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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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[Intrigue #1] Situation #1 : Le témoin

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le Dim 1 Mai 2016 - 14:41

Situation #1 : Le témoin

Participants : Hafiz at-Tabarî, Seth Hook, Wilhelm König ▬ MJ : Naga (Skype)

Plus d'informations peuvent être obtenues via votre conversation de groupe.

La retraite paisible, ce n'était définitivement pas pour Odette Valcœur : du haut de ses quatre-vingt ans, la vieille femme était encore bien active. Les passants la voyaient souvent dans le quartier de Sharsfort, où elle résidait, sans craindre les diasporas et les règlements de compte qui faisaient parfois des victimes collatérales. Odette le répétait à longueur de journée : ce n'est pas en restant assise chez elle qu'elle avait atteint un âge vénérable, mais en entretenant sa forme ainsi que sa curiosité. Rien ne lui faisait peur, désormais.

Mais quelques nuits plus tôt, Odette avait été témoin d'un événement qui l'avait marquée. Deux hommes qui enlevaient une jeune femme avant de disparaître dans la nuit. Odette avait de bons yeux et une bonne mémoire : elle avait tout vu et l'image de ces hommes était gravée dans sa mémoire. Elle était persuadée que le mystérieux kidnappeur de Pallatine s'était rendu responsable d'un nouveau crime, et que son devoir de son citoyenne impliquait de faire connaître au monde entier ce qu'elle avait vu. Odette avait donc immédiatement commencé à lancer la rumeur qu'elle savait qui était le coupable, en espérant que les diasporas prendraient contact avec elle. Elle ne s'était pas trompée : trois de leurs représentants, un Altermondialiste et deux opportunistes, s'étaient présentés à sa porte ce soir pour obtenir de plus amples informations.

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Hafiz est un iranien d’origine qui fut sauvé in extremis par son transfert à Pallatine lors de la révolution qui eut lieu en Iran et qui chassa le Shah ainsi que les étrangers. Son talent est tout simplement d’être capable de cuisiner un peu n’importe quoi et de lui donner bon goût, sans pour autant tomber dans le repas chic. Il a rejoint la diaspora des Altermondialistes en grande partie par conviction mais ne s’implique pas spécialement dedans pour le moment. Mais, depuis les évènements qui ont ébranlé Pallatine et l'attaque contre le restaurant où il travaillait, lui ont montré qu'il ne pouvait pas rester tel qu'il était. Il a décidé de reprendre sa vie en main. De se battre pour ce qu'il veut. De ne plus être une personne passive. Et pour cela il va s'endurcir. Oh il ne va pas devenir un lion mais il ne laissera personne lui marcher sur les pieds à l'avenir. Et cela commence maintenant, avec un rapprochement avec sa diaspora.
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Alors qu’il avait fini son service du matin, Hafiz avait , comme à son habitude, déjeuner avec ses collègues. Mais, ce qu’il avait entendu ce jour-là, ne lui plut pas. En effet, l’un des serveurs avaient parlé d’une cliente régulière, une vieille femme du nom d’Odette Valcoeur. Le cuisinier connaissait cette personne en tant que cliente mais aussi comme une femme charmante. En effet, à ses débuts dans le restaurant, la vieille femme l’avait à de nombreuses reprises complimentée sur sa cuisine. Il l’avait même raccompagné une fois chez elle. Hafiz n’avait pas exactement tout compris de ce qu’on lui avait dit. Mais il avait retenu un mot important : enlèvement. Il s’était donc naturellement inquiété pour cette femme si vieille mais si agréable. De plus, les bruits qui couraient ainsi que la conférence de l’Institut n’arrangeait rien à l’état d’esprit de l’iranien. Il avait donc demandé à son patron de pouvoir avoir le reste de sa journée pour aller lui rendre visite. Ce dernier avait bien entendu accepté.

Sans prendre le temps de se débarbouiller, Hafiz avait enfourché son vélo et avait pédalé comme un fou jusque chez Odette Valcoeur. Quand il arriva devant l’habitation de la vieille femme, il ne prit pas la peine de mettre son anti-vol sur son moyen de locomotion et sonna chez elle. Elle ne tarda pas à répondre et, lorsqu’elle ouvrit la porte, Hafiz pu voir son regard très surpris, bien que teinté d’une certaine joie. Elle le salua et l’invita à entrer. Il n’eut même pas le temps de s’installer qu’elle lui proposa du thé et des gâteaux.

« Ce serait avec un grand plaisir madame. »

Odette revint très vite et, comme Hafiz s’y attendait, elle lui demanda ce qu’il avait poussé à lui rendre visite en pleine journée. Il prit le temps de boire une gorgée de thé pour réfléchir à une réponse. Il ne pouvait pas lui avouer qu’il était venu juste pour savoir ce qu’elle avait vu et surtout si elle allait bien. Il devait inventer quelque chose.

