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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

la réponse universelle. (laurent)

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Personnage : laurent éternel ignare, adulte juvénile, loupiot ne s'impliquant pas au questionnement du monde. pourtant il vous défigure de son air souverain, il se croit tyran mais il n'est que charlatan. et laurent ne s'implique toujours pas continuellement introverti, les lèvres hermétiques, laurent vous juge toujours placide. mais le silence une fois brisé, la fièvre débonde, laurent n'est que nuée de spoliation condensée. néanmoins le sarcasme demeure tant que n'est pas humilié, tu es l'accablant vaurien et tu te sens roi sans royaume.
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posté le Jeu 14 Avr 2016 - 21:34 (16)
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T'aurais eu du feu, tu t'en serais bien griller une. Ça te manque, le goût de bronchite dans ta gorge, avoir la rauque et enchaîner encore plus avec l'alcool. T'aimes pas ça mais ça te fait sentir mort, c'est pas plus mal. Pour toi, pour les autres. Le paquet neuf te fait sentir un peu rouillé, comme les vieilles âmes qui ont pas vu leur vie défiler. Pas de soucis, on attend d'être réincarner, qu'on retrouve nos amours tragiques et qu'on meurt de nouveau en beauté. La putréfaction c'est pas esthétique, tu penses alors, les cadavres c'est pas poétique. A moins que t'ajoutes un beau à delaire. Et tu captes pas, t'ignores, tu restes dans ton coin, toujours ignare.

Heureusement, t'as rien d'un gros lard. L'air présomptueux, l'alcool presque séduisant, tu chutes, tu chutes dans les méandres d'un paradis artificiel. Et tu veux fumer, voir des rêves dans la fumée, mais tout ce que tu risques de faire c'est de cramer tes yeux. Tu lâches un rire, discret cela dit, toi qui a pour habitude de beugler te voilà bien silencieux. Parce que sans doute aujourd'hui accompagné, Laurent n'as pas vraiment besoin de se faire remarquer. T'es mieux comme ça, calme, les traits moins tendu, l'air plus et moins adulte. Dans le bon sens du terme.

Cela dit, tout n'est qu'apparence, parce qu'au fond t'es toujours frustré, à te plaindre de ta vie. Pire qu'un romantique mais cela dit toujours réaliste. Toujours les mêmes discours, toujours les mêmes verres qui se remplissent et se vident, s'entassent et s'en vont. Et tu commandes à nouveau, toujours plus proches de l'ivresse totale. T'es bourré Laurent, depuis bien longtemps mais toujours à peu près conscient pour associer et dissocier les paroles entre elles et en capter le sens. Je faisais fumer des canons, en fait. C'est moins sain, et ça tue plus. L'espérance de vie était encore plus faible que celle des fumeurs. Lançant un regard placide, une main vient jouer avec le dernier verre vide, t'aurais bien aimé en mené une, une guerre. Qui soit pas dans ta tête ; que la gueule de tes ennemis apparaissent autre part que dans tes reflets. Tu crèveras Laurent, je te le promets.

Je vais me rendre malade, tu sais, Laurent ? Mais peu importe. Il le faut bien. La maladie c'est un euphémisme pour pas dire dépendance chez les alcooliques. Pour le moment, tu rigoles toujours doucement parce que t'as la gorge trop explosée pour gueuler quoique ce soit. L'alcool brûle le poison des enflure et tu vois à ton tour un nouveau verre apparaître. Demain est un autre jour. Il lève son verre, tu fais de même. Le tiens remplis, le sien déjà vide. Et tous les jours se ressemblent. Tu déclares enjoué avant de boire d'une traite. Entre le fumeur de canon et celui de tabac, c'est lequel le plus désespéré ? Tu lâches alors après un silence, t'es bourré. Celui qui donne la mort ou celui qui veut se donner la mort ? Tu lâches milles et un soupir avant de t'affalé sur le sol, observant le paquet neuf, le poussant du bout du doigt en pensant que ça apportera une réponse à tes réflexion. Si les soldats fument encore, c'est que leur guerre est pas finis. Ma mère me disait ça, j'crois. Tu te redresses. J'ai jamais été à la guerre. Tu mens, en partie.

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Personnage : il est de ces gens qui ne se distinguent pas des autres. ni fragile ni fort, il est une force tranquille qui cherche à s'intégrer. patient, il observe le déroulé des saisons, attend son œuvre. sora n'est pas pressé. il n'a plus envie de vivre son existence pour lui-même - il cherche quelqu'un, un ami pour qui il offrirait sa vie. alors souvent il erre à pallatine. il sait se défendre. il ne se soucie pas vraiment des dangers. on dirait parfois qu'il n'est pas vraiment là, qu'il ne s'est jamais vraiment rendu compte qu'il avait quitté la terre.
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posté le Sam 16 Avr 2016 - 19:55 (17)
Tu es de ceux qui se veulent libres, libres car ils se sont débarrassés de tout poids secret qui pouvait les alourdir. Peut-être pas au point de parler sans complexes de tous leurs accomplissement, du moins capables de les évoquer. Tu ne te rends cependant pas compte que, sobre, tu n'aurais sans doute pas invoqué avec tant de légèreté ces douleurs passées. Tu t'efforcerais de lui transmettre tes angoisses, comme pour lui prouver que la guerre détruit des vies - elle tue même ceux qui lui survivent. Elle sera à jamais ta nemesis, l'ennemi contre lequel tu as décidé de te dresser. Messager de la paix, tu n'en es pas moins un combattant ; tes armes sont simplement des mots, et tes munitions, des arguments que tu t'es approprié. Et tu dis libre, Zach, alors que tes discours n'ont rien d'extroardinaire ; alors même que tu mens en prétendant être joyeux. Tu te demandes si tu n'as pas laissé ton bonheur sur le premier champ de bataille que tu as foulé, d'ailleurs. Et tu n'en parles jamais, de ce genre de choses. Même ivre, tu devrais avoir cette retenue qui t'empêche de décrire l'horreur pure. C'est un monde de bronze que les vapeurs des canons étouffent ; la terre déchirée se creuse de nouveaux ruisseaux rutilants, ô mère éplorée qui accueille tes enfants écorchés, pourquoi ne pleures-tu pas ? (Tu la connais, la réponse : la pluie rend le terrain impraticable, et vous rampiez dans la boue comme en 14, comme si deux siècles ne s'étaient jamais écoulés. Elle avait pitié de vous et de vos trépassements misérables.)
« Le plus désespéré est celui qui tue et rêve d'être tué. »
Tu te tais un instant, le regard vide ; que devrait-on dire de toi, dans ce cas ? N'es-tu pas justement ce genre d'homme ? Tu as juré que tu allais survivre, très jeune ; et tu es homme de parole, alors tu respectes ta promesse. Et tu respires toujours. Toutefois, quelle conviction mets-tu dans ta survie ? Où s'envolent les rêves que tu n'as pas su retenir ? Vers quel soleil te tournes-tu pour te convaincre que la vie suit son cours ? A quoi te raccroches-tu quand tu tombes dans le vide, Zachary ?
A lui, peut-être, dans ce moment d'ivresse ?
Est-il celui qui te rend heureux d'être toujours vivant ?
Ah, si vous étiez amis, si ce n'était pas une illusion que ton tord-boyaux tisse autour de toi, si vous pourriez parler à cœurs ouverts, tu pourrais répondre oui à cette question.
« Elle avait raison, ta mère - parce que la guerre ne finit jamais. On finira jamais d'aller se faire crever sur les ordres de quelqu'un. »
Tu poses ton menton sur ta main, soudainement songeur. Il y aurait tant d'autres choses que tu pourrais dire, que tu voudrais dire, mais les mots ne viennent pas. Tu as compris toute l'essence de cette atrocité, mais les mots ne viennent pas. Qui saurait décrire l'essence de quoique ce soit, de toute façon ? Ce serait comme d'essayer à un aveugle de naissance le concept de couleur, et vouloir lui faire comprendre pourquoi telle teinte est plus belle que telle autre. C'est quelque chose qui se comprend empiriquement ; autrement, on ne peut rien faire, on ne la connaîtra jamais.
Tu rajoutes, mélancolique :
« On dirait que j'ai l'alcool triste. »
Tu n'y aurais pas pensé, tiens. Même si au fond, ça reste assez logique.
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posté le Ven 22 Avr 2016 - 21:44 (18)
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Soupir nostalgique et désir des temps anciens. La posture du sage qui pense au même titre qu'autre singe et babouin, lâchant des soupirs tremblants d'une fébrilité presque méprisante. T'es toujours méprisable, sauf maintenant, t'es beau Laurent, t'es gracieux Laurent, toi et tes yeux explosés par l'alcool, toi, ta voix légèrement rocailleuse parce que ça brûle trop. Ta gorge, tes pensées, les souvenirs de printemps et d'été, c'est là que les sourires rayonnent le plus, t'aurais pu pensé. Tu l'as jamais pensé, parce que sourire c'est juste étiré ses lèvres de manière débile, t'aimes pas sourire, tu préfères les rictus. Au moins, ça te donne des airs dangereux, ou pas, tu respires la candeur tant t'es fragile. Tu fais genre tu supportes l'alcool mais putain que t'es bourré.

