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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »


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buy me roses ✾ hafiz

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DE CE VIOLET TRISTE DU NOM D AMÉTHYSTE
Sara est la douceur incarnée et le visage angélique de l'institut Svensson ; arrivée paraplégique suite à une mauvaise chute, elle est privée de ses jambes et bénéficie des dernières technologies trouvées par l'Institut ; elle en fait la promotion à chaque sourire, à chaque fois qu'elle respire ; légende urbaine, tout le monde connaît la Princesse Améthyste ; on la prend surtout pour une pauvre gamine qu'il faut aider -parce que personne n'aimerait être à sa place ; ne s'offusque de rien et tait toutes ses envies pour garder une image parfaite ; joue le jeu pour permettre à l'Institut de mieux avancer.
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le Lun 4 Juil 2016 - 17:15
'cause the words are dead
+ hafiza
Il s'était passé des choses.
Oh, il se passait tout le temps quelque chose -Sara avait de ces vies où l'on ne fait que prendre son inspiration pour la relâcher plus tard, quand les joues font mal à force de sourire et que le bonheur fait dévier les yeux, quand le soleil s'est couché et les gens avec, quand les murmures meurent parce qu'ils ont compris qu'ils n'ont pas de raison d'exister. C'est ce qu'elle fait, au fond, Sara. Elle assassine des pensées non désirées, elle attrape au passage des cerfs-volants qui n'ont pas encore pris leurs envols, des révoltes suspicieuses mais pas encore hurlantes.
Elle préfère le calme, se dit-elle.
((mais il n'y avait que du silence, quand ils étaient enfermés. il n'y avait que du silence, entre ses syllabes si gentiment déposées d'une voix de carnassier))
Et qu'est-ce que ça fait d'elle, alors ? Un décomposeur, à recycler les idées encore fraîches pour les rendre mortes ? Un nécrophage, pour avaler ce qui ne bat plus déjà ?
Oh, elle a toujours su penser, Sara, mais jamais comme ça. Jamais comme ça ; et pourtant, elle prend sa respiration chaque matin et elle garde ses dents fermées en un sourire -mais maintenant, elle a presque la sensation d'étouffer de se noyer dans ses propres illusions et pourtant, ça avait l'air si naturel, avant, de ne pas s'arrêter de toute la journée.
Elle a toujours été forte, Sara, mais elle commence à comprendre comment des doutes rongent la volonté.
Elle a toujours été forte, Sara, alors elle se tient droite et elle mange le plat qu'elle ne connaissait pas. Une apparition publique, quelque part dans Sundlaw, pour prouver que l'Institut n'oublie personne ; une salle remplie et des senteurs orientales, lui avait-on dit -elle n'avait aucune idée de ce que c'était, l'Orient, alors on lui avait appris et elle avait hoché la tête. Oh, elle se sait ignorante, Sara, une ignorante des sciences de l'histoire mais pas des sociétés. On lui avait dit que ça risquait d'être épicé et ses papilles délicates n'avaient pas silées, elles n'avaient pas hurlées.
Parce que c'était doux. D'une douceur qui caresse la gorge et qui apaise le cœur, qui rend le diaphragme un peu moins tendu pour qu'il cesse de bouger si méthodiquement ; d'une douceur qu'elle espérait avoir au bout de la voix, au bout des doigts. Et le sourire redevenait plus facile quand elle se rappelait qu'elle n'avait rien perdu -si ce n'est sa famille ses jambes et son inexpérience.
Elle n'avait pas envie de retourner à l'Institut et oh, elle savait comment faire pour obtenir ce qu'elle voulait -alors elle a demandé à voir le chef, et personne ne pouvait le lui refuser. C'était de nouveau une de ces demies-vérités -oui, Sara avait adoré son repas, non, ce n'était pas le seul argument.
Que voulez-vous. A force de combattre des loups, on en devient un parfois.




