« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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il était une fois, une princesse et un prince. (njüt ♥)

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il était un de ces monstres qui sommeillent dans vos placards d'enfance. un homme brisé par l'existence, qui s'était réfugié dans un personnage pour annihiler ses souffrances. et pour seung joo, le temps passa. c'est désormais un garçon capable de s'adapter, et qui de plus en plus s'adoucit. la violence qui l'environne s'apaise progressivement. bientôt, croit-il, il trouvera l'équilibre qui lui offrira la clé du bonheur.
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Trauma

#bromance Malicieux
On dit que lorsque le soir tombe, le monde change radicalement d'orientation. Qu'il y a une société du jour et une société de la nuit. Et tout comme tu te divises de Seung Joo, Trauma, l'univers tout entier se divise. Mais ce n'est pas le cas de Fox. Lui n'est jamais qu'un. Lui vit à jamais dans la dimension nocturne, assumant pleinement sa part d'ombre. Peut-être l'admires-tu, dans le fond ; et peut-être est-ce pour cela que tu ressens le besoin d'en finir avec lui. Tu ne pourras sans doute pas devenir complet tant que son ombre planera au dessus de toi ; tant qu'il y aura l'exemple d'un homme unifié et droit, un homme capable de te montrer la voie mais aussi d'occuper tout l'espace vide, tu seras à jamais partiel, enfermé dans ton identité de Seung Joo. Tu le sais.
Cette ville est trop petite pour vous deux.
Mais le temps est sombre aujourd'hui, les nuages qui couvrent le ciel forment un voile gris qui recouvrent Pallatine, comme pour l'isoler un peu plus du cours du temps. Ton œil s'est posé sur ce masque et cette masse de cheveux blancs que tu tiens soigneusement conservés dans une boîte ressemblant à s'y méprendre à un coffre ; tu l'as ouverte dans une impulsion, et tu n'as plus réussi à en détourner le regard, au point de les enfiler, de te glisser dans cette nouvelle peau. C'est à chaque fois une nouvelle naissance ; et tu pourrais presque pleurer tant le goût de liberté qui lui est associé t'est inconnu quand tu ne te transformes pas. Te voilà donc sorti ; il n'est sans doute que quinze heures, mais dans une ville où le danger rôde partout, être soi-même prédateur n'est pas une précaution inutile.
Et tu balades tes pensées noires dans ces espaces vides, maudits par l'humanité. Tu le cherches. Évidemment que tu le cherches : il est ta raison d'être quand tu es Trauma, ta motivation, ton moteur même. Tu te dis parfois que tu te meus uniquement parce qu'il est là, parce qu'il a un jour posé ses deux yeux sur toi et que tu t'es senti attiré par lui. Mais d'une attirance non romantique, non - tu ne supportes d'ailleurs pas cette horrible tendance qu'ont les gens à considérer que l'émotion la plus intense et la plus précieuse est l'amour, alors que non, cette valse dans laquelle Knut et toi vous vous êtes lancés est sans doute encore plus importante, plus forte même. Une émotion capable de tuer - ne renverse-t-elle pas toutes les autres ?
Et tu finis par le trouver. Peut-être es-tu attiré par lui comme un aimant, de sorte que tu finis toujours par croiser son chemin. Mais il n'est pas seul, Fox, ni lui ni son renard ; cinq jeunes lui tournent autour, s'approchent de lui pour tenter de le frapper, et ton sang ne fait qu'un tour.
Fox, il est à toi.
C'est ta cible et ta victime.
Ton tortionnaire et ton assassin.
Ton ami et ton ennemi.
Le premier qui touche à un seul de ses cheveux, tu le crèves. Elle est à toi, sa chevelure ; à toi, ce corps que tu rêves de détruire. On ne s'en prend pas à Fox impunément. Jamais. Alors tu te précipites vers eux, balançant une droite monumentale au premier des types.
« Il est à moi. » : lances-tu en coréen, avant de continuer : « Cinq contre un, c'est lâche, les mecs. »
L'heure de la baston a commencé. Pour le moment, c'est vous deux contre ces idiots ; vous tenez ensemble, parce que vos intérêts se rejoignent. Franchement, ce serait ennuyeux si quelqu'un s'en prenait à votre punching-ball attitré, non ?
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Lotus rouge

ceci est un protagoniste ; anti-héros . (≧∇≦)/

Ancien campagnard, il a développé une haine particulière envers l'ennui et les vaches ; les deux étant ses ennemis jurés qu'il tente de vaincre. Il est extrêmement chanceux mais aime voir sa vie comme une succession de sang, larmes et drames. Il tape sur les gens parce qu'il aime taper sur les gens. Son animal de compagnie est un renard et son passe-temps favori la littérature classique. Il a un égo sur-dimensionné et aime exagérer.

