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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

elle a les yeux revolver. (gab)

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Jeune altermondialiste
posté le Jeu 12 Mai 2016 - 21:32 (1)
D'où peut bien naître la haine ?
D'un battement du cœur trop intense pour témoigner de l'indifférence, sans qu'on puisse y attribuer un quelconque sentiment amoureux.
D'une torsion légère dans le ventre, tel un poing brûlant s'emparant des tripes pour les embrasser dans sa poigne indélicate.
D'une trop sordide obsession pour un nom que l'on voudrait effacer de sa mémoire, de la surface de la terre, sans avoir les moyens d'opérer une telle annihilation.
Elle ne sait pas trop, Sidney. Elle ne sait jamais comment différencier la facile détestation des vagues de fureur qui menacent parfois de les dévaster, ou de sa force de volonté négative. Elle n'a jamais compris tout ce qui l'animait, se laissant bercer par le roulis de ses passions, car tout est trop superficiel dans les profondeurs. Elle ignore tout ce qui se joue en elle.
Mais elle n'est pas ignorante, Sid, elle est capable de comprendre quand le courant ne passe pas avec quelqu'un.
Même si c'est pour une mauvaise raison.
Même si ça survient à tout moment propice.

Elle déteste la société de consommation, Sidney.
Elle se souvient encore un peu des échanges non monétarisés de son enfance. Fils presque distendus déformant le canevas de sa mémoire. Elle sait surtout, maintenant, qu'il y avait du troc et des dons ; ce ne pouvait qu'être mieux que l'argent. La monnaie, vous dira-t-elle, pervertit l'esprit. Même si elle serait bien en mal d'expliquer pourquoi. Il n'empêche qu'elle l'utilise, cet outil du diable, dans ses dépenses quotidiennes. Auprès de sa diaspora. Et aujourd'hui, en dehors de ses remparts protégés.
Sidney recherche des objets en os. Assurément pas le genre d'articles qui se rencontrent aisément sur les étalages de Pallatine, et pour cause. Cela se révèle trop incongru, trop étrange. Elle ne les cherche pas par utilité, ni même dans un élan de nostalgie : juste pour essayer de comprendre. Pour rattraper quelque chose qui lui glisse entre les doigts depuis trop longtemps.
Mais les allées bondées du Spencer's la fatiguent un peu. Elle entend mal ; elle tend à bien percevoir les sons les plus stridents, autrement dit les plus désagréables. Elle essaie d'éviter les vendeurs et les passants ; elle aspire à se fondre dans la masse, recouvrant sa blanche chevelure sous une casquette décolorée par le soleil. Elle y arrive, en grande partie. Elle a cette dignité si dramatique qu'on lui offre ce qu'elle désire sans problème. Tout ce qu'elle désirerait, désormais, c'est un peu de silence dans cette pseudo-solitude.
Elle s'arrête un instant, s'adosse à une balustrade. Un de ses rares sourires finit par s'ancrer sur ses lèvres - à peine le coin des lèvres retroussé, mais cela suffit à lui donner une autre ampleur, à Sid. On se risquerait peut-être à la dire belle, en cet instant. A s'extasier sur l'élégance glacée de ses traits, à leur disposition appliquée lui conférant la grâce d'une poupée de porcelaine. Si l'on s'évertue à croire que l'on ne peut aborder une femme sans s'attarder sur la faveur de sa carnation.
Elle aperçoit une paire d'yeux braqués sur elle. Elle ne peut pas vraiment déterminer l'intention qui se cache derrière ce regard. Sidney ne réfléchit jamais jusque là. Elle agit. Elle souffre comme telle une bourrasque. Elle s'offusque d'un rien, la jeune altermondialiste. Elle fait penser à ces personnages clichés qui s'agacent dès qu'un homme semble la regarder. Qu'il y prenne plaisir ou non. (Mais ça, peu importe, n'est-ce-pas ?)
Ces yeux sont sur elle.
Et ça lui déplaît totalement.
Alors elle s'approche du coupable, l'empoignant par le col avec une certaine délicatesse - femme forte, mais femme mesurée malgré tout -, avant de lui cracher à la figure :
« Qu'est-ce que tu regardes, vermisseau ? Passe ton chemin, fais comme si je n'étais là. »
Et elle le relâche ; elle pourrait tout oublier, sans doute, et sans doute ferait-elle mieux de partir. Elle n'a pas envie d'une excuse ou d'une accusation lâchée dans la précipitation, aux syllabes à demi-avalées, qu'elle ne pourra de toute façon pas comprendre.
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Gabriel, tu n'es pas aussi docile que tu en as l'air. Tu es petit mais si agile. Ton intelligence peut surpasser la taille d'un géant.
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BIR
posté le Sam 14 Mai 2016 - 21:27 (2)