T'es bourré, oui, lui aussi. Mais sur lui ça rend mieux ; la faut au cheveux rouge, ça lui donne l'air plus sobre, il est en harmonie avec sa gueule au moins. Toi ça fait tâche, t'es trop blanc. Le plus désespéré est celui qui tue et rêve d'être tué. Regard dans le vague, l'air naïf, pensée mystique et rêve d'une autre vie. Un peu trop poétique pour ta pauvre personne, tu lances des regards à tes propres défauts, t'aimerais te frapper et tomber de haut. Alors tu lâches un rire, simple parce que tu veux pas répondre, tu sais pas quoi répondre. Un verre, t'as besoin d'un nouveau verre, pour tout oublier. Conversation philosophique et alcool triste, starter pack de l'artiste à ce qu'on dit.

Elle avait raison, ta mère - parce que la guerre ne finit jamais. On finira jamais d'aller se faire crever sur les ordres de quelqu'un. Elle a toujours eu raison de toute façon et tu l'as jamais accepté à ta manière. Ta manière de lâche. Tu lui lances un regard avant de commande un nouveau verre, pensant parce que tu veux plus te faire la guerre. T'aimerais être un homme de paix, immaculé et souriant. On a tous le droit de rêver, non ? On dirait que j'ai l'alcool triste. Haussement d'épaule et gorgée d'alcool. On a tous l'alcool triste en vraie. Toujours simple dans ta manière de parler, tu bois de nouveau essayant d'avoir la mine moqueuse mais t'as plus la force de juger qui que ce soit. On ordonne sa propre mort, tu penses ? C'est trop morbide. Et pourtant, tu l'es toi aussi. Si t'es triste, bois, si t'es heureux, bois, si t'es en colère bois, si tu veux mourir, reste sobre. Déclaration aléatoire et rire sans joie, tu bois de nouveau en espérant récupérer l'euphorie. T'as vu la mort dans la fumée des canon, moi je l'ai soufflé, elle avait un goût de tabac. Tu dresses ton verres en l'air, buvant de nouveau au nom de personne. Peut être Saint Laurent, parce que t'es sûr qu'il existe vraiment. Cesse d'être triste, on dit ça fait encore plus vomir, bois, bois mon ami. Depuis quand c'était ton ami ?


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posté le Dim 24 Avr 2016 - 20:06 (19)
Enfonce-toi un peu plus, Zachary.
Noie tes peines et tes chagrins dans le délire de tes consommations. C'est là le plus bel hommage que tu pourras jamais rendre que ces mots qui s'échappent incontrôlés de toi, que ces épitaphes lâchés dans l'air sans attaches pour les récolter (mais les morts ne vivent pas dans le sol, leurs âmes se sont envolées si loin que la voix seule peut encore les atteindre). Noie tes doutes et tes regrets. Cela t'évitera d'être jugé par l'ange qui se tient à ses côtés. Du coin de l'œil, tu le vois rouge ; tu ne t'es jamais demandé si du sang coulait dans les veines d'un séraphin, et tu n'es absolument pas responsable de son état. Toutefois, en cet instant, il te donne l'impression, malgré son rire, de t'être réceptif ; de se voir contaminer par ta présence, là où auparavant l'alcool le rendait gris, sa monotonie a laissé place au feu de ta chevelure. Tu jettes un regard sur tes propres mèches fauve ; est-ce une illusion, est-ce la lumière qui te joue des tours, ou ont-elles perdu de leur teinte pour se fâner ? Affadies de leur tonalité habituelle, elles te paraissent bien inutiles.
L'alcool triste, tu as bien raison.
Tu te vides de ta substance à mesure que tu t'emplies d'alcool.
Il paraît, selon lui, que c'est naturel. Que tout le monde ait ainsi. Tu hausses des épaules trop lourdes pour que tu te croies encore libre de tout fardeau. Et c'est avec tristesse que tu déclares :
« Je comprends qu'il y a une profonde vérité qui se niche dans tes paroles, Laurent. Mais je n'arrive pas à la comprendre elle. Je me sens faible face aux autres. » Mais je me comprends moi-même en cet instant.
Mes pensées n'ont jamais été aussi tangibles.
Je n'ai jamais été aussi indépendant qu'en cet instant où je me découvre esclave de la fatalité.