(/¯◡ ‿ ◡)/¯ ~ ┻━┻
Imprévisible ; aléatoire ; violent ; arrogant ; impulsif ; irrationnel ; franc ; moqueur ; imprudent ; sans pitié ; sadique.
n'enlevez jamais son masque.
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bromance ft. prince seung
Un théâtre de situations où lui serait le personnage principal ; tel avait été son rêve cette nuit-là. Une reprise d’un Roméo et Juliette où lui devenait le Bourgeois gentilhomme des ces dames. Ce n’est que réveillé, qu’il s’était fait à l’idée. Le norvégien venait de faire un cauchemar. S’il était superstitieux, il croirait à un message divin chargé de lui dévoiler son malheur de la journée, mais il ne l’était pas. Knut s’enfonçait dans son malheur et non pas deux chats noirs, une échelle et un miroir brisé ne lui avaient déclaré une fin de partie . Rapidement, il s’était retrouvé dehors et rapidement, le roi se meurt.  Dans la solitude  d’un chemin quelconque, il avait suffit de jeunes quelconques et d’une phrase lancée sans penser aux conséquences. Knut était provocateur parce qu’il était fort. Knut était provocateur parce que le seul poing que sa joue avait longtemps supporté était celui d’un certain coréen. Il ne savait si c’était de la colère mélangé à la surprise de la douleur soudaine qui l’avait fait se paralyser, mais il était sûr d’une chose. On venait de le frapper.

Une évidence quoique inquiétante qui lui faisait se poser des questions. Le mauvais moment au mauvais endroit pour le faire. Le deuxième coup s’en pressa et le bâton rouge esquiva. Blessé malgré lui, les caprices de  Knut ne sauraient tarder. Les jeunes de nos jours sont tellement impatients. Lui n’était pas le meilleur exemple, mais il saurait laisser aux gens le temps de réfléchir, comme lui, en ce moment, se perdait dans Le royaume des pensées inachevés,  celles qu’il ne saurait expliquer, celles où Seung Joo Hwang se frayait la place d’un Don Rodrigue dans son esprit. Le sentiment d’avoir trahi un pacte jamais formulé mais non moins présent ; tel une princesse qui expérimentait le toucher d’un autre sur sa peau, son âme, en ressortait dégoûtée avec la sensation de faiblesse qui rejoignait son sang et l’animait. Princesse ? La comparaison prônait toute La Tragédie de l’acte. Mais le norvégien n’était pas aussi faible qu’une Ophélie et ne mourra d’ailleurs pas sans une chevelure de blé apparue de nulle part.

Ces quelques pensées qui se succédaient dans son esprit se perdirent finalement dans le feu de l’action. Au langage des blessures, il avait deux explications. Ils étaient cinq et Trauma le gênait. Triste de rejeter la faute sur celui qui n’était même pas présent. Mais pour Knut, ça restait de sa faute. La voix de ce dernier avait trouvé siège et passe-temps chez son cerveau ; comme se moquer de lui, lui rappeler qu’il venait de se faire frappé, qu’il était faible face à quelques jeunes. On ne badine pas avec l’obsession du norvégien et à ce rythme, celle-ci devenait dangereuse. Un pas en arrière, un autre en avant. Il lui semblait que plus il en finissait, plus ils apparaissaient. Une scène de Comédies dont il ne saurait se réjouir ; surtout quand il pourrait finir amoché. Finalement, un prince charmant ne serait pas de trop. Ne sachant si c’est le fruit de son imagination, mais le blanc qui défila sous ses yeux, lui suffit à croire au cheval de la royauté. La différence s’en suivit. Un masque à la place de la couronne et une voix familière qui, quitta le fond de son imaginaire pour le déranger réellement. Un sauveur qu’il définissait en Trauma.

Trauma était là.
» Cinq contre un, c'est lâche, les mecs.
Ca ne serait pas mieux pour lui de juste le laisser crever face à des jeunes ? Futile. Absurde. Question sans réelle fondement. Knut ne supportera pas que le sang de Seung coule sans qu’il n’en soit la cause, sans qu’il soit celui à en apprécier la douleur, le danger, le pas en avant vers un objectif plus lointain. Il n’était pas le seul et l’évidence lui suffit en raison.

La surprise fit reculer le groupe mais ne les laissa pas s’en aller pour autant. L’école de l’honneur. Il avait presque oublié. C’est ce qu’on appelait masculinité, après tout. Puis. Ce n’est pas comme si lui, allait se laisser faire. Retrouvant un passage hors de la spirale des pensées inutiles, il se mit à se délecter sérieusement du sublimes des coups et idioties de la situation. Un droite semblable à celle de Trauma, à laquelle il mit un peu de plus de force pour le renverser totalement à terre.
» C’est comme ça qu’on frappe, prince charmant foireux.
Reculant, il lui semblait qu’une partie avec quelques garnements serait une bonne façon de provoquer le 166cm à ses côtés.  Knut était reconnaissant, puis, presque comblé de le voir. Une agréable surprise sans doute. Mais il était inutile de le préciser. Pour le moment, le norvégien se contenta d’ignorer ses réflexions et entre des crachats, des injures et le goût métallique du sang dans sa bouche, il se réjouit à voir la première dent par terre. Sûrement pas la sienne. Trois étaient déjà à terre et il se demandait si l’honneur des deux restants les poussaient à faire leurs vœux de mort. Il n’espérait pas. Mais l’éclat d’une lame lui prouvait le contraire. Lâche ? C’était pire à ce rythme. Knut grimaça de derrière son masque ; et son corps réagit par réflexe.