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Hafiz est un iranien d’origine qui fut sauvé in extremis par son transfert à Pallatine lors de la révolution qui eut lieu en Iran et qui chassa le Shah ainsi que les étrangers. Son talent est tout simplement d’être capable de cuisiner un peu n’importe quoi et de lui donner bon goût, sans pour autant tomber dans le repas chic. Il a rejoint la diaspora des Altermondialistes en grande partie par conviction mais ne s’implique pas spécialement dedans pour le moment. Mais, depuis les évènements qui ont ébranlé Pallatine et l'attaque contre le restaurant où il travaillait, lui ont montré qu'il ne pouvait pas rester tel qu'il était. Il a décidé de reprendre sa vie en main. De se battre pour ce qu'il veut. De ne plus être une personne passive. Et pour cela il va s'endurcir. Oh il ne va pas devenir un lion mais il ne laissera personne lui marcher sur les pieds à l'avenir. Et cela commence maintenant, avec un rapprochement avec sa diaspora.
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le Mar 5 Juil 2016 - 18:02
Très bon service. Vraiment un  très bon service ce soir. Hafiz était aux anges. Il n’y avait pas eu de problème, que ce soit en service ou en salle. Les serveuses et serveurs avaient fait leur boulot à la perfection et ses propres assistants avaient rivalisés de talents dans leur préparation. Il les en avait d’ailleurs félicités chaleureusement. Même s’il était le cuisinier en chef, il se devait de reconnaitre la valeur de ses aides. Ce fut donc dans la bonne humeur que tous se mirent à nettoyer les ustensiles ainsi que tout le matériel qu’ils avaient utilisés. Seul un plan de travail était encore actif dans le cas où un client demanderait quelque chose de plus.

En parallèle, des serveurs faisaient des allers et retours entre la salle et la cuisine. Mais, parmi toutes les conversations, il perçut un détail qui attirait son intention. Il semblerait qu’une personne assez importante de l’Institut était actuellement dans le restaurant. Mais il n’entendit pas le nom de ladite personne. Cependant, c’était assez étrange. Il était rare de voir une personne de l’Institut venir seule dans le restaurant. Étant en « territoire » altermondialiste, les membres de cette diaspora était assez mal vue et parfois tourmentés. Enfin, il semblait que ce ne fut pas le cas. Encore une fois, l’ouverture d’esprit du patron à accepter tout le monde n’était plus à faire. C’est d’ailleurs ce qui avait plu à Hafiz quand il avait été embauché.

Puis, une serveuse débarqua dans la cuisine et fonça droit vers lui. Il fut d’abord surpris de l’attitude de sa collègue mais put remarquer une forme de gêne chez elle. Elle fuyait un peu son regard mais finit par lui murmuré :

« Il y a une jeune femme qui souhaite te rencontrer. »

Il y eut un léger moment de flottement, le temps que l’information monte au cerveau du cuisinier. Est-ce qu’il avait bien compris ?

« Pardon ?
-Il y a quelqu’un qui…
-Non, non. Ca j’ai compris, coupa Hafiz. Mais qui ? Tu connais cette personne. »

La serveuse semblait de plus en plus mal à l’aise mais elle finit par lui répondre :

« La fille de l’Institut. Celle que l’on appelle Princesse Améthyste.
-Bon bah j’y vais alors. »

La serveuse partit mais le cuisinier resta sur place. Princesse Améthyste ? Ça ne lui disait pas grand-chose. La manière dont la serveuse le lui avait dit semblait montrer que cette personne avait une certaine importance et que les gens la respectaient. Mais Hafiz s’était toujours peut intéresser aux questions de notoriété donc il avait dû passer à côté. Enfin, cela n’allait pas l’empêcher d’y aller. Et, d’une certaine façon, il était très curieux. Il enleva son tablier qui était taché de gras et sortit de la cuisine. Il balaya la salle du regard, remarquant qu’il restait encore quelques personnes. Il interrogea la serveuse du regard qui lui désigna une personne, de dos, assise sur une chaise qu’il n’avait jamais vu. Il se rapprocha et remarqua que le siège était en réalité un fauteuil roulant. Il se souvint que le jour de l’attentat à l’Institut, il avait vu une membre avec un fauteuil mais elle avait était trop loin pour qu’il se souvienne de son visage. Il s’approcha donc et, une fois arrivé sur le côté de la table la salua avec une légère révérence.

« Bonjour Madame. Je suis Hafiz at-Tabarî, le cuisinier en chef de ce restaurant. Vous vouliez me rencontrer ? J’espère au moins que le repas vous a plu. »


