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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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[Intrigue #1] Situation #5 : L'enlèvement

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Situation #5 : L'enlèvement

Participants : Ea Callaghan, Rosie Yaxley ▬ MJ : Naga (CB)

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Sundlaw n'était pas connu pour la dangerosité de ses rues. La plupart de ses habitants y circulaient sans crainte d'être victimes des ravisseurs qui sévissaient en ce moment à Pallatine. Ils avaient tort. Certains coins isolés étaient parfaits pour faire disparaître discrètement les personnes indésirables. Igor et Nathaniel (leurs véritables noms resteraient secrets pour éviter de se faire attraper) en savaient quelque chose. Des enlèvements, ils en avaient pratiqué un certain nombre, ces derniers temps. Et ils comptaient bien recommencer très rapidement.
Dès ce soir, en fait.
Igor jeta un coup d'œil au deux descriptions de ses futures victimes. Elles passaient séparément tous les soirs par cette rue pour rentrer chez elles autour d'une heure du matin. Cependant, Igor le savait, n'importe qui pouvait changer ses habitudes pour une raison ou pour une autre. Mieux valait ouvrir l'œil, et le bon.
Il était vingt-trois heures passées que Nathaniel lui fit signe : il avait repéré la première proie, Lily Brunswick, une jeune femme rousse aux cheveux coupés en carré et faisant un peu moins d'un mètre soixante-dix, qui faisait du ménage dans des bureaux et qui rentrait chez elle tard le soir. Il s'approcha doucement pour la prendre pour cible. Igor resta en arrière, laissant son collègue travailler lorsqu'il se rendit compte que la deuxième proie, Kayla Hessa, venait d'apparaître juste à la suite de sa compagne. On lui avait dit qu'il ne pouvait pas se tromper, qu'il la reconnaîtrait à ses cheveux violets, et sans attendre, il partit à son tour à sa rencontre.
Ce qu'il ignorait, c'est que Lily était en réalité Ea, et Kayla était Rosie. Une erreur qui risquait de leur coûter cher.

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Rosie ne sentait plus ses jambes. Il était tard, et elle laissait son corps se diriger de lui même jusqu’à chez elle. Le dernier café qu’elle avait bu (de force) devait dater de plus de six heures si elle avait bien compté. Elle bailla et mit par réflexe sa main dans la poche de son manteau pour agripper ses clés même si elle était encore loin de chez elle. Les yeux mi-clos, elle jeta un oeil autour d’elle : personne ou presque. Quelques silhouettes se pressaient pour rentrer chez elle, mais pas Rosie. La nuit et le silence étaient deux choses pour lesquelles elle vivait. Alors, elle profitait de la ville qui était devenue paisible le temps d’une nuit. Elle ferma les yeux et se laissa bercer par le bruit des pas qu’elle entendait et par le vrombissement du moteur des rares voitures qui passaient à cette heure-ci.

Rosie finit par quitter la rue principale de Sundlaw et prit une autre rue - plus petite - pour rejoindre son appartement. Les yeux rivés au sol, elle ne remarqua pas les bruits de pas qui se faisait de plus en plus rapide derrière elle. Elle redressa la tête quand elle sentit une présence ralentir derrière elle pour finalement s’arrêter. Étrangement, elle ne se retourna pas. Mais c’est en sentant la prise ferme de son épaule droite qu’elle sursauta et se retourna. Rosie n’arriva pas à voir le visage de la personne mais elle reconnut la lueur qu’il y avait dans son regard. Elle comprit. Elle sentit une décharge d'adrénaline la parcourir. Merde, merde, merde, merde. Tout se passa en une fraction de seconde, Rosie commença à se débattra et essaya de crier avant que l’homme ne tente de la bâillonner et de l'empêcher de débattre. Elle réussit à atteindre les cheveux de l’homme - simple déduction - et à les tirer suffisamment fort pour lui tirer quelques cris avant que celui-ci ne parvienne par elle-ne-savait-quel-moyen à l’empêcher de le faire. Rosie n’arrivait plus à réfléchir à cause de la panique, elle entendit des bruits au loin et se rappela alors de ces trois seringues remplies de morphine qu’elle avait toujours à l’intérieur de son manteau. Elle continua de se débattre et continua de crier à en perdre la voix, malgré la main qui tentait de l’en n’empêcher. Sa main gauche réussit à atteindre une des seringues et réussit à le planter dans une des omoplates de son ravisseur, lui arrachant un cri mais en même temps le poussant à resserrer sa prise sur elle.