« Je trouvais que cela faisait un petit moment que je ne vous avais pas vu au restaurant et je voulais donc être sûr que vous vous portiez bien. »

Il était assez fier de son demi-mensonge mais est-ce qu’elle y croyait. Hafiz n’eut cependant pas à réfléchir longtemps puisque la sonnerie de la vieille femme retentit.

« Vous attendiez quelqu’un madame ? Peut-être vous ai-je dérangé ? »

Mais, à l’air surpris d’Odette, il était clair qu’elle n’avait pas prévu de rendez-vous et l’iranien se leva doucement, un peu crispé.


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-Né à Vienne en 1907 dans une famille de la haute bourgeoisie
-Sa passion pour la littérature se manifeste très jeune
- La fin de la Première Guerre mondiale voit sa famille perdre une bonne partie de sa richesse
-Alors qu'il devait hériter de l'entreprise familiale, il proclame haut et fort son envie de devenir écrivain et se heurte à l'opposition paternelle
-S'en suivent plusieurs années de galère financière, jusqu'à atteindre une certaine stabilité
-Il s'oppose à l'Anschluss, mais les camarades avec qui il avait créé un journal lui conseillent de faire profil bas
-Il quitte enfin l'Autriche en 1939, après avoir découvert avec un certain dégoût que ses œuvres étaient autorisées par le régime nazi
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Des rumeurs étranges troublaient le calme habituel de Sharsfort.Des rumeurs qui, comme beaucoup d’autres, circulaient dans toute la ville de Pallatine et avaient fini par atteindre les oreilles opportunistes. Une habitante du quartier d’un âge tout à fait respectable puisqu’elle atteignait les quatre-vingts ans, avait soi-disant assisté à un des enlèvements qui défrayaient tant la chronique ces derniers jours, et connaissait donc les coupables de ces actes. Tout à fait intéressant, voire intriguant, il fallait bien en convenir. Décision avait donc été prise de voire ce qu’il en était réellement ; un membre de chaque organe décisionnaire de la diaspora avait donc été élu pour aller interroger cette brave octogénaire. Wilhelm représentait bien évidemment le BIR, et Seth Hooks le Conseil d’Administration. Il ne le connaissait pas énormément, sinon de vue ; mais tant pis. En tant que membres de la même diaspora, il allait devoir lui faire confiance. Du moins un peu. Mais il était impossible d’être élu au Conseil d’Administration en étant un parfait crétin, ce qui le rassurait légèrement.

Ils arrivèrent donc ensemble à la maison de Madame Valcoeur. Hooks sonna à la porte, et la vieille dame apparut, surprise. Néanmoins, elle se rasséréna lorsque son comparse se présenta -Wilhelm indiqua rapidement sa propre identité- et indiqua les raisons de leur présence ici. Au point même de les inviter à prendre le thé ; et il ne put que glisser un regard satisfait à Hooks lorsqu’ils s’engagèrent dans la maison à la suite de la vieille dame. Ils avaient franchi la première étape, mais il ne fallait pas se relâcher. Rien n’était encore fini. Comme le prouva la présence d’un homme inconnu, un poil plus âgé que lui semblait-il. Il fronça les sourcils, surpris, mais le salua d’un “Bonjour, Monsieur” poli, éducation soignée oblige. Qui était donc cet homme ? Pas un opportuniste visiblement, autrement il l’aurait reconnu. Mais tout ce qui n’était pas opportuniste, en cet instant, lui paraissait ennemi. Cela toutefois, il le cachait ; trop habitué à cacher ses émotions pour ne pas laisser apparaître autre chose qu’un masque de politesse distante, de froide chaleur. Pas de nom, pour le moment. Tout ce qu’il pouvait dire pouvait être retenu contre lui.

Enfin, Madame Valcoeur lui fit signe de s'asseoir et il s'exécuta, veillant toujours à garder l’inconnu dans son champ de vision. Il resta encore un peu silencieux, prétendant une maladresse sociale qu'il ne ressentait pas. Mieux valait qu’il laissait Hooks parler, quitte à rattraper ses éventuelles boulettes, plutôt que Wilhelm parle et que Hooks ne le suive pas. Être un peu prudent ne lui coûtait rien, après tout.


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THE WITNESS

Les rumeurs peuvent autant se révéler source d'authenticité que de calomnies.
C'est ce que tu étais venu collationner cette fois-là, en agencement avec un membre du BIR de ta diaspora ; Wilhelm König, mais seuls tes yeux le discernaient.
Tu ne t'infligeais les réflexions représentatives ; lui faire confiance ? compter sur sa personne ? Quelles vétilles à tes yeux, vétilles qui ne contribuent qu'à nourrir l'agitation à l'affût de sa déflagration.

