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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

la réponse universelle. (laurent)

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Personnage : il est de ces gens qui ne se distinguent pas des autres. ni fragile ni fort, il est une force tranquille qui cherche à s'intégrer. patient, il observe le déroulé des saisons, attend son œuvre. sora n'est pas pressé. il n'a plus envie de vivre son existence pour lui-même - il cherche quelqu'un, un ami pour qui il offrirait sa vie. alors souvent il erre à pallatine. il sait se défendre. il ne se soucie pas vraiment des dangers. on dirait parfois qu'il n'est pas vraiment là, qu'il ne s'est jamais vraiment rendu compte qu'il avait quitté la terre.
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posté le Dim 5 Juin 2016 - 12:06 (31)
Un peu à l'extérieur, un peu à l'intérieur. Est-ce là le secret de ton équilibre ? Est-ce la raison pour laquelle tu parviens encore à sourire malgré tous les maux dont tu souffres ? Parce que c'est là une différence fondamentale entre Laurent et toi. Même si tu ne l'as jamais vu sobre, tu sais. Tu sais qu'il se laisse toujours porter par cette mélancolie, alors qu'au quotidien tu tends l'effacer de tes considérations. Tu fais exprès, Zach. Tu refuses habituellement de songer à toi. Peut-être fais-tu partie de ces personnes qui, pour supporter le deuil, s'ensevelissent sous une avalanche de travail. Cela te ressemblerait bien. Lui, ça semble plutôt être l'alcool. Et tu peux le comprendre. C'est ça qui est amusant, car tu le comprends alors même que vous n'êtes pas les mêmes. Comme si vous en partagiez assez pour que vos différences ne soient plus un problème - que vous ayez les clés pour les comprendre. Ou du moins, toi, tu les as. Tu sais aussi que tu penses toujours aux autres, et que c'est là la raison de ton empathie, de ta gentillesse. Il joue avec un de tes points faibles, Laurent : tu es trop sensible à la douleur des autres. Et maintenant, tu ne peux plus le laisser tomber.
« C'est sans doute vrai, concèdes-tu. Tu portes la tristesse avec tant de dignité que le bonheur semble être un habit mal taillé sur toi. Mais quand je vois tes sourires, je me dis que ça te rendrait simplement différent. »
Est-ce un mal ou un bien ? Tu ne le sais pas. Mais tu ne penses pas qu'il soit bon pour lui d'être malheureux. Ou sans doute est-ce un élan d'amitié qui te pousse à désirer son bonheur, va savoir ? En tout cas, tu penses qu'il doit trouver son équilibre, comme toi. Tu trouves qu'il y a de la beauté à voir quelqu'un qui sait se rendre triste et joyeux à sa convenance.
Le mot « mort » s'impose à toi. Une fois que tu l'as entendu, tu te perds un instant dans les contemplations de tes souvenirs. Tu te demandes ce que lui y voit, sans doute pas la même chose que toi. Sans doute pas cela. L'absence totale de son parce qu'une explosion t'a privé temporairement de ton ouïe, et la fumée qui t'occulte le champ de vision, mais rentre dans ta gorge, ne masque pas l'odeur de terre et de sang mêlés qui assaillent tes narines, et le froid qui te paralyse - les os glacés, et les vêtements humides glacés qui te collent à la peau, et l'air glacé qui s'introduit dans tes poumons douloureux. Et puis, les corps allongés, maudits par l'existence qui les a rejetés, les reléguant au rang de simples masses abîmées.
Tu t'en extrais, de cette mémoire - mais avec difficulté ; tu sens qu'une larme roule sur ta joue.
Alors tu ris.
(Mieux vaut rire que pleurer.)
« Parce qu'on doit tous mourir un jour ? il paraît que c'est notre destin. »
Mourir ne te dérange plus. Tu attends, simplement. Si tu es en vie, alors tu l'exploiteras tant que tu le pourras. Sinon, tant pis. Tu aurais simplement aimé que eux ne meurent pas.
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Personnage : laurent éternel ignare, adulte juvénile, loupiot ne s'impliquant pas au questionnement du monde. pourtant il vous défigure de son air souverain, il se croit tyran mais il n'est que charlatan. et laurent ne s'implique toujours pas continuellement introverti, les lèvres hermétiques, laurent vous juge toujours placide. mais le silence une fois brisé, la fièvre débonde, laurent n'est que nuée de spoliation condensée. néanmoins le sarcasme demeure tant que n'est pas humilié, tu es l'accablant vaurien et tu te sens roi sans royaume.
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posté le Lun 4 Juil 2016 - 20:47 (32)
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L'alcool danse, ta voix chante et tes larmes, sans exister, s'imaginent pouvoir aimer. Et t'aimerais aimer un peu plus toi aussi, te sentir vivre finalement pour vouloir crever encore plus. Laurent, sans amant, buvant au nom des joies éphémères. On est heureux sans l'être, alors on se noie, on se noie, on coule car l'alcool dans le sang est trop lourd. Notre point commun à tous, c'est qu'on est seul, tu es seul, pas aujourd'hui, si tu dois crever noyer, c'est seulement si tu trinques avec Zach. A notre mort, à l'apaisement, à éradication de la douleur, au commencement, au pardon de nos erreur. Loin d'être morbide, cette pensée te parait salvatrice, réparatrice et étrangement calme.

