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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

La loi de Murphy (Alessia)

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Personnage : Un homme discret, toujours habillé avec élégance, que l'on retrouve au fond d'un club privé tout aussi travaillé que lui. Voilà l'image que l'on a de Santiago, le propriétaire du Leviathan.
Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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Léviathan
posté le Ven 6 Mai 2016 - 22:43 (1)
Parmi la liste des choses que Santiago détestait, être contrarié était très certainement en haut de sa liste. Il aurait pu citer bien d'autres problèmes tout aussi énervants, mais celui-là était pire que les autres. Il préférait que tout se déroulât sans heurt, ou que la situation fût complètement bloquée, plutôt que d'avoir à se dépatouiller de cas mitigés. Les choses auraient dû être noires ou blanches, cela lui aurait facilité la vie. Mais non, la vie, cette chienne, se faisait un plaisir de lui mettre des bâtons dans les roues à la moindre occasion.
L'un de ses employés lui avait fait savoir qu'une jeune fille attendait à l'étage, et qu'elle avait la ferme intention de faire du grabuge. Santiago aurait adoré la renvoyer chez elle en lui recommandant de ne plus choisir le Leviathan pour venir pleurnicher à l'avenir, mais un léger détail l'empêchait d'employer cette solution de facilité : le nom de la demoiselle, Alessia Cassaro, était suffisant pour mettre chaque gangster au garde à vous. Elle était jeune, une vraie gamine, même pas majeure, mais Al la considérait comme sa fille et envisageait sérieusement de faire d'elle son héritière – une drôle d'idée, selon Santiago, qui espérait que le parrain resterait en place le plus longtemps possible, au moins le temps qu'Alessia atteigne l'âge de Jia Flores. Chacun en pensait ce qu'il en voulait, et bien entendu, Santiago faisait mine de ne pas avoir d'opinion sur le sujet, mais il fallait faire avec. La plupart du temps, cela ne lui posait pas de problème, mais là, alors que la demoiselle venait chez lui pour lui faire des reproches, il n'appréciait pas vraiment la situation.
Il la retrouva en haut, accompagnée d'un employé qui essayait visiblement de la calmer et de la convaincre de ne pas descendre tout de suite au sol. Une très bonne idée, d'après Santiago, qui n'avait pas envie de la voir mettre les pieds dans un endroit peu approprié. Santiago n'avait rien à cacher, bien sûr, mais ce n'était pas parce qu'Alessia était la fille du patron qu'elle ne serait pas considérée comme une fouineuse si elle s'avisait de mettre le nez en bas sans son autorisation. Les statuts hiérarchiques ne dispensaient pas de la politesse élémentaire.

« On m'a dit que vous vouliez me voir ? » demanda-t-il d'un ton professionnel, légèrement cassant.

Santiago n'avait bien entendu rien de personnel contre Alessia, mais mieux valait mettre les choses au point dès le départ : le Leviathan était un club tout ce qu'il y a de plus respectable, et il était bien déterminé à le prouver s'il le fallait. Il l'accueillerait comme si elle était une cliente VIP – quoiqu'elle l'était, d'une certaine manière -, si bien qu'elle n'aurait aucune raison de se plaindre du traitement qu'il lui aurait réservé.
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Personnage : Je suis la fille adoptive d'Al Capone, le célèbre gangster. Je suis le bourreau des gangsters. Grâce à ma petite taille et mon bandeau à l'oeil, je fais croire aux gens que je suis une personne assez timide et sensible. Mais c'est tout le contraire je suis assez froide et pas du tout bavarde.
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Gangster
posté le Mar 17 Mai 2016 - 14:15 (2)
Alessia feat Santiago
La loi de Murphy
La loi de Murphy

J'avais entendu qu'un endroit mal famé venait de se créer à Pallatine, dans le quartier de Kolt. Le Leviathan, une espèce d'arène où des gens se battaient. J'étais bien sur contre cette arène. J'avais décidé d'y aller sur place et parler au chef de cet établissement. Je me trouvais au premier étage. Une personne venait de me recevoir et me disait d'attendre la personne que je souhaitais voir, qu'elle n'allait pas tarder à arriver. Je ne voulais pas attendre deux heures un monstre qui aimait voir des gens se frapper dessus et gagner de l'argent sur les combats. La personne qui me tenait compagnie me demandait pourquoi je souhaitais voir un certain Santiago Kovac. Je mentais bien entendu en lui répondant que je voulais parler affaires avec lui. Il ressemblait à une personne faible, se laissant faire. Je souris. Mais l'homme ne me croyait pas. Je commençais à m'énerver en lui disant que si bien sur c'était pour parler affaire mais l'autre continuait en me disant que je voulais fermer le Leviathan. Je manquais de le frapper. Une voix me fit sursauter. Je lâchais le col de la personne et me retourna. Devant moi se trouvait un jeune homme aux cheveux noirs et à la peau pâle. Je fronçais les sourcils.

