pas à ce qu'il te la prenne, en fait, c'est juste pour l'apparat - parce que tu es de ces hommes qui se perdent un peu sous le regard des autres alors même que tu prétends être authentique.
« Au fait, moi, c'est pas mec. C'est Zachary. Tu ferais mieux de t'en souvenir. »
Et tu reposes cette main que tu avais tendue avant même qu'il ne puisse la prendre.
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posté le Mar 29 Mar 2016 - 22:01 (4)
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Les comas éthyliques sont des idéaux qui ne t'appartiennent pas. Le whisky et la vodka sont tes meilleures amies, tu passerais des heures à discuter de tes soucis, tes emmerdes et tes spleen. L'alcool est un délire, toi un concept pragmatique. La journée s'est enchaînée dans sa plus belle banalité, les pas traînent, les membres se plaignent et le sang demande à être revigoré, l'alcool, l'alcool, toujours l'alcool. Comme dans les chansons d'amours que t'as toujours répugné. Comme les films dépressifs d'adolescents romantiques. Et les rencontres imaginaires sont tout comme les utopies causée par l'ivresse. Bourré, bourré, totalement isolé.

Aujourd'hui une fois de plus Laurent est arraché, mais dans sa petite bulle de faux-adulte , le quotidien de Laurent est perturbé. Adieu, les chutes abyssales, adieu, adieu, adieu, aujourd'hui Laurent va causer. Car un être ardent s'est présenté à toi, te prenant pour un ange. Les airs babtous sont trompeurs, sous la prunelle bleue se cache un mécréant. A jauger du regard l'inconnu trop perdu, l'air souverain, la bouche perfide, le langage aveugle de toute vérité. Là, c'est le moment où il devrait se casser, te dire bye-bye merci d'avoir aider, d'aller se poser autre part ou juste t'effacer du reste de ses pensées. Mais t'as tout faux, Laurent, tout faux. Tandis que l'homme s'installe tu hausses un sourcil surpris, mais du bouge pas, t'as plus la force pour.

Ce n'est pas grave, oubliez ma question. Je peux tout aussi bien rester, tant que j'y suis. Le ton prononcé te surprend un instant, il est rare de voir un mec t'adresser de la sorte la parole. Habitué aux crachats et aux dialogues sanglants, trop de violence pour ton teint blême et cet homme semble marginal à tout ça. Et t'as envie d'un autre verre, le tiens vide, l'autre réclamant la même, tu peux t'empêcher de souffler un sers m'en un autre s'il te plait, sans pour autant vouloir que l'autre t'entende.