Tu n'es jamais calme Laurent. Alors tu souris, prétextant l'ivresse, si la faute d'une vie doit être reportée sur quelque chose, l'alcool est une cible idéale ; car non Laurent, tu n'es pas responsable. De tes échecs, de ton échecs, de tes états d'ivresse. Ta vie te semble manipulée par l'appel de l'alcool, mais t'es bien trop lâche pour te déclarer. Non, non, la faute au drama. C'est sans doute vrai, tu portes la tristesse avec tant de dignité que le bonheur semble être un habit mal taillé sur toi. Mais quand je vois tes sourires, je me dis que ça te rendrait simplement différent. Ca te fait sourire, puis rire, légèrement. Différent ? Tu lâches un souffle, avant de boire encore et encore.

Ça te rendrait bipolaire, cette soirée, l'alcool, Zach. Partagé entre l'envie de détruire et l'envie de rire. Et t'aimerais juste en finir autant que tu veux pas que ça s'arrête, tu n'es pas seul, Laurent. Dans les deux cas, t'ignores comment  faire, t'es bloqué, verre à la main, balbutiant des paroles que tu mépriserais mort. Pensant aux cadavres à la manière de jolies femmes, tu veux danser, Laurent. Tu t'apprêtes à rire de nouveau mais tu remarques, d'une œillade presque enfantine, une larme perler le long de la joue de Zachary. Ne pleure pas, cher ami, t'aurais voulu dire, mais lui aussi se met à rire. Peut-être est-il surpris d'avoir encore la force de pleurer.

Tu le serais, sans doute. Car la vie t'épuise. Parce qu'on doit tous mourir un jour ? il paraît que c'est notre destin. Cette fois-ci ton regard se perd vaguement sur ton verre, t'es bourré. Totalement bourré et ça te fait mal au crâne, tu te sens bien. Je trouve ça mignon, comme destin. Tu rigoles, ce n'est pas drôle et tu le sais. Il y a pire que la mort je pense, sinon y'aurait pas de suicide ou je sais pas. Je ne l'ai pas vécu personnellement, cela dit. Encore un mensonge. Tes paroles sont idiotes, toi, qui mérite la mort.