Il courrait vers Trauma.
Il attaquait Trauma.
Il voulait blesser ;
Trauma.


La lame rencontra la paume du norvégien, coupa la chair et se fit ralentir par la prise sur le col de son possesseur. Celle-ci se fit plus forte, plus lente, plus douloureuse et rapidement le couteau tomba à terre. Un coup dans les intestins se chargea du reste, donnant à l’homme une seconde d’espoir avant que la suite ne l’atteigne. Gisant par terre, piétiné ; L’honneur humilié comme il en finissait. Les traces de doigts sur sa gorge n’eurent pas le temps de disparaître avant de se faire à nouveau étouffer. Lentement. Libéré uniquement quand Knut commença à s’en ennuyer. Levant les yeux au ciel, ce fut son renard qui le fit revenir à la réalité. Ah. C’est rare. Il était en colère.

Jetant un regard vers sa main, il se contenta de soupirer. Ses pas perdus l’attirent vers Trauma. Le dernier semble avoir disparu. Ce qui les laissaient tous les deux.
Fox et Trauma.

» Si tu veux me sauver, fais-le bien, t’es pas crédible avec ton 160cm, ils se sont encore plus excités.
Sa main ensanglantée rencontra la joue de ce qui devait être son ancien-partenaire de baston, laissant à partie de là, une trace de liquide rouge qu’était la sienne mais également la douleur d’un poing qu’on adressait par surprise. Il sourit, enfin. Ouais. C’était bien de le voir.
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il était un de ces monstres qui sommeillent dans vos placards d'enfance. un homme brisé par l'existence, qui s'était réfugié dans un personnage pour annihiler ses souffrances. et pour seung joo, le temps passa. c'est désormais un garçon capable de s'adapter, et qui de plus en plus s'adoucit. la violence qui l'environne s'apaise progressivement. bientôt, croit-il, il trouvera l'équilibre qui lui offrira la clé du bonheur.
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Trauma