- Santiago Kovac je présume ? Oui je souhaitais vous voir. J'aimerai vous parler mais seuls à seuls, veuillez faire sortir cet...imbécile !


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Léviathan
posté le Mar 17 Mai 2016 - 22:04 (3)
Première surprise de taille pour Santiago : la jeune Alessia s'adressait à lui par son nom plutôt que par son nom de code. Bien entendu, le Chilien n'avait jamais pris la peine de cacher son identité, estimant le procédé relativement complexe et plutôt inutile, et il était donc tout à fait possible qu'on le désignât sous son vrai nom, mais au sein de son bar, il aimait être appelé par son nom de code, qui avait le mérite d'être beaucoup plus flatteur et de lui octroyer un titre qu'il ne méritait pas vraiment.

« Oui, effectivement, je suis bien M. Kovac, mais je préfère me faire appeler Dr. Leviathan dans le cadre de mes locaux. C'est une question de standing. »

Santiago jugeait bon de préciser que son établissement était plus que fréquentable, comme était censé le prouver la décoration des lieux. Loin de la misère violente du Fight Club que le fonctionnement du Leviathan évoquait vaguement, Santiago avait tenu à faire de son club un endroit civilisé où le combat était régi par des règles très précises permettant d'éviter tout débordement. Certes, une partie de son discours était peut-être rhétorique, usant des termes attendus pour embellir une réalité un peu moins rose que la description que le gangster en donnait. Mais tout n'était pas faux : l'endroit était bien tenu, et ceux qui avaient l'occasion de descendre au sous-sol pour assister aux duels ne couraient absolument aucun danger. On était loin de l'image malsaine que Mlle Cassaro devait se faire du club.
Toujours aussi autoritaire, celle-ci demanda le renvoi de l'employé qui lui avait tenu compagnie jusque là. Pour Santiago, cela s'apparentait à un manque de politesse, d'autant plus que le qualifier d'imbécile n'était pas très gentil, mais il n'était pas en position de négocier. L'homme en question avait hésité un instant à partir, mais un bref signe du propriétaire le convainquit d'obéir à la numéro 2 du gang. Cette loyauté fut très appréciée de Santiago, qui estimait que la force de son établissement reposait sur ce genre de témoignage.

« L'imbécile en question est parti, mademoiselle, répondit Santiago d'un petit air condescendant dont il aurait du mal à se défaire. Mais si vous ne vous satisfaisez pas de ce geste, je puis vous proposer de vous rendre dans mon bureau, où vous aurez toute la discrétion que vous voulez pour traiter de vos affaires. »

Il l'avait mauvaise, Santiago. Se faire mener à la baguette par une fille qui avait à peine plus de la moitié de son âge était une expérience qu'il aurait préféré ne pas connaître. Alessia devait faire ses preuves, mais le Chilien trouvait qu'elle s'y prenait étrangement mal. Se mettre à dos l'un des plus anciens membres du gang n'était pas l'idée qu'il aurait personnellement s'il avait dû préparer la succession. Mais chacun ses opinions.
Au fond de lui, Santiago espérait que la jeune fille accepterait la proposition qu'il lui faisait. Il pourrait ainsi la cacher des regards de ses clients et traiter tranquillement avec elle, sans craindre une catastrophe imminente. Mais en une minute à peine, Santiago avait déjà bien saisi le caractère d'Alessia Cassaro et se doutait que ça n'allait pas fonctionner. Elle voudrait aller voir par elle-même le sous-sol, et il ne voyait pas comment l'en empêcher sans déclencher un scandale.
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Gangster
posté le Sam 23 Juil 2016 - 23:23 (4)
Alessia feat Santiago
La loi de Murphy
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Le gérant du Léviathan voulait que je l'appelle par son nom de code Dr. Leviathan. Étrange comme nom de code. Alors comme ça il avait donné son nom de code à l'endroit. Il n'avait pas trop réfléchi pour donner un nom. Je lui souris;

- Très bien Dr. Leviathan. En dehors de vos locaux on vous appelle par votre nom de code aussi ou par votre prénom ?

Santiago reprit en me disant que les lieux étaient bien fréquentables et que son club était civilisé. Même si tout cela était marqué dans les règles, je ne voyais rien pour le moment. Il fallait que je vois de mes propres yeux les combats. Santiago me proposa d'aller dans son bureau pour discuter affaires. Je fronçais les sourcils, mes bras croisés.

- Excusez moi mais j'ai besoin de voir les lieux de mes propres yeux. Pour bien voir que vos paroles sont vraies. Si je vois que vos paroles sont au contraire fausses je fermerai cet endroit.