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le Mer 6 Juil 2016 - 12:24
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+ hafiza
Elle attend comme elle a su attendre dans son lit sans bouger les jambes pour la première fois, elle attend comme elle le fait tous les jours et comme elle le fera demain sûrement -patiemment, un hâle de sourire sur son visage et ses cheveux tressés sur le côté, les yeux surréels et une auréole qu'on pourrait presque voir.
Elle irradie, Sara, on ne peut pas le nier.
Elle a cette apparence délicate, fragile ; on croit pouvoir la briser d'un coup de vent mais c'est une poupée de porcelaine doublée de titane -mais le kaolin est uniforme oh la céramique n'est pas ébréchée et son teint blafard se compare à ceux des séraphins. ((peut-être a-t-elle donné ses jambes pour des prières en iambes))
Elle n'a que faire des révérences mais elle fait tout comme si elle appréciait, avec sa face lunaire qui s'illumine encore plus -on dirait qu'elle repousse les limites du possible, la fille aux yeux fuschine, et elle voit les taches de graisse mais ne baisse pas le regard. Elle juge sans qu'on le voit, sans qu'on puisse l'imaginer, et c'est un rire délicat qui sort de sa gorge -presqu'aussi translucide que ses améthystes.
Je crois qu'il n'y aurait meilleur euphémisme, monsieur. Merci pour cela. Et elle a de l'éclat dans ses iris, elle a des couleurs qui se vivifient des palettes claires qui adoucissent. Elle relève la tête vers son garde du corps -elle a l'air encore plus chétive, à côté, plus précieuse- et lui fait comprendre d'une inclinaison de la tête que ses services ne sont plus demandés. Sara est de celles qui parlent beaucoup en silence ; ça doit être parce qu'elle crie ses sentiments tout le temps.
C'est le moteur du fauteuil qui trouble doucement le silence, alors qu'elle tend la main vers un endroit plus en retrait -elle y a vu quelques plantes, alors forcément, ça l'attire. Et puis sa voix, au milieu du chemin, et si certains la compare à un chant d'oiseau, d'autres disent qu'avant sa chute, Dieu trouvait Lucifer semblable à un ange. Parlez-moi de l'orient, je vous prie. On m'a raconté qu'on n'y faisait que des mets trop piquants pour les plus doux et que le monde là-bas était si dur que les déserts étaient ce qu'on y croise le plus souvent -mais je n'aime pas m'en tenir uniquement à ce que certains me disent. Elle avait cette inflexion dans la voix, dans ses mots -une rondeur pour sûr, mais immuable, et elle cachait ses ordres derrière des curiosités enfantines, derrière des jolis mots qui flattent.




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Hafiz est un iranien d’origine qui fut sauvé in extremis par son transfert à Pallatine lors de la révolution qui eut lieu en Iran et qui chassa le Shah ainsi que les étrangers. Son talent est tout simplement d’être capable de cuisiner un peu n’importe quoi et de lui donner bon goût, sans pour autant tomber dans le repas chic. Il a rejoint la diaspora des Altermondialistes en grande partie par conviction mais ne s’implique pas spécialement dedans pour le moment. Mais, depuis les évènements qui ont ébranlé Pallatine et l'attaque contre le restaurant où il travaillait, lui ont montré qu'il ne pouvait pas rester tel qu'il était. Il a décidé de reprendre sa vie en main. De se battre pour ce qu'il veut. De ne plus être une personne passive. Et pour cela il va s'endurcir. Oh il ne va pas devenir un lion mais il ne laissera personne lui marcher sur les pieds à l'avenir. Et cela commence maintenant, avec un rapprochement avec sa diaspora.
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le Mer 6 Juil 2016 - 17:31
La remarque de la jeune femme détendit légèrement l’iranien. Elle semblait avoir beaucoup apprécié son repas et c’est l’un des meilleurs compliments que l’on pouvait lui faire. Il en féliciterait aussi ses collègues. Puis, Hafiz remarqua qu’elle adressait un signe de tête à quelqu’un. Il suivit son regard et se rendit compte qu’il y avait un type juste à côté. C’était une véritable armoire à glace. Comment avait-il pu le rater ? Il fut cependant soulagé quand le type s’éloigna. Hafiz reporta donc son attention sur la jeune femme. La voyant de plus près, il se disait bien qu’il l’avait déjà vu mais il n’était pas capable de dire exactement où. Enfin bon, ce n’était pas la question la plus importante puisque la jeune femme lui en posa une.

Expliquer ce qu’était l’Orient ? La demande surprit Hafiz. La question était particulièrement complexe. Comment décrire un monde que lui-même n’avait jamais exploré dans son intégralité. Le silence s’écoulait et Hafiz n’arrivait pas à organiser ses idées. Cette femme, derrière sa fragilité et sa simplicité apparente, posait des questions particulièrement complexes. Même pour de la simple curiosité. Il essaya d’adopter une attitude plus calme mais il était plus gêné par sa réponse qu’autre chose.

« Eh bien ! Vous savez que… En fait c’est… »

L’iranien s’emmêlait les pinceaux. Cette princesse, comme les autres l’appelaient, le décontenancé. Mais ce n’était pas d’une manière négative. Ce n’était pas non plus dû à un charisme extraordinaire. Mais elle dégageait quelque chose. Quelque chose qui donnait envie de lui faire plaisir mais qui rajoutait une sorte de pression, dans le simple but de lui plaire.