#bromance Malicieux
Ce que tu aimes le plus, c'est cette ivresse absolue qui ne parvient à naître que dans les faits de violence. En d'autres circonstances, sans doute te considèrerait-on comme une forme de guerrier berserker, qui au mépris de sa propre sécurité, s'attaque à ceux qui se dressent sur son chemin. La comparaison est sans doute un peu osée ; elle n'a de cohérence que dans la mesure où tu réfutes toute violence à Seung Joo. Pour le reste, tu te contrôles. Tu n'as guère envie de te prendre un coup de ces hommes-là ; si leurs poings effleurent ton corps, tu t'en sentirais presque violé, et l'horreur de la situation redouble ta combattivité. D'ailleurs, tu ne t'intéresses que très peu à eux. Tout ce qui t'importe, c'est d'éviter ce contact hérétique à celui que tu as élu comme ton alter ego. Tu sais - ou tu espères ? - que lui non plus ne voit pas l'intérêt de se battre contre ce menu fretin. Si ce n'est à te sentir évoluer contre lui, tout comme tu as diablement conscience de sa présence. Tu pourrais presque mesurer la force qu'il donne à ses coups, parce que tu devines qu'il veut en faire plus que toi. Vous vous excédez l'un face à l'autre.
Nombreux sont ceux qui, te trouvant petit pour un homme, tendent à te sous-estimer. Peut-être est-ce une force. Tu sais qu'il n'en reste plus que deux encore en état de se battre, désormais. Un pour lui, un pour toi. Tu ne te soucies même pas de son propre combat. Quand tu n'en es pas l'adversaire, tu n'en vois guère l'intérêt. Et puis, tu as pour lui cette confiance excessive qui te pousse, malgré ton envie de le tuer, à te considérer comme son ami. En comparaison, l'autre n'est rien. Ton pied vole vers son genou, ton poing fermé vers son ventre. A bout de souffle, à genoux, il est obligé de se rendre. Tout se termine trop vite, avec ces voyous de bas étage. Qu'est-ce qu'ils y connaissent, au juste, à l'art du combat de rue ?
Rien du tout.
Laissant les gamins s'enfuir, tu reportes ton regard sur Fox. Tu te fiches de ses remarques, car ce qui vient de se produire n'a guère d'importance. Si tu pouvais l'effacer, tu le ferais certainement. Non, en cet instant, tout ce qui compte, c'est cette ligne rouge qui lui barre la main, et qui te ronge de jalousie car non, ce n'est pas toi qui l'a provoquée. Ce sang qu'il barbouille ensuite sur ta joue te brûle la peau plus sûrement que du feu ; ton regard s'assombrit, et tu lui prends la main avec ta douceur habituelle - c'est-à-dire de façon brutale, mais tu sais que cela ne lui fera pas mal.
« Parce que tu t'en sors peut-être mieux avec ton mètre quatre-vingt-dix. » : lances-tu d'une voix furieuse.
Tu lui rajoutes bien vingt centimètres, car c'est une autre façon de l'enfoncer. Il peut se moquer de ta taille, il n'est pas beaucoup plus grand que toi, et tu n'as pas besoin de lever le regard pour l'observer droit dans les yeux. Lui qui en a deux. Tu te demandes parfois s'il n'est pas jaloux de t'avoir rencontré après que tu as perdu ton œil gauche. Tu conserves à jamais les stigmates d'une existence avant lui, une existence où tu ne pouvais pas rendre les coups - qui peut le faire, quand on est seul contre tous ?
Tu lui enserres la main, et tu la portes à tes lèvres. Le contact est éphémère, presque irréel ; voilà que tu l'éloignes déjà pour continuer :
« Ne te plains pas, princesse. Je suis sûr que tu pensais à moi et que tu avais envie que je vienne. »
Un sourire orne subitement tes lèvres ; mais tu sais que tu as raison. Tu as raison parce qu'à sa place, tu aurais fait pareil ; tu aurais pensé à lui, à l'ombre de sa colère se penchant sur toi, à ta chair s'échauffant à sa rencontre, et la sienne éclatant à la tienne. Tu n'y peux rien ; tu es accro à lui, à la façon qu'il a de se battre avec toi, et le reste de ton temps te paraît si terne que tu ne conçois plus ton existence sans lui.
(Et tu as pourtant besoin de sa mort, comme d'un rite de passage.)
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bromance ft. prince seung
C’était ridicule. Un précieux ridicule ; un peu comme Trauma. Il ne saurait l’expliquer avec des mots , ni des gestes, d’ailleurs. Ce n’est sûrement qu’une fois, le coréen six pieds sous terre qu’il parviendra à mettre un mot dessus. Ce qui devait être une bagarre de rue s’acheva, abandonnant Fox dans Le songe d’une blessure nouvelle. Un songe qui s’enfonça plus encore à la marque rouge laissée sur la joue du 160cm. Oh. N’avait-il pas apprécié ? Il en aurait sourit, si lui-même ne se sentait pas oppressé par un malaise soudain. N’était-ce pas une marque de faiblesse, au final ? Paraître faible devant Seung, il préférait en rejoindre les bras d’une mort certaine, mais, ça serait lui donner ce qu’il voulait. Fox réfléchit. La Dramaturgie de son récit ne l’aurait pas laissé, effectivement. Fox arrêta de réfléchir, mais cette fois, plus par obligation que par choix. Le fil au bras, il fut attiré par la douceur non excessive de Trauma. Assez pour qu’il ne puisse s’en plaindre, se contentant de plisser les yeux, face au geste aussi imprévu qu’attendu. Triste théâtre des paradoxes qu’ils représentaient, qu’ils inspiraient, qu’ils étaient.
» Parce que tu t'en sors peut-être mieux avec ton mètre quatre-vingt-dix.

Probablement pas. Dur à avouer mais l’esthétique du tableau ensanglanté laissé sur sa paume ne lui laissait pas la possibilité de nier. Mais il ne regrettait pas ; ça l’aurait énervé qu’une pauvre tâche de ce monde ose toucher au précieux de sa Médée. D’ailleurs avait-il un mètre quatre-vingt-dix ? Dommage qu’encore une fois, le temps ne lui laissa pas le plaisir de lire entre  les lignes des actions physiques, qu’une autre, cette fois-ci, le laissa interdit. Dur à surprendre mais pas impossible quand Trauma vêtait son costume de bourreau.  Le contact sur sa peau l’aurait fait reculer et il aurait presque songé à crier comme l’une de ses pauvres adolescentes prépubères qu’il haïssait autant qu’il enviait ; un peu comme les pigeons, mais cette fois, avec la mise en scène d’un drame d’amour journalier, en plus. Devait-il rougir ? Bonne question qui l’obséda sur le coup. Le Manque de réponse ne l’enchanta pas plus que la brièveté du geste. Seung était impatient. Il fallait au moins lui laisser le temps de réfléchir. Se mordant la joue, conscient qu’une Guerre n’aura pas lieu, ni même, l’après-scène de ce qui venait d’arriver, Fox était mécontent, prêt à plaidoyer d’une fourberie injuste.