T'es qu'un pauvre type seul entrain de se bourré la gueule dans un bar car sa vie est trop triste pour qu'il puisse se procurer d'autre plaisir. Seul parce exécrable, exécrable parce qu'aveugle tel un roi incestueux. L'autre te tend une main que tu ne sembles pas comprendre, tu la fixes un moment perplexe, comme si elle était vivante. C'est ridicule, t'es ridicule et le roux aussi pour avoir pensé une seule seconde que c'était une charmante idée de se joindre en ta noble compagnie.Au fait, moi, c'est pas mec. C'est Zachary. Tu ferais mieux de t'en souvenir. De nouveau, tu hausses nonchalamment les sourcils, posant un coude sur le bar, laissant reposé ton visage sur ta paume. Deux verres se retrouve face à vous, t'attrapes le tiens de ta main libre, l'instinct animal et t'étires un léger sourire narquois. Pourquoi ? Silence. Pourquoi j'dois me souvenir de ton nom, Zach. Tu bois une gorgée, l'air soudainement tranquille. Comme si l'alcool retombait et que tu redevenais subitement sobre, ivre parfois maîtrisé, tes humeurs sont des mystères que tu ne veux pas résoudre. T'es un mec autant que j'en suis un, autant que lui ou que lui. J'vois pas pourquoi je dois pas t'appeler "mec". Tu désignes aléatoirement les hommes de la tête tout en parlant, le verre à la main qui se vide peu à peu, ton regard pleinement conscient se reportant sur le dénommé Zachary. Alors dis moi pourquoi, Zach ? Le sourire persiste.
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Personnage : il est de ces gens qui ne se distinguent pas des autres. ni fragile ni fort, il est une force tranquille qui cherche à s'intégrer. patient, il observe le déroulé des saisons, attend son œuvre. sora n'est pas pressé. il n'a plus envie de vivre son existence pour lui-même - il cherche quelqu'un, un ami pour qui il offrirait sa vie. alors souvent il erre à pallatine. il sait se défendre. il ne se soucie pas vraiment des dangers. on dirait parfois qu'il n'est pas vraiment là, qu'il ne s'est jamais vraiment rendu compte qu'il avait quitté la terre.
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posté le Mer 30 Mar 2016 - 19:46 (5)
In vino veritas, a un jour dit un grand homme. Mais c'est là beaucoup plus qu'une simple boutade, c'est l'essence même d'une civilisation qui croyait aux bienfaits de l'ivresse sur la réflexion. Pour ta part, tu estimes que l'assertion est véridique tout autant qu'elle est fausse. L'ivresse vous prive de vos outils rhétoriques, vous coupe de votre lucidité ; tu sais que tu es meilleur philosophique sobre qu'éméché, et tu te prives de ces alcools agressifs pour conserver la clarté de ton esprit.
Pourtant, la contradiction de ton présupposé se contredit aussi. Car cet homme est assurément aviné, et il parvient à te mettre en défaut. Tu as toujours apprécié les joutes verbales, en particulier lorsqu'elles progressent par questionnements ; tu aimes la maïeutique et tu désires être un sage-homme, au sens littéral comme au sens figuré. Alors oui, c'est sans doute toi qui tends les perches ; mais tu ne pourrais rien faire si l'autre ne les prenait pas d'une façon aussi admirable. Ses paroles, elles ont un fond de vérité, de ces vérités qui ne peuvent naître que dans l'innocence puérile d'un enfant balbutiant ses premiers concepts, dans les rêves absurdes qui vous réveillent tremblotants dans vos draps glacés, et surtout dans l'absence de pensée. Est-ce que boire annihile l'esprit, au point d'éveiller la parole du cœur ? ou est-ce une forme d'absolu qui s'exprime à travers la bouche de cet homme aux allures angéliques - appelez-le Dieu, ou l'Un, ou le principe universel, car peu importe comment on désigne ce par quoi le monde a commencé, aucun mot ne saura enfermer dans ses limites absconses le fondement même de l'existence ?
Le verre devant toi te paraît tout à coup bien prometteur ; il recèle de propositions cryptées, dont il te propose la clé qui te révèlera ce qui se cache au commun des mortels. Tu y trempes tes lèvres, d'abord craintif, avant de le vider de moitié dans le même geste. Le goût ? peu importe ; tu sens simplement une chaleur s'enfoncer dans l'antre de ton anima. Cette énergie n'est pas encore propre à déchirer tes barrières ; mais cela vient, car tu te permets de baisser ta garde. Tu reposes le verre ; tu lui dois une réponse, à cet homme qui n'a pas décliné son identité, mais qui déjà te surnomme familièrement, comme si tu faisais partie de sa sphère.
« Parce que Zachary - ou Zach - est plus proche de mon être que ne le sera jamais ce substantif qui se distribue à la moitié de l'humanité. Insuffisant mais nécessaire. »
(car tel est le destin du langage, Zach, on ne dira jamais tout parce qu'on ne s'est pas forgé le bon outil)
Tu reprends ton verre, tu le vides ; c'est fort, ça te brûle et tu te mets à sourire en pensant à l'écarlate qui, peut-être, commence à s'étaler sur tes joues. On t'a toujours dit que la pourpre de tes joues avec le fauve de tes cheveux, mais jamais n'as-tu pensé à blanchir ton teint ; non, le naturel doit rester à un moment, et tu te joues déjà assez de tes apparences pour te permettre l'annihilation totale de ce que tu es. A cette pensée, tu ôtes le cache-œil qui orne ton œil droit et le pose sur la table. Puis tu reportes ton regard de jade sur lui. Rouge, orange et vert : tu es le départ et l'arrivée, l'arrêt et le mouvement. Et lui, de toute sa blancheur d'ivoire, qu'est-il ?
« Ai-je le droit de savoir comment on vous appelle si on ne vous surnomme pas mec, dans ce cas ? »
Un peu de présomption teinte ta voix ; serais-tu insatisfait de ne point avoir eu l'occasion d'entendre sous quels phonèmes il répond ? Tu tentes ; on ne sait jamais. Sinon, tu laisseras tomber.
Et tu fais signe qu'on te ramène un nouveau verre. Tu es encore trop sobre à ton goût.
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posté le Sam 2 Avr 2016 - 16:59 (6)
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Et vous avez l'air de deux bons camarades, à partager le même breuvage. Au milieu de cette unité, vous paressez distincts, le rouge et le blanc contrastant parfaitement. Vous êtes une harmonie aux yeux de tous, c'est ce qu'on peut croire quand on te voit, ton verre à la main souriant l'air de rien et lui à s'intéresser à tes dires comme on s'intéresse au décolleté de madame Catherine. Seulement tu le connais pas et lui non plus. T'es bourré et il va pas tarder à te rejoindre. T'aurais souhaité réclamé un peu plus de solitude, d'ivresse amer et des sanglots invisible.

Car dans le fond, t'as juste les réflexions tragiques, l'air mélancolique chateaubriannisé. T'aimerais te gifler rien que pour ça, t'ignores l'existence de ce monsieur et t'aimerais jamais la connaître je pense. #emoduxixsiècle #nontktjparlepasdebaudelaire. T'aimerais lâcher des soupirs, te casser voire pleurer, car t'es pas trop masculins pour un homme. L'idéal antique, l'idéal d'une modernité que t'as jamais connu. T'as les aigreurs du protagonistes, mais la vérité c'est que t'es figurant. Pourtant, pourtant Laurent, tu te sens Roi au sein de ce bar. Et l'autre est captif de ta présence, douce et noble présence.

Balivernes ou conneries - c'est la même. T'as plus l'allure d'un alcoolique que celle d'une princesse d'un prince. Alors que l'autre te rejoins dans ta beuverie, ta gorge quémande un peu plus d'alcool. Alors tu bois, bois, bois, bois, jusqu'à vider le verre de moitié. Et tu vas mieux, bizarrement. Parce que Zachary - ou Zach - est plus proche de mon être que ne le sera jamais ce substantif qui se distribue à la moitié de l'humanité. Insuffisant mais nécessaire. Tu te redresses légèrement, toujours tourner dans la direction de ce tendre Zachary. La routine se répète, tu hausses les sourcils et t'autorises un sourire - dénué d'animosité.

Le verre de ton camarade se retrouve alors vide et tu sens obligé de l'imiter. Lâchant un long soupir, tu t'aperçois que ton corps se réchauffe encore un peu plus. T'as beau être blanc actuellement tu te rapproches plus d'un gosse rougissant. Ça t'aurais foutu mal néanmoins t'es bourré et tu t'en fous merde. Ai-je le droit de savoir comment on vous appelle si on ne vous surnomme pas mec, dans ce cas ? Tu lui jette un regard et lève ton verre en direction du barman demandant la même chose. Mec c'est très bien pourtant. Tu lâches un rire, comme ça.

