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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

effluves planantes — william

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Personnage : Il y a ces promesses chuchotées du bout des lèvres, ces douceurs murmurées les yeux fermés et ces langueurs muettes qui jamais ne quittent la pensée. La guerre assassine les hommes, et délaisse dans son sillage les cendres de ces corps brûlés et mal-aimés. Les muscles encore tendus, la douceur de ta gestuelle n'est qu'une éternelle maîtrise impartiale de ton propre corps. Tu n'es que trop tendre, trop candide, toi le gamin au corps d'ivoire. C'est au couteau que tu tailles les esquisses épuisées de sourires écorchés, et dans ta longue tâche tes mains tremblent et l'éclat dans tes yeux ternit et trahit tes plaisirs coupables que tu tentes de refréner avec cet air désolé. Tu ne rechignes pas à la violence quand celle-ci se présente, pourtant, tu es un être de clémence, un souffle erratique dans une vie accablante.
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Avatar : Allen Walker - DGM
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posté le Sam 2 Juil 2016 - 3:12 (1)

II


C'est un ixième soupir qui se répercute sur les façades sombres du quartier de Serrbelt, lorgnant le vague arrondissement industriel, berceau poussiéreux et malodorant fidèle à l'Institut. Le dos fourbu et les vertèbres raides, tu t’efforces d'ignorer les galimatias planants de ton partenaire, tout en te concentrant sur l'étendue des ruelles qui défilent sous tes prunelles grisâtres. Une énième patrouille au travers des quartiers de l'Institut, synonyme d'une énième corvée en compagnie de sa grande et bénite sainteté à la chevelure rutilante. Énoncer le fait que l'anglais soit une part importante (et toutefois incommodante) de ton existence serait un euphémisme prononcé : l'engeance démoniaque –part abstraite d'une cohabitation pour le moins paradoxale– s'orgueil par la même occasion d'incarner un être omniprésent parmi les aspects les plus importants de ta vie.
Roulant des yeux afin de souligner les élucubrations divagantes de tes pensées, c'est d'un geste renfrogné que tu plonges tes mains dans les poches de l'uniforme de fonction, gracieusement offert par l'Institut. Brassant du regard les passages qui s’enchevêtrent parmi les demeures désuètes et archaïques qui ornent les rues dégradées de Serrbelt, tu accordes inconsciemment ton attention aux pas de ton partenaire qui hantent tes arrières, ectoplasme indolent dont les souffles tissent leurs échos contre les bâtisses tremblantes.

Les façades noirâtres aux fenêtres maculées cèdent le paysage aux hautes cheminées fumantes des usines d'Anatose, jalousement couvées par quelques clôtures grillagées. Les lourdes voluptés obscures qui s'échappent de l'enfer industriel ont toujours eu le don de te rendre maussade, à l'image des briques sales et noires qui tapissent les taudis du saint quartier. C'est une vague silhouette homininé, prostrée aux frontières du domaine privé et armée de pinces-tenailles, qui t'extirpe de tes méandres aphasiques.

Un grondement s'éteint de lui-même aux tréfonds de ta gorge tandis que tes foulées s'accélèrent. « Halte ! »

Tu t'empresses de porter ta main aux lanières qui parcourent ton dos –réflexe pavlovien, vague vestige que la guerre t'a concédé– avant que l'épinéphrine ne tâche de te rappeler que l'usage des chassepots n'est guère plus au goût du jour. Tu étouffes un grognement, avortant ton acte et rapatriant ta main sur l'arme de sécurité, mesure rudimentaire néanmoins essentielle au rappel des positions de force.
Tu plisses tes pupilles cendrées, détaillant sommairement le faciès de l'individu qui se dresse devant toi. L'épiderme halé, surplanant nettement ton pauvre mètre soixante-quatorze, le jeune homme aborde un regard clair et céruléen, prévalant un nez aquilin tout en soulignant une mâchoire fière.

« Vous êtes en train de dégrader des biens appartenant à l'Institut Svensson. Tes jambes s'élancent véloces et volages, comblant avec aisance les foulées qui te sépare du vandale, saisissant d'un geste assuré son épaule proéminente. Pouvez-vous nous dire qu'est-ce que vous faites là ? Ceci est un lieu interdit– ...  »

Tes yeux se plissent davantage, avisant les mâchoires métalliques des pinces coupantes, tandis que l'individu brandit ces dernières d'un geste frénétique, tentative de défense instinctive et ô combien inconsidérée. Tu gracies silencieusement tes réflexes lorsque les tenailles frôlent ton uniforme et manquent d'arracher l'étoffe violine, l'élan mouvant et fugitif. Leste, l'avant-bras agrippé, la torsion tiraille le poignet, l'hyperextension assaille le corps tandis que ton épaule vient heurter l'omoplate de l'antagoniste à l'épiderme halé. Effondrés contre la clôture, pantins alanguis, la clef de bras maintient provisoirement ton adversaire, bien que l'effort ne soit qu'éphémère.
Tu coules un regard en biais vers ton partenaire, le priant silencieusement de la bonté de sa participation ; il est d'usage que ce soit lui qui appréhende tout suspect, cependant il semblerait que les fumées des usines soient néfastes aux lambeaux de ton intégrité.

le retour du jedi

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