Elle savait qu’elle aurait du prendre des cours d’auto-défense.
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Never let down.



Ea, Rosie et les ravisseurs.

« Le seul combat perdu d'avance est celui auquel on renonce. Moy»


Clic, clac, clic, clac... Mes talons frappaient le sol à intervalles réguliers, martelant le pavé de Sundlow, le quartier dans lequel je vivais. Ils scandaient le rythme pressé de ma marche à travers la ville, simplement destinée à me ramener chez moi. Il faisait nuit depuis longtemps, et le ciel, d'un noir d'encre, ne laissait apparaître qu'une poignée d'étoiles, cachées par le voile nuageux. La lune elle-même disparaissait derrière l'épaisse couche cotonneuse. Je frissonnai, et relevai le col de ma veste autour de mon cou. Nous étions déjà au printemps, mais les soirées restaient fraîches, et celle-ci s'était éternisée. Nous avions répété si tard que je ne sentais plus mes cordes vocales. A ce point qu'à présent, parler était déjà trop me demander. Mais, comme à mon habitude, je m'étais énormément amusée. J'en avais perdu la notion du temps, et, à la manière des Beatles, j'aurais très bien pu dire "It's been a hard day... night.", en quittant le studio.

Encore une fois, je me maudis de ne pas avoir pris ma voiture plutôt que de choisir de me déplacer à pieds. Il y avait bien une demi-heure que j'arpentais les rues, et, lorsque l'on finit sa journée un plus de 22H30, on a très certainement hâte de regagner ses pénates. Je soupirai, et l'air chaud contenu de mes poumons rencontra celui, glacé, de l'extérieur, formant un nuage de buée. Oui, décidément, il faisait froid, ce soir. Je levai le nez, cherchant à me repérer aux bâtiments. Il n'y avait pas très longtemps que j'avais déménagé ici, et, avec mes journées bien remplies, je n'avais pas encore eu le temps de faire le tour du quartier. Si bien que je ne savais pas très bien ou j'allais. Et ce d'autant plus que, lorsqu'il faisait noir, ma perception des choses était si différente que je ne reconnaissais rien. Mes yeux s'arrêtèrent sur un panneau. Je fronçai les sourcils. J'étais déjà passée par ici, quelques minutes plus tôt. Pourtant... Je n'avais fait que tourner à droite, n'est-ce pas? Je fouillai dans ma mémoire, à la recherche du trajet que je venais d'effectuer. Mais l'obscurité, combinée à la fatigue, m'empêcha de me souvenir. Sentant l'irritation poindre à grande vitesse, je me forçai à fermer les yeux et à respirer profondément. "Tout va bien, Ea. Tu n'es pas loin, ça ne sert à rien de t'énerver", me fustigeai-je intérieurement. Je repris mon chemin d'un pas décidé. Le quartier ne pouvait pas être si grand, n'est-ce pas? J'allais finir par trouver. Je faillis éclater de rire face à une telle situation. Voilà que j'avais perdu mon appartement. C'était bien une chose qui ne m'était encore jamais arrivée.

-A ajouter sur le liste des choses étranges réalisées! m'exclamai-je à voix haute, comme pour me donner le courage d'avancer.