La boisson ne tarde pas à arriver, alors toute ton attention et reporté sur ton ami du soir. Plus sérieusement, arrête de me vouvoyer c'est gênant. Tu rigoles à nouveau, à croire que t'étais de bonne humeur. Ou simplement bourrer pour penser que tes plaisanteries amuseraient plus d'un. Laurent, déclares-tu plus sérieusement, mon nom c'est Laurent Delaire. Tu bois à nouveau, l'air de rien.
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posté le Sam 2 Avr 2016 - 20:16 (7)
Encore plus loin, toujours plus loin. Tu désires t'enfoncer dans les sentiers de l'ébriété, et découvrir la béatitude de l'ivrogne qui s'oublie dans la boisson. Tu désires évacuer de ta réalité toutes ces perceptions qui te détournent de la réflexion véritable, comme l'inconfort de ta chaise, ou l'irritation de ton œil qui ne supporte guère ce tissu occultant dont tu lui imposes le joug, ou même encore ce désagréable courant d'air qui s'infiltre dans ta manche. Tu désires n'être qu'esprit éthéré ; et si demain tu seras au fond du trou, maudit par le douloureux rappel de ton corps et de ses limites, pour l'heure, tu te complais dans la pensée de l'oubli qui te tend les bras. Heureux sont les simples d'esprits, car.
Pourquoi, déjà ?
Oh, peu importe - le plus important, c'est d'être heureux.
Il finit par te lâcher son nom, Laurent, Laurent Delaire, et tes notions de français, acquise par la pratique de la lecture en langue originale, t'évoquent les courants frais qui balayent l'atmosphère. Tu lui trouves un nom clair, aérien ; c'est un souffle dans ton oreille, et tu lâches sans même t'en rendre compte.
« Saint Laurent. Patron des pauvres. Un lieu approprié pour te rencontrer. »
Cet endroit n'est pas un abîme de misère ; mais il ne respire pas l'aisance pour autant. Tu ignores d'ailleurs combien tu vas devoir débourser pour ta consommation ; la question ne t'a même pas traversé l'esprit. Tu devrais t'en soucier, pourtant, car tu n'es pas riche et tes caprices en terme de matériel te coûtent cher (peut-être finiras-tu par vendre cet œil dont tu ne te sers de toute façon plus beaucoup). Qu'importe ; au pire, tu laisseras une ardoise.
Mais tout de même, quelle singulière façon de commenter son prénom. Tu n'as pourtant rien d'un croyant, et tu ne peux prétendre d'y connaître en saints ; mais lui, il se trouve que tu le connais. Pourquoi lui et pas un autre, toi seul le sais ; toutefois, vu que tu commences déjà à te perdre un peu, le mystère demeurera entier. Cela fait peut-être partie de ces questions qui n'ont aucune importance, cela dit, et que l'on se pose par simple curiosité. On pourrait aisément les laisser de côté, cela ne changerait rien.
C'est un nouveau verre vide qui se pose devant toi, et un nouveau signe pour qu'on t'en apporte un autre. Et pour l'instant, tu ne te sens pas particulièrement différent. Tu es toujours le même philosophe emballé par sa désespérée quête de la vérité, tu penses encore de la même façon.
« Habitué des lieux, ou tu t'es échoué ici par hasard ? » Et le tutoyement saute à tes lèvres, tu sais que tu ne pourras plus le quitter. Tu n'y accordes guère d'importance, cela dit. Le pronom employé n'est jamais qu'une convention de langage dont tu t'acquittes par nécessité. Pour ta part, tu as toujours été "tu". Tu ne te souviens pas qu'on t'ait vouvoyé avant d'arriver à Pallatine. Et que Laurent l'ait senti d'instinct, ou que cela fasse partie des habitudes, dans les deux cas, tu t'y conformes aisément.
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posté le Dim 3 Avr 2016 - 11:11 (8)
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Lors des soirées semblable à celle-ci, l'alcool est objet de fascination. Encore un verre, non faut que j'arrête. A l'origine de chaos et d'allégresse, de prospérité et de peste. Tu te demandes pas comment une simple boisson peut-être l'origine de tant d'état, c'est long, chiant, trop abstrait pour tes ébauches pragmatiques. Et tu bois encore un coup, tel les cercles vicieux, t'arrêteras une fois que tu n'en seras plus capable. Quand les nuées te sombreront dans tes imaginaires innés, quand ton corps se précipitera sur la terre. Ce qui appartient à la terre, reviendra à la terre, néanmoins pour le moment ta bouche est loin d'être boueuse. Nouvelle gorgée, nouveau regard vers Zachary, on redécouvre les inconnus comme de s'ils s'agissaient de vieux amis.

A la tienne, à la mienne. Les mots sont rares et ce n'est pas plus mal. Tes sévices cessent le temps lorsque les journées déclinent, le temps d'une nuit, tu succombes au paradis. Et lorsque les horizons se refont découvrir, tu oublies, alors tu recommences et de nouveau la mémoire s'efface comme le pire des négationnismes. Saint Laurent. Patron des pauvres. Un lieu approprié pour te rencontrer. Saint Laurent, c'est toi, toi et tes airs de saint, pourtant ton esprit est à demi-malsain. Que Dieu pardonne cette âme abandonnée, qu'on puisse te laisser à nouveau brailler. Pourtant t'esquisses un sourire, trop soûle pour une quelconque réflexion. Ce soir est le soir des tolérances, tu l'as décidé.