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Personnage : il est de ces gens qui ne se distinguent pas des autres. ni fragile ni fort, il est une force tranquille qui cherche à s'intégrer. patient, il observe le déroulé des saisons, attend son œuvre. sora n'est pas pressé. il n'a plus envie de vivre son existence pour lui-même - il cherche quelqu'un, un ami pour qui il offrirait sa vie. alors souvent il erre à pallatine. il sait se défendre. il ne se soucie pas vraiment des dangers. on dirait parfois qu'il n'est pas vraiment là, qu'il ne s'est jamais vraiment rendu compte qu'il avait quitté la terre.
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posté le Mer 6 Juil 2016 - 16:32 (33)
Attendre, encore et toujours.
D'une certaine manière, tu attends aussi ses réponses - à ceci près qu'elles sont rapides, certes pas instantanées ; mais tu n'as pas besoin d'une éternité pour les voir arriver. Ses mots t'atteignent rapidement, comme des balles qui sifflent à tes oreilles, à la différence que eux ne peuvent te blesser. Au contraire, ils t'évoquent bien plus les compresses de gaze posées par des mains douces sur tes coupures : parfois, ça te pique, mais c'est de ces douleurs qui font du bien. Il te présente un challenge un peu trop difficile dans ton état ; comment lui répondre alors que tes pensées t'échappent un peu, que tu n'es même plus sûr de ne pas totalement divaguer ? Tu as l'impression d'être lucide, mais tu es bien loin de l'être. Mais du coup, comment développer correctement une pensée qui te semble essentielle, quand les mots te manquent ?
« Différent... eh bien, tu serais probablement comme un autre homme. Je ne sais pas si cela en vaudrait le coup, cela dit. Tu sublimes la tristesse, en fait. »
… Okay, c'est définitif, tu as trop bu. Parce que si tu étais toi-même, tu te rendrais probablement compte que la tristesse ne peut être quelque chose qui mérite d'être recherché. La tristesse n'est pas belle. Tu n'arrêtes pas de l'affirmer. Que fais-tu de tes incessables soliloques sur le bonheur, ce dont il s'agit, pourquoi il faut partir en quête, et comment espérer y arriver ? Tu les jettes sans un regret, juste parce que tu as rencontré Laurent et que son attitude est captivante. Il est probablement aux antipodes de tes introspections, il y a quelque chose d'immédiat en lui, comme si son seul instinct le modelait. L'échec de la pensée, face à la simple sensation. L'esprit face au corps.
Ah, mais ris, Zach, ris tant qu'il est encore temps.
Tu penses aussi qu'il y a pire que la mort. L'état dans lequel tu te trouves n'a rien d'agréable. Ce profond chagrin, enfoui sous des kilomètres de faux sourires. C'est douloureux. Un peu trop, peut-être.
« Je n'ai pas testé le suicide non plus, mais c'est probablement parce qu'on pense que tout ira mieux après. Qu'on ira au paradis, peut-être. Ou alors, qu'on cessera simplement d'exister - et la non-existence implique l'absence de souffrance. » Tu réfléchis un instant, avant de lâcher : « Quoique. Les suicidés ne connaissent pas le paradis, on leur refuse l'accès aux champs élysées. Probablement parce qu'ils sont lâches. Ils devraient savoir qu'ils ne trouveront pas le bonheur. »
Alors c'est pour ça que des gens comme Laurent et toi, vous ne faîtes qu'attendre. Peut-être que vous avez cette espérance finale, qui vous pousse à croire qu'un jour, tout ira bien. Qu'un jour, vos peines vous seront retirées. Mais pas dans cette vie-là. Après. A supposer que la mort daigne sonner à votre porte un jour. Mais vous tuer vous-mêmes, non, jamais - tu vivrais cela comme un échec, et tes tourments te rendent plus noble à chaque jour où tu parviens à les supporter.
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posté le Dim 10 Juil 2016 - 0:09 (34)
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Tu voudrais être sobre, vraiment. Car les larmes viennent plus facilement lorsqu'on admire le monde et toutes ses couleurs. Morbides couleurs, tu songes au bleu. Tout s'échappe, depuis peu même la ville entière ne semble plus exister, tes yeux sont morts, tu penses, tuer par l'alcool, exploser par la fatigue. Ça te convient, même si dans le fond, tu souhaiterais pouvoir capter certains sourires, ceux qui n'ont rien à reprocher. Tu penses encore et t'en conclus que t'aurais voulu être amnésique.