» Laisse-moi le temps de jouer les princesses, je n’ai même pas pu me décider si c’était le moment pour moi de rougir ou pas.
Knut se plaignait plus si on lui disait de ne pas le faire, qualité existentielle d’un protagoniste, acquise après formation de plusieurs années. Il perdait en crédibilité, gagnait en bêtise, pressé de toucher le fond. Dans l’espace vide dans lequel, ils s’étaient finalement retrouvés, les paroles de Trauma résonnait encore dans son esprit. Il ne pouvait pas se mentir à lui-même, peut-être, uniquement le contester. Mais la véracité du fait était tel qu’il ne pouvait se refuser de l’avouer, si longtemps. Il avait pensé à lui, comme on ruminait à une machine infernale aussi dangereuse qu’indispensable.  Une obsession, qui, faute de ne pouvoir la fuir, restait uniquement la nécessité de la détruire. Le Dilemme d’une promesse muette dont nul l’un, ni l’autre, ne pouvait se libérer. Toutefois, si Fox devait le résumer à sa façon, Seung était trop mignon pour ce triste monde.  Bien sûr, là, était seulement une autre manière de voir les choses. Peut-être exagéré. Sûrement.

Fox adressa un regard à sa main puis un autre au plus jeune, satisfait du sourire qu’avait orné les lèvres de ce dernier. Pourquoi ne pas l’enfoncer plus ? Un pas en avant, il porta sa blessure devant l’œil unique du coréen. Je n’ai pas pu avoir le premier, ça le dérangera si je prends le deuxième ? Réflexion futile. Il l’oublia rapidement.
»  Mon petit Prince ne trouvera pas de tort à soigner sa princesse en détresse, dans ce cas ? Elle pourra mieux profiter de lui, après.
Ahaha. Il était hilarant.
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Trauma

#bromance Malicieux
A-t-il seulement conscience de l'importance qu'il a pris à tes yeux ?
Comprend-t-il à quel point il est anormal pour toi de t'inquiéter pour quelqu'un d'autre ?
Tu portes sa main à tes lèvres en une parodie de baise-main, comme le gentleman que tu n'es pas. Oh, mais Trauma, peut-être y a-t-il encore un peu de douceur en toi ; peut-être que, dans ce flot de haine où tu te nois, il y a une place pour lui dans le trou béant qui accueillait autrefois ton cœur. Il s'est infiltré en toi sans que tu ne t'en rendes compte, investissant le néant qui menaçait de t'engloutir sans que tu en aies conscience ; il est venu apaiser les tiraillements de ta conscience, t'offrant des réponses à ces interrogations qui se posaient depuis ton enfance. Tu te souviens encore de la première fois où tu as frappé quelqu'un ; tu t'es vite pris au jeu, tu as laissé tes poings parler pour toi. Puis tu t'es ravisé, te disant que ce n'était pas convenable.
Et un jour tu l'as vu lui, tu as pris goût à sa liberté, et tu as aspiré à te confondre avec lui.
Le masqué de Pallatine, ce sera toi.
Mais qui a porté le masque en premier, d'ailleurs ?
Oh, ça n'a pas d'importance, du moment que vous vous reconnaissez l'un l'autre.
Le cœur serré, tu parviens malgré tout à revenir dans la lutte. Vous savez aussi batailler par les mots, témoignant d'une affection qui manque d'en étonner plus d'un. Comme il serait trop facile de croire que vous vous haïssez sous prétexte que la mort de l'autre vous est nécessaire. C'est tellement, tellement plus compliqué que cela.
« Quitte à te voir rouge, mon joli, je préfèrerais goûter à ce qui coule dans tes veines. Laisse-moi te faire rougir, Fox. »
Ton œil brille de malice, et de désir. Désir de le voir saigner sous ton action à toi, et non sous celle des autres. C'est ta princesse, Knut. Pourquoi désire-t-on toujours te dérober ce qui t'appartient, d'ailleurs ? Ton père, ton existence ; et maintenant lui. Tu es toujours furieux, Trauma ; furieux contre le monde entier, mais pas contre lui. Et cet idiot agite sa blessure sous ton nez, presque pour te narguer. Avec un peu de brusquerie, tu refermes le poing sur la blessure, comme pour l'effacer de ton champ de vision ; et si son sang imprègne ta peau, ou laisse de sombres gouttes écarlates sur tes vêtements noirs, peu importe. Si tu pouvais te couvrir de lui, tu le ferais.
« Les princes ne soignent pas les princesses en détresse. Ils les sauvent. Comme tu es cruel avec moi. »
D'autant plus que tu n'aurais rien pour le soigner. Il va devoir faire avec. Cela dit, tu hésites. Peux-tu exiger de lui de vous livrer à votre valse effrenée, alors qu'il porte la marque de quelqu'un d'autre ? Par certains côtés, ça te dégoûte tellement que tu préfères presque attendre.
Tu le lâches cependant, et ta main se porte à sa chevelure de neige. Tu as envie de la souiller. D'apposer ton sceau sur lui, à ton tour. Trop possessif, Trauma, tu es trop possessif. Apprends à te réfréner.
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bromance ft. prince seung
Fox n’osait pas se poser plus de questions. Quelque part, il fuyait sûrement où ces questions pouvaient l’amener. Même si sa curiosité naturelle l’invitait à explorer les Paysages intérieurs de Trauma, il ne pouvait que très mal connaître les Démons qui peuplaient ce dernier. Le coréen portait un masque. Ironique. Lui aussi, en avait. Mais il semblait que le sien soit plus L’éloge de la tragédie que le mauvais sort de cette dernière. Fox et Trauma étaient fondamentalement différents et malgré les similarités déconcertantes qui les unissaient, Knut serait le premier à l’avouer. Le Hwang fait partie d’un Ailleurs que lui ne pouvait qu’imaginer. Heureusement pour lui, il avait l’imagination bien fournie pour se perdre dans un Atelier de pensées anodines mais pas moins troublantes. Mais Fox n’osait et n’osera pas se poser plus de questions. Fox avait peur de L’Impromptu du deuxième masqué. Deuxième, oui. Il n’y avait que lui pour porter le « un » si bien. Je me perds. C’est tragique. Mais c’était une routine, une habitude maintenant acquise. Il aimait penser à Trauma, parce que Trauma aussi pensait à lui. On ne saurait qui initia le premier échange silencieux. Ou finalement aucun. Comme ce désir increvable et pourtant persistant. Il est juste né, attendant sagement les joyeuses condoléances du vainqueur.