Un nouveau verre apparaît à quelques pas du tiens. Quel alcool vous buviez déjà ? T'en avais déjà oublié les saveurs et les flagrances, seul la brûlure dans l’œsophage demeure mémorable. Qu'on te la crame ta gorge entière que tu puisses plus ouvrir ta grande gueule, bien qu'aujourd'hui le tyran soit calme. Habitué des lieux, ou tu t'es échoué ici par hasard ? De nouveau tu te tournes, faisait un instant semblant de réfléchir. Tu ne comprends cela dit pas le but de la question, ni son utilité pour tout dire. Vous aviez chacun votre vie, ça s'arrête là. Deux entités séparées, la volonté d'en savoir plus sur l'autre n'était pas un indispensable instinctif. Tu souffles faiblement.

Ca me semble évident, nah ? Tu décides de laisser ton verre tranquille pour quelques minutes. Pourquoi se précipiter si invité de la sorte se présente ? J'pourrais dire que j'appartiens à ces lieux comme à la ville entière. Tu rigoles de nouveau, te sentant étrangement royal. Par contre, toi, j'en doute difficilement. Pause. T'as pas la dégaine à finir bourré un soir sur deux, t'vois ? Nouvelle pause. C'est un compliment. Tu lui souris avant de boire une rapide gorgée. En général, les mecs comme toi viennent ici quand ils ont eu une embrouille, quand ils sont déprimés. Je t'épargne les détails.
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Personnage : il est de ces gens qui ne se distinguent pas des autres. ni fragile ni fort, il est une force tranquille qui cherche à s'intégrer. patient, il observe le déroulé des saisons, attend son œuvre. sora n'est pas pressé. il n'a plus envie de vivre son existence pour lui-même - il cherche quelqu'un, un ami pour qui il offrirait sa vie. alors souvent il erre à pallatine. il sait se défendre. il ne se soucie pas vraiment des dangers. on dirait parfois qu'il n'est pas vraiment là, qu'il ne s'est jamais vraiment rendu compte qu'il avait quitté la terre.
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posté le Dim 3 Avr 2016 - 22:49 (9)
Déjà le troisième verre, et tu y trempes tes lèvres avec un peu plus de prudence. C'est fou comme l'alcool assèche ; tu sens que ton gosier brûlant réclame à grands cris de l'eau, et au lieu de lui donner satisfaction, tout entier pris dans tes idées de grandeur spirituelle et de quête de la vérité, tu ne te rends même pas compte des signes de protestation que t'envoie ton corps. C'est une lente agonie qui se profile ; encore un peu et tu vas perdre tes facultés, tout en croyant les accroître. Comme tu es idiot, Zachary ; tu te prétends génie, et sans doute l'es-tu par moments, lorsqu'une étincelle de talent s'alume dans les cendres de ta psychê ; mais ton esprit pratique est une faiblesse que tu ferais bien d'annihiler tant que tu en as conscience. Au lieu de cela, tu commences déjà te noyer dans les remous de ton verre. Tu as chaud, et tu ôtes ta veste noire. Tu ne peux t'empêcher de signaler :
« Le noir absorbe la lumière. Absolument pas une tenue que l'on prévoit pour sortir boire un verre. »
Ah, ça y est, on dirait que tu as déjà franchi la première étape de ton voyage. Tu te tiens désormais sur le seul, prêt à t'enfoncer dans les dérives de ton âme torturée. Tu ferais sans doute un bon poète maudit, Zach, de ceux qui se mettent à déclamer toute la misère du monde dans leurs vers en croyant s'approcher ainsi du saint Graal de la réalité.
Tu peux quand même lui répondre, avec un semblant de clarté. Ta langue n'est pas pâteuse et tes paupières ne sont pas lourdes. Tu te sens simplement plus antique, en sa compagnie. Peut-être pas les Grecs, cela dit, bien que tu t'inventerais volontiers à un symposium ; mais plutôt chez les Romains, du temps de la chrétienté. Ne tiens-tu pas compagnie à un saint martyr, à Laurent de Rome ? Tes références glissent comme de l'eau entre tes doigts ; tu ne les retiens pas vraiment, tu ne te soucies que très peu de la logique, tu ne te cherches pas un cadre. Ta ville est hors du temps - Pallatine dont les regards portent vers le passé et le futur, vers ce qui n'est plus et ce qui n'est pas encore. Des réalités intangibles, qui parfois se contredisent. Un sacré cas que cette cité qui s'enfonce dans les paradoxes ; tes propres sacrifices et tes crimes n'ont aucune matérialité dans l'enceinte de ses hauts murs, car 2100 n'existe pas encore.
« Je sais. Je me suis simplement naufragé. Je n'appartiens pas à cette ville, je pense, mon chez-moi est le cyberespace. »
C'est un espace, pourtant. Un espace sans réalisation, immatériel, fait de données qui pourraient disparaître encore plus aisément qu'une maison confrontée à l'incendie. Est-ce raisonnable de construire toute une existence dans un endroit qui n'existe pas ? D'ailleurs, n'aurais-tu pas dû te consacrer à une unique existence, au lieu d'essayer d'être Zachary, malgré tes réserves ? Tu devrais peut-être lui demander ce qu'il en pense ; après tout, n'est-il pas si proche de la source de toutes vérités ?
« Je cherche simplement une façon de trouver une question qui répondra à mes autres questions. Peut-être est-ce le destin des gens comme moi de perdre espoir. J'ai l'impression que toi aussi, tu cherches ? »
Peu importe d'ailleurs ce qu'il cherche. Le plus important, c'est le cheminement. D'une certaine façon, le résultat sera sans doute décevant au vu de tous les efforts déployés pour y parvenir. Ce qui importe donc, c'est de se mettre en quête et de ne connaître nul repos. Ceux qui errent sont peut-être ceux qui ont le mieux compris le sens de l'existence. On ne peut se poser ; on doit simplement aller de l'avant.
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Personnage : laurent éternel ignare, adulte juvénile, loupiot ne s'impliquant pas au questionnement du monde. pourtant il vous défigure de son air souverain, il se croit tyran mais il n'est que charlatan. et laurent ne s'implique toujours pas continuellement introverti, les lèvres hermétiques, laurent vous juge toujours placide. mais le silence une fois brisé, la fièvre débonde, laurent n'est que nuée de spoliation condensée. néanmoins le sarcasme demeure tant que n'est pas humilié, tu es l'accablant vaurien et tu te sens roi sans royaume.
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posté le Mar 5 Avr 2016 - 13:03 (10)
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Les verres se vident et tu te sens rapprochés un peu plus de l'ivresse. Bientôt t’obtiendra l'utopie tant recherchée. Et tu contemples un instant ton verre à demi-rempli, t'en veux plus. T'en voudras toujours plus, pour avoir un semblant d'allégresse. Pourtant en ce moment même un sourire orne tes lèvres, Laurent est heureux dira-t-on. La vérité est que tu profites des quelques instants dans ta vie où la routine se mouve, enfin un élément perturbateur, dans le bon sens du terme puisque ça n'arrive pas souvent. Des éléments perturbateurs ? Ta vie n'est que perturbation. Telles les averses d'automne, le temps maussade tantôt s'agite, tantôt se calme.