Ton gosier te brûle ; tu pousses un peu plus loin tes limites, et si tu étais plus raisonnable, si tu ne t'étais pas lancé dans une quête impossible mu par le vain espoir de l'accomplir, tu comprendrais que tu ne trouveras rien de plus. A part, peut-être, ces lueurs insipides qui ne sauraient satisfaire ton besoin de soleil. Tu lâches :
« Tu ne me parais pas plus heureux que moi. »
Alors même qu'il s'est enfoncé plus loin sur la voie.
Tu tends la main vers Laurent ; mais tu la laisses tomber avant qu'elle ne l'atteigne. Ce n'est pas un manque de force ou d'équilibre ; à ce stade, c'est une absence de volonté. Tu te laisses dériver, tu n'arrives même plus à t'accrocher à rien. Il t'évoque bien plus un autre rondin de bois flottant au gré du courant, suivant le même trajet que le tien, contigence qui s'explique pourtant (tu le faisais au début, t'en souviens-tu ?), si encore tu en avais l'énergie.
« A ton avis, est-ce qu'on s'entendrait encore si on était sobres ? »
Question importante en d'autres temps ; mais pas en cet instant. Tu le sais bien. Pour le moment, tu n'en as rien à faire ; le futur n'a aucune réalité dans ce présent qui ne te demande qu'une seule chose : garder les cinq sens à l'affût.
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posté le Sam 30 Avr 2016 - 23:34 (20)
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Tu rêves d'amitié humaniste, des fois. Avoir quelqu'un au plus proche sans pour autant en être responsable. T'es pas doué pour ça, les responsabilités, maintenir une vie en vie et faire en sorte qu'elle soit au paradis. Père fictif, mauvais amis, triste fils sans l'ombre d'un avenir. C'est plus facile quand t'es bourré, t'as au moins l'excuse de l'inconscience et l'incapacité. Gloire à Freud et à autre mode d'en-soi, influence philosophique qui détruirait probablement ton esprit. Parce que t'appliques à peine tes propres conseils, boit, boit, Laurent et sombre dans la misère. A deux c'est plus facile, tu devrais te faire plus souvent des amis.

Buvons, buvons, mes chers amis, partageons nos comas éthyliques, embrassons nos désirs morbides sous les larmes fébriles. Peut-être déposerons-t-ils une couronne de fleurs hypothétiques sur vos pensées dépressives. Je comprends qu'il y a une profonde vérité qui se niche dans tes paroles, Laurent. Mais je n'arrive pas à la comprendre elle. Je me sens faible face aux autres. Non, non, non Zachary, t'aurais voulu répondre. Il est plein de secrets et toi t'es un néant de maladresse.

Une main vient couvrir un instant tes yeux, mimant l'épuisement et les ardeurs de l'alcool. Mais la vérité c'est justes tes humeurs qui deviennent spleen, ça va partir. Bois, bois, bois Laurent-martyr. Tu ne me parais pas plus heureux que moi. Relevant la tête, ton regard s'attarde sur lui, placide. Tu réagis pas, car t'as pas le courage pour argumenter, si t'es triste alors sa vie est une tragédie. Ta vie est déjà une tragédie. Mais tu le mérites pas d'être malheureux, de pouvoir hurler que tu veux mourir. Non, non, tu mérites pas ça, tu mérites bien pire. Ton existence est un mal-être constant.

Le regard toujours rivé sur ton camarade, tu le vois lever une main qui ne t'atteindra pas. Tes yeux se baissent, essayant de comprendre l'intention du mouvement. Cherchait-il de l'aide ou te la donnait-il ? Voulait-il être sauvé ou te sauvait-il ? Tu bois, ne bougeant pas d'un cil, cela dit. Subitement, tu veux oublier, sa main, ses paroles, le fait de l'avoir rencontrer. Tu veux l'oublier car en l'espace d'un instant t'as faillis croire qu'il était un peu toi, et tu te sentais peut-être un peu lui. Triste, tu bois, tu veux hurler et redécouvrir tes passions absurdes, qu'on fasse couler ton sang, qu'on fasse couler tes larmes. Que tu sombres dans ta rage et que tu chutes dans la rue.

Le lendemain sera plus beau, le lendemain sera plus cru. A ton avis, est-ce qu'on s'entendrait encore si on était sobres ? La réalité t’apparaît de nouveau comme une évidence, lui autant que toi êtes bourrés. Tu réfléchis un instant. Sobre, tu m'aurais détesté et je t'aurais probablement ignoré. A l'image de votre rencontre, tu bois à nouveau. J'ai soif, je devrais arrêter de boire. Tu pousses un long soupir. Peut-être, demain, tu m'oublieras. Cette pensée te glace un peu pour tout dire. Ou je t'oublierais, ou les deux. J'me demande si c'est ce que je veux ... Œillade flanquée sur le vide et de nouveau des humeurs mélancoliques. On me déteste, autant que je me déteste. C'est plus facile d'haïr quand on est pas aimé. Pause. On souffre moins. Tu lui esquisses un léger sourire triste qui se fane en l'espace de quelques seconde. Si j'ai l'air malheureux, alors tu dois l'être bien plus que moi, n'est-ce pas ?


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posté le Lun 2 Mai 2016 - 19:46 (21)
La fatalité t'effraie tout autant que la contingence du hasard. Tu n'as jamais réussi à démêler correctement tes opinions contradictoires sur ces notions ô combien difficiles ; tu as simplement conscience que toute ton âme seule ne saurait suffire à les enfermer dans des concepts éclairants. Tu refuses d'admettre l'existence de tes limites, et pourtant. Peut-être est-ce parce que tu n'y prêtes pas attention ; que tu devrais t'enfermer seul dans ta masure urbaine pour y réfléchir sous le sifflement des oiseaux citadins, te combler d'un demi-silence volontaire, pour noircir des pages de réflexions biscornues tentant de saisir l'essence de ces notions. Peut-être l'alcool fonctionnerait-il aussi, à supposer que tu sois seul. Il serait peut-être temps de quitter Laurent, de l'abandonner à son ivrognerie, et d'isoler ta conscience de tout ce qui te détourne de tes objectifs.
Mais tu es déjà détourné, de toute façon, Zachary.
Tu apprécies sa compagnie, c'est un fait. Mais il a raison, Laurent : il est probable que vous ne vous soyez pas supportés dès le départ. Il ne comprend rien de ce que tu racontes, mais il est gris, alors il s'en fiche complètement. Et son tempérament de paumé t'aurait sans doute tapé sur le système. Il ne se trompe pas, vous n'êtes sans doute pas hommes à vous faire apprécier aisément. Toi d'autant plus que tu peux facilement paraître faux, hypocrite, calculateur - mais une fois ivre, est-ce que tu peux vraiment mentir ?
Tu n'as cependant pas envie d'être accord avec lui.
Merci ton esprit de contradiction,
(Ton esprit critique).
« Non, moi, je ne suis pas malheureux pour autant. Si je ne vis pas, je ne peux pas être heureux ou malheureux. » Parce que tu penses qu'on peut exister tout en étant mort. Tu rejoins tous les philosophes qui pensent que sans un certain nombre d'efforts, on n'est pas vivant. Et toi, tu te laisses aller. Pas tout le temps ; habituellement, tu luttes contre la fatigue, la déprime, tu luttes contre toi-même. « En fait, c'est plus compliqué que cela. C'est parce qu'on a conscience d'être malheureux qu'on est malheureux. C'est nous qui cherchons à l'être. Comme quoi, j'ai vraiment l'alcool triste. »
Quoique, ce n'est pas le malheur que le grand JP utilisait. Ce devait être la tristesse. Mais qu'importe, le principe est le même ; tu peux bien lui substituer un autre exemple. Tout cela, ce n'est que de la rhétorique. En mode échec, ajouterais-tu avec humour, car tu expliques très mal, il doit certainement n'y rien comprendre. Ou du moins, ne pas savoir pourquoi tu dis cela. Tu l'incites juste à faire preuve de volonté. De persévérance.
(A ne pas s'écrouler sur le comptoir.)
« Pourtant tu es quelqu'un d'intéressant. Jamais personne ne m'avait répondu comme ça auparavant. Comme si mes opinions ne dérangeaient pas. Normalement, on lutte contre mes paroles - ou on m'ignore. »
Alors oui, ça te fait du bien d'avoir quelqu'un qui te dit juste « okay ». Parfois, tu en as marre de devoir te justifier à tout bout de champ. Tu penses ce que tu penses. Et si tu veux bien que l'on te reprenne pour corriger un de tes manquements, car tu ne saurais avancer sans jamais se tromper dans ton itinéraire, tu n'aimes pas vraiment devoir expliquer ce qui pour toi relève de l'évidence. Tu as envie de leur dire une seule chose.
« Lisez. »
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posté le Mer 4 Mai 2016 - 21:37 (22)
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Poésie inaccessible et méandres de l'alcool. Tu veux sombrer le plus loin que possible, que les océans t'emportent toi et tes humeurs sobres. Un verre en plus, ça se termine en cercle vicieux dont on ne sort jamais ; Laurent sobre est triste ; Laurent sobre souffle sur les pissenlits ; Et lorsqu'il devient bourré, Laurent rit, rit, rit. Fuis tes responsabilité, fuis, fuis la réalité. Dans la nuit Laurent ivre s'élance, on pourrait l'entendre chanter lui et ses larmes refoulées.