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Léviathan
posté le Dim 31 Juil 2016 - 16:50 (5)
Ce que Santiago détestait avec la jeunesse était très certainement la conviction que ceux-ci avaient que tout leur était permis. Ils n'avaient ni l'expérience ni les manières et ne savaient pas lorsque le comportement agaçant devenait subitement insolent. Mlle Cassaro ne faisait que lui donner des raisons supplémentaires de détester la jeunesse. Qu'en avait-elle à faire de la façon dont on l'appelait en dehors de son club ? Il lui avait pourtant expliqué comment il désirait se faire appeler, et ne pensait pas avoir besoin de se montrer plus clair. Ne pouvant pas raisonnablement lui dire gentiment d'aller voir ailleurs, Santiago se résolut de répondre à sa question sans se montrer trop désagréable ou agressif avec elle. Heureusement, dans ce domaine, il avait un peu d'expérience.

« Eh bien, mademoiselle, ce n'est pas une question très difficile. Pourquoi ceux qui me connaissent comme le docteur Leviathan m’appelleraient-ils autrement ? Et pourquoi mes proches devraient-ils se priver de l'usage de mon nom ? Tout dépend de la personne, mademoiselle, et des rapports que nous entretenons. »

Mais, puisqu'il faisait l'effort de l'appeler mademoiselle et d'éviter toute familiarité avec Alessia, Santiago espérait bien recevoir un peu de respect en retour. Il n'aurait pas apprécié de se faire appeler par son prénom par une gamine. Une gamine capable de lui imposer ses décisions, mais passons.
La jeune fille déclina son invitation à discuter dans le bureau, ce qui amena Santiago à se demander si elle n'avait pas éloigné son employé pour se venger du traitement qu'il lui avait réservé. C'était probable. Si tel était le cas, cela témoignerait d'un comportement tout particulièrement inquiétant et dangereux pour ses propres affaires. Elle serait capable de fermer son établissement sous le coup de la colère.
Conscient des enjeux, Santiago n'allait pas faire l'erreur de sous-estimer Mlle Cassaro. Il devait se dire qu'elle était simplement une personne d'importance venue visiter son club. Une jeune gosse de riche privilégiée qui pouvait lui attirer des ennuis. Tout ce que Santiago avait à faire était d'enfiler son masque de gérant impeccable.

« Je serais ravi de vous faire visiter le Leviathan, mademoiselle, affirma-t-il d'un ton enjoué. Vous verrez, vous ne pourrez que tomber sous son charme aussi authentique que raffiné. Vous vous trouvez ici dans la salle supérieure, le club qui sert à camoufler nos activités. C'est ici que nos lords se réunissent pour boire du thé, jouer aux cartes ou tout simplement passer un moment ensemble. »

S'approchant d'Alessia pour pouvoir lui parler à voix basse, il ajouta sur le ton de la confidence :

« Vous serez ravie d'apprendre que tous les clients du niveau supérieur ne sont pas forcément au courant de ce qui se passe sous leurs pieds. Et grâce à leur participation, les gangsters génèrent de généreux profits. N'est-ce pas formidable, tout cela ? »

Une fois sa confidence faite, Santiago s'éloigna, un sourire absolument ravi sur le visage. Alessia Cassaro pouvait considérer avec naïveté que les combats souterrains étaient vulgaires, mais que pouvait-elle dire contre un club d'une telle élégance ? Tous les lieux gérés par leur diaspora ne pouvaient pas en dire autant.
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Gangster
posté le Lun 29 Aoû 2016 - 19:56 (6)
Spoiler:
Désolé d'avance pour le retard de ma réponse, j'espère que ça te plairas Cœur

Alessia feat Santiago
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Je voyais bien que le gérant du Léviathan était agacé par ma personne. Mais j'étais simplement ici pour voir si les lieux étaient bien aux normes et non violents. Pour le moment ils ne m'inspiraient pas confiance, se faire de l'argent avec des combats, je ne trouvais pas cela très légal. Dr Leviathan m'expliqua pourquoi il souhaitait qu'on l'appelle ainsi dans ses lieux. Cela dépendais des personnes et des liens que celui-ci avait avec eux. Tout simplement. Je fronçais les sourcils. Est-ce qu'il me considérais comme une moins que rien ou comme quelqu'un d'important ou de confiance ? Mais j'allais le respecter, j'avais toujours appris a respecter les personnes plus âgées que moi. C'est ce que m'avais appris Al Capone. Je lui avais proposé qu'on continue la discussion en dehors de son bureau. J'avais hâte de découvrir les locaux. Je verrais alors si je ferais fermer ces lieux ou non. Avait-il peur qu'il m'arrive quelque chose si jamais je me faisais agresser ? Peut être ou peut être pas. Tomber sous le charme ? C'est ce qu'on verra. Je ne pense pas tomber sous le charme d'hommes torses nus en sueurs et en sang.

- Je ne suis pas attirée par un lieux où  se trouvent des hommes avides de combats torses nus, en sueurs et ensanglantés.