Tu l'avais envie, ton nouvel objectif. Celui que tu attendais pendant des mois durant. Il pourra enfin t'offrir des clichés à en couper le souffle, à faire pleurer les yeux face à la beauté des paysages dont tu souhaites mettre en valeur. T'aimais pas particulièrement le monde autour de toi quand tu venais ici, t'aimais encore moins quand on venait te toucher pour t'attirer dans une boutique : tu te braques et fuis. Mais là, t'étais posément installer sur ton banc, à contempler ton nouveau cadeau avant de le ranger soigneusement dans ta sacoche.

T'admirais au loin une jeune femme sûrement plus grande que toi. Elle paraissait bien foutu, et plutôt bien formée pour que tu puisses la prendre en photo pour un magazine de mode. Au final, t'aurais pas dû la regarder. Elle s'avance vers toi avec une détermination malsaine et en même pas quelques secondes, tu n'avais plus les pieds au sol. Ah, c'est beau de profiter de la taille des petits comme ça, ouais, bravo la jeunesse. La jeune inconnue te lâche enfin après t'avoir craché ce pourquoi tu la regardais comme ça. Tout ça ne t'avait fait ni chaud ni froid, si ce n'est que le contact qu'elle venait de te faire te rendait fou à l'intérieur. Tu contournes légèrement la demoiselle pour lui foutre un coup de pied dans son genoux, pour au moins la foutre à ton niveau et tu écris avant de lui coller contre sa gueule ton message.

" T'n'as qu'à pas faire la taille d'une grande perche. (n_n )"

Mentalement, tu rigoles. Elle était plus grande que toi à quelques centimètres. T'adorais faire mal pour rien. T'effaces, t'écris.

" Touche moi encore une fois, et je te bute. Cordialement : le bon sens de l'humour, ou pas. "

Tu comprendras jamais les gens, t'as pas envie de les comprendre : eux-même n'ont pas envie de te comprendre. Ca t'énerve, ça te donne envie de rentrer chez toi et de tout foutre en l'air. Première agression alors que tu pensais que ta journée allait être belle : que des foutaises. Tu t'éloignes d'elle et si elle ose encore te toucher ne serait-ce que une fois ... Tu n'sais pas ce que tu vas faire, mais ça risque de faire mal.