Laurent est malheureux vous savez. Et quand on dit que cela ne veut pas rien dire, il ne s'agit pas de mensonge. Non, non, t'es peut être enculé mais jamais mensonger. Sauf avec toi-même, sauf avec le reste, sauf avec ta mère. T'es bourré, bourré mais pas triste. Y'a un ami à tes côtes. Tu serais audacieux, tu lui aurais depuis longtemps demandé d'aller à la quête des secrets de l'univers, vivre comme des ado, se lever tard mais jamais se coucher tôt. Oublier les dettes, l'alcool et le fait que t'as de toit, contempler les étoiles et se prétendre voyant. Un, deux, trois, Laurent idéaliste, quatre, cinq, six, l'alcool te fait frémir. Non, moi, je ne suis pas malheureux pour autant. Si je ne vis pas, je ne peux pas être heureux ou malheureux. Toi non plus, tu n'es pas malheureux, éternelle œillade semblable aux magnolias. Tu te sens passionné par ses discours perchés, t'es bourré, t'es bourré et tu ne perçois plus la réalité.

Alors t'esquisses des sourires ; tristes, dans le vide sans qu'on ne puisse te remarquer. En fait, c'est plus compliqué que cela. C'est parce qu'on a conscience d'être malheureux qu'on est malheureux. C'est nous qui cherchons à l'être. Comme quoi, j'ai vraiment l'alcool triste. Non, non, ne soit pas triste Zachary, Zach, mon ami, t'aurais voulu l'appelé. Pour toute réponse, tu finis un énième verre, le brûlant te paraît alors sucré. Et tu réfléchis à ses pensées en les croyant tiennes, tu n'es pas malheureux, tu n'es pas malheureux, tu n'es pas malheureux. A votre bonheur, tu bois un nouveau verre.

Pourtant tu es quelqu'un d'intéressant. Jamais personne ne m'avait répondu comme ça auparavant. Comme si mes opinions ne dérangeaient pas. Normalement, on lutte contre mes paroles - ou on m'ignore. Tu lui lances alors ton plus beau sourire, un peu enfantin, parce que t'es bourré, pas trop maîtriser pour les mêmes raisons. T'aimerais lui dire que ça te touche mais ça ne serait pas sincère, tu risques d'oublier, t'as bien conscience qu'il ne s'agit pas de la vérité. Laurent comme existence non-désiré, un jour tu t'effaceras et le monde n'en sera que reposé.

Il ne l'aura même pas remarqué.

Pourtant ça continue de te faire sourire. On te fait jamais de compliment pour tout dire. Ton quotidien ne forme qu'un amas d'échec qui ne valent pas la peine d'être réfuté. Buvons à nouveau, chers amis. Non, non, je suis juste bourré. Ton sourire s'étire encore plus, t'as l'air gêné. J'suis pas différent des autres en vrai, j'suis même pire que ... Non, c'est pas ça. Ou c'est juste toi qui est intéressant. Oui, c'est ça. Un verre sur le comptoir apparaît comme par magie et tu décides de lui en faire part, comme un cadeau. Bois, mais ne soit pas triste, que tu puisses continuer à parler. Tes paroles méritent l'attention, pas les miennes. Et tu pousses le verre d'une main délicate. Je suis pas malheureux, je suis juste perdu, tu sais. Ne mens pas à tes amis.