« Pardon, je reprends. Je suis heureux que vous ayez apprécié le repas. Sinon oui, l’orient a la réputation de proposer des plats un peu épicé qui ont eu du mal, à ce que l’on m’a dit, à pénétrer dans les zones occidentales. Mais, en fait, c’est un peu une idée reçut qui a la vie dure. En fait, nous autres orientaux, préparons autant de plats épicés que non épicés. Les premiers ne sont d’ailleurs pas toujours extrêmement épicés. »

Parce que oui, même lui n’était pas capable de supporter plusieurs repas d’affilés trop épicés. Ce genre de plats devait rester exceptionnel car ils avaient tendance à provoquer des dérèglements intestinaux assez grave. C’est pourquoi il avait fait en sorte de proposer une carte variée pour tous les goûts.

« Par contre, concernant les déserts, c’est absolument vrais. Les zones d’exploitation, et particulièrement, dans le monde arabe, étaient des espaces rares. Les points d’eau sont difficiles à trouver et souvent très profonds. Par contre, nous avons des paysages fabuleux. Les vallées sont particulièrement magnifiques au coucher et levé du soleil. »

En même temps qu’il racontait cela, il revivait le peu d’évènements qu’il avait vécu. Les domestiques ne pouvaient sortir qu’à de rare occasion. Seule les sorties du Shah leur permettait de voir d’autres choses. Hafiz avait d’ailleurs vu son premier et seul point d’eau plus grand qu’une mare quand il avait 15 ans, au cours d’une expédition dans l’Est du pays. Il revint à la conversation.

« Je monopolise un peu la parole. Vous n’aviez peut-être pas envie que je vous raconte ma vie non plus. Je suis désolé. »


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le Jeu 7 Juil 2016 - 12:06
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+ hafiza
Elle avait cet air apaisé déposé comme un voile sur son visage ; on aurait presque pu la comparer à une femme à l'autel, caché par une coiffe, non sûre de son expression -oh, doit-elle pleurer ou sourire ou s'en aller ou souffrir ou
Sara n'en savait rien -elle n'avait que dix-huit ans, Sara, elle avait le temps d'apprendre d'apprendre d'apprendre et rien ne la pressait, la petite princesse, et rien ne lui assurait qu'elle pouvait se laisser aller à de tels loisirs. On le lui avait souvent répéter, à l'améthyste, qu'elle était la fille de Pallatine et qu'elle n'appartenait à personne d'autre. ((et elle ne savait quoi penser ; vaut-il mieux obéir à une ville ou à des gens, si du moins c'était différent))
Elle sourit avec un air de bienveillance quand l'autre se reprend -oh, elle a tout son temps- et elle attend patiemment. Et elle écoute, Sara, parce qu'elle arrive aussi bien à comprendre qu'à parler, parce qu'elle arrive aussi bien à prêter l'oreille qu'à demander aux autres de lui donner les leurs. Elle entend et elle sourit ; elle est sûre qu'il veut faire au mieux, mais il se mélange et on dirait presque qu'il explique la vie à un enfant -avec des mots simples, des mots qui se répètent et des mots des mots, des liaisons trop scolaires des rigidités qui datent d'il y a longtemps. Mais quand il s'arrête, Sara veut quand même en savoir plus -quel dommage.
J'en avais parfaitement envie. Et elle délivre sa sentence du bout de la langue, du bout de ses dents blanches de ses incisives joliment arrondies. Il n'y a meilleur source que ceux qui y ont vécu, non ? Elle a le regard interrogateur et elle cherche du soutien, ça crie s'il te plaît donne-le moi et c'est là que l'on voit toute la perfidie de cet ange un peu spécial. On m'a dit qu'il y avait beaucoup de pétrole dans les dunes. Elle ne connaît pas trop le pétrole, Sara, on a commencé à l'exploiter industriellement quand elle s'est brisé les jambes et elle n'a pas cherché à en savoir plus ; il n'y a que les légendes urbaines qui sont parvenues jusqu'à ses oreilles. Oh, et le thé ! Elle décolle son dos de la chaise en un mouvement enthousiaste, un sourire qui lui fait plisser les yeux. Les thés à la menthe, sucrés. Mon père en faisait venir mais je n'ai pu qu'en goûter une ou deux fois, on me disait que c'était trop chaud et trop cher pour moi. N'est-ce pas étrange, une boisson si chaude dans des plaines brûlantes ? Elle demande le tout naturellement du monde, avec sa bonne humeur et ses souvenirs de gamine -elle a toujours su faire refléter l'authenticité.