A l'étage où nous étions se trouvait un club là ou se tenait des lords pour discuter combats tout en buvant du thé. Cela m'énervait déjà. Je ne supportais pas que l'on se fasse de l'argent sur des combats entre hommes chiens, ou autre espèce. Dr Leviathan s'approcha alors plus près de moi pour chuchoter quelque chose. Pourquoi faisait-il ça nous étions seuls dans le bureau. Il m'expliqua que certaines personnes parmi les lords n'étaient pas au courant de ce qui se passait sous leurs pieds. Je fronçais encore plus les sourcils. Celui-ci s'éloigna alors du bureau en souriant. Même si celui-ci m'exaspérait je devais le suivre pour voir ces lieux de mes propres yeux. Je poussais un soupir et lui emboîta le pas.





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Léviathan
posté le Mar 30 Aoû 2016 - 13:13 (7)
Santiago pensait avoir bien cerné Alessia Cassaro. Il la voyait comme une idéaliste aux idées incompatibles avec la gestion d'une diaspora criminelle, à qui il ne manquait que quelques années pour comprendre comment fonctionnait le monde extérieur. Mais il ne fallait pas la sous-estimer : la demoiselle avait un don pour briser les magnifiques métaphores qu'employait Santiago pour glorifier son métier. Il avait fait l'effort de lui présenter le Leviathan comme un club très raffiné... mais Alessia avait rappelé, de façon directe et brutale, que les combattants n'étaient après tout que des hommes en sueur et en sang. Le sourire de Santiago avait légèrement fané en entendant ce commentaire très cru. La description n'était pas totalement fausse, mais elle lui semblait tellement réductrice.

« Il y a des femmes, aussi... » glissa-t-il d'un ton presque hésitant, persuadé que cette précision saurait éveiller l'esprit féministe de Mlle Cassaro.

Savoir que des femmes se livraient à des combats sans pitié avec la même bestialité dans le sous-sol la ferait peut-être hésiter. Les combattantes, Santiago les adorait, puisqu'elles étaient particulièrement lucratives. Elles incarnaient auprès du public masculin le fantasme de la guerrière et faisaient monter les paris. Mais sans doute pouvait-il affirmer qu'il agissait pour l'égalité des sexes en engageant des combattantes. Peut-être son hôte se montrerait-elle plus conciliante avec lui de la sorte.
Mlle Cassaro se montrait aussi mutique, mais il était plus qu'évident qu'elle n'approuvait pas le Leviathan. Son regard exprimait une très forte désapprobation. Santiago se retint de faire éclater toute sa contrariété et songea à la suite de la visite, qui s'annonçait très difficile. Si Alessia faisait la grimace pour la partie supérieure du club, d'une respectabilité à toutes épreuves, quelle tête ferait-elle quand elle verrait le sous-sol ? Cela ne s'annonçait pas franchement de bon augure. Ouvrant la porte du sous-sol, il fit signe à Alessia de passer devant et s'engagea à sa suite. Compte tenu de sa petite taille, elle ne serrait pas gênée dans l'escalier étroit, alors que lui-même devait un peu se pencher pour ne pas se cogner contre le plafond. L'endroit était sombre, et on entendait déjà des clameurs venues d'en bas. C'était dangereux, aussi Santiago tenta-t-il de lui occuper l'esprit :

« C'est par cet escalier que l'on arrive aux arènes. Elles sont ouvertes 24h/24, mais souvent, une partie d'entre elles sont fermées pour assurer leur nettoyage. Vous ne trouverez aucun grain de poussière en bas, afin d'éviter les éventuelles allergies à la poussière de nos parieurs. Par ailleurs, nous changeons régulièrement nos équipements pour éviter qu'ils ne s'usent trop et pour qu'ils restent propres et sains. »

Santiago se donnait l'impression de divaguer et de parler pour ne rien dire, mais les femmes n'accordaient-elles pas une attention particulière à la propreté ? Qui plus est, c'était l'un des aspects positifs de son sous-sol : s'il ne voulait pas le voir tâché de sang et de sueur, il se devait de le faire nettoyer régulièrement. Ce ne serait peut-être pas suffisant pour plaire à Mlle Cassaro.
Juste avant d'arriver en bas, il prit la peine de demander :

« Vous êtes sûre que vous voulez voir ? Je croyais que vous n'aimiez pas les hommes torses nus qui se battent... »
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Gangster
posté le Mar 27 Sep 2016 - 13:04 (8)
    Spoiler:
    Sorry c'est court ;W;

    Lorsque j'avais dis à Santiago...oups pardon Dr Leviathan que je n'appréciais pas ces lieux remplis de violence avec des hommes avides de combats, celui-ci me répondit en grommelant qu'il y avait aussi des femmes. Des femmes qui se battait aussi ? Je n'imaginais pas du tout. Je gardais les sourcils froncés ne répondant pas. Le gérant ouvrit la porte des sous sols, il me fit signe de la main pour que je passe devant lui. Galant. Je lui souris.