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Personnage : il est de ces gens qui ne se distinguent pas des autres. ni fragile ni fort, il est une force tranquille qui cherche à s'intégrer. patient, il observe le déroulé des saisons, attend son œuvre. sora n'est pas pressé. il n'a plus envie de vivre son existence pour lui-même - il cherche quelqu'un, un ami pour qui il offrirait sa vie. alors souvent il erre à pallatine. il sait se défendre. il ne se soucie pas vraiment des dangers. on dirait parfois qu'il n'est pas vraiment là, qu'il ne s'est jamais vraiment rendu compte qu'il avait quitté la terre.
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posté le Jeu 5 Mai 2016 - 23:23 (23)
L'indifférence est quelque chose qui te tue.
Tu ne mourrais pas même si l'on s'en prenait à ton corps ; tes idées continueraient de te survivre pendant un temps, et même lorsque ton nom ne sera plus attaché à tes réalisations, du moins tes opinions continueront-elles de faire parler d'elles. Peut-être seront-elles détrompées ; peut-être que même toi, un siècle plus tard, tu ne serais plus d'accord avec ce que tu défends aujourd'hui. Peu importe, car ce sont les réflexions d'aujourd'hui qui construisent la philosophie de demain. On n'est jamais que des nains juchés sur des épaules de géants, apportant sa contribution à la lente évolution que constitue la pensée humaine. Tu n'es jamais qu'une étape, jamais un aboutissement. Tu as accepté cette condition depuis bien longtemps ; en fait, tu as conscience de n'être jamais qu'un outil, jamais tout à fait un être humain. Machine manipulant d'autres machines à tuer ; image iconique réduite à un rôle de transmetteur. Mais jamais homme. Tu es peut-être trop mort à l'intérieur de toi, trop brisé - tu es allé trop loin, Zachary. De toi, on peut tout au plus construire une marionnette, en rassemblant les lambeaux de ton être ; assemblage de contradictions, tu es un oxymore à toi tout seul.
Paradoxalement constitué, curieusement constant.
Tu t'épuiserais à tracer les contours de ton âme.
Et il a beau te dire qu'il est pire que les autres, Laurent, toi tu sais. Tu as remarqué que son cœur n'est qu'un braiser agonisant, un amas d'espoirs enterrés n'attendant plus que les cendres refroidissent. Tu ne sais pas trop pourquoi tu as remarqué que cela, peut-être parce qu'il te comprend et que pour te comprendre sans explications de ta part, il faut être comme toi. Vos âmes résonnent ; pas tout à fait identiques, mais jumelles à leur façon. Il ne doit pas s'en rendre compte, Laurent ; lui est trop bourré.
« Non, non ; je sens que tu m'écoutes pour de vrai, parce que tu en as envie, non parce que j'ai ravi ton attention. » Même si tu ne saurais dire comment tu le sais.
C'est comme si tu devinais ses pensées, comme s'il savait qu'une part de lui avait envie de t'appeler ami - et sans surprise, en miroir, il y a cette même inclination dans ton propre esprit.
Il est volontaire, Laurent. Mais l'alcool étouffe les bonnes intentions.
D'ailleurs, en as-tu déjà eu, toi ? Il faudrait remonter aux prémisses de ta vie, découvrir les seuls instants où tu étais véritablement vivant et les seuls qui, par conséquent, t'échappent complètement ; noyés dans un oubli bien naturel mais trop cruel, ces souvenirs auraient pu te rendre heureux en de tels moments. Tu aurais pu lui raconter les chants au coin du feu, et les innombrables jeux dans les bois ; tu aurais pu lui conter les voyages des caravanes, entre guerre et paix, à s'efforcer de fuir pour mieux se retrouver. Mais tu ne t'en rappelles plus. Tu sais juste que cela a existé, à un moment, quelque part. Tout s'est effacé ; et ici, ça n'a aucune importance. Ce n'est que du futur (un futur) : ça n'existe pas. Ça n'existera peut-être jamais. Drôle d'idée que de défendre des idées du présent quand elles n'ont plus court plus tard.
Essayerais-tu de réécrire le futur, Zachary ?
Laisse tomber, tu n'y arriveras pas ; tu n'en as de toute façon ni la volonté, ni l'énergie.
« Non, mon ami. Parle, toi, pour une fois. J'ai envie d'entendre ce que toi, tu as à dire. Et si tu considères qu'elles n'ont aucune valeur, ne crois-tu pas que je peux en juger pour toi ? »
Égalité, tu voudrais murmurer. Tu es pour un échange équitable, car c'est dans le discours que l'on avance - et qui affirmait déjà, cela ? Sans doute un vieux barbu, mais son nom t'échappe pour le moment. Égalité, ce mot que tu ne parviens pas à sortir mais qui te fait violence.
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Personnage : laurent éternel ignare, adulte juvénile, loupiot ne s'impliquant pas au questionnement du monde. pourtant il vous défigure de son air souverain, il se croit tyran mais il n'est que charlatan. et laurent ne s'implique toujours pas continuellement introverti, les lèvres hermétiques, laurent vous juge toujours placide. mais le silence une fois brisé, la fièvre débonde, laurent n'est que nuée de spoliation condensée. néanmoins le sarcasme demeure tant que n'est pas humilié, tu es l'accablant vaurien et tu te sens roi sans royaume.
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posté le Dim 8 Mai 2016 - 22:28 (24)
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Laurent a deux pas de la mort attend l'ivresse dans sa démesure la plus totalitaire. Un peu trop heureux pour son propre bien, trop à tes aises, tu te sens un instant normal mais la réalité te rattrape. Le malheur et la mort ne devraient pas être sujet de conversation, pour des gens normaux. Alors t'en as subitement marre de l'alcool, de boire, de te donner mille et une illusion à la manière d'un conte, t'en as marre, t'en as marre ? Mais de quoi ? Tu continues de sourire. Y'a plus de décors, aucun bruit ne t'atteins, aucune remarque ne t'irrites, tu n'es pas en colère, tu n'es pas triste. T'es toujours triste.

Cessons, cessons les mensonges, l'alcool et arrête un peu de te morfondre. Souris, oui, voilà comme ça. Parce que Zachary le mérite, parce que t'es trouvé un ami ? Fébrile comme un gamin se trimbalant pied nus tous les matins. Pourtant ça fait bien longtemps que t'as pas vu le soleil se lever ; pour toi le monde n'a pas d'intérêt à se lever, tout se meurt, tout se meurt.

Surtout ton cœur, ton corps. Même combat, soupirant des pensées qui ne sera jamais avoué, la main sur ton regard, t'attends d'être emporter par l'inconscience. T'attends, t'attends, qu'on t'étreigne une dernière fois qu'on te souhaite bonne nuit. Sommeil sans rêve. Non, non ; je sens que tu m'écoutes pour de vrai, parce que tu en as envie, non parce que j'ai ravi ton attention. Pourtant, t'en étais persuadé du contraire. Pour la forme ? Pour la forme oui, parce que y'a trop de chose que tu ne voudrais pas assumer, trop de chose que tu peux pas t'admettre. Laurent, Laurent face à un miroir hurle vite avant que la vérité n'éclate. Et tu boufferas du verre à pleine dent tant ça sera douloureux.

Tu bois un coup. Bien que t'en ai marre de l'alcool. T'en as marre mais tu peux pas t'enfuir, le cul coincé sur une chaise, les pensées aussi douces que malsaines. A écouter les discours salvatrice de ton ami ; Car ça l'était définitivement, ne te cache pas la vérité Laurent, verre dans les dents, tu chialeras du sang. Non, mon ami. Parle, toi, pour une fois. J'ai envie d'entendre ce que toi, tu as à dire. Et si tu considères qu'elles n'ont aucune valeur, ne crois-tu pas que je peux en juger pour toi ? T'ouvres la bouche, tu la refermes. De nouveau tu souris, mais c'est pour éviter son regard. Tu penses y'a de la valeur dans les paroles d'un mec qui a ni famille, ni maison, ni boulot, ni argent, ni diaspora ? Tu rigoles. Je suis vraiment détestable, tu sais ? Vraiment, vraiment, vraiment. Et tu bénies l'alcool pour l'avoir rencontré à moitié ivre, peut-être ça t'a rendu un peu plus tendre. Moins frustré, moins d'humeur à cogner. Buveur solitaire, quelle triste vie as-tu là. Je suis seul, trop seul même. Parce que je peux communiquer que par la haine et que je finis mes journées totalement mort ; parce que j'ai trop bu ; parce qu'on m'a battu. Nouveau rire. J'me suis bousillé toute ma vie. Mais impossible de la voir autrement. Et tu peux toujours pas t'enfuir.