Au seuil de la demeure de madame Valcoeur, tes doigts s'écrasèrent contre la sonnette avant de venir reconquérir la chaleur de ta poche. Elle ouvrit, et l'étonnement cliva son faciès ; face à elle, le magma considérable d'une âme taciturne et d'un colosse. Inhabituellement, tu te profilais, empli de sérieux, de trop de sérieux.
Ton identité déclinée, suivie de celle de Wilhelm, et tu adoptes un ton inflexible, pourtant vide de menace.
— Madame Valcoeur, nous appartenons aux Opportunistes et nous faisons partis de la gente importante ayant ouï vos rumeurs. Actuellement, vous vous retrouvez dans une situation dangereuse, mais peut-être le savez-vous et n'êtes pas atteinte par la crainte. Nous sommes envoyés afin de vous protéger et d'enquêter sur cette affaire qui, malheureusement, n'épargne personne.
La dame sembla pacifiée, et vous enjoint au thé.
Une œillade convenue adressée à ton compagnon opportuniste, et vous entrez.

Cette fois, c'est de vous que la stupéfaction s'empara, à la révélation de ce quidam qui ne vous suscitait autre qu'une fiabilité illusoire. Défiance et subtilité étaient de rigueur ; tu convoyas les salutations de Wilhelm d'un laconique signe de tête.
Une fois installé, tu conçus rapidement qu'il escomptait que tu pénètres en premier le sujet.
Cet homme, tu ne l'avais jamais perçu, ni opportuniste ni rien d'autre à tes yeux. Peu importe.
Tes bras se mêlèrent, et tes prunelles havanes s'évertuèrent à le cribler, à distinguer son état et ses réflexions.
— Excusez mon indiscrétion, mais vous êtes ? Et quelles intentions vous ont traînées jusqu'ici ? Il ne serait crédible de dire, dans l'actuelle situation, que vous ne venez que pour le thé et les petits gâteaux, monsieur.

Peut-être as-tu été un peu succinct, peut-être pas.
Tu n'en sais trop rien.
Ton regard dévie un mince instant vers ton compagnon afin de t'informer de sa condition, avant de se reposer lourdement sur le, peut-être, futur opposant.

(C) BYAL.
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Situation #1 : Le témoin

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Une première sonnerie à la porte révéla un homme qu'Odette connaissait bien : Hafiz, le gentil cuisinier chez qui elle allait parfois manger. Il était toujours prévenant avec elle, un vrai gentleman, qu'elle accueillait avec plaisir chez elle. Un tête-en-tête avec lui ne pouvait que réjouir Odette, qui se sentait rajeunir en sa compagnie. Il était venu pour prendre de ses nouvelles. Que c'était charmant. Des petites gâteaux et du thé, voilà qui rendrait cet après-midi inoubliable.
Une deuxième sonnerie retentit. Odette, notre brave femme, n'attendait personne, mais elle savait que des diasporas pouvaient frapper à sa porte d'une seconde à l'autre. S'excusant auprès de son séduisant invité, elle alla déverrouiller la porte d'entrée. Les deux jeunes hommes qui s'y trouvaient, tous deux fort agréables à regarder. Odette fut surprise d'apprendre que la diaspora opportuniste, qui les employait, les envoyait pour la protéger. Elle préféra laisser entrer les deux hommes, leur proposa du thé et du gâteau à eux aussi. La discussion pouvait commencer.

Le plus jeune prit la parole et demanda à Hafiz de décliner son identité et ses intentions. C'est alors qu'Odette se rendit compte de son erreur.

« Je suis navrée, j'ai oublié de faire les présentations. Messieurs, je vous présente Hafiz at-Tabarî, un restaurateur, qui venait me rendre visite. Hafiz, je vous présente messieurs Seth Hooks et Wilhelm König. Ils appartiennent à la diaspora opportuniste et sont venus pour assurer ma protection. »

Leur laissant la possibilité d'échanger quelques mots de politesse, elle reprit très rapidement la parole.

« Vous pensez que le responsable de ces enlèvements pourrait venir m'enlever à mon tour ? »

Inconsciemment, elle se rapprocha d'Hafiz, cherchant soutien auprès de lui.

Vous n'avez pas de choix à faire ce tour-ci, mais vous pouvez poser des questions au MJ si vous avez besoin de précisions.

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Hafiz est un iranien d’origine qui fut sauvé in extremis par son transfert à Pallatine lors de la révolution qui eut lieu en Iran et qui chassa le Shah ainsi que les étrangers. Son talent est tout simplement d’être capable de cuisiner un peu n’importe quoi et de lui donner bon goût, sans pour autant tomber dans le repas chic. Il a rejoint la diaspora des Altermondialistes en grande partie par conviction mais ne s’implique pas spécialement dedans pour le moment. Mais, depuis les évènements qui ont ébranlé Pallatine et l'attaque contre le restaurant où il travaillait, lui ont montré qu'il ne pouvait pas rester tel qu'il était. Il a décidé de reprendre sa vie en main. De se battre pour ce qu'il veut. De ne plus être une personne passive. Et pour cela il va s'endurcir. Oh il ne va pas devenir un lion mais il ne laissera personne lui marcher sur les pieds à l'avenir. Et cela commence maintenant, avec un rapprochement avec sa diaspora.
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Quand Odette quitta la pièce, Hafiz se leva un peu et tenta de percevoir les voix venant de l’entrée mais il ne comprit rien. En vérité, Hafiz se tenait prêt à agir en cas de bruit suspect pour tenter de sauver la vieille dame qu’il appréciait temps. Quand il comprit qu’elle les invita à entrer, l’iranien se dépêcha de se remettre assis et observa les nouveaux venus. Le premier, le plus âgé, lui dit bonjour tandis que l’autre se contenta d’un simple geste de la tête. Voir deux personnes venir comme cela chez une vieille dame, qu’ils ne connaissaient visiblement pas, taraudait Hafiz. De plus, il vit bien la gêne qu’il provoquait chez les deux nouveaux venus mais fut heureux qu’il se focalise sur lui et non sur Odette.