Tu lâches un soupir, le sourire demeurant clair. Le noir absorbe la lumière. Absolument pas une tenue que l'on prévoit pour sortir boire un verre. Reportant ton attention sur ton camarade du soir, tu constates qu'en effet ce dernier s'était débarrassé de sa veste. Tu ne réagis pas vraiment, trop occupé dans tes contemplations empiriques. Alors ses cheveux te paraissent trop flamboyant et les tiens trop immaculé. Quelques secondes passent avant que tu ne puisses sortir un ok quelconque.

Et tu trouves la vie d'ivrogne exaltante. Installez sur vos chaises pareil aux poètes en quête de muse, cherchant un idéal fantasmagorique. T'aimerais fulminer de rire tellement tu trouves ça dérisoire, toi immobile, un verre-amant n'exigeant que tes lèvres pour se morfondre dans une satisfaction sans nom. Ce verre fait pitié autant que tes efforts pour ne pas le vider. Tu finis donc par céder, le récipient rejoignant ta main trop sensuellement, en quelques secondes vidé, tu finis par l'oublier. T'en réclames un autre, précipitamment.

Je sais. Je me suis simplement naufragé. Je n'appartiens pas à cette ville, je pense, mon chez-moi est le cyberespace. Alors comme ça monsieur vient du futur, pour toi qui n'appartient pas au temps cela n'a pas trop d'importance. High-tech ou pas, il reste un mec - encore et toujours les mecs. Je cherche simplement une façon de trouver une question qui répondra à mes autres questions. Peut-être est-ce le destin des gens comme moi de perdre espoir. J'ai l'impression que toi aussi, tu cherches ? Tu lui lances une œillade incertaine, la première réflexion que tu puisses apporter : Zachary, aujourd'hui, est bourré. T'aspires à devenir hilare néanmoins tu te reprends, espérant trouver une réponse au sens de ses paroles.

Tu cherches, tu cherches, tu cherches. Tu crois ? Tu rigoles doucement, buvant tranquillement fixant le comptoir sans pour autant le regarder. J'sais pas. C'quoi comme genre de questions que tu poses ? Et tu comprends pas comment on peut réellement réfléchir au sens de la vie quand les journées se terminent le plus souvent bourré dans un bar comme celui-ci. En tout cas, tu commences à beaucoup parler. T'es bourré ? Un sourire satisfait se dessine sur te lèvres et dans ton regard, un éclat souverain brille. Tu te sens fabuleux.