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posté le Mer 11 Mai 2016 - 21:47 (25)
Tu te retires, Zachary ; et c'est une concession assez exceptionnelle que tu lui octroies, car il n'est pas dans ton habitude de t'astreindre au silence par bonté d'âme. Tu t'enfermes dans le silence quand tu es seul - du moins, une solitude physique, comme la réclusion de ton foyer -, n'acceptant plus que de te livrer à la parole des plus grands que toi. Et à Pallatine, il n'y en a pas, de ces esprits si supérieurs qui jalonnent les voies de ton passé ; ou du moins ne les as-tu pas rencontrés. Avec justesse, ces âmes intellectuelles ne rechercheraient jamais la gloire dont tu te fais un manteau, par faiblesse, par facilité ; alors elles vous échappent, à vous les mortels, alors que tu continues d'occuper le devant de la scène. Tu devrais te réjouir de ne pas souffrir de cette concurrence. C'est une chance pour toi d'être seul : ainsi, tu demeures invaincu.
D'habitude, donc, c'est toi qui t'exprimes ; mais cette fois, tu veux n'être que le réceptacle d'une parole qui n'est assurément pas celle d'un géant. Juste d'un nain comme toi, un homme qui ne semble rien avoir - il est auréolé de misère, mais cette misère dramatique, trop tragique, presque lyrique, comme si le destin s'amusait à romancer son existence -, mais qui n'est pas totalement vide. Même s'il est probablement habité par autant de néant que toi.
Et c'est ce néant qu'il choisit de mettre en avant. Il se définit par la négative, Laurent : c'est la solitude fait être. C'est ainsi qu'il se présente ; c'est ainsi que, en partie, tu le perçois. Mais tu n'es pas philosophe pour rien : ce que tu désires appréhender, c'est toute autre chose. Si la solitude fait partie de lui, indéniablement, elle ne le limite pas. Il est plus que cela, Laurent, tu le sais. Et s'il n'est pas dans tes habitudes de réconforter, tu te surprends à adopter un langage curieusement adouci, non édulcoré pour autant - pour une fois, peut-être, tes mots sont dénués de toute once d'agressivité.
« Il y a de la valeur en tout homme. Même en quelqu'un comme toi, Laurent. Je crois que ton existence a un sens, sans doute plus que la mienne encore. » Que faire d'un homme aux mains ensanglantées, délivrant des paroles pacifiques tout en demeurant calibré pour la guerre ? (Tu ne discours pas totalement, Zachary, tu affrontes tes auditeurs, tu les réduis à l'acceptation de ton argumentation, telle est ta mission - ton seul talent.) « Si tu n'as rien de tout cela, c'est que tu as autre chose. Sinon, tu ne serais pas en vie. Sans rien, on ne respire plus du tout. Il y a encore une étincelle en toi. »
Mais s'il a envie de mourir, comme tu le fais ?
Alors cette étincelle n'est qu'une lente agonie dont il ne parvient pas à trouver l'issue.
(Cherchez-la ensemble.)
« Pour ma part, je n'ai pas grand-chose de plus que toi. Juste des rancœurs et des haines. J'ai des élans de vengeance que je ne pourrai jamais accomplir sans me contredire moi-même. L'argent m'indifférence. La notoriété également. Peut-être que notre problème, c'est qu'on est trop seuls, en fait. »
Une solitude trop lourde à porter, si lourde que tu as failli la nier.
Pourtant, il y a des gens qui te sont chers. Des gens que tu peux appeler amis. Des gens à qui tu as pu tout dévoiler de ton passé. Mais l'ombre qui assombrit la teinte de tes désirs est restée secrète pendant si longtemps, tu ne la voyais même plus. C'est Laurent qui te la rappelle, qui pointe de doigt ta plus terrible faiblesse. De sa part, ce n'est pas si grave. Ce n'est pas lui le danger. Celui-ci repose en toi-même. En ton manque d'aspirations.
En cet instant, tu rêves de poser la tête contre le comptoir et de n'en plus bouger.
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posté le Lun 16 Mai 2016 - 17:27 (26)
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A la rue ; ta jeunesse ! Libère-toi, libère-toi de tes faiblesses. Laurent, plongé dans l'ivresse, s’affaisse. Peut-être que tu es mieux que la veille. Des fois t'aimerais devenir meilleur, offrir des sourires sans finir en pleur. Faible, faible et tendre Laurent. Pauvre de toi personne ne comprend. Exception, il s'appelle Zachary. Et tu l'aurais bien hait si l'alcool ne t'avais pas rendu euphorique. C'est un bien grand mot, car le jour où tu riras aux éclats tu seras à deux pas de la mort. Laurent heureux est un mythe appartenant aux enfants.

Gamin, gamin, t'as rêvé Laurent et t'as grandit. Et tu t'es brisé. Bouffe tes morceaux de verres comme la vie a bouffé tes rêves. Tout se meurt autour de toi Laurent, ça tu le sais, sauf pour ton cas. Ne mens pas Laurent, mange bien, grandit bien, ne bois pas, ne fume pas. Poumons détruits, pas par la clope mais par tes cris. Laurent souffre, le saviez-vous. Et t'aimerais lui demander à Zach, mais t'as l'impression qu'il sait déjà. Tu te sens face à la Vérité, sauf que t'es totalement bourré, souris, souris, donne l'impression de vouloir crever.

Il y a de la valeur en tout homme. Même en quelqu'un comme toi, Laurent. Je crois que ton existence a un sens, sans doute plus que la mienne encore. T'as prier pour ces paroles depuis si longtemps, pourtant, maintenant, t'es incapable d'y croire. T'as déjà douter de ton existence, pas comme un philosophe mais plutôt comme un charlatan. Si tu n'as rien de tout cela, c'est que tu as autre chose. Sinon, tu ne serais pas en vie. Sans rien, on ne respire plus du tout. Il y a encore une étincelle en toi. Dans le fond, t'aimerais pleurer, car ton étincelle elle est entrain de lâcher. Laurent, tiens en apnée pour tenir un peu plus. S'accrocher à un bras qui n'existe pas. Non, la mort ne t'effraie pas mais oui, il te reste encore quelque chose à faire.

La briser un peu plus,
Ton étincelle.

Pour ma part, je n'ai pas grand-chose de plus que toi. Juste des rancœurs et des haines. J'ai des élans de vengeance que je ne pourrai jamais accomplir sans me contredire moi-même. L'argent m'indifférence. La notoriété également. Peut-être que notre problème, c'est qu'on est trop seuls, en fait. Oui mais toi Zach, tu ne mérites pas la mort. T'aurais voulu lui dire, l'alcool a ruiné tes paroles, tu t'isoles avec ton esprit. On est seul. Oui. Vérité implacable, tu ne peux que l'admettre, t'es bourré de toute façon donc ta fierté est conservée. Quelle fierté, Laurent tu passes ta vie à chialer, écraser, elle est ta fierté. Peut-être me reste-il une chose à faire avant que ma vie ne perdre complètement son sens. Disparaître. J'ai pas de but et pas d'avenir. Je sais pas si je suis seul car on m'a abandonné ou car j'ai tout abandonné. Soupir. T'as l'air tellement plus sûr que moi, je suis perdu tu sais, Zach ? Parce que tu sais que la mort  est partout mais tu sais pas par où tu te diriger, tu veux une conclusion mais ta vie se prolonge. Y'a jamais eu de goût, jamais eu de saveur si ce n'est que l'amertume. Laurent attend la mort et Laurent chute.