    - Merci. J'espère que vos hommes sont aussi galants que vous envers les femmes. Et je ne parle pas des lords.

    En passant près de lui je remarquais qu'il était assez bel homme. Mais trop vieux pour moi. L'escalier qui descendait était assez étroit mais peut m'importait j'étais assez petite. Je détestais que l'ont parle de ma taille. Je me tournais vers lui pendant que nous descendions les escaliers.

    - Tout va bien Dr Levianthan ?

    Je me demandais bien pourquoi celui-ci se prénommait docteur. Il faudrait que je lui demande plus tard. Peut être ne souhaiterait-il pas en parler, étant quelque chose d'assez personnel. Hum une faiblesse ? Plus nous descendions plus les bruits des combats se firent entendre. Je frissonnais. Avais-je peur ? Oui un peu. J'avais peur qu'un des hommes s'avance vers moi et m'agresse. Mais non il ne fallait pas avoir peur. J'étais entre de bonnes mains. J'étais avec le gérant en personne. Le Dr me donnait quelques explications des lieux, me disant que les arènes étaient ouvertes 24h sur 24.

    - Les combattants ont combien de temps de pause ? Et que se passe-t-il s'ils perdent ?

    Il me parlait des equipements.

    - Des équipements ? Quel genre ? Des armes des bâtons ?

    Juste avant d'avancer vers les arènes, le gérant s'arrêta derrière moi en me demandant si j'étais vraiment sûr de les voir. Il reprit une ancienne de mes phrases, rappellant que je n'aimais pas les hommes se battant.

    - Oui. En effet je n'aime pas les hommes se battant mais si vous voulez garder ces lieux ouverts je dois tout voir dans les moindres recoins même les plus secrets.




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Léviathan
posté le Ven 30 Sep 2016 - 19:37 (9)
Pourquoi aurait-il dû se sentir stressé par la venue de la fille du boss ? Sa présence était déplaisante, tout comme ses manières et ses convictions, mais Alessia Cassaro restait encore trop insignifiante pour être un danger. Du moins, c'était ce qu'espérait Santiago. Il était pratiquement certain que la visite ne porterait pas à conséquence et qu'il n'aurait pas à se plaindre d'éventuels dégâts que l'adolescente pourrait causer. Pratiquement certain.
Les questions qu'elle posait étaient d'une certaine manière amusantes. Santiago ne pouvait pas tout à fait considérer qu'elles étaient naïves, loin de là, car elle pointait du doigt des points essentiels, telle une vraie petite syndicaliste. Elles étaient on ne peut plus pertinentes. Mais le fait même de poser ces questions montrait bien à quel point Mlle Cassaro ne connaissait pas le fonctionnement de son club. Peut-être parce que sa façon d'organiser le Leviathan lui avait toujours semblé fondamentalement logique, le Chilien avait du mal à concevoir que l'on puisse envisager qu'une sorte de trafic de type esclavagiste s'y déroulait. Outre le fait qu'un tel sous-entendu était terriblement vexant pour un homme comme lui - Santiago savait qu'il n'était pas quelqu'un de tout à fait moral, mais de là à lui trouver tous les défauts, tout de même -, l'honneur du Leviathan était sévèrement attaqué. Sous-entendre que ses combattants puissent être mal traités ! Mais quel scandale ! Si l'on pouvait être gangster avec si peu de principes, Santiago ne donnait pas cher de l'avenir de sa diaspora.
Ce fut sans doute la légère vexation qu'il ressentait qui empêcha Santiago de répondre immédiatement à ses questions. Oh, bien sûr, il avait envie de se défendre et de répliquer sur le champ qu'il n'était pas aussi monstrueux que le disait Mlle Cassaro - mais bien plus qu'il ne voulait l'avouer tout de même. L'envie de répliquer sur le champ lui brûlait les lèvres. Mais Santiago n'était pas impulsif et pouvait calmer ses réactions premières. Il se servirait de cette frustration pour fournir la réponse parfaite et adéquate qui saurait clouer le bec à cette insolente pimbêche. Il en allait de son honneur d'homme mûr.
Son sourire se fit carnassier, révélant ses dents blanches et régulières.