Je continuai tout droit jusqu'au croisement suivant. Là, guidée par une soudaine intuition, je pris à gauche. Et, à la faveur de la lumière rassurante d'un lampadaire, je repérai la porte d'entrée de mon immeuble. Je souris, soulagée. Je ne dormirais pas dehors cette nuit. Cette idée me rassurait: le froid ambiant ne me disait rien qui vaille. De plus, la perspective de passer la nuit sous un pont n'avait jamais été très engageante, et elle l'était encore bien moins depuis que l'on entendait parler des enlèvements. Il devenait presque dangereux de se promener la nuit dans Pallatine. Un nouveau frisson me parcourut la colonne vertébrale, et sembla permettre à l'air gelé d'accéder à chaque centimètre carré de ma peau. Je ramenai mes bras autour de moi, et avançai en direction de la porte d'entrée codée du bâtiment. Je m'apitoierai sur le sort des disparus devant un chocolat chaud, emmitouflée dans un plaid. Soudain, je m'arrêtai, tendant l'oreille. Dans une ruelle attenante, il m'avait semblé entendre une plainte étouffée, et un bruit de lutte rapide. Les sens aux aguets et vaguement inquiète, je regardai autour de moi, cherchant le moindre son qui pourrait m'indiquer ce qu'il se passait non loin de là où je me trouvais. Mais rien ne vint. Concluant à un tour de mon imagination, mais non moins rassurée, je pressai l'allure. Plus que quelques mètres avant d'arriver. J'étais sur le point d'introduire mes clefs dans la serrure lorsqu'une main puissante, surgie de nulle part, m'agrippa violemment le bas du visage, m'empêchant ainsi de crier, tandis que l'autre ramenai mon bras droit derrière mon dos. Ainsi immobilisée, j'étais presque sans défense. Presque. La stupeur passée, je sentis la douce chaleur de l'adrénaline se répandre dans mon corps à une vitesse fulgurante. D'un coup de talon bien placé, j'écrasai le pied de mon agresseur, qui étouffa un gémissement de douleur. Je profitai de cet instant d'inattention, durant lequel il avait très légèrement desserré son étreinte, pour lui échapper, et lui faire face. J'étais trop près de l'entrée de chez moi pour prendre le risque de courir jusque là. Il aurait le temps de me rattraper. Non. Je n'avais que deux options. M'enfuir dans l'autre direction, au risque de me perdre dans ce dédale de rues, ou me battre. Mais c'était sans compter mon éducation de mafieuse. "Sauve ton honneur", aurait dit mon père. "Un vrai Callaghan ne fuit pas devant le danger." C'était le moment de lui montrer que j'étais sa digne descendante. Je me redressai de toute ma hauteur, toisant la lourde silhouette masculine qui me faisait face. Le temps d'un instant fugace, j'imaginais que je pouvais perdre ce corps à corps. Mais, au fond, cela me permettrait peut-être d'en apprendre un peu sur ce qui se tramait dans Pallatine ces derniers temps.

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Situation #5 : L'enlèvement

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Pas de chance pour les pauvres Nathaniel et Igor : leurs proies n'étaient pas les bonnes, et ils ne s'en étaient toujours pas rendus compte.
Igor fut le premier à atteindre sa cible : il s'avança vers elle et commença à essayer de l'attraper. Son objectif était de la faire taire tout en la réduisant au silence le temps de l'emmener... là où il devait l'emmener. Comme il s'y attendait, la femme se débattit, mais il ne s'effraya pas pour autant : il pouvait toujours l'étouffer un peu pour calmer ses ardeurs, ses patrons ne diraient rien. Igor dut se retenir de crier lorsque Rosie lui tira les cheveux, mais il était professionnel et n'allait pas lâcher sa prise sur la jeune femme pour si peu. Le plus important était de camoufler ses bruits et de la tirer vers la voiture. Il avait réussi à faire quelques pas avec elle, mais ses projets furent brutalement contrariés au moment où il sentit une légère piqûre dans le haut du dos. L'effet fut très rapide : Igor se sentit perdre en vitalité. Sa prise se relâcha tandis que son corps devenait lourd. Ses réflexes étaient émoussés, mais il était persuadé de pouvoir encore traîner sa victime vers la voiture. Il craignait cependant de s'approcher d'elle, ne connaissant pas le produit qu'elle lui avait injecté. Sa voix réussit à crier un : « Nath » un peu faiblard avant de faire un pas en avant vers Rosie.
Nathaniel de son côté avait lui aussi rencontré quelques difficultés avec sa propre victime. Il n'eut aucun mal à se faufiler derrière Ea en douce, à lui plaquer la main contre la bouche tout en lui tordant le bras. Il ne s'attendit cependant pas au très violent coup de pied que la jeune femme lui donna. De surprise, il laissa échapper un gémissement tandis qu'Ea lui échappait. Il risquait de boîter pendant quelques minutes, mais il devait résister à la douleur s'il voulait mériter sa paie. Nathaniel fut assez surprise de voir que sa proie ne s'était pas éloignée immédiatement après s'être dégagée et se demanda si elle était capable de se battre. Vraisemblablement oui : tant de détermination le fit réfléchir. Lorsque le cri d'Igor lui parvint, il comprit que son camarade était lui aussi en difficulté et fit rapidement son choix : il allait porter son secours à son ami.
Pour l'heure, les deux criminels se tiennent à distance des deux jeunes femmes, mais laissez-leur quelques minutes, et ils s'attaqueront tout deux à Rosie. Vous avez désormais le choix : attaquer les criminels avant qu'ils ne s'en prennent à vous, vous enfuir toutes les deux ou bien les laisser se regrouper et faire front commun contre eux.