D’ici là, les deux entamaient un concile d’amour, jonché d’un dossier de censure familier.
» Je n’ai jamais été très fan du rouge. Il me faut encore le temps d’envisager.
Dans d’autres circonstances, il aurait presque cru à un charme, mais ainsi était la normalité de leurs discussions, que Knut enchaînait sur le même ton, sans chercher à dissimuler son plaisir. Amusé, si Le Diable est l’ennui alors il n’hésiterait pas à renommer Trauma, Gabriel. Le petit Prince Gabriel. ça lui plaira certainement.
» Mais si c’est pour teindre ton deuxième œil de la même couleur. Il se peut que le rouge me soit un nouvel opium.
Le début d’une nouvelle négociation dont l’aboutissement lui était déjà évident. Au final, aimerait t’il lui dérober la moitié de son sens restant ? Sûrement. Faute de ne pas avoir été là plus tôt, il n’était pas tard pour se rattraper. Peut-être rencontrer le regard de Trauma ne l’obsédera plus autant, une fois, cela fait. Sûrement lui, verra-t’il plus clair.

Fox était égoïste. Mais le coréen ne l’était pas moins. Renfermer son poing sur sa blessure ? Devrait-il être vexé ? Le syndrome de l’amour vache sans aucun doute. Triste. Elles le rattrapaient partout. Le Norvégien aurait sûrement été pris par l’envie de laisser traîner son sang sur tout l’être du plus jeune ; si ça pouvait l’obliger à ravaler ses mots et venir soigner ses pauvres maux. Mais finalement, il se retint. La main dans ses cheveux en était sûrement pour quelque chose. Knut plissa les yeux et quoique l’acte ne le dérangerait pas, après le baise-main, il ne pouvait que se tendre, rejoignant par ailleurs la balade des parodies romantiques, avant de se souvenir, que dans tous les cas. Fox ne savait pas rougir. Il se contenta de glisser sa main au dessus de celle de Trauma, la saisissant, brisant par ailleurs un contact un peu trop abrégé. Sa prise se fit plus ferme, sa présence plus considérable, il attirait son attention, comme s’il ne l’avait pas déjà.

» Abandonnerais-tu une princesse dans son sang et ses larmes, avec le souvenir d’un autre qui profane son corps ?
Il aurait sûrement pleuré, s’il le pouvait. Mais il ne le pouvait pas.
Fox ne regrettait vraiment rien ; c’est à croire qu’il s’est arrangé pour être blessé.
Se penchant à l’hauteur de Trauma -exagérant sûrement sur la différence de taille, il chuchota ces quelques mots comme la confession d’un péché originel.
» Crois-moi, je meurs d’envie de m’amuser avec toi, en ce moment. Mais je ne supporte pas le rouge. Je te l’ai déjà dit ?
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il était un de ces monstres qui sommeillent dans vos placards d'enfance. un homme brisé par l'existence, qui s'était réfugié dans un personnage pour annihiler ses souffrances. et pour seung joo, le temps passa. c'est désormais un garçon capable de s'adapter, et qui de plus en plus s'adoucit. la violence qui l'environne s'apaise progressivement. bientôt, croit-il, il trouvera l'équilibre qui lui offrira la clé du bonheur.
Nom de code : trauma (+ sneug pour ceux qui ne savent pas prononcer son prénom)
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Trauma