« Dans ce cas, allons-y. »

Santiago ouvrit lentement la porte avec un effet d'attente qui, il l'espérait, saurait épuiser la patience de la jeune fille. Devant elle s'ouvrait un vaste sous-sol coquet où à côté des arènes soigneusement délimitées se trouvaient quelques hommes en costume discutant d'un ton concerné. Santiago lui laissa prendre la mesure des lieux quelques secondes, certains qu'elle ne trouverait pas de tâche de sang trop ancienne, avant de répondre le plus sérieusement possible :

« Nos combattants n'ont pas de pause et sont enchaînés lorsqu'ils ne combattent pas. Eh bien évidemment, nous exécutons sommairement tout ceux qui ne donnent pas les résultats escomptés... »

Sans connaître Santiago, impossible de s'apercevoir de la supercherie : il n'était peut-être pas un menteur invétéré, mais il savait comment s'y prendre pour donner de l'autorité à ses paroles. Le seul moyen de détecter la supercherie était de se rendre compte que ce que Santiago disait était terriblement exagéré et caricatural. La simplicité de ses phrases était une preuve évidente. N'importe qui dans le milieu aurait compris que Santiago ne pouvait être sérieux. Mais une jeune fille qui débutait et qui semblait lui trouver tous les défauts allait-elle forcément relever cela ?
Si ce n'était pas le cas, elle le décevrait beaucoup.
Santiago laissa passer quelques secondes avant de faire éclater toute son hilarité :

« Je plaisante, bien sûr, reprit-il avec un naturel on ne peut plus sincère. Pour être honnête, il y a une variété de statuts de combattants. Certains ne viennent que de façon occasionnelle, ce sont des guests stars si vous préférez, tandis qu'une petite partie d'entre eux sont des combattants salariés attachés au club. Mais la majorité des combattants sont de simples membres, la plupart gangsters, qui viennent de leur plein gré en fonction de leur emploi du temps et de leur envie. »

L'hilarité de Santiago se renforça au moment où il avoua clairement à Alessia ce qu'il pensait :

« Sérieusement, mademoiselle, vous croyez que votre père me laisserait maltraiter ses gangsters ? Les gens vont et viennent ici. Ils viennent pour se former et se faire connaître. Ils prennent les pauses qu'ils veulent. Ils peuvent même ne plus venir pendant une année entière si ça leur chante : ce n'est pas moi qui vais m'en offusquer. »

Santiago savait qu'en rappelant l'autorité de son père sur la diaspora tout entière, il démonterait à Mlle Cassaro qu'il ne pouvait rien se passer de grave avec un tel patronage. Le parrain aurait fait fermer le Leviathan depuis bien longtemps dans le cas contraire. Bien sûr, cela n'avait jamais vraiment dérangé Santiago. Il ne se sentait pas vraiment contraint par cette autorité supérieure, même s'il n'était plus le chef qu'il avait été.
Et ça ne lui manquait pas vraiment, quand on songeait à tout ce qu'il avait gagné en retour.
Santiago se calma rapidement, peu désireux de se moquer trop longtemps de la petite gangster. Il n'avait pas jugé bon de préciser que quelques uns des combattants avaient trouvé la mort après une série de défaite... mais il n'y était pas forcément pour quelque chose - et il n'y était pas forcément étranger non plus. De toute façon, tous les gangsters faisaient cela : lorsqu'une personne devenait trop gênante, et qu'il n'y avait pas vraiment d'autre solution, il fallait l'éliminer discrètement. Pouvait-on vraiment le lui reprocher ?

« Excusez-moi, finit-il par dire avec beaucoup de contrition. À vrai dire, je trouvais que votre curiosité était... un peu biaisée, du fait que vous ne semblez pas beaucoup m'apprécier et que vous avez des principes un peu trop sévères. Je crains que vous ne compreniez pas à quel point le Leviathan est important pour le système des gangsters. Je devrais vous laisser faire un tour pour que vous vous imprégniez de l'atmosphère - sans gêner nos parieurs, si possible. Je pourrais répondre à toutes les questions que vous vous poseriez avec cette honnêteté qui me caractérise. Vous vous rendrez très vite compte que je n'ai rien à cacher. »

Faisant quelques pas en arrière, Santiago se mit à distance d'Alessia pour qu'elle puisse fouiller en tranquillité - elle n'était pas assez bête pour ne pas comprendre le message, si ? Il viendrait lorsqu'elle l'appellerait.
S'il laissait à la jeune fille toute latitude pour mener à bien son enquête, cela ne signifiait pas que Santiago allait rester bien sagement dans son coin, prêt à répondre à tous ses caprices. Il l'aurait fait pour une personne avec qui il traitait, mais il estimait que la visite de Mlle Cassaro était une simple formalité, et que celle-ci ne valait pas (encore) la peine d'être traitée avec tous les égards. Il s'en faisait peut-être une ennemie mortelle et avait tout intérêt à ce que papa Al reste en vie le plus longtemps possible, mais il s'en foutait totalement.
Tranquillement adossé au mur où se trouvait le Leviathan, le regard en l'air comme s'il ne s'adressait à personne en particulier, Santiago laissa échapper un petit commentaire très révélateur.

« Je ne comprends pas pourquoi vous n'aimez pas le sang, avec tout celui que vous avez déjà sur les mains... »

C'était à peine un souffle. Avec toute l'animation du sous-sol, ce souffle aurait pu se perdre dans l'oreille. Mais Santiago savait qu'Alessia Cassaro l'entendrait. Il avait tout fait pour.
Et il voulait savoir.
Qu'est-ce qu'elle allait faire, maintenant ?