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Jeune altermondialiste
posté le Lun 16 Mai 2016 - 19:37 (3)
Les gens l'agacent. Non qu'elle les déteste, Sidney : elle est globalement indifférente face à la stupidité humaine. Sans se rendre compte que, peut-être, on pourrait aisément la compter dans la liste des imbéciles - que dire en effet d'une personne qui se permet d'agresser quelqu'un sans raison, si ce n'est qu'elle se sent stressée, menacée, et qu'elle s'offusque d'être l'objet de l'attention de quelqu'un. Sidney a toujours été un peu mal à l'aise avec les foules urbaines. Elle a été élevée dans le calme et le silence, dans un monde où tout le monde se connaissait ; et si ces souvenirs s'effacent progressivement de sa mémoire, les habitudes demeurent vives. Pour autant, elle n'est pas méchante, la Sid : elle est juste humaine, et si on lui prouve qu'elle a tort, elle finira par se ranger aux arguments énoncés pour le lui prouver. Quand bien même ces arguments seraient un peu cavaliers.
Elle ne s'attendait pas du tout à un coup de genou ; elle a tellement l'habitude de ces hommes qui répètent "on ne frappe pas une femme" qu'elle est presque ravie de découvrir que justement, quelqu'un ose, pour une fois. Ce à quoi elle ne s'attendait pas, en revanche, c'est qu'il lui parle via écran de téléphone, dans un ton mélangeant menace et humour. Décontenancée, elle reste un instant comme un idiote, à le regarder sans trop savoir comment réagir. Il doit en avoir l'habitude. Elle sait ce que c'est que d'attirer l'attention à cause de sa différence. Qu'on vous reproche presque d'avoir un problème, parce que franchement, c'est sûr que c'est de votre faute, quelle idée de mal entendre à seize ans - quelle idée de ne pas parler. Il faut se forcer un peu, voilà tout.
Oscillant entre sa colère originelle et un élan d'affection pour ce muet, Sid lui rétorque avec un sourire :
« Oh, attends, ne te barre pas. Faut que tu m'expliques comment tu crois pouvoir me buter, déjà. »
Elle, elle s'y prendrait sans doute de deux façons possibles. Soit elle se bat, comme dans la rue, comme une chiffonnière - mais alors, attention à ne pas lui tirer les cheveux -, soit elle lui fout le eu. Ce serait aussi simple que cela. Elle joue avec son briquet, coincé au fond de sa poche ; sa présence la réconforte toujours un peu. D'une voix un peu plus douce, elle ajoute :
« Parce que ça ne doit pas être facile tous les jours. Il faut savoir se défendre. »
« Ça », c'est le handicap, quelle que soit la forme que celui-ci prend. Que ce soit dans la voix, ou dans les oreilles. Elle le sait, Sidney : les gens se moquent de vous plus facilement, avec ce genre de handicaps. Ils multiplient les jeux de mots, en se croyant drôles. Alors qu'en fait non. Elle se détend un peu. Elle a bien envie de savoir si ce garçon est comme elle ; s'il s'est conçu une carapace pour se protéger des autres. Ou si c'est par l'humour qu'il parvient à s'en sortir.
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BIR
posté le Mer 18 Mai 2016 - 22:04 (4)

Oh qu'elle était chiante, t'avais déjà envie d'enfoncer sa tête dans le bitume alors que tu ne la connaissais même pas. En même temps, quelle blague d'aller agresser les gens dans la rue, avec aisance et facilité. T'aurais dû lui foutre une pelle dans la gueule mais le soucis étant que tu n'as pas de PELLE sur toi. T'aurais aimer rentrer chez toi, faire ta vie et essayer de prendre Seth en photo à poil dans son lit pour ensuite faire du chantage en le menacer de montrer ces photos si il ne venait pas à faire ce que tu souhaites. Ouais, t'es un p'tit con quand tu veux. Et tu l'es encore aujourd'hui, avec cette jolie jeune fille beaucoup trop grande à ton goût. D'ailleurs, elle venait t'interpeller une nouvelle fois mais cette fois-ci, oralement parlant. Pas de violence ni tapage dans la gueule, elle venait d'hausser le ton de sa voix pour t'atteindre, une voix partagée entre la joie et le "j'vais te péter la gueule" quand même. Enfin, ce n'est que ton avis. Tu te retourne avec lenteur vers la demoiselle, elle qui voulait des explications sur comment la buter exactement. Tu t'approches d'elle et t'écris.

" Toi, t'es du genre à prendre les mots au pied de la lettre, non ?"

Non parce que la buter, il pouvait faire en utilisant mille et une méthodes, les plus intelligentes comme les plus connes du monde. " ça ne doit pas être facile tous les jours" ... Tu clignes plusieurs fois des yeux, t'étais pas sûr de comprendre ce qu'elle voulait dire par là.

" Mais de quoi tu viens m'parler bordel. T'agresses les gens pour ensuite leur sortir des débilités atroces ? Non mais. mdr ? "

Ca doit pas être facile tous les jours ... Bah que oui, c'était pas la joie de venir ici, à être entouré d'autant de gens et d'éviter le contact à tout prix ... notamment la violence. Dommage, t'étais mal barré pour ce coup là vu la miss. Tu tapes, t'écris.