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posté le Jeu 7 Avr 2016 - 12:28 (11)
Tu te sens un peu différent, maintenant.
Comme dans ces moments où l'on a l'impression que le monde est devenu plus aisé à comprendre, que l'on s'y meut avec plus de facilité. Comme si quelque chose se libérait progressivement en toi, tel un verrou dont tu n'avais pas eu conscience jusque là, mais dont tu viens de trouver la clé. Tu ne sais cependant pas si c'est véritablement une bonne idée de continuer sur cette lancée, peut-être ouvriras-tu la boîte de Pandore ; tu sais que toute vérité n'est pas bonne à entendre, qu'elle peut blesser l'âme aussi sûrement qu'un coup de couteau, et peut-être ne t'en sortiras-tu pas vivant. Tu n'ignores pas que le mélange entre ta vie d'enfant soldat et tes lectures trop intellectuelles ont produit un homme instable et dérangé. Bien sûr, certaines des opinions que tu défends se tiennent, et tu te fais une joie d'en être le porte-paroles. Toutefois, à d'autres moments, on se demande d'où tu tires tes avis si particuliers. En ce qui concerne l'alcoolémie, notamment. Tu n'as pas l'air de considérer cela comme problématique, ce qui t'a d'ailleurs valu une discussion enflammée avec un internaute, une fois. Vous n'avez jamais réussi à vous mettre d'accord, et il a cessé de te suivre. Tant pis pour lui, as-tu songé. Il a retrouvé le monde des ignorants.
Ah, Zachary, si tu le pouvais, tu contaminerais la ville tout entière de tes mauvaises pensées - juste parce que tu le peux. Juste parce que tu savoures le pouvoir de celui qui a une influence sur son auditoire. Parfois, tu te considères comme un homme à la morale douteuse, à imposer ainsi ta parole sacrée. Mais tu la considères comme vraie, est-ce donc de ta faute ? Tu te comportes en gourou, mais en gourou qui ne souhaite que le bonheur de ses ouailles.
Et tu en poses, des questions ; c'est le nerf de ton existence ; tu es né pour tout interroger, pour ne jamais te satisfaire des réponses que l'on t'offre - mais n'aspire pas à être compris, Zachary, seule la perplexité viendra à ta rencontre.
« Oh, non. Mon métier, c'est de parler et de questionner. Je parle jusqu'à devoir m'arracher les mots de la gorge. »
Jolie métaphore de ce qui n'est, au fond, que l'une de tes fonctions. Cela ne correspond qu'à la moitié de ton métier, mais c'est sans doute ce qui t'occupe le plus, en vérité. La rhétorique est indissociable de la philosophie ; et tu te souviens de ceux qui, pendant des heures, harcèlent la langue de leurs attentes pour essayer d'en tirer le jeu de mot ultime - car la langue est signifiante, et elle contient sa propre vérité, indissociable de celle que tu recherches toi. Toute quête métaphysique commence par un examen du langage.
« Je ne suis pas bourré, tout est encore trop clair dans ma tête. »
De cette lucidité déprimante que vous vous découvrez lorsque vous souhaitez fuir la réalité. Il y a des instants où le monde est trop cruel et où, à cause d'elle, on ne peut pas fuir. Tu préfères le rêve, toi. A se demander pourquoi tu n'as jamais pris de drogue pour tomber dans l'hallucination. Alors que l'alcool fonctionne. Ce qui te fait penser à un détail. Abandonnant temporairement toute réflexion sensée, tu lui demandes :
« Au fait, tu fumes ? »
Impossible à déterminer, en soit ; l'air est lourd de tabac froid, et même si, pour ta part, tu ne fumes pas, tu en apprécies curieusement l'odeur. (Peut-être caches-tu une attirance pour les poisons, Zachary, peut-être une part de toi a-t-elle envie de mourir et de rejoindre ceux que tu as vu tomber au combat.)
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posté le Jeu 7 Avr 2016 - 18:17 (12)
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La notion du temps parfois te parait subitement logique et tu te demandes si les heures prennent leur temps à défiler. T'aimerais t'en foutre, la plupart du temps c'est que tu fais, cela dit la quête de l'extase mène parfois à l'étouffement. Et tout ce que t'inhales ici n'est qu'asphyxie, t’entrouvre les lèvres pour un peu d'oxygène, l'alcool tu recueilles alors t'oublies c'est quoi vivre correctement. T'abandonnes facilement, tu le sais et  tu l'ignores, car tu exècres tes défauts mais tu les omets tout en buvant, donc ça va. Et c'est plus facile quand on est pas tout seul, à réfléchir, à se languir sur sa chaise en se pensant protagoniste. Ici, des mecs comme toi, y'en a au moins dix - non allez cinq on va pas abuser. C'est toujours la même chose, on a tous une vie de merde, pas de compagne parce qu'on est trop pédé, pas de mec car on est mal baisé, toujours tout seul parce qu'on est méprisé. Alors on éclate de rire cathartique en se pensant doyen des infâmes et les noblesses paraissent tout de suite plus fragiles, l'argent c'est pour les salopes on aimerait  dire.

Pourtant c'est à quoi ressemble chacun de vos imaginaires, ils sont exemplaires, comblés de milles trésors, les apparences opulentes et le faciès du sobre. Mais pour toi c'est différent, toi et ta tendre vodka jamais ça ne finira, toi et ton teints blafard, tes humeurs alanguies, tu rêves de richesses et d'alcool plus que de gloire et respect. T'es bien mieux seul, en compagnie de ton camarade bien sûr. Il semble bien lointains à tous ces portraits, la face trop sage pour être ivrogne, l’intelligence de son regard est bien trop exigeante. Il n'appartient pas à ton monde autant que tu n'appartiens pas au sien. Oh, non. Mon métier, c'est de parler et de questionner. Je parle jusqu'à devoir m'arracher les mots de la gorge. Tu comprends pas trop alors tu bois. Poser des questions et se questionner, c'est la même chose. Toi, tu travailles pas en tout cas.

Je ne suis pas bourré, tout est encore trop clair dans ma tête. Tu peux pas t'empêcher de lâcher un rire, c'est ce qu'ils disent tous, tu penses innocemment. Peut-être toi tu l'es bourré ? Non, tu sais pas trop. Tes humeurs sont plutôt calmes et t'as un goût précipité pour la discussion et t'aurais voulu que ça s'arrête. Si t'étais bourré. Mais la situation te plait, le contexte également. Pas de prise de tête, pas d'humiliation, pas de rugissement, ni aucune violence. Ce soir, tu es comme tous ces autres soûlards, presque normal et presque apprécié. Car tu ne veux pas tout de suite en venir au conclusion. Rappelons que tout ceci n'est qu'une rencontre. Au fait, tu fumes ? Tu tournes la tête. Ça dépend, des clopes, ouais par contre ça va faire un petit moment que j'ai arrêté les joints. Trop cher. Tu bois rigolant doucement sans réellement en avoir envie, quelques bribes de tes souvenirs défoncés resurgisse et parfois t'aimerais recommencer, rencontre de nouveau l'hilarité. J'crois il m'en reste d'ailleurs, attend. Je fume plus beaucoup, apparemment j'ai les poumons bousillés. C'était vrai, bronchite et autre calomnie, t'auras beau être le roi des lâches t'es incapables de maintenir tes courses ou de hurler trop fort sans qu'une toux te secoue. Des fois tu te demandes si tu vas bientôt crever.