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posté le Mar 17 Mai 2016 - 19:01 (27)
L'apathie t'appelle, Zachary ; pourquoi résistes-tu encore ?
Ah, mais c'est peut-être parce que le moment se présente comme unique ; jamais tu n'as été aussi bourré, jamais tu n'as été aussi malheureux ; jamais tu n'as été aussi bien accompagné. Peut-être, dans le fond, ne supportes-tu plus la compagnie des gens heureux, et leurs façons de vous tailler des sourires dans la joue pour vous assurer que vous sourirez à jamais - même sur votre lit de mort. (Et il y a une absurdité à sourire dans son cercueil, si tu étais sobre, sans doute t'y pencherais-tu.) Peut-être t'es-tu toujours senti seul, même accompagné. Tu attendais alors juste la descente du soir sans comprendre tout ce que cela signifiait à tes yeux.
Maintenant, tu le sais.
Alors tu peux agir.
Te morfondre n'est pas dans tes habitudes. Tu aimes croire qu'il est possible de réagir, dès lors que l'on prend conscience de ses torts. Que l'on n'est jamais qu'un amas de matière première, non fini. Même s'il y a une finalité dans votre agencement. Vous ne serez jamais tout à fait un hasard ambulant ; même dans vos corps éreintés, l'harmonie veut hurler sa présence. Parfois, vous l'oubliez. Vous oubliez que vous êtes humains, que vous n'avez pas à vous plaindre de vous-mêmes.
(Mais les autres ?)
Il t'approuve ; tu fais encore signe pour qu'on t'apporte un verre, tu ne sais pas pourquoi, tu ne sais même pas combien cela te coûtera, mais qu'importe car cela te paraît essentiel. Sinon tu te désagrèges ; et tu n'as pas envie de mourir sous ses yeux. C'est peut-être cette ultime fierté qui te pousse à conserver le dos droit - dans les faits, il s'est plié, comme voûté par le poids de la culpabilité. C'est peut-être elle qui lui pousse à te répondre :
« Oh, non, je ne suis sûr de rien. » Je sais que je ne sais rien. « Mais je me veux optimiste. Il le faut. C'est peut-être la seule différence, entre toi et moi. »
Tu mets plus de temps à vider ton verre, cette fois ; tes mouvements sont plus lents, tu te sens alourdi, fragile. Tu ne comprends même pas comment tu fais pour réfléchir encore : tu savais que l'ivresse inhiberait tes remords, mais tu en es arrivé à un poids où ton corps est une contrainte (être un esprit éthéré n'est pas seulement le rêve de tout étudiant débordé par ses examens, c'est une promesse), ta bouche pâteuse s'ouvre un peu difficilement, mais tu parles. Tu t'exprimes juste avec la lenteur de celui qui ne se contrôle plus assez.
« Si tu abandonnes tout, c'est l'occasion de tout recommencer. C'est ce que j'ai fait, tu sais, en arrivant ici. Avant, j'étais juste un outil. Maintenant, je suis à la fois l'outil et la main qui le manie. »
Mais visiblement toujours pas humain, non ; comme si toi-même, tu ne pouvais plus y croire. Ce n'est pas tellement positif comme encouragement ; tu lui dis simplement qu'on peut améliorer un tant soit peu son sort. De le rendre un peu moins désespéré. Tu ne prétends pas être capable de lui indiquer la voie du bonheur, à Laurent. Tu ne la connais pas toi-même. (a)
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posté le Mer 25 Mai 2016 - 19:23 (28)
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Fantomatique respiration, Zach, Zach t'aimerais pouvoir voir.  Définitivement bourré, les larmes aux bords de la chaussée, vide comme un gouffre. T'aimerais pouvoir hurler des je t'aime mais l'amour t'as toujours dégoûté. T'as jamais été aimé Laurent. Respiration morbide, t'en appelle à ton désespoir, crevasse à la place des yeux et larmes fictives. T'as toujours eu envie de chialer. Pensée subitement dramatique, Zach, Zach, t'aurais voulu appeler mais ta voix à ton image est brusquement brisée. Rire invisible et gorgée d'alcool. L'alcool rend heureux, quand il brûle la gorge autant que les cœurs. Perdu dans l'alcool, à écouter des discours maudits, t'en peux plus des nausées alors tu lâches des soupirs pour ne pas trahir tes fébrilités.

Oh, non, je ne suis sûr de rien. T'aimerais lui dire d'arrêter de mentir, non, il ne ment pas mais il le faut pour toi. Il le faut, il le faut mais tu veux pas savoir pourquoi. Mais je me veux optimiste. Il le faut. C'est peut-être la seule différence, entre toi et moi. Toi tu crois aux destinée tragique, toi tu crois à la fatalité mais t'es loin d'être noble Laurent. Bourré, bourré, bourré hurlant à l'éternité des mots d'une tristesse sobre. T'aimerais pouvoir rire Laurent, sincèrement.

Si tu abandonnes tout, c'est l'occasion de tout recommencer. C'est ce que j'ai fait, tu sais, en arrivant ici. Avant, j'étais juste un outil. Maintenant, je suis à la fois l'outil et la main qui le manie. Tu songes souvent à la réincarnation, d'une âme plus pure, de yeux plus bleu, d'un être heureux loin d'être peureux. T'aurais voulu enlacer, au plus profond de toi, des gens qui ne te méritent pas. Tendre, tendre sourire qui te quitte alors que tu piques. Tu veux être l'Autre, tes miroirs sont brisés, brouillés, incapable de t'observer tu continues à chuter. T'aimerais lui dire à Zach, à quel point tu veux crever, à quel point tu veux te tuer. Tes lèvres sont scellées.

Alors, tu ris de nouveau. L'alcool ingurgité finira par te tuer. T'en es persuadé en tout cas. L'optimisme m'a quitté après mes dix ans. Tu rigoles tellement, t'es tout sauf heureux pourtant. Tu contemples le vide. Dans une autre vie peut-être, je serais quelqu'un de mieux. Tu t'autorise un sourire et tu finis un autre verre, t'espère le comas éthylique. Un jour j'me suis dis que c'était mon soucis avec l'alcool qui m'empêchait d'avancer et je me suis rappelé que j'étais bon à rien. Et seul. Soupir et nouveau verre. Je suis exécrable, je pense. Mais pas avec toi, c'est un miracle tu sais ? Je mérite pas d'être heureux, alors je bois, c'es tcomme un substitut. T'es tout sauf heureux en ce moment-même.