" C'est bon ? T'as fini de me faire chier pour que dalle ? J'me peux me casser maintenant ? C'est sûr que c'est pas facile tous les jours. Rien qu'à voir ta tronche, c'est facile pour personne n_n . "

... Non, ta gueule Gabriel. T'es trop sincère dans ce que tu dis parfois.
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Jeune altermondialiste
posté le Ven 20 Mai 2016 - 22:18 (5)
Il lève le bouclier, elle a baissé le glaive.
Ils ne s'en sont simplement pas encore tout à fait rendu compte - elle la première.
Elle est trop agressive, Sidney. Même au repos, ses yeux lance des éclairs qui n'atteignent pourtant jamais leur cible. Elle se révolte car elle a peur. Car elle a mal. Car elle a eu envie de faire souffrir les autres, un jour.
Elle se voudrait tabula rasa - tout effacer, mais peut-être pas recommencer pour autant. Juste se contenter d'un vide.
Elle rêve d'une chaleur qu'elle n'a jamais connue, qu'elle a cru parfois trouver en son frère - avant de laisser le froid s'infiltrer à nouveau dans ses pores.
Elle se confine dans le corps d'une statue, alors qu'elle voudrait dévaler les sentiers de la vie la lave conquérant la terre gelée.
Mais elle peut être douce, Sidney, même si elle n'en a pas conscience elle-même. Elle lutte encore contre l'agacement et la compassion, mais elle se risquerait bien à l'empathie, pour une fois. Ce serait une expérience inédite, une façon peut-être pour elle de mieux appréhender les pans obscurs de sa personnalité. Elle sourit un peu, Sid, parce qu'il a raison, elle n'a pas du tout le sens de l'humour.
« Je suis adepte du premier degré. »
Et c'est déjà une tentative de plaisanterie ; mais elle tombe à plat, car sa voix est trop lointaine. Non pas Sidney aérienne, libre, céleste, mais Sidney enchaînée, contrainte, prête à offrir aux hommes l'étendue de ses maigres compétences. Et elle voudrait se calmer, apaiser ses tensions, mais que peut-elle faire quand on attise ses braises ?
Elle soupire.
« J'essayais d'être sympa. Je suis désolée de t'avoir agressé. » Encore une fois, sa politesse distante, cette façon de dire les mots attendus, de présenter des excuses quand elle doit le faire. Sans avoir l'air de le penser, cela dit. Car c'est la seule entorse à sa rudeur, cette façon de se plier à un exercice de politesse - c'est si paysan. « Maintenant, si tu n'en as rien à faire de ma compassion, je n'vais pas me gêner. Juste que c'est plus facile de parler avec quelqu'un comme toi. »
Parce qu'il ne parle pas.
Parce que Sidney comprend tout ce qu'il essaie de lui dire.
Et même si c'est du venin, ses mots la touchent en plein cœur.
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BIR
posté le Mer 25 Mai 2016 - 17:07 (6)

On ne le dirait pas comme ça, mais t'étais un vrai bouffon dans l'âme. Une personne capable de rabaisser m'importe qui rien qu'avec des propos aberrant et totalement déplacés. T'es pire quand on osait le moindre contact physique sur ta personne. Pourtant, ça ne te ressemble pas ... Peut-être parce que tu possèdes la tête la plus neutre du monde ? Peut-être. Tu ne le remarques pas vraiment, tu ne fais plus attention à ta personne lorsqu'il s'agit d'avoir les bonnes manières avec les inconnus, en dehors des hauts placés. Oui, d'un côté : tu pouvais jouer le parfait gentleman et d'autre, le bouffon de première classe. Ça dépendait des gens que tu fréquentais. Là, tu agissais peut-être un peu violemment pour que ça soit réel. Ce n'était qu'une fille, ce n'est pas comme si ... Ah si, elle t'avait touché. C'est pour ça que tu t'emportes plus que d'habitude.