Le cuisinier fut surpris quand le plus jeune lui adressa la parole. De plus, sa question était tout à fait inopportune pour la simple et bonne raison que, en tant que dernier arrivée, la politesse exigeait qu’il se présente en premier. Hafiz s’apprêter à répondre au son interlocuteur mais la vieille dame le coupa et fit les présentations. Rapidement, entre deux respirations d’Odette, il dit avec calme tout en inclinant légèrement la tête :

« Bonjour Messieurs. »

Les noms de ses deux hommes ne lui disaient rien et comment aurait-il en être autrement puisqu’ils appartenaient à des diasporas différentes. Cependant, le fait que ses interlocuteurs soient des opportunistes ne plaisaient pas à Hafiz. Il est clair qu’il venait récolter le témoignage d’Odette dont une bonne partie de Pallatine avait entendu parler. Son cerveau était véritablement en ébullition et Hafiz n’arrivait pas à ordonner ses idées correctement. Puis, soudain Odette se rapprocha de lui et, dans un geste de réconfort et protecteur, il lui posa la main sur le bras. Elle posa une question mais l’iranien pensait qu’il y avait encore trop d’inconnus à l’équation pour lancer une conversation avec les nouveaux venus.

« Excusez-moi ma dame de vous couper mais, pouvons-nous être sûr de l’identité de ses personnes ?Je ne voudrais pas vous offenser messieurs mais, pour ma part, je ne vous connais pas, et c’est sûrement réciproque. Vous ne semblez pas connaitre notre hôte non plus. Comme Monsieur Hook l’a dit, au vue de la situation, vous pourriez être n’importe qui ou vous faire passer pour n’importe qui. De plus, le fait que vous soyez venu à deux pour venir voir notre hôte me parait un peu suspect. Je ne fais que donner mon avis et, dans tous les cas, je ferais confiance à Madame Valcoeur et à son jugement si elle vous fait confiance. »

Hafiz avait vraiment voulu poser les bases de la conversation, ne souhaitant pas accuser à tort les deux opportunistes. Il ne croyait pas à sa propre théorie mais tout était envisageable. Il s’attendait bien évidemment à une réponse de la part de ses interlocuteurs, qui allait sûrement se défendre ainsi que lui poser des questions plus précises sur sa relation avec la vieille dame.
Il les attendait de pieds fermes.


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Rester calme. Afficher un air détendu ; ça, Wilhelm pouvait le faire. Il en avait l'habitude ; on lui avait inculqué cette  manie depuis l'enfance. En toute circonstance, garder un air presque serein ; car après tout, on ne prend pas au sérieux quelqu'un qui commence à s'énerver, éructer, se conduire de manière indigne. Il le savait. Et exprimer une méfiance trop prononcée  envers l'inconnu eût été suspect. Bien entendu, on pouvait se méfier d'une personne qu'on ne connaissait pas ; personne ne pouvait le reprocher. Mais il fallait faire attention à ne pas tomber dans la paranoïa, cela ne pourrait que le desservir. Si discussion il devait y avoir - et il y en aurait certainement-, autant que cela se passe dans les meilleures conditions possibles. Il ne pouvait  pas non plus se montrer trop hostile. Son collègue opportuniste semblait déjà plus sanguin que lui ; Wilhelm se devait de compenser cet état de fait par une attitude plus amicale, plus  ouverte.

Hafiz At-Tabarî, restaurateur... Cela ne lui disait fichtrement rien. Ne pas connaître sa diaspora commençait à.. non pas l'inquièter, mais à lui fournir un motif de préoccupation. Il n'aimait pas cela ; une diaspora donnait  au moins l'orientation générale d'une personne. Mais après, le restaurateur aurait pu mentir. En revanche, lui savait à présent que Hooks et lui étaient opportunistes, et cela ne l'enchantait pas. Cette diaspora n'était pas forcément toujours très bien vue ; Wilhelm et ses confrères, en plus d'afficher une image de bourgeois, passaient parfois pour des requins sans scrupule prêts à tous pour atteindre leur but. Diantre, ils n'étaient pas tous comme ça après tout ; chacun était différent. Il était vrai que Wilhelm aimait se saisir des opportunités qui s'offraient à lui pour avancer, comme tout un chacun ; mais toujours avec honneur et morale. C'était son credo. Seul avantage de cette situation : At-Tabarî connaissait leur diaspora mais pas qui ils étaient, il semblait n'avoir jamais entendu parler d'eux. Ma foi, ce n'était pas plus mal. Qu'il eût commencé à jouer sur leur éventuelle réputation aurait pu agacer profondément le germanique...En revanche il semblait que le restaurateur connaissait Odette Valcoeur. Un point pour lui, encore. Mais Wilhelm n'était pas seul dans cette affaire, après tout.