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Rosie sentit la prise autour d’elle se desserrer et s’éloigna instinctivement alors que son kidnappeur lui partit rejoindre son complice dans le sens opposé. La morphine faisait effet. Ne sentant plus rien l’entourer, elle voulait juste s’écrouler au sol mais il était encore trop tôt pour ça. Elle n’était pas chez elle, elle n’était pas en sécurité et elle pouvait toujours voir son kidnappeur. Respirer, elle devait respirer, sinon elle ne serait pas capable de réfléchir correctement. Elle n’arrivait toujours pas à faire cesser les spasmes qui secouaient ses mains, elle ne pouvait pas être précise dans ces conditions et ça l’énervait. C’est à ce moment-là qu’elle se rendit compte qu’elle n’était pas seule. Ce n’était pas une personne qui marchait dans le coin non, mais une autre personne qui se faisait enlever. Rosie ne comprenait plus ce qu’il se passait. Elle vie la silhouette au loin s’approcher d’elle, remarquant alors qu’elle s’était mieux débrouiller qu’elle, ça se voyait. Pourtant, la seule chose qu’elle arriva à dire fût « Ça va ? », la voix tremblante alors que c’était elle qui n’allait pas bien. La fille avait l’air beaucoup plus jeune qu’elle, les cheveux roux coupé en carré, son visage était aussi tendu le sien. Rosie s’appuya inconsciemment sur le bras gauche de la fille qu’elle venait tout juste de rencontrer, voulant que les tremblements de ses mains cessent enfin. Au loin, Rosie pouvait voir les deux kidnappeurs se tenir à distance d’elles, au loin elle pouvait voir l’homme qu’elle avait planté ressentir les effets de la morphine, sûrement couplé avec la panique de ne pas connaître la substance qu’elle lui avait injecté. L’autre kidnappeur avait l’air assez amoché, elle n’avait pas vu la rousse se battre mais elle devait être très forte. Enfin comparé à Rosie, c’était facile.

Les deux hommes étaient affaiblis et l’option la moins suicidaire aurait été d’en profiter pour fuir mais aucune d’elle ne le fit. Au lieu de ça, Rosie regardait les deux kidnappeurs et se tourna vers la fille. « On se les fait ? » La question sonnait plus comme une affirmation, mais elle était étrangement déterminée même si elle faisait pas le poids. Et le regard de la rousse en disait long. Rosie mit une main dans son manteau et lui tendit une des deux seringues qui lui restait. « Cadeau. » Le jeu était lancé. C’est ainsi que les deux victimes s’attaquèrent à leur kidnappeur. « Crève. » Rosie l’avait prononcé froidement alors qu’elle le frappa  dans l’entre-jambe, déterminée. Elle n’avait pas autant de force que l’homme, alors elle profita de son moment de faiblesse avant qu’il s’en remette et le roua de coup de pied alors qu’il était au sol.
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Alliance.



Ea, Rosie et les ravisseurs.