#bromance Malicieux
Tu ignores par quel magnétisme tu recherches la proximité physique avec lui, ce qui t'attire toujours plus près de lui, tel un amant en manque de sa présence, tel un aimant qui sait d'instinct comment le retrouver, parce que c'est dans sa nature...
Mais.
Quelle cruauté que cet instant où vous vous devez d'effacer les traces d'une infâmie. Vous vous sentez sans doute mal à l'aise. Lui et toi. Paire indivisible dans laquelle se sont immiscés d'immondes étrangers. Ah, si tu le pouvais, tu créerais un monde juste pour lui et toi. Une bulle où vous pourriez vous défaire des entraves de la pudeur, et dénuder vos intentions au regard pernicieux de l'autre. Cosme où vous vous déchireriez de caresses furieuses, et de déclarations de votre amour funèbre de l'autre, à l'abri de toute interférence. Ce serait, assurément, lui consacrer toute l'attention qu'il mérite. Ça équivaudrait à n'être plus que Trauma, à ne plus jamais mentir sur ta prétendue sympathie ; cependant, quand tu te délivres de tes chaînes volontaires, tu n'aspires pas à retrouver ton joug sempiternel. Tu veux t'affranchir de toi-même, Trauma. Pour t'enfoncer un peu plus sur son chemin à lui, arpenter les mêmes sentiers que lui.
Fox, c'est sans doute le seul que tu considères totalement comme ton égal. Car il l'est. Même si tu tentes de l'assujettir, même s'il tente de te gouverner. Vous vous asservissez l'un l'autre à l'ardeur de vos luttes ; vous n'en sortirez jamais. Et ça te convient. Tu as besoin de cet être qui réagit parfaitement à toi, noir quand tu es blanc et blanc quand tu es noir, te complétant, te répétant, t'imitant, et t'offrant un modèle dans lequel tu te retrouves. Que l'on ne s'étonne pas, dès lors, que tu affirmes l'adorer plus que quiconque d'autre. Tu nécessites sa présence dans le cours de ton existence.
« L'absence de couleur te sied tout aussi bien, princesse du jour. Et laisse mon œil tel qu'il est. Sans lui, tu me perdrais. »
Car de fait, sans lui, tu deviendrais totalement aveugle ; comme il est curieux, d'ailleurs, à quel point tu fais désormais attention à lui. Comme si le fait d'en perdre un t'avait rendu conscience de la fragilité de ces organes ; on les perd si vite. Et aveugle, tu ne saurais pas offrir à Knut ce que lui désire. Tu t'enfoncerais certainement dans la médiocrité, le temps de t'habituer à te mouvoir autrement. C'est un sacrifice auquel lui ne peut ressentir. Avec un sourire qu'il ne peut voir sous ton masque, tu rajoutes :
« Mais tu peux m'offrir le tien pour sceller notre union, si tu le désires. »
Narquois ; malfaisant à l'extrême, tu lui tends une perche qu'il ne saisira jamais. Tu le regrettes un peu ; un œil en moins, ça lui irait si bien. Même si tu ne te sens pas de le lui prendre. Tu ne lui ferais jamais cet affront, alors que lui n'a pas eu l'honneur de cueillir le tien. Tu respectes cet équilibre-là.
Est-ce ton sarcasme qui le pousse à raviver les flots de ton ire, en te rappelant qu'un autre a osé le toucher comme tu aurais dû le faire ? Ton œil étincelle ; ta main qui teintait ses cheveux glisse et tu la laisses tomber dans le vide, pendant inutile à ton côté.
« On dirait que la princesse aime me faire des infidélités. Aimes-tu qu'on te déprave, Fox ? Tu me déçois. Moi qui te respecte tant, pourtant vas-tu voir ailleurs pour te faire violenter ? »
La main se referme ; mais ce poing, qui ne demande qu'à voler à sa rencontre, n'aura pas le plaisir de l'embrasser. Tu te retiens en cet instant ; il a été très clair ; et tu penses sincèrement ce que tu vas dire, tu respectes ses intentions. S'il te dit non, tu ne te battras pas avec lui. Tu ne veux pas de sa reluctance ; tu le préfères volontaire, c'est là qu'il te comble le plus.
« Alors qu'attends-tu de moi ? Commande à ton prince et il obéira. »
Ou pas.
Mais tu n'as pas besoin de le préciser, il le comprend sans doute très bien.
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Lotus rouge

ceci est un protagoniste ; anti-héros . (≧∇≦)/

Ancien campagnard, il a développé une haine particulière envers l'ennui et les vaches ; les deux étant ses ennemis jurés qu'il tente de vaincre. Il est extrêmement chanceux mais aime voir sa vie comme une succession de sang, larmes et drames. Il tape sur les gens parce qu'il aime taper sur les gens. Son animal de compagnie est un renard et son passe-temps favori la littérature classique. Il a un égo sur-dimensionné et aime exagérer.

(/¯◡ ‿ ◡)/¯ ~ ┻━┻
Imprévisible ; aléatoire ; violent ; arrogant ; impulsif ; irrationnel ; franc ; moqueur ; imprudent ; sans pitié ; sadique.
n'enlevez jamais son masque.
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Avatar : nakigitsune » touken ranbu.