HRP:
C'était court, mais tellement inspirant, merci.
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Gangster
posté le Ven 17 Fév 2017 - 15:02 (10)
Santiago ouvrit la porte menant aux arènes. Alors que je pensait découvrir un lieu rempli d'hommes avides de sang et de combat, je vis un lieu tout différent de ces pensées sordides. Il n'y avait presque pas du tout de sang. Les hommes semblaient faire de la boxe. Alors que j'observais bien méticuleusement les lieux, Santiago commença :  

« Nos combattants n'ont pas de pause et sont enchaînés lorsqu'ils ne combattent pas. Eh bien évidemment, nous exécutons sommairement tout ceux qui ne donnent pas les résultats escomptés... »

Je sursautais, ne m'attendant pas à ce qu'il me parle. J'écarquillais les yeux, me retourna vers lui et répondit :

- Quoi !? Mais c'est inhumain ! Il faut fermer cette arène tout de s...

Quelques secondes passèrent alors que je me demandais si celui-ci était sérieux ou s'il plaisantait. Sa réponse ne se fit pas attendre. Il plaisantait. Cela ne me fit pas rire du tout. Je fronçais les sourcils et croisais les bras en écoutant Santiago. Alors comme ça il y avait des combattants payés.

- Combien sont-ils payés ?

Le gérant continua ses explications. Je commençais à moins m'énerver. Les combattants étaient libres de venir quand ils le souhaitaient et il n'y avait pas de morts. J'hochai la tête.

- Je vous crois. Vous avez raison, mon père n'aurait pas laissé ouvert un lieu violent et sanguinaire. Mais le vôtre semble convenir aux normes. Y'a t-il des femmes combattantes ?

Santiago pensait que je souhaitais fermer les lieux car je ne l'appréciais pas beaucoup. Mais pas du tout ! Je ne l'avais jamais rencontré avant aujourd'hui. Je fronçais les sourcils.

- Pourquoi dites vous ça ? Je ne vous connaît pas. Je ne peux donc pas dire si je vous apprécie ou non.

Le gérant me laissa un instant seule, le temps d'observer les lieux un peu plus en détails. Je jetais de bref coup d'oeils aux combattants du jours. Il étaient musclés et ne semblaient pas du tout fatigués. Etaient-ils dopés ? Alors que j'observais les parieurs assit à des tables, j'entendis un murmure de la part de Santiago. Je savais que ses paroles m'étaient adressées. Je me tournais vers lui en croisant les bras.

- J'ai toujours détesté le sang. Lors des interrogatoires, ce n'est pas moi la tueuse. Je détourne toujours le regard lorsque l'ennemis se fait tuer.

Je me retournais alors, mes mains agrippant mes bras. Je commençais à trembler alors que je me souvenais des premiers interrogatoires que je menais, il y a ça quelques années avec Nikolai. Une fois l'interrogatoire terminé, celui-ci tuait l'ennemi sans broncher, froid comme à son habitude. Je n'étais pas à l'aise en ces lieux. Je voulais partir d'ici.  
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Personnage : Un homme discret, toujours habillé avec élégance, que l'on retrouve au fond d'un club privé tout aussi travaillé que lui. Voilà l'image que l'on a de Santiago, le propriétaire du Leviathan.
Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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Léviathan
posté le Jeu 23 Fév 2017 - 11:17 (11)
De barbante, la visite s'annonçait de plus en plus distrayante à mesure que Santiago se rendait compte qu'il disposait d'une marge de manœuvre pour mener par le bout du nez la fille Capone. Elle n'avait sans doute pas pris la peine de se renseigner correctement avant de venir ici, ce qui pouvait se comprendre si elle voulait débarquer à l'improviste et le prendre sur le fait, mais cela voulait dire par la même occasion qu'il pouvait lui faire gober à peu près n'importe quoi, pour peu qu'il y mette les formes. Très honnêtement, Santiago ne pensait pas qu'elle croirait à sa petite fable - celle où il affirmait qu'il maltraitait ses employés - mais la réaction de celle-ci, choquée et horrifiée, lui fit comprendre qu'il l'avait peut-être surestimée. Ou peut-être s'était-elle tellement convaincue de la monstruosité de son interlocuteur qu'elle était prête à croire aux pires mensonges à son sujet. Voilà qui peinait Santiago - il valait tout de même un peu plus que ce qu'elle pensait de lui.
Il laissa couler les autres questions, qui étaient tout à fait anodines. Il n'allait pas la juger sur ses interrogations, dans la mesure où elles étaient assez logiques : salaire, conditions de travail, parité... Mlle Cassaro semblait déjà moins hostile au Leviathan ce qui, compte tenu de l'attitude pas franchement accueillante de Santiago, tenait plutôt de l'exploit. Mais aux yeux du Chilien, l'explication tenait au fait que son club était un lieu d'excellence et d'élégance qui ne pouvait que convaincre par lui-même. Il n'avait pas besoin d'avancer des arguments pour défendre son empire : le club se suffisait à lui-même. Le mot « normes » tira un bref sourire à Santiago, qui n'aimait pas être considéré comme une personne normale, mais il ne fit aucun commentaire. Il était persuadé que Mlle Cassaro finirait par ressortir du Leviathan en l'adorant, au même titre que tous les autres.
Il ne savait pas pourquoi il avait voulu l'attirer dans ses derniers retranchements. Son arrogance le perdrait, mais Santiago refusait totalement de le reconnaître. Il n'avait fait que suggérer. Elle avait pâli, puis s'était défendue d'y trouver un quelconque plaisir. Le devoir, à ce qui paraît. Santiago laissa retomber la tension en laissant échapper un rire jovial et tout de même un peu forcé. Comme s'il ne s'attendait pas du tout à ce type de réponse de la part de la demoiselle.