Mais tu plonges quand même une main dans la poche de ton pantalon lambda, t'en sors comme par magie un paquet un peu écrasé et tu l'entrouvres avec précision. Un, deux ... Trois, quatre et cinq. Tu tends alors le paquet. T'en veux une ? 'Fin si tu fumes bien sûr. Y'a un sourire quelque peu moqueur sur ton visage, non tu veux pas être méchant mais on change pas la nature des gens. Normalement je partage pas mais ce soir, je suis gentil. Et c'était véridique.

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posté le Ven 8 Avr 2016 - 20:22 (13)
(Si tu pouvais mourir, le ferais-tu ?)
Tu te sens un peu agacé car non, tu n'es pas assez bourré à ton goût. C'est d'autant plus étrange, ça fait tache, ça sort de tout cliché. On s'enivre pour s'amuser, pour faire la fête, pour forcer les barrières de sa pudeur, ou pour n'importe quelle autre raison stupide ; mais certainement pas pour réfléchir. Personne ne pourrait le comprendre : on associerait volontiers ta tentative à celle d'un homme qui recherche la mauvaise philosophie des poivrots ayant perdu pied. Alors que non. Tu tends les bras vers le ciel alors même que ton corps s'alourdit d'alcool. Un plafond te barre la route ? Alors tes yeux se posent sur cette incarnation de l'ange qui se tient à tes côtés. Mais sans doute un ange déchu, à qui on a coupé les ailes, et qui ne cherche même plus un échappatoire, qui se grise sans arrière-pensée. Il y a quelque chose de vide en lui. En cela, tu le trouves à ton opposé.
Cependant, ne dit-on pas que c'est dans la différence que l'échange peut se créer ?
Il a le visage du paradis, et tu t'es échappé de l'enfer.
Il s'enfonce, alors que tu cherches à t'envoler.
Peut-être lui voleras-tu ses ailes. Il ne le saura jamais.
Tu l'arrêtes cependant alors qu'il s'apprête à te proposer une cigarette. Tu ne respires jamais que la fumée des autres, et il te semble que c'est déjà bien suffisant. Tes poumons ne sont pas sains, de toute façon ; qui sait combien de saletés tu as inhalés sur le champ de bataille ? Des dégâts internes, invisibles, de ceux que l'on cache le mieux. On te savait soldat dans ton monde d'origine ; toutefois, dans ce cosmos-là, tu n'es jamais qu'un messager de la paix. A moitié incompris, à moitié vu comme un fou. Tu balances des utopies auxquelles personne ne croit vraiment ; certains se demandent pourquoi tu as quitté le doux foyer de tes parents, où tu devais être si bien.
Mais toi, Zachary, tu as été forgé dans l'acier.
Tu as l'âme d'un prédateur, dans le fond, mais d'un prédateur qui s'est brisé ses propres crocs.
Cet homme, peut-être, t'inciterait à reprendre les armes. Car tout semble saint en lui - Laurent, saint patron. De ces béatitudes à protéger au péril de sa propre vie.
Tu.
Tu es en train de te laisser gagner par tes pensées martiales, Zachary.
Alors même que tu sais que la violence ne résout rien.
« Non, je ne fume pas. Mais merci. L'idée du partage me suffit. »
Tu dois lui donner quelque chose en échange. Non, c'est que tu le veux. C'est ton désir d'homme faussement bien éduqué, tu te soumets aux conformités sociales sans t'en émouvoir. Tu plonges la main dans la poche de ta veste, et tu en ressors un paquet entier. Tu le poses devant lui, à côté de son verre, comme tu aurais posé une arme face à lui - dans un geste précautionneux, destiné à tendre la crosse vers lui.
(Parce qu'un paquet de cigarettes peut avoir une crosse, oui, bien sûr.)
« Si tu veux. Tu en fais ce que tu en veux. Garde-le, ou vends-le, ou brûle-le. Même si le feu, en fait, ça n'a rien de choquant. »
Un verre, il te faut encore un verre.
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posté le Sam 9 Avr 2016 - 18:12 (14)
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Si tu pouvais mourir, le ferais-tu ?

Tu sais pas, tu sais jamais. On peut pas vraiment prendre de décision si on est pas sur le fait. C'est ce que tu penses, tu ferais quoi, toi, si tu te verrais réclamer le supplice. Tu ferais quoi, dis moi ? L'appel du macchabée te fascine, parce que malgré tout tes pensées demeurent putride. La mort, la mort, tu la laisser crever et maintenant tu déprimes avec l'alcool. Ou pas. T'as les sourires angéliques bien que trop indistinct, Laurent est malice, Laurent est moquerie. Et t'aimerais couvrir ton camarade de baiser enfantin pour célébrer votre amitié. C'est malsain, c'est gamin et jamais tu ferais ça. T'as trop de dignité pour ça - oui, tu es digne.

Un énième verre est vidé et tu commences à te sentir aérien, tes sourires s'élargissent. Aujourd'hui ton alcool est joyeux, ça change de tes humeurs aigris, tes insultes venimeuses, tes regards et ton mépris. Non, cela dit t'es pas assez bourré pour accomplir quelconques conneries. Encore un, tu demandes le ton moins placide. Le verre arrive rapidement. Non, je ne fume pas. Mais merci. L'idée du partage me suffit. T'aurais voulu rire, l'insulter de fragile mais tu te contentes de boire. L'alcool rend aimable et innocent mes chers amis, quelle blague.