Adepte du premier degré, dit-elle. Intéressant. Oh, elle s'excuse ... Encore plus intéressant, ce n'est pas comme cet abruti de Khàos qui viendrait toucher tes fesses 300 fois de suite sans ton consentement. Oh, tu recules doucement. T'étais du genre à pardonner facilement en plus de ça, tout dépend des circonstances de la situation. Là, ça allait. Ce n'était pas trop gravissime. Tu recules doucement avant de retourner vers la miss. Elle continuait à blablater en disant que c'était plus facile de parler avec toi. Oula, t'avais pas tout suivi. Tu penches ta tête sur le côté.

" Plus facile de parler avec moi ? C'est bien la première fois qu'on me sort ça. "

Tu reprends ton portable avant d'y ajouter des smiley remplis de niaiserie du type (≧∇≦) (´・ω・`) ou encore (⌒▽⌒). Ca te faisait légèrement rire dans ta tête. Tu ne sais pas comment le prendre.

" T'es soudainement docile, est-ce que je dois m'en méfier ou pas du tout ? "

Peut-être que cette fille aura la merveilleuse idée d'exploser ton ventre pour ensuite voler le contenu de ton sac. Ah non, tu tiens à ton objectif là. Tu tousses (est ce qu'un muet peut tousser en faisant du bruit, bonne question  Sceptique  ) avant de reprendre ton clavier.

" Dans tous les cas, une fille comme toi n'a pas à s'exciter dès qu'une personne pose son regard sur toi. Certes, j'n'aime pas non plus qu'on m'observe mais j'ai mes raisons. "

Comme pour trouver des modèles photo ou vidéo. T'en avais des centaines de raison. T'aimais observer naturellement, sans trop forcer sur les choses. Tu retiens les informations que tu vois, tu écoutes avec la plus grande attention avant d'émettre des centaines hypothèses sur ce que tu as aperçu.

" La prochaine fois que tu me feras une autre menace de ce genre et à me toucher comme ça, ça risque de mal se finir. Mais pour cette fois, je laisse passer. "

Parce que tu sais avoir du coeur parfois, mais pas tout le temps. Tu passes une main dans tes cheveux en pagaille avant de t'étirer tout en esquivant les gens qui osaient s'approcher un peu trop de toi. En même temps, vous vous trouviez en plein milieu du passage.

" D'ailleurs, si tu voulais être discrète en cachant ta touffe sous ta casquette, c'est raté. Tu fais l'inverse exacte de ce que tu souhaitais faire. "
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Jeune altermondialiste
posté le Jeu 26 Mai 2016 - 19:40 (7)
Sidney n'a jamais eu beaucoup d'amis.
Il faut dire qu'avec elle, le concept d'amitié vaut le détour. Elle est changeante, Sidney. Elle s'attache un peu aux gens, pour tout un ensemble de raisons qui sur le coup lui paraissent suffisantes, et principalement parce qu'elle les comprend. C'est déjà une forme de suffisance que la compréhension mutuelle. A-t-on besoin de plus ? Sidney, elle a tendance à croire que non. Alors elle parle avec les gens, elle voudrait les prendre pour ses amis. Mais elle sait, au fond, qu'ils ne sont rien que des connaissances. Que ceux qu'elle aime vraiment, elle n'en parle jamais. Elle n'est pas démonstrative, Sidney ; si elle montre de l'affection, il est fort probable que dans les faits, elle n'en éprouve pas réellement.
Elle ne se considère pas pour autant comme hypocrite.
Elle essaie, bon sang.
Mais il l'agace quand même un peu, le garçon. Elle présente ses excuses. Des excuses. C'est certes le minimum à faire, et c'est pourquoi elle s'est rompue à l'exercice ; malgré tout, l'impolitesse de ce jeune homme commence à la hérisser. Il laisse passer ? Il pense peut-être que c'est lui qui décide ?
Agacée, elle retire sa casquette et la lui plante sur son crâne à lui, dans un geste un peu violent.
« Oh, eh bien, tiens, prends-la, comme ça tu pourras dévisager les gens plus discrètement. »
Le ton est un peu acide, mais le rythme toujours très lent. Autant ses gestes sont fugaces, autant ses paroles sont posées. Ce constraste est à l'inverse de sa personnalité, au final. Des dehors lents pour un tempérament trop sanguin. Elle le regarde de haut, le gars. Elle le regarde droit dans les yeux, parce qu'elle a l'habitude de chercher le visage des gens - les lèvres sont un support confortable pour déchiffrer les sons qui lui échappent.
« C'est quoi ton problème, en fait ? T'es muet, donc tu penses qu'on va tout te pardonner ? Ça fait combien de temps que t'es muet, d'ailleurs ? C'est de naissance ? Tu sais ce que c'est quand c'est de naissance, au moins ? Tu fais tellement pitié avec tes smileys, est-ce que tu essaies d'attirer la sympathie ou quoi ? Les gens comme toi m'énervent. »
Elle devrait parler vite. Elle le ferait si elle en avait l'habitude. Elle ne parle pas à voix basse. Elle ne sait pas le faire.
Autour d'eux, les gens commencent à les regarder.
Mais elle ne s'en soucie pas.
Elle lance à l'autre le regard le plus hautain dont elle est capable - ce qui n'est au final pas très difficile, considérant l'inexpressivité dans laquelle elle se complaît.
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BIR
posté le Mer 8 Juin 2016 - 19:13 (8)