C'est pour ça que tu bois. Gloire aux jouissances, t'aimerais lever ton verre, trinquer et t'approcher un peu plus des morts. Tu veux arrêter de penser, une fois pour toute tout oublier. Les verres vidés, l'alcool erratique. Différent... eh bien, tu serais probablement comme un autre homme. Je ne sais pas si cela en vaudrait le coup, cela dit. Tu sublimes la tristesse, en fait. Tu le fixes, bizarrement, tu fais semblant de ne pas le comprendre. Si tu es sublimes, toi et ta tristesse alors lui et ses airs mélancoliques sont divins. Il ne comprendrait pas, personne ne comprendrait. Tu veux le trouver beau mais on comprendrait des je t'aime. Ça t'irrite.

Rions tous ensemble, chers amis. Tu n'as pas d'amis, mais tu as rencontré Zachary. Ca suffit amplement, t'es bourré bordel et tu vas sans doute dégueuler. Pour plus tard, pas maintenant, car t'aimerais rire une fois encore. Un peu plus, Zach te fais rire tu songes, lui et la tragédie dans son regard. Tu la sens pas vrai ?  Bien sûr.  T'aimerais qu'elle s'échappe, mais les gens heureux sont ennuyants, n'est-ce pas ?

Je n'ai pas testé le suicide non plus, mais c'est probablement parce qu'on pense que tout ira mieux après. Qu'on ira au paradis, peut-être. Ou alors, qu'on cessera simplement d'exister - et la non-existence implique l'absence de souffrance. Ne pas exister te semble enviable, par moment, souvent, trop souvent. Pas de mourir, juste de ne pas avoir existé. Si tu meurs, tu continueras d'exister dans les mémoires des gens, jusqu'à ce qu'elles disparaissent. On connaîtra un type aux cheveux blancs, alcoolique, pas très sympathique, il est mort l'autre jour, on l'a butté, l'alcool l'a tué. Tu sais pas, t'aimerais parfois, ne jamais avoir été Laurent Delaire.

Quoique. Les suicidés ne connaissent pas le paradis, on leur refuse l'accès aux champs élysées. Probablement parce qu'ils sont lâches. Ils devraient savoir qu'ils ne trouveront pas le bonheur. Silence. Tu penses être heureux, quand tu seras mort ? Non, c'est stupide. Je préfère espérer une fin à la mort plutôt qu'une continuité. Nos organes nous ont lâché, c'est tout. T'y crois pas à ces conneries, aux âmes réincarnés, aux paradis, tu crois aux tombeaux, aux fleurs, aux cadavres maquillés, placides, le vide dans le regard. C'est concret, c'est palpables. On y a bien le droit, à une fin. Après tout ce qu'on endure. Même respirer devient dur. Et t'as l'impression de t'étouffer, encore une fois. T'as mal.