« Mais je n'ai rien prétendu de tel, affirma-t-il avec véhémence, où donc allez-vous chercher de telles idées ! »

Comme s'il n'avait rien fait pour provoquer ce type de réaction. Ceci dit, Santiago ne ressentait pas vraiment de pitié pour elle - il aurait pu, mais il trouvait dommage de la voir se mettre dans tous ses états pour si peu. Elle aurait pu affirmer qu'elle le faisait pour le bien de sa diaspora, par exemple, il aurait apprécié : un discours un peu creux et idéaliste aurait mieux convenu à sa jeune et délicate personne. Mais l'aveu de sa faiblesse ? Mauvaise idée devant Santiago. On parlait tout de même d'une fille censée succéder à Capone : il voulait qu'elle soit forte et intransigeante, qu'elle l'oblige à se soumettre à ses ordres par la force de sa volonté. En un sens, Santiago était déçu, et il continuerait donc à la mépriser (un peu) tant qu'elle n'aurait pas fait ses preuves.
Son rire s'éteignit, et Santiago retrouva son sérieux en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Il n'avait pas l'air particulièrement prédateur, non, la neutralité de son visage était parfaitement calculée. Peut-être trop neutre et trop parfaite, justement : c'était ce qui le démasquait.

« Mais dites-moi, je me demandais... commença-t-il d'un ton évasif. Avez-vous déjà eu l'occasion de vous battre ? Avec vos poings, je veux dire. Ou avec une arme, ça marche aussi. »

Sous ses airs désintéressés, Santiago était très curieux de la réponse que Mlle Cassaro lui fournirait. Pitié, pourvu qu'elle soit capable de donner un bon coup bien placé à son adversaire !
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Personnage : Je suis la fille adoptive d'Al Capone, le célèbre gangster. Je suis le bourreau des gangsters. Grâce à ma petite taille et mon bandeau à l'oeil, je fais croire aux gens que je suis une personne assez timide et sensible. Mais c'est tout le contraire je suis assez froide et pas du tout bavarde.
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Gangster
posté le Mer 3 Mai 2017 - 17:43 (12)
(le rp se passe avant la rencontre avec Tom.)

Le rire de Santiago s'arrêta. Je me retournais vers lui. Son visage était maintenant neutre. Il me faisait peur. Comment père pouvait-il lui faire confiance. Il pouvait à tout moment me tuer. Je ne le connaissais pas. Peut être était-il violent. Santiago me demanda alors si je m'étais déjà battue avec mes poings ou avec une arme. Une arme ? Je n'en avais jamais utilisé. Parlait-il de tuer une personne ? J'étais le bourreau des gangsters. Je faisais souffrir les gens lors des interrogatoires mais mentalement. Jamais physiquement. C'était le rôle de Nikolai. Sa avait toujours été son rôle. Je ne me voyais pas tuer un homme. Même pendant une mission.

- Non. Jamais. Je n'ai encore jamais touché une arme. Ce n'est pas mon rôle de tuer les gens. Il y a d'autres personnes pour ça.

Silence.

- Et vous ? Avez-vous déjà tué un homme ?

Je m'approchais de lui.

- Avez vous déjà planté un couteau dans le cœur d'un homme ? Avez-vous déjà coupé un homme, laissant entrevoir ses entrailles sortant de son abdomen ?

Je n'étais plus qu'à quelques centimètres de lui. Un sourire sadique se dévoila alors sur mon visage.

- Avez vous déjà vu un homme vous suppliant de l'épargner alors qu'il savait déjà que sa vie était finie ? Qu'il vous suppliait d'épargner sa famille alors que du sang en abondance coulait de sa bouche et que ses yeux étaient écarquillés d'effroi ?

Une seconde et je redevins comme je l'étais avant.

- Je n'ai peut être jamais tué quelqu'un mais je l'ai vu.

Spoiler:
...Alessia psychopathe Youpi
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