Un regard vers Hooks, pour lui rappeler qu'ils faisaient équipe, qu'ils étaient deux.  Ils devaient se faire confiance dans cette affaire.

"Madame Valcoeur, mon collègue me corrigera si je me trompe,  mais vous avez attiré l'attention en lançant ces rumeurs. Par conséquent, on ne peut exclure la possibilité, en effet, que le ravisseur veuille vous faire taire. Mais ne vous en faites pas. Nous sommes là pour vous protéger."

Un bref sourire rassurant à destination de madame Valcoeur, avant de se tourner vers le quatrième larron de cette réunion improbable.

"Je comprends vos suspicions monsieur At-Tabarî. Il est vrai que la situation est un peu inhabituelle ". commença-t-il calmement. "Voici ma carte d'identité, si vous souhaitez la vérifier. Même si nous conviendrons tous deux que sa valeur n'est pas forcément extraordinaire, ici à Pallatine."

Tout en parlant, il tendit le dit-document à son interlocuteur, le laissant l'examiner à loisir ; autant qu'il se rassure, s'il le pouvait, cela ne lui coûtait rien et pouvait s'avérer précieux par la suite... Puis il récupéra sa carte et la replaça dans sa poche, tranquillement, avant de reprendre la parole.

"Quant à notre nombre...Les autorités de notre diaspora ont jugé qu'envoyer un représentant de chacun des organismes dirigeants était plus équitable ; ainsi, le BIR et le Conseil d'Administration ont tous les deux  une voix au chapitre. Cela évite qu'un des deux organismes ne prenne des décisions arbitraires seul, ce qui serait contraire à l'éthique de coopération maximum de notre diaspora. Rien de plus."

Si cela pouvait dissiper les soupçons qu'il nourrissait à leur égard, il ne demandait pas mieux.


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THE WITNESS

L'inanité des cartes d'identité à Pallatine ne s'avérait que trop bien, mais si c'était ce que nécessitait le quidam pour se rassurer, il fallait bien s'y plier. Ce fut dans un geste entendu que tu soumis le papier administratif à l'homme, convoyant par la même occasion ton compagnon opportuniste.
Une fois qu'il les eut examinées, elles vous retournèrent.
Satisfait ou non, il devra s'en accommoder.

Tu entendais avec considération les paroles de Wilhelm, répliquant à ces dernières par de concis signes de tête jusqu'à ce qu'il en dénoue.
Et tu t'avances à ton tour, un sourire venant tirant sur ton faciès.

« Ce qu'il se passe en ce moment, madame Valcoeur, monsieur At-Tabarî, nous concerne tous, alors il est du devoir des diasporas de protéger les témoins, vous ne pensez pas ? C'est pourquoi nous n'avons pas réfléchi à deux reprises quant à votre protection, j'espère que nous ne nous révélerons pas trop encombrant, cela dit. »

Ton application était mise à rude épreuve, cela dû aux senteurs exhalées par le thé et les accompagnements, mais tu te devais de conserver ta régularité dans une telle situation, ce qu'habituellement tu n'aurais pas fait.
Ce qu'habituellement tu ne faisais jamais.
Tu te sentais en totale divergence avec ton véritable toi lorsque tu enfilais l'accoutrement du conseil d'administration.

« Si jamais vous avez quelque autre question, n'hésitez pas, nous sommes à votre disposition. »

Tu te questionnais sur l'état d'esprit de Wilhelm qui paraissait à jamais inflexible ; s'il était toujours incertain concernant l'homme qui se tenait aux côtés de madame Valcoeur.
Et toi, tu commençais à penser qu'il ne devrait pas se révéler menace pour le témoin, mais la vigilance est la clé de la survie, ici.

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Odette n'était pas franchement rassurée. Elle avait cherché une protection du côté de son restaurateur préféré, mais elle n'était pas certaine qu'il fût capable de la protéger face aux deux opportunistes venus pour leur offrir leur protection. Elle se sentait impuissante, coincée entre deux camps qui se disputaient un trophée. Imperturbable, M. König avançait des arguments très convaincants en faveur de sa diaspora, et le soutien de M. Hooks faisait pencher la balance en sa faveur.

Que pouvait-elle faire ? Comment pouvait-elle se sortir de cette situation délicate ? Odette ne voulait pas de la protection opportuniste, mais elle avait peur d'imposer un fardeau à Hafiz en l'obligeant à la protéger seul. Aucune des deux options ne lui semblait plus attirante que l'autre, mais la vieille dame n'avait pas le choix : elle allait devoir prendre une décision ce soir, une décision qui allait changer le reste de son existence.