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posté le Dim 10 Juil 2016 - 14:38 (35)
Serais-tu allé trop loin ? Aurais-tu franchi la limite à partir de laquelle tes pensées n'appartiennent plus qu'à toi, et toi seul es en mesure de les comprendre, parce qu'elles manquent de sens et de logique ? Lorsque Laurent te fixe de ses prunelles pâles, tu te poses la question. Tu ne désires pas qu'il te comprenne entièrement ; tu penses que chacun doit conserver une part de mystère et d'inconnu, parce qu'on ne peut pas vivre totalement exposé. Et puis, tu sais que si tu savais tout de quelqu'un, tu ne parviendrais plus à l'aimer. Tu ne veux pas avoir l'impression de maîtriser un esprit, d'être capable de déterminer à l'avance ses réactions, comme si tu pouvais jouer le personnage. Non, l'inattendu est probablement ce qui donne de la saveur à votre rencontre. Le fait que vous ne vous attendiez pas du tout à vous découvrir, à parler avec quelqu'un qui reflète vos préoccupations, rend ce moment encore plus précieux. Jamais tu n'aurais songé que tu pourrais te voir dans le miroir de l'âme d'un ivrogne avachi sur un comptoir. L'idée, sobre, t'aurait probablement rebuté.
Rassemblant ta chevelure rouge comme pour la nouer, avant de la relâcher car tu n'as rien pour l'attacher, tu interprètes le silence qui se glisse dans votre conversation. Elle est devenue métaphysique, votre discussion de poivrots, mais la différence entre lui et toi, c'est qu'il te fait part de son point de vue, alors que tu adoptes un certain recul et embrasse plusieurs opinions qui ne reflètent pas vraiment les tiennes. Cela dit, tu sais quoi lui répondre.
« Moi, je veux cesser d'exister. Alors je souhaiterais que la mort soit une fin. Mais je pense que le mieux serait que l'on puisse choisir. Afin que ceux qui se sont éteints trop tôt puissent continuer tant que respirer n'est pas une souffrance. »
A ce stade, tu es trop triste pour pleurer ou te plaindre. Il y a juste du vide. Du néant dans ta voix et dans ton cœur. Tu paries qu'il le perçoit, Laurent. Quand on a connu ce genre de sensation, on ne l'oublie jamais. On finit toujours par la reconnaître lorsqu'elle se manifeste chez quelqu'un. Alors il doit savoir.
« La fin, c'est bon pour les gens comme toi et moi. Mais tout le monde ne vit pas comme nous. En fait, tu sais, autrefois, j'avais des frères et des sœurs, et ils étaient tout pour moi. A choisir, j'aurais préféré qu'ils vivent et que ce soit moi le seul à mourir. »
Tu voudrais demander un verre mais ta volonté te lâche ; ta bouche ne semble plus se mouvoir que pour leur rendre hommage. Tu sens que tu ne t'appartiens plus tout à fait ; tu es hanté par ces fantômes. Tes épaules sont secouées par un rire silencieux. Au fond, ils ne sont jamais vraiment morts ; ils continuent de vivre en toi, d'exister par tes souvenirs et par tes regrets. Par tes plaintes et par tes tourments. La mort n'est une fin que pour eux ; pour toi, elle est éternité. Comme un remords dont tu ne débarrasseras jamais.
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posté le Mar 9 Aoû 2016 - 19:54 (36)
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Et quand, et quand, et quand ? Quand tu crèveras, quand tu pointeras un flingue sur sa tempe, sur ta tempe. Quand tu le verras, te verras, le regard brisé appelant la mort, quand tu te refléteras, quand tu poignarderas les fleurs, quand tu chialeras jusqu'à ce que le sang coule, pourras-tu te dire heureux ? T'as cessé de cherche le bonheur depuis le jour où il est mort. Tu es mort. Depuis longtemps, trop longtemps. La mort est une fin pourtant. Le temps d'une attente, la mort de l'âme, celle qui agonise, la tienne. Alors, ivre, tu tentes de la faire disparaître. A tout jamais, la mort est une fin, la mort est une fin tu te répètes. Tu veux rire, ça te semble stupide, alors tu bois, bois, raffolant tes discours de ton ami. Comme des histoires, comme des espoirs. Sauf que la fiction est de loin esthétique, le cerveau en morceau, la tête sous l'eau. Songeant de nouveau au Beau. Ça dure un instant, le temps d'une conviction qui disparaît après un verre.