T'esquisses tout de même un sourire, ramenant le paquet vers toi. Le contemplant longuement, t'as envie de fumer, t'as pas envie de fumer. Les pensées partagés par des désirs fatalistes, tu souffles et bois à nouveau. C'est meilleur pour la santé, à ce qu'on dit. T'as la gorge totalement brûlée mais tu t'en fiches, ta voix est toujours clairs et t'as toujours l'attitude du parfait buveur. Tu serais prêts à exploser de rire dans le bar entier pour le faire remarquer. Admirez-le, aujourd'hui le prince est accompagné par mille et un rubis, c'est une plaisanterie. Si tu veux. Tu en fais ce que tu en veux. Garde-le, ou vends-le, ou brûle-le. Même si le feu, en fait, ça n'a rien de choquant. Tu acquiesces, par rapport au feu. On en a tous peur mais au final un peu de pluie et bye-bye, tu captes pas l'état d'esprit des gens et pourquoi il parle de ça.

Enfin bon.
On va dire que t'es bourré.

T'attrapes le paquet neuf, le retourne comme si c'était la première fois que tu voyais un paquet de cigarette de ta vie et tu le poses sur le comptoir. Merci. Tu souris et tu bois. J'vais le vendre et m'acheter du shit avec, j'avais envie de me remettre à fumer. Tu tournes la tête, croisant son regard. J'plaisante, c'était nul par contre. Oui, effectivement, tu lâches un soupir et termine ton verre, t'affalant un peu plus contre le comptoir tu passes une main dans tes cheveux immaculés. T'es déjà vieux putain. T'as pas une tête à fumer, j'parie tu l'as jamais fait. C'est bien. Tu le pensais sincèrement. J'crois j'suis bourré. Tu rigoles avant de réclamer un autre verre. Toi aussi, bourre-toi la gueule, j'te jure une fois ça fait pas de mal. Sauf si t'es jamais pris de cuite. Tu te sens euphorique.

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posté le Dim 10 Avr 2016 - 15:35 (15)
Tu lâches le paquet comme on abandonne un enfant non-désiré : avec un sentiment d'appartenance, et peut-être une pointe de culpabilité, mais surtout avec la conscience de faire ce qu'il fallait. Tu serais un parent indigne, Zachary - parce que tu as vite oublié ce que c'était que d'avoir un parent, et que les figures adultes qui se dressaient devant toi étaient telles des tortionnaires qui n'aspiraient qu'à ton sacrifice. Tu t'amuses, d'ailleurs, à décrire dans tes discours le délice d'avoir un parent pour veiller sur soi, alors que dans le fond, tu as oublié ce dont il s'agissait. La solitude t'étreint tel un manteau réalisé sur mesure ; tu le portes élégamment, avec le naturel de celui qui s'adapte à tout, et un air rieur dans le regard. Tu n'as pas besoin d'enfant. Et ces paquets que tu transportes, tu ne les aimes qu'un temps, avant de les lâcher dans la nature, à la merci d'inconnus qui les videront, avant de les jeter à leur tour. Et leur existence ne sera plus qu'un lointain souvenir.
Tu ne ris pas à sa blague : elle est mauvaise. Tu ne penses pas être doté d'un humour extraordinaire, mais tes sarcasmes sont de meilleurs goûts. Plus cultivés, diraient certains. Et lorsqu'ils ne te font pas rire, peut-être s'agit-il de simples railleries, destinées à exprimer ton désaccord. Mais tu es d'accord avec lui : tu n'es certainement pas assez bourré. D'ailleurs, tu t'attaques à un nouveau verre, avec peut-être un peu plus de lenteur. Ce n'est pas de la reluctance qui ralentit tes gestes ; non, tu réfléchis simplement. Et tu attends de vider ton verre avant de lui répondre.
(Et ce que tu lui dis est la preuve que tu t'enfonces dans l'enivrement, car jamais tu ne te confierais en d'autres circonstances.)
« Je faisais fumer des canons, en fait. C'est moins sain, et ça tue plus. L'espérance de vie était encore plus faible que celle des fumeurs. »
Et tu lèves un instant les yeux au ciel, gagné par des souvenirs dont tu ne veux pas te souvenir. Si tu le pouvais, tu conserverais à jamais une chevelure écarlate, à la mémoire de tes frères et de tes sœurs fauchés par les canons que les ennemis actionnaient. D'aucuns diront que tu les as vengés, en t'en prenant à leurs meurtriers ; mais toi, tu sais que ce faux. Que le cycle de la vengeance est éternel et qu'on n'en sortira jamais. Les états ont eu l'intelligence de créer des systèmes judicaires pour mettre une fin à ces cercles vicieux. Et quand ils se délitent, les vieilles habitudes reviennent en force.
Tu t'extrais de ce passé douloureux, futur que tu voudrais éviter, qui peut-être n'existe pas dans d'autres temps - mais si tu pouvais au moins sauver Pallatine, tu te sentirais puissant.
« Je vais me rendre malade, tu sais, Laurent ? Mais peu importe. Il le faut bien. »
Et un nouveau verre se pose devant toi - et c'est le combientième ? Tu ne sais plus ; mais tes joues te brûlent, et tu ouvrirais encore ta chemise si tu le pouvais, et tu t'efforces de ne pas t'affaler sur la table parce qu'un homme doit se tenir droit. Attends. Est-ce toi qui le penses, ou est-ce qu'on te l'a répété ? Oh, tu ne sais plus ; d'ailleurs, tu ne sais plus grand-chose, tu oublies presque ce qui se passe, tu te souviens surtout qu'il y a une ville qui se ronge, et que ton passé n'a jamais été aussi vivant.
Et lui, bien sûr.
Cet homme trop pur qui pourtant t'entraîne du mauvais côté.
Tu ris, même si rien n'est drôle - tout est tragique, rien n'est tragique. (tout est réel, irréel, possible, impossible, concevable, inconcevable.)
« Demain est un autre jour. »
Et tu lèves ton verre vers Laurent. Verre vide. Mais qu'importe. C'est pour la beauté du geste.
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