Sans vraiment comprendre la raison du pourquoi, tu te retrouvais avec une casquette sur la tête. Ce n'était en aucun cas le style que tu aimais porter mais bon, si le cadeau venait du fond du cœur (ou de la tête, plus que le cerveau) ... autant ne pas le refuser. Mais tu te méfiais de trop. Tu voyais cette fille comme étant la plus lunatique de tous, quoi que tous les hommes sont lunatiques de base pour toi. Sauf toi. Elle te fixe, te pose 36 000 questions sur ta misérable existence et surtout ton problème.

" Rien que ma naissance a été un problème pour le monde alors mdr. "

Te pardonner parce que t'étais muet ? Quelle blague. Combien de temps ? Tu hausses les épaules. Tu pourrais dire "depuis ma naissance" mais ça serait mentir à toi même. Non, en fait ... Cette miss parlait un peu trop, elle te balançait trop de chose dans la gueule, des propos peu accueillants, des remarques désobligeantes. Certes, tu avais fait la même chose quelques minutes plus tôt, mais ça c'est parce qu'elle t'avait agressé.

" Oh, trop de questions en si peu de temps, t'es mignonne. "

T'écris sur ton portable, t'écris t'écris encore et encore avant de mettre des écouteurs dans l'une de tes oreilles. Comment ça ? Tu veux esquiver la demoiselle ainsi que ses paroles les plus agréables du monde ? Non, pas vraiment. T'étais toujours attentif d'une autre oreille. Tu écris et tu lui colles bien sur sa face.

" T'es en manque où ça se passe comment ? T'as besoin d'insulter les gens """"""plus faibles """"" que toi pour te sentir en vie, supérieure à autrui ? Mais t'es la plus pathétique d'entre nous deux. Ca t'apporte quoi de savoir des trucs sur moi ? Rien. Alors ferme-là trois secondes et laisse moi respirer. Est-ce que j't'ai demandé pourquoi ta mère t'a pas abandonné sur la route bébé ? Non ? Alors fous-moi la paix. "

Oh clairement, tu te retiens de faire un coup sale mais pas en public. T'es cruel, énervé pour ne pas dire dans une rage bouillonnante. Mais tu gardes ce calme de mort vivant, seul ton regard trahit ton expression faciale. Tu savais te contrôler donc pour le moment, tu commençais à t'éloigner pour esquiver le monde qui se collait de plus en plus à toi, t'aimais pas ça. Tu t'éloignes pour t'adosser contre un mur, loin de tout ce brouhahaha et tu lâches un soupir. Bordel, pourquoi t'étais tombé sur une fille pareille ? T'en savais rien.

Pour le moment, tu respires en essayant de ne pas faire de crise quelconque ... Parce que vu la situation, t'en étais bien capable. Tu fouilles dans ton sac pour récupérer une bouteille d'eau mais tu remarquais une chose inhabituelle : tu cherches, remue ton sac avant de constater qu bordel. Ton objectif avait disparu de ton sac. Panique, là, tu paniquais vraiment. Tu regardes autour de toi mais tu ne vois rien, c'est pas possible qu'un objet de valeur ait pu s'échapper de ton sac. T'y croyais pas, tu ne comprenais rien.