Reprenant place dans son fauteuil, Odette regarda dignement ses invités et leur annonça en les regardant droit dans les yeux :

« Je ne vous cache pas que je suis dans une situation délicate. J'ai en effet sur moi une preuve bien embarrassante. Je suis prête à vous la laisser. »

Silence. Odette n'avait pas l'habitude de traiter avec des hommes pareils. Elle était énergique et débrouillarde, mais elle n'était pas habituée aux négociations. Elle se sentait très maladroite, mais elle n'avait pas le choix. Elle devait se tirer de cette situation du mieux qu'elle pouvait.

À la fin du tour suivant, Odette décidera du groupe à qui elle remettra la preuve. Vous avez donc un tour pour décider des arguments pour la convaincre de vous la donner.

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Hafiz regarda rapidement les cartes d’identité des deux opportunistes, mais ces papiers ne constituaient en rien une preuve. Ces documents pouvaient être aisément falsifiés comme bien d’autres. Cela montrait cependant une bonne volonté de la part des deux individus. De plus, aucun d’eux ne le questionna sur sa relation avec Odette, ce qui témoignait d’une forme de politesse vis-à-vis de sa vie privée. Malgré leur air méfiant, ces hommes semblaient être respectables. Bien que le plus jeune soit de toute évidence plus sanguin. Mais ce fut ce même jeune homme qui souleva un fait auquel Hafiz adhérait totalement : les enlèvements étaient un problème qui touchait toutes les diasporas qui devaient apprendre à travailler ensemble.

Puis vint le discours d’Odette qui indiqua qu’elle détenait effectivement une information pouvant être utile aux forces de sécurité de Pallatine. Hafiz comprit que toutes les personnes dans cette pièce ne seraient pas au courant et que ce pouvait être lui. Cela l’embêtait mais il y avait autre chose qu’il savait : le kidnappeur pouvait décider de s’en prendre  elle car elle en savait trop. L’iranien savait donc que cette femme avait besoin de protection. Mais est-ce qu’il pouvait vraiment lui apporté cette protection à toutes heures ? Bien sûr que non et il en était conscient.  Il n’avait pas non plus envie d’associer Madame Valcoeur à sa diaspora qui pouvait se montrer assez virulente vis-à-vis des personnes n’appartenant pas à cette même diaspora. Mais cela l’embêtait vraiment de laisser Odette aux mains des opportunistes. Avait-il seulement le choix ? Il valait peut-être mieux de négocier. Il inspira un grand coup et commença :

« Je vais être honnête avec vous messieurs. Je ne vous fais pas confiance et votre diaspora n’a pas spécialement bonne réputation. Je ne vous juge pas, c’est juste qu’il y a un passif. Enfin bref ce n’est pas le moment pour un débat de la sorte. Je reconnais cependant que vos arguments sont très convaincants. »

C’était vrai, il ne pouvait pas le nier. Lui-même ne pourrait pas vendre aussi bien sa propre diaspora. Il se tourna alors vers Odette mais garda le même ton de voix que précédemment.

« Je vous présente mes excuses madame Valcoeur mais, malgré toute la bonne volonté que je pourrais y mettre, je ne pourrais pas vous fournir une protection équivalente à ce que les opportunistes peuvent vous offrir. Vous savez pertinemment que vous pouvez toujours compter sur moi et que, si vous refusez l’aide des opportunistes, je m’assurerai de votre sécurité. Tout comme le personnel du restaurant bien sûr. »

Il prit une petite pause, le temps que ses paroles soient comprises de tout le monde dans la pièce puis il reprit en se tournant cette fois vers les opportunistes :

« Cependant, je voudrais mettre en place des conditions. Je veux des nouvelles de Madame Valcoeur au moins une fois tous les deux jours. Je veux… non j’exige que tous ses droits soient préservés. Je veux être en communication au moins une fois par semaine pour m’assurer de son état. Je ne céderai pas sur ce point. Elle ne doit pas devenir une prisonnière à cause de cela. »

Tout en parlant, Hafiz sortit une carte de visite et un stylo de sa poche. Il inscrivit au dos du papier son numéro de portable personnel et ajouta en cachette : « JE suis désolé Madame ». Il tendit le papier à son hôte.

« Je ne céderai sur aucune de ces exigences. Madame Valcoeur doit avoir un traitement plus que respectueux. Et si jamais il lui arrive quoi que ce soit, sachez que vous le paierez tous les deux. Votre diaspora risque d’en pâtir aussi. Je saurais trouver des soutiens. »

Il espérait avoir été convaincant vis-à-vis des deux opportunistes. Oui il baissait les armes. Mais elles n’étaient pas encore rangées dans leur fourreau.