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bromance ft. prince seung
Blessée, maculée et un arrière-goût amer dans la gorge. Telle était la princesse qui répondait au nom de Knut, ce jour-là. L’appellation avait tout du drame que la créature recherchait, tout de la beauté que seul Trauma savait saisir. Bien sûr, il se doutait bien que ça n’avait rien d’un compliment, ni d’une manière de l’attirer vers lui mais ... les plus belles choses sont souvent les plus imprévues. Un imprévu que parfois le norvégien forçait mais qu’il ne pouvait qu’apprécier, amusé par toute la situation, alors que les mots se faufilaient distinctement sur les lèvres de son vis-à-vis. Il n’allait pas se gêner de le fixer, de l’admirer et de l’envisager pendu au panneau de « stop » du détour d’à côté. Mais pouvait-il réellement laisser aux autres le plaisir d’admirer son prince en agonie ? Quelle triste demoiselle possessive, tu faisais Fox.
» Certes, je ne pourrais l’imaginer.

Honnête mensonge. Confession fourbe. L’avait-il imaginer ? Perdre Seung ? Oui ; à tant de reprises. C’était autant son obstination journalière, son plaisir malsain qui luisait au fond de ses yeux que sa malédiction qu’il retardait vainement. Il y avait de leurs incantations, de leurs insultes échangées, de leurs poésies sanglantes un quelque chose que seuls eux comprenaient, un contrôle qu’ils niaient tous les deux, un dernier pas qu’une force invisible arrêtait. Mais c’était inévitable. Trauma devait un jour ou l’autre vêtir ce teint bleuâtre qui lui scierait même plus que ce rouge pourpre. Ce jour-là, ce n’est pas seulement un œil qu’il regrettera. Ni toi, d’ailleurs, Fox.
» Mais tu peux m'offrir le tien pour sceller notre union, si tu le désires.
Il rit ; un rire à s’en tordre le ventre, à en avoir des larmes et à le regarder désespérément, l’air de chercher une quelconque pensée que le coréen aurait laissé filer. Mais dans l’ironie de la proposition, il n’y avait que cette malfaisance pourtant si propre au plus petit. Savait-il comment réagir ? Sans doute non. Allait-il y réfléchir ? Peu probable. Il n’avait aucun contrôle et son fou rire en était la preuve. Pourquoi riait-il ? Ah oui. Certes.

» Quel monstre égoïste tu fais, Trauma.
Un semblant de colère. Ou peut-être l’était-il réellement. Une grimace qui scella la fin d’un rire sans précédent, un rire sans sens, un rire qui sonnait aussi faux qu’il rivalisait le malsain dont Seung pouvait faire preuve. C’est pour cette raison qu’il devait disparaître ; parce qu’il était capable de le faire traverser un champ de drames vers une réalité moins satisfaisante. Il était le seul capable d’un tel affront, une hérésie envers ce grand moi que Knut représentait.
» Peut-être devrais-je l’enlever moi-même sous tes yeux, lentement, sans te laisser le plaisir d’en savourer le goût âpre.
Tu en étais capable, Fox. Parce que ça l’amusait, parce que comme lui détestait, rencontrer l’œil meurtri du coréen, il se doutait bien que ce dernier détesterait voir la corruption ronger le sien, sans pouvoir participer à sa perversion. Comme aujourd’hui face au dégoût de ces infidélités.  Mais qu’attendait-il d’un personnage tel que le norvégien ? Taquin, véreux et capricieux.

» Ton attention se fait moindre. Je m’ennuyais.
Et possessif. Il était le centre de l’univers, l’égo surdimensionné et Seung devait tourner autour de ce même égo. Comme lui, lui accordait toutes ses pensées, il lui était évident que sa moitié —qui répondait au doux nom de Trauma, se devait de partager équitablement son intérêt. Un intérêt grandissait, un intérêt gourmand. Tu étais avide, Fox, avide de ce qu’il pouvait te donner. Il remplissait ce vide qui te consumait. Une évidence.

» Alors qu'attends-tu de moi ? Commande à ton prince et il obéira.
Il ne pouvait cacher son sourire. Il attendait beaucoup de choses de lui ; mais il n’était pas assez honnête pour tout avouer. Toutefois, la proposition était assez alléchante pour qu’il la saisisse. Ce n’est pas tous les jours que son Seung se vêtait de son armure de preux chevalier.
» Mon statut d’humain m’oblige à me soigner pour profiter de toi, prince charmant. T’occuper de ta princesse pour mieux la punir plus tard, plutôt intéressant comme plan, tu ne penses pas ?
Il n’attendait pas son avis, pas plus que sa réponse qu’il le tapota sans retenu vers son bas dos, l’obligeant à avancer. Tout n’était qu’une excuse, mais une excuse qui le faisait tout de même jubilait.
L’arrière goût se fit plus sucré.
Tu aimes bien les desserts, Fox.


hrp.:
j'ai mis 1000 ans mais tu m'aides toujours hein? ;w; -envoie plein de paillettes à son seungette-
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