Tu vivais une journée merdique et t'étais prêt à exploser la gueule à n'importe qui. Alors si la miss te collait encore une fois ... Elle risquait de prendre cher, très cher.
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Jeune altermondialiste
posté le Ven 17 Juin 2016 - 18:33 (9)
Elle aurait pu s'attacher à ce garnement plus âgé qu'elle, s'il n'y avait toutes ces piques stupides qu'il lui assène parce qu'il a l'immaturité de croire que le monde entier lui est ennemi. (Elle peut parler, en fait elle pense pareil, mais cela ne l'empêche pas de critiquer en ce moment. Quand elle voit un défaut, elle aime bien le mettre en avant, quand bien même, en réalité, elle le partage avec la personne chez qui elle le dénonce.)
Malheureusement, la hache de guerre semble déterrer, et elle ne peut s'empêcher d'accentuer un peu plus le conflit.
Oui, elle compatit à ses problèmes.
Mais vraiment.
Elle ne parvient cependant pas à calmer l'irritation qui traverse son corps et lui donne l'impression qu'elle est comme brûlée vive. Elle brûle un peu trop, en fait, Sidney. Et pas seulement de colère. Il y a trop de malaises enfouis profondément en elle, des plaintes qu'elle n'a jamais osé exprimer, des ressentiments qu'elle a tu dans l'inconfort. Elle n'a plus de patience. Elle n'en a peut-être jamais eu beaucoup. Elle ne parvient pas à dissimuler son agacement, ne réprime par les mots qui veulent s'échapper de tes lèvres en voyant son premier message.
« Oh, t'es con. »
Elle ne supporte pas cette habitude. Elle déteste les gens qui disent que leur naissance est un problème, ça lui rappelle ces pseudo-dépressifs naïfs qui passent leur temps à se plaindre parce qu'ils sont nés. Mais naître, c'est une chance. Surtout quand on est né totalement valide ; même si on a une vie de merde, ça vaut mieux que de naître handicapé et avoir quand même une vie de merde. Bon, okay, lui, il est muet ; il aurait probablement des raisons de se plaindre. N'empêche que ça l'énerve.
Pour attirer son attention, elle pointe son doigt et l'appuie sur le front du jeune homme.
« C'est toi qui a un problème. Pas moi. Et je t'interdis de dire que je m'attaque à plus faible. Je doute que tu sois faible, c'est une image que tu tentes de donner de toi. Moi, je voulais juste discuter, pour une fois. »
Ce faisant, elle lâche inconsciemment le fait qu'elle ne parle jamais beaucoup. Il n'a toujours pas compris, et ce n'est pas grave. Il vaut mieux qu'il la voit comme un monstre, après tout. Tant pis, il ne pourra jamais lui dire que non, ce n'est pas de sa faute à elle. Qu'elle peut aussi avoir le droit de parler, de communiquer, de donner ses opinions. Amère, elle le relâche et se retourne. Elle le fait sans crainte. Elle sait que de toute façon, elle ne risque pas de se méprendre si elle entend quelque chose dans son dos. Il ne l'appellera jamais.
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Gabriel, tu n'es pas aussi docile que tu en as l'air. Tu es petit mais si agile. Ton intelligence peut surpasser la taille d'un géant.
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BIR
posté le Jeu 30 Juin 2016 - 14:39 (10)

T'es peut-être le genre de personne a ne pas supporter le jugement des personnes qui te sont entièrement inconnues. C'est le cas de cette demoiselle, elle qui n'avait aucune gêne. Mais t'étais pas mieux, donc tu devrais fermer mentalement ta gueule. Impossible, t'étais trop énervé de ne pas retrouver ton achat de 20 minutes. Tu te retournes et la revoilà à te toucher le front. T'aurais pu lui attraper son doigt et le retourner pour la calmer trois secondes si elle ne t'avait pas dit un truc qui aurait bloqué ton esprit.