Et tu te demandes, depuis quand t'as laissé tomber, depuis quand t'as tout lâcher, depuis quand tu veux mourir, depuis quand t'es si morbide ? Tu te sens amnésique. A oublier la source de ton malheur, à oublier, t'oublier toi. T'aimerais sourire, tu sais plus comment faire. Moi, je veux cesser d'exister. Alors je souhaiterais que la mort soit une fin. Mais je pense que le mieux serait que l'on puisse choisir. Afin que ceux qui se sont éteints trop tôt puissent continuer tant que respirer n'est pas une souffrance. Toi aussi, il n'y a plus de lumière dans tes yeux, pourtant tu continues de le fixer et tu vois les dystopies décorer son regard, à la manière des fleurs, elles dissipent ses larmes, ses larmes fictives. Celle qui ont trop d'existence pour avoir leur propre enveloppe. Toi aussi, tu pleures quand personne ne te vois, quand tu redeviens juste "Laurent" pas Laurent le chiant, l'emmerdant, celui qui apparaît dans les cauchemars. Celui pour lequel on ne parle pas. Car il n'est pas marrant, loin d'être intéressant.

On le préfère ivre Laurent, on le préfère vide, Laurent. A hurler, beugler, à apparaître là où il n'a pas sa place. Tu es leur guignole. La fin, c'est bon pour les gens comme toi et moi. Mais tout le monde ne vit pas comme nous. En fait, tu sais, autrefois, j'avais des frères et des sœurs, et ils étaient tout pour moi. A choisir, j'aurais préféré qu'ils vivent et que ce soit moi le seul à mourir Lui aussi, pense qu'il ne mérite pas sa vie. Lui aussi veut en finir, tu ris, un peu, pas trop, tu bois, beaucoup trop. Car t'aimes l'excès, t'essaies de tous les dépasser, de provoquer jusqu'à ce qu'une mort divine vient t'assassiner. Tu seras heureux. J'aurais voulu être le seul à mourir aussi. Il n'y a rien à faire d'autre pour moi de toute façon. Je n'aurais qu'un rôle dans cette vie, celui de mourir. Dans cette vie, dans une autre, celle du passée, celle du présent. Tu veux crever, ici, maintenant ? Non. Mais même la mort semble me narguer et me fait patienter. Alors je bois, c'est plus simple, ça te tue et ça te fait sentir bien. Que demander de plus ? Pourtant, j'ai déjà l'impression de ne plus faire parti de ce monde. Ta voix semble trembler, pour toi en tout cas. Tu n'es pas triste, juste avachis, l'alcool t'épuise. L'impression de pourrir, de respirer du poison. Je sais pas trop ...