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- La fin de la Première Guerre mondiale voit sa famille perdre une bonne partie de sa richesse
-Alors qu'il devait hériter de l'entreprise familiale, il proclame haut et fort son envie de devenir écrivain et se heurte à l'opposition paternelle
-S'en suivent plusieurs années de galère financière, jusqu'à atteindre une certaine stabilité
-Il s'oppose à l'Anschluss, mais les camarades avec qui il avait créé un journal lui conseillent de faire profil bas
-Il quitte enfin l'Autriche en 1939, après avoir découvert avec un certain dégoût que ses œuvres étaient autorisées par le régime nazi
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Il pouvait s’estimer relativement heureux. Hooks le suivait dans son plan sans lui poser de questions ni s’en poser, semblant l’approuver de la tête. Tant mieux, tant mieux aurait-il eu envie de dire si la situation s’y prêtait. Se sentir soutenu dans cette affaire lui fournissait une forme d’assurance, et son discours se faisait plus confiant au fur et à mesure qu’il parlait ; il ressentait comme une forme de reconnaissance vis-à-vis de son collègue qui pourtant ne le connaissait pas plus que cela. Certes, c’était mieux du point de vue de la crédibilité qu’ils pouvaient dégager face à at-Tabarî ; lequel examina rapidement les papiers d’identité, peu convaincu - ils ne valaient pas grand-chose à Pallatine après tout. Néanmoins s’ils étaient apparus comme étant en désaccord, il aurait été compliqué d’être respecté ; a fortiori, leur diaspora elle-même. Hooks et lui devaient apparaître forts, unis, soudés ; une vraie équipe. Et ils l’étaient, puisque son collègue put continuer là où Wilhelm s’était arrêté. Apportant des nouvelles informations à leur public, ajoutant du poids à sa démonstration. Note pour lui-même, c’était un collègue sérieux et non pas un espèce de rigolo juste bon à s’amuser et qui s’écrasait dès que le moment de faire quelque chose pour sa diaspora arrivait. C’était déjà ça.

Leur diatribe combinée fit mouche, puisque la vieille dame finit par avouer détenir une preuve...qu’elle était prête à laisser ; et il répondit à sa réplique par un nouveau sourire rassurant. Il ne lui voulait pas de mal voyons. Mais cette histoire de preuve l’intriguait d’une certaine manière.Il était bien curieux de savoir ce qu’elle pouvait être ; naturellement. C’était bien naturel ; comme d’une certaine façon, la méfiance dont le troisième larron de cette histoire faisait preuve à l’égard des deux opportunistes. Il ne les connaissait pas après tout...ce qui ne l’empêchait pas de reconnaître que leur diatribe avait été efficace. Naturellement aurait-il pu répliquer. Il n’aurait pas pu faire partie du BIR s’il n’avait pas eu une certaine facilité avec les mots et la façon d’agencer ses phrases. Mais, sentant que at-Tabarî n’en avait pas terminé, il se contenta d’incliner la tête en remerciement.


Et son silence fut récompensé. Wilhelm s’efforça de garder un visage neutre comme souvent ; mais intérieurement, il jubilait. Le restaurateur acceptait de les laisser protéger Madame Valcoeur, et ce n’était pas rien. Surtout que cette “négociation” s’était produite sans la moindre réelle confrontation. C’était encore ce qu’il préférait : qu’une situation se règle de façon pacifique. Échangeant ensuite un regard avec son acolyte, il reprit la parole :

“Vous vous faites du souci pour rien. Jamais nous n’avons parlé de couper Madame Valcoeur du monde, voyons ; nous n’avons parlé que de lui assurer une protection optimale. Mais vos demandes me semblent correctes. Normales et justifiées, en réalité ; j’ai bien saisi à quel point vous vous souciez de notre hôte. ”

Demandes et pas exigences, tout était dans le choix des termes. Comme si l’on pouvait exiger face à deux membres haut-placés des opportunistes, voyons..Il fallait être sérieux. Et eux aussi disposaient de soutiens indéniables, il ne fallait pas l’oublier : ils avaient derrière eux la puissance de leur diaspora si quelque chose leur arrivait. Mais cela valait-il la peine de seulement le dire ? Non. Il n’était pas là pour faire des menaces. Cela aurait été bas de sa part ; il ne se sentait en réalité pas menacé par les dires d’at-Tabarî. Trop confiant ? Peut-être. Cependant la bataille n’était pas encore gagnée. Restait encore à convaincre Madame Valcoeur de leur confier, à lui et à Hooks, la fameuse preuve…

“Madame Valcoeur,” reprit-il doucement après s’être tourné vers elle, “je pense qu' il est préférable que vous nous confiiez cette preuve à M. Hooks et moi-même au vu des circonstances. Cela vous libérerait sans doute d’un poids, vous pourriez être plus tranquille. De plus, comme nous allons vous protéger, ne serait-il pas logique que nous sachions pourquoi vous pourriez être en danger ? Que nous sachions exactement quelle est cette preuve, pourquoi elle serait éventuellement importante, et comment la maintenir hors de portée de ceux qui pourraient vouloir vous faire du mal ? Surtout que nous serions parfaitement capables de la protéger tout autant que nous vous protégeons vous. La diaspora opportuniste ne manque pas de moyens, comme l’a souligné monsieur at-Tabarî.”