« A deux on est plus forts. »

Un coup. Deux coups. Trois coups. Je m'en donnais à coeur joie. Ils avaient tenté de nous enlever? Haha. Ils étaient apparemment tombés sur les mauvaises personnes. Car la jeune femme dont les cris étouffés et les bruits de résistance m'avaient attirée n'étaient ni dépourvue d'énergie, ni dépourvue d'armes. En effet, elle m'avait glissé une seringue de ce qui semblait être de la morphine dans la main, après m'avoir jeté un regard de connivence et demandé d'une voix à présent tout à fait clame:

-On se les fait?

Elle était capable de récupérer la maîtrise d'elle-même à une vitesse si hallucinante que j'en restais un instant éberluée. Quelques instants plus tôt, elle tremblait, probablement choquée par la violence des actes qui avaient été perpétrés sur elle,et, à présent, elle s'apprêtait à se battre, froidement. Je souris, déterminée, moi aussi, à en découdre.

-Avec plaisir.

Il était hors de question de laisser cette tentative impunie, d'autant plus que ces deux-là auraient tôt fait de recommencer. Mieux valait les neutraliser dès à présent. Et, suivant la jeune femme aux cheveux violets, je me jetai sur mon propre agresseur.

-Toi mon gars, grommelai-je en même temps que mon poing crochetai son menton, le prenant par surprise, tu ne vas pas t'en tirer comme ça.

Et mon genou le cueillit à un endroit où je n'aurais moi-même pas souhaité prendre le moindre coup. Je jetai un coup d'oeil à l'inconnue, qui, je devais le reconnaître, se débrouillait très bien. Elle aussi s'était occupée de l'entre-jambe de l'homme qui avait tenté de lui ravir sa liberté, et le rouait à présent de coups alors qu'il se tenait recroquevillé sur le pavé. Débordante d'ardeur et de rage, je plaquai le bonhomme rouge de douleur contre le mur, une main sur sa gorge, afin de l'empêcher de reprendre son souffle, sans pour autant l'étrangler totalement, et l'autre enfoncée entre ses côtes afin de maintenir la pression sur lui.

-Qu'est-ce que vous nous voulez?! lui crachai-je au visage, tremblante de fureur.

Pas de réponse. Ma main droite comprima plus encore les os de sa cage thoracique. Je les sentis ployer sous mes doigts, puis atteindre le point de rupture. Si j'appuyais plus fort, je lui brisai les os. Il étouffa un gémissement de douleur aiguë.

-Réponds si tu ne veux pas que je t'explose le sternum.

L'homme me sourit, toujours sans donner le moindre signe de rhédition. Très bien. Vive comme l'éclair, j'attrapai la seringue que j'avais glissée à la hâte dans ma poche, l'enfonçai violemment dans sa poitrine, lui causant par la même occasion une nouvelle onde de douleur, et en vidai le contenu dans son sang vicié par l'obscurité de son âme.

-Tu seras peut-être plus bavard avec la police, lâchai-je au moment où il sombra dans l'inconscience.

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Situation #5 : L'enlèvement

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Igor, fortement ralenti par l'injection de morphine, n'était plus d'aucune utilité dans l'attaque. Il fut bientôt rejoint par son collègue, qui s'accroupit à ses côtés et lui demanda s'il se sentait bien. Voyant qu'Igor n'était plus en état de se battre, Nathaniel se releva et décida qu'il serait le seul à affronter les attaques des deux proies... enfin, ce terme n'était plus exactement adapté, puisque la situation se retournait contre eux. Et lui-même n'était plus exactement au sommet de sa forme.

« Approchez, je n'ai pas peur de vous ! » cria-t-il pour se donner du courage.

Peine perdue pour Nathaniel qui fut attaqué sans répit par Ea. Il avait espéré qu'Igor aurait le temps de partir, mais Rosie l'avait déjà mis à terre d'un coup de pied bien placé. Il ne fallut que quelques instants pour que les deux hommes déjà affaiblis se retrouvent à terre. Igor, le visage ensanglanté, avait perdu une dent mais pas l'envie d'en découdre. Il profita d'un moment d'inattention de Rosie pour s'enfuir. Nathaniel, en revanche, avait perdu connaissance ainsi que toute possibilité d'être sauvé par son camarade. Désormais à la merci de deux jeunes femmes, il ne pouvait plus se défendre.


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