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posté le Ven 12 Aoû 2016 - 18:31 (37)
Tu atteins peut-être, ta limite, Zach – tu es fier d’en avoir une. Tu crois qu’une limite, ce n’est pas fait pour être déplacée ; tout dépend de la façon dont on la considère. En cet instant, elle est mur, et la chaleur de ta carcasse te fait oublier que ton cœur et tes doigts sont gelés. Tu t’affales sur la table ; le sommeil t’appelle enfin, et tu ne résistes qu’à grand-peine à l’appel de Morphée. Subitement, tu as conscience que tu as trop bu ; ce n’est pas le monde qui tourne, c’est toi qui tangues, tel un bateau malade sur une mer déchaînée. Tu voudrais tellement ne pas exister en cet instant ; ton euphorie est mauvaise, cela te dégoûte tant d’être vivant. En cet instant, tu as l’impression d’avoir soulevé un voile et découvert que tu n’étais plus qu’un cadavre en putréfaction.
L’optimisme s’échappe, Zachary.
Mais tu n’as pas la force de lui courir après.
Mais c’est aussi lui, lui Laurent, lui plus dépressif que toi encore, inconscient de la valeur de son existence. Tu sens que sa morosité te contamine ; tu es trop faible, Zach, et les effluves du mépris qu’il nourrit à son égard commence à t’atteindre. Tu lui lances, d’une voix rauque, un peu endormie :
« Oui, je sais, moi aussi. »
Parce que toi aussi, tu as l’impression d’avoir un pied dans la tombe.
Tu lui agrippes le bras, de la prise indolente que tes muscles ne peuvent que produire, comme pour l’inciter à s’allonger à tes côtés sur la table. Mais ce n’est pas un geste romantique, loin de là ; d’une certaine façon, tu l’invites à présenter son cou à la lame du bourreau. Tu devines déjà le froid du couperet de la guillotine à laquelle tu t’exposes. Tu ne dois pas être normal, pour ressentir cela, et apprécier la situation.
« Je crois que je vais dormir. Avec un peu de chance, demain, je ne me réveillerai pas. Mais je n’y crois pas trop. »
Et tu baisses les paupières. La présence de Laurent, à tes côtés, ne s’efface pas, au contraire ; tu continues d’en avoir conscience. D’une certaine façon, elle t’apaise. Un peu comme un enfant chercherait à ressentir son nounours en peluche près de lui pour pouvoir s’endormir. Toi, tu veux juste savoir que ton nouvel ami sera près de toi – trop cher ami, peut-être le seul qui oserait franchir les portes de l’enfer avec toi.
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posté le Sam 13 Aoû 2016 - 13:04 (38)
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Tu sens la mort venir, vraiment cette fois-ci, tu penses, tu songes. C'est une illusion. Tu combats les nausées, l'envie d'hurler aussi, c'est un détail que tu sais épargner. Tu l'entends, s'allonger sur la table et tu ne peux t'empêcher t'esquisser un semblant de sourire, Zach est épuiser, Zach veut crever. Toi aussi mais tu ne peux qu'en rêver. T'aimerais le rejoindre, s'allonger, s'endormir, puis mourir. Paisiblement. Mais tu n'as jamais connu le calme, celui d'une vie sans tracas. Alors tu finis l'ultime verre d'alcool se présentant sous tes yeux. Ça te brûle, ça te fait mal et tu sens un picotement désagréable dans ton regard. Ça brûle, ça brûle et t'empires la sensation d'un revers de bras. Oui, je sais, moi aussi. Tu le fixes, dans le plus empirique des silences, il sombre peu à peu dans l'inconscience et t'as envie de lui dire de ne pas mourir. Pas maintenant, pas aujourd'hui, pas ce soir, ce matin ? Quelle heure est-il ? Ça aussi t'as oublié.

Il t'attrape le bras, tu ne réagis pas. Je crois que je vais dormir. Avec un peu de chance, demain, je ne me réveillerai pas. Mais je n’y crois pas trop. Dors, dors cher ami, tu ne murmures pas, tu ne parles pas. Tu te contentes simplement de l'observer, toujours placide, totalement bourré mais étrangement lucide. Quelque part, ça te de fascine, de voir la vie quitter un regard pour en rejoindre une autre plus fictive. Et son visage semble n'avoir jamais connu drames et tragédie.

Tu sens de nouveau tes yeux brûler et avant que tu n'en prennes consciences tu es déjà entrain de pleurer. Les larmes coulent, comme ta vie qui s'échappe et tu n'émets aucun bruit. Tu veux mourir, tu veux mourir mais t'es contraint de partir, de vider de tes poches, les quelques billets et quelques pièces gagnées dans la journée et y'a ce bras qui ne veut pas te lâcher. Te voilà à te cacher, pour mieux pleurer, tu te fais pitié. Alors t'essuies rapidement tes larmes, l'argent sur le bar que tu fixes. Toi aussi, t'es épuisé.  A attendre, le regard dans le vague sans entendre les remarques du barman. T'attends, t'attends, qu'il dorme complètement. Et la rue t'appelle à nouveau. Tu dois partir. Alors, tu te défais de son emprise, le plus discrètement que possible, comme si tu fuyais. Oui, tu te sens particulièrement lâche. Puis tu pars, comme un lâche. Avec l'intention de le revoir, peut-être.

Tu sais pas.

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