T'étais étonné, un peu beaucoup même. C'est vrai, tu te recouvrais de cette couverture qu'on appelle faiblesse, juste pour te protéger d'autrui. On te disait inutile et faible à une certaine époque. Maintenant ... Tu veux le faire croire aux autres, que tu n'es pas fort. Mais Pallatine t'a fait évoluer. Voilà que cette miss se casse, putain. Tu sors un de tes paquets de mouchoir avant de le lui balancer à l'arrière du crâne, ça devrait la faire arrêter, ouais. Ah, et en fouillant dans ton sac, tu retrouvais ENFIN ton objet de valeur. Tu te sentais plus sain d'esprit soudainement.

" Qu'est-ce qui te fait douter ? "

Tu hausses d'un sourcil en tapotant une nouvelle fois sur ton clavier.

" Si tu veux discuter avec des gens, apprends à être moins agressive. "

T'as un problème, c'est sûr et tu le sais depuis longtemps, t'as pas besoin qu'on te le rappelle constamment. Tristesse.

" Tu veux discuter de quoi. "

T'es docile, soudainement trop docile. Peut-être parce qu'elle t'a fait raisonner en quelques mots. Peut-être, tu ne peux pas l'expliquer.
feat. Sidney bisous ! dialogue code couleur ▲ aussi black que blackhrp alalalalala blub !
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Jeune altermondialiste
posté le Sam 2 Juil 2016 - 14:53 (11)
Pour Sidney, c'est terminé désormais. Elle n'a pas de temps à perdre avec un imbécile (non qu'elle n'en soit pas une elle-même) qui n'arrête pas de lui chercher des noises (même si c'est elle qui a commencé, en fait) et qui refuse d'admettre ses torts (pas plus qu'elle ne le fait).
Elle soupire. Autant oublier ce détail, et essayer de lutter à nouveau contre le monde.
Comme elle déteste cela.
Cependant, un petit choc contre son crâne - très léger, cela ne lui fait pas mal, mais c'est suffisant pour attirer son attention - la fait se retourner. Baissant les yeux, elle découvre un paquet de mouchoirs, qu'il lui a visiblement jeté à la tête pour qu'elle le regarde à nouveau. Ses yeux le fusillent du regard, et elle se retient à grand-peine de l'incendier verbalement. Seule l'idée qu'il ne pouvait de toute façon pas faire grand-chose d'autre l'empêche de hurler. Cela dit, il aurait quand même pu la rattraper, se porter à ses côtés ou tapoter à son épaule, cela aurait probablement été plus agréable pour elle.
Elle s'apaise cependant quand il semble lui-même plus ouvert à la discussion. Sidney demeure quelques secondes silencieuse, essayant de réfléchir à ce brusque revers de situation ; mais décidément, réfléchir, ce n'est pas son fort. Elle a toujours préféré l'action, se montrant volontiers impulsive, fidèle à ses propres sentiments. Elle préfère se laisser porter par les évènements plutôt que de perdre son temps en vaines élucubrations.
« Je pense... » Elle hésite un instant, mais ne peut se résoudre à se taire. Alors elle continue, sur son habituel ton appliqué et posé : « Je pense que tu as ton caractère, mais que tu as appris à le taire. Parce que c'est plus facile, déjà. » Le silence est si tentant pour quelqu'un qui a peur de s'exprimer. « Et quand on montre son handicap, on est associé à une idée de faiblesse. Les gens voient un manque, ils compatissent, et ils ne te voient plus tout à fait comme quelqu'un de normal. »
Ou alors ils ne comprennent pas, rient, précisent qu'il y a bien plus grave qu'un simple inconfort. Et c'est alors une autre forme de faiblesse qui est dénoncée : on vous accuserait de vous laisser dominer par vos petits problèmes, de ne rien faire pour y trouver une solution, de manquer simplement de volonté. Et c'est ainsi que l'on s'isole, que l'on commence à se séparer du reste de la société.
Elle sait tout cela, Sidney.
Elle n'en a juste jamais parlé, avant.
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