Sa voix, toujours, conservait ce calme et cette douceur nécessaires pour rassurer la vieille dame ; être trop agressif envers une personne de son âge n’aurait eu pour effet que de la brusquer, lui faire peur peut-être. Ce n’était pas son but ; il ne voulait que son bien.

Restait à savoir, maintenant, si Hooks allait vouloir ajouter quelque chose à son argumentaire.


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THE WITNESS

Parfaite coalition s'esquissant entre König et toi ; vous veniez de décrocher l'ultime campagne.
Et tu souris intérieurement, saisissant les exigences du restaurateur concevant que madame Valcoeur se verrait indéniablement coupée du monde une fois prise sous votre aile.
Il semblait davantage vous considérer comme une cage et des barreaux qu'un véritable bouclier. Et il tapait dans le faux, ce que ton compagnon opportuniste ne se priva de lui démontrer. Il fallait autant le sécuriser lui que le témoin, et en te mettant quelques infimes instants en sa position, tu comprenais. Et vous acceptiez.

Tu te sentais à présent quelque peu démuni du moindre argument, et à ton entendement la délibération était finalement close ; aucune nouvelle réplique n'était nécessaire, et tu te contentas d'un énième sourire.

« Eh bien, il s'avère que nous nous sommes tout dit, nous n'avons plus rien à ajouter et vos demandes seront bien évidemment respectées monsieur at-Tabarî. Mais dorénavant, ce n'est plus à nous de parler mais bien à madame Valcoeur, qui peut nous faire part de sa décision que l'on se verra respecter. Je vous en prie, madame. »

Tous les trois vous révéliez bien à l'écoute de la vieille dame le moment suivant.
Il fallait qu'elle délibère.
Il fallait qu'elle choisisse le chemin à emprunter.

(C) BYAL.
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Situation #1 : Le témoin

Participants : Hafiz at-Tabarî, Seth Hook, Wilhelm König ▬ MJ : Naga (Skype)

Plus d'informations peuvent être obtenues via votre conversation de groupe.

Odette avait remis son destin entre les mains de ces trois hommes en espérant qu'ils lui feraient prendre la bonne décision. Odette savait très bien à qui elle voulait remettre l'indice - ses préférences personnelles étaient évidentes et compréhensibles, car qui n'aurait pas préféré aider un ami plutôt que des inconnus ? Elle espérait voir Hafiz se lever pour la défendre et chasser les deux Opportunistes de chez elle.
Malheureusement, l'Altermondialiste était en minorité et ne se sentait pas capable d'argumenter contre ses deux adversaires. Sans doute pensait-il également à sa sécurité, qui semblait être le motif de son action. Quel homme bien noble. Il était prêt à renoncer à une preuve juste pour obtenir la certitude qu'elle serait bien traitée. Il négociait ferme dans ce sens. Cela touchait Odette, même si ce n'était pas exactement ce qu'elle souhaitait. Elle se considérait comme forte, malgré son âge avancé.
M. König, plein de certitude - d'arrogance pensait Odette, mais elle n'était pas objective - lui promettait la meilleure des protections. Elle était persuadée qu'elle aurait pu obtenir davantage de promesses si elle les demandait. Cependant, cela n'aurait pas servi à grand chose. Elle ne lui faisait pas confiance, pas plus qu'au jeune homme qui l'accompagnait et qui ne faisait que confirmer ce qui lui arriver. Il aurait été stupide de dire non alors que tout le monde l'incitait à accepter le marché.

« Je vois que je n'ai pas de choix, répondit Odette. Puisque vous êtes tous d'accord, je vais vous donner la preuve. Mais rappelez-vous que M. at-Tabarî ici présent est témoin de l'engagement que vous avez pris et que sa diaspora saura prendre des mesures contre la vôtre. »

La menace ne devait pas effrayer les Opportunistes, à condition qu'ils n'aient pas remarqué que la diaspora d'Hafiz était les Altermondialistes, des pacifiques qui n'auraient sans doute pas envie de se lancer dans une guerre contre les plus riches de la ville pour une telle raison. Mais Odette prenait ses précautions.

Une fois sa menacée énoncée, la vieille dame s'approcha de son buffet et en sortit un mince morceau de papier. Une photographie. Elle la déposa dans une enveloppe, puis, très dignement, la déposa sur la table, là où les Opportunistes pourraient la prendre. La donner en main propre ? C'était trop lui demander.

« Voici. Prenez-la, et fichez le camp de chez moi. J'espère que vous tiendrez vos promesses. »

Son regard était dur. Odette n'était pas une faible femme. Elle ne l'avait jamais été. Elle s'installa ensuite confortablement dans son fauteuil, l'air impérial.

Ce sont les Opportunistes qui remportent la preuve ! Félicitations. Vous pouvez poster un message décrivant le départ de votre personnage si vous voulez, mais ce n'est pas obligatoire. La situation est considérée comme remportée.

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