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posté le Sam 28 Mai 2016 - 16:53 (29)
A force, tu ne sais plus vraiment comment tu fais pour supporter tout ça, l'alcool, la chaleur, la soif, toutes ces sensations qui rendent ton corps inconfortable et incommode, comme un poids lourd que tu traînes parce que tu n'as pas le choix - parce qu'on n'a jamais le choix, te semble-t-il sur l'instant, et tu te désespères parce que sobre tu n'aurais peut-être pas pensé ainsi, et tu aurais trouvé un argument pour contrebalancer cet hideux défaitisme -, et c'est peut-être l'extase malheureuse dans laquelle tu es plongé que tu parviens à trouver encore la force de sourire à celui que tu considères désormais comme ton nouvel ami.
Tu te demandes comment il doit te voir en cet instant, Laurent. Tu n'es pas triste en temps normal. Tu souris, tu ris, tu grommelles parfois ; mais tu n'es pas dans cet état où tu ressasses tes souvenirs. Tu n'aimes pas laisser les fantômes de ton passé dicter ta conduite. Mais là, c'est trop fort. Tu as l'alcool triste. Et tu te rends compte de tout ce que tu tais habituellement. Ce qui, en temps normal, se dissimule sous les flots qui s'échappent de tes lèvres perspicaces, se retrouve subitement exposé, mis à nu sous les effets de l'alcool. Peut-être est-ce pour cela qu'il est toujours triste, Laurent. Ce mot te paraît gravé sur son cœur - triste. Mais s'il était sobre plus souvent, il parviendrait peut-être à s'aimer, va savoir. Toi, tu t'aimes ivre parce que c'est la première fois, parce que c'est si beau de comprendre ce qui se cache au fond de toi.
« Tiens, c'est ce que je disais. Tu veux être triste, en fait, Laurent. »
Tu y crois totalement. Parce qu'il devrait savoir ce que cela fait de trop boire. Parce qu'il a sans doute abandonné sans même essayer. Parce que sa solitude semble justifier à ses yeux son absence totale de valeur. Tu voudrais lui expliquer, mais tu n'y arrives pas. Ta tête te paraît emplie de pensées étrangères, inédites. Sensation qui ne te dérangue guère, mais qui t'effraie quelque peu. En faut-il si peu pour que tu changes tes modes de pensée ? pour que tu te sentes envahi par de nouveaux dogmes dont tu ne soupçonnais pas l'existence jusque là ?
Tu as soif, surtout.
« Qu'est-ce qui t'as convaincu que tu n'étais bon à rien ? Je veux dire, il y a une raison précise ou tu t'es simplement dit que tu ne réussissais rien ? » (Toi tu penses qu'il est doué avec les mots. Il parle trop bien pour un type bourré.)
Et tu passes la main dans tes cheveux roux, tu as si chaud que tu as l'impression qu'ils sont un peu liquides, comme si leur douceur était telle qu'ils fondaient sous les feux de ton délire. Tu as les cheveux trop longs, te dis-tu ; ils te mangent un peu le visage, ils occultent ton champ de vision. Mais bien sûr, il y aurait toujours le cache-œil. Peut-être que ce n'est pas juste un accessoire destiné à parfaire ton look. Peut-être est-ce une façon pour toi de t'isoler du monde, de t'en isoler à moitié. De ne jamais tout voir. De ne jamais tout comprendre.
Un œil ouvert vers le monde, vers l'extérieur - un œil fermé sur les tréfonds de ton âme.
Ni totalement présent, ni totalement absent.
Tu ne t'en étais jamais rendu compte, jusque là.
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posté le Sam 4 Juin 2016 - 23:49 (30)
featuring; zach bby
Tu prospères et les cauchemars se font rois. L'alcool te méprise, les verres s'entassent, les vaines éclatent. Tu veux pousser des rires cathartiques, car tu es en vie Laurent, tu es en vie. T'aimerais balancer des moqueries aux cadavres, leur dire que toi au moins, tu ne pourris pas. Et tes flagrances rappelles les chaires décomposées, ton esprit malsain, ceux malins et tourmentés. Si les cadavres inertes renvoient à la charogne, eux au moins ont le mérite d'être en paix. Ton esprit meurt Laurent et ça te tue sans que tu ne puisses crever. Vivre sans but, aucun but à ta vie, rodant pour tu ne sais quoi. Tu te sens bercé par le vide. Ravivé par l'alcool et le sang qui coule à force d'être tabasser.

Tu demandes à hurler, te foutre en colère, envoyer des beignes pour au final qu'on te pète les dents. Ton corps demeure inerte alors tu bois encore et tu pries pour que les paroles ton ami te soit salvatrice. T'en as marre de mourir, t'en as marre de vouloir mourir, tu veux tuer, tout arrête que ça termine. Mais t'es que de la vermine. Tiens, c'est ce que je disais. Tu veux être triste, en fait, Laurent.  Triste, triste, tu veux, tu veux, sans comprendre. Que les larmes coulent, tu penses être fataliste, tu n'as pas d'autres choix. Laurent heureux, Laurent hideux, Laurent malheureux, Laurent prestigieux. Tu veux vraiment pleurer tu sais.  Mais tu souris, tu bois, comme l'homme à plaindre, qu'on t'enlace car aujourd'hui tu es pitoyable. Laurent est bon, il mérite la grâce, ce n'est pas le cas, tu ris et tu bois.

Qu'est-ce qui t'as convaincu que tu n'étais bon à rien ? Je veux dire, il y a une raison précise ou tu t'es simplement dit que tu ne réussissais rien ? Amnésie volontaire, t'aimerais vouloir te taire mais tes lèvres esquisses de nouveau un sourire, comme pour un secret. Zach a bien le mérite de pouvoir demander, pourtant tes jours sont compter. Un, deux, trois, l'heure de crever enfin arriver. C'est juste une blague à laquelle t'aimerais croire. Mais pour le t'es juste bourré, gloire aux alcools et à l'oublie constant, à la manière d'un dénie, t'aimerais pouvoir te pendre.

Je veux être triste ? J'pense que j'ai pas d'autre choix, j'porte très mal le bonheur sur moi. A nouveau tu souris, trop de sourires en un jour Laurent pourtant ils sont sincères, tu crois, tu penses. T'aimerais. Pour feindre un moment la béatitude sans pour autant l'atteindre, t'aimerais, tu crois et tu penses sans arriver à une réponse précise. Tu n'es que brouillard et tu penses génies. Les génies sont tous détruis tu sais. Toi t'en as de doigts, de la destruction, la désirant de loin, ne sachant pas comment la rejoindre. Un autre jour, mon am. Quand je serais sobre et triste. Tu bois. Car tu sais Zach, je peux pas parler de mort quand j'ai trop d'alcool dans le sang. Je ferais certainement un comas avant la fin. Sauf que la fin n'est toujours pas présente. En attendant la mort, les fleurs tombent du ciel.

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