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le Ven 8 Juil 2016 - 17:43
Les mots de la jeune femme touchaient Hafiz. Elle n’inspirait pas que la douceur, elle était la douceur. La douceur humaine qui était si rare dans la vie d’Hafiz, que ce soit celle d’avant ou d’après son transfert. Et pourtant, elle était si jeune. L’iranien n’aurait jamais pu imaginer une telle attitude de cette jeune femme. Peut-être était-ce à cause de cela qu’elle ne risquait rien au milieu d’une diaspora qui était ouvertement hostile à la sienne. Elle devait être quelqu’un de très fort psychologiquement pour être aussi gentil dans un monde aussi violent. Hafiz était littéralement pendue aux lèvres de cette princesse. Elle continuait d’ailleurs à poser des questions et il semblait que son envie de connaitre ne pouvait pas être facilement assouvie. Il la laissa terminé et repris.

« Oui l’Orient regorge de pétrole mais je préfèrerai éviter le sujet. J’espère que vous ne m’en voudrez pas mais j’exècre cette ressource. Pardon. »

Le pétrole était la pire chose qui ait existé. Hafiz vouait une véritable haine à cette ressource qui avait amené son pays sous la domination des étrangers puis dans une guerre civile. Tant de mort pour seulement quelques gouttes d’une énergie. Cela dépassait l’entendement de l’iranien. En plus, c’était extrêmement sale et l’odeur lui donnait des nausées horribles. Enfin bon, il ne voulait pas laisser le silence trop longtemps s’installer. Surtout que la question au sujet du thé semblait fortement intéresser la jeune femme.

«  Oui le thé est l’une de nos spécialités. Mais il ne faut pas trouver cela étrange d’en trouver en Orient. Le thé a des vertus apaisantes et entraient pendant longtemps dans les traitements arabes. Et puis, vous oubliez que, même s’il y avait des déserts, les nuits étaient très froides. Le thé servait à réchauffait nos cœurs au plus profond de la nuit. »

Hafiz avait été un grand amateur de thé, surtout depuis qu’il avait eu les moyens de s’en acheter Pallatine. Le plus beau était que cette ville avait réussi à conserver les saveurs de cette boisson.

« Je suis navré que vous n’ayez pas pu en boire plus souvent. Peut-être voudriez-vous en boire ? »

Il ne laissa pas le temps à la jeune femme de répondre. Il se précipita sur le comptoir où il avait vu une théière et vérifia qu’il en restait. C’était le cas. Il pouvait en remplir deux bonnes tasses. Il s’exécuta et revint avec célérité auprès de cette femme si curieuse, les deux tasses encore fumante à la main. Il lui en tendit une tout en faisant une petite révérence. Les vieilles habitudes avaient la vie dure parfois.

« Ne vous en faites pas, c’est un cadeau de la maison. Vous n’aurez rien à payer. »

Il but une petite gorgée et le liquide chaud se rependit dans son estomac.  Il sentit toute la pression de son corps s’évaporer. Enfin, il savait qu’elle était toujours là mais cela lui avait fait du bien.

« Et sinon. Je ne veux pas passer pour un rustre mais beaucoup de gens semble vous connaitre, au moins de nom, mais ce n’est pas mon cas. Pourrais-je savoir qui vous êtes ? »

Il était un peu gêné de poser cette question mais il voulait savoir à qui il parlait.


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le Mar 12 Juil 2016 - 15:25
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+ hafiza
Sara ignore beaucoup de choses.
Elle ne les ignore pas consciemment, elle n'est pas de ceux qui veulent être idiots par simplicité, elle peut être accusée de stupidité par complicité des autres. On la protège, la petite princesse. On lui raconte les contes de princes et princesses, on lui donne des petits animaux aux poils blancs et duveteux, on lui dit qu'évidemment elle remarchera un jour, on lui assure que Pallatine est un paradis et Sara -elle n'est pas dupe, mais que voulez-vous faire quand on se ligue pour vous bander les yeux et qu'il est dans votre intérêt d'en plus baisser les paupières.
Elle n'est pas dupe, et elle se sert de ses oreilles plutôt que de ses yeux, on lui condamne la vue mais il lui reste bien d'autres sens alors elle demande et elle apprend autrement -elle ne savait pas qu'on se combattait pour de l'or noir pour des liquides visqueux qui sortent de l'éternité de la mort et elle ne sait pas non plus tout ce que ça engrange. Veuillez m'excuser. Mes ignorances sont nombreuses, j'imagine que vous pouvez le constater. Elle a les yeux qui brillent, toujours, sans que l'on ne se doute qu'il y ait de la colère dedans, comme un feu un peu rougeoyant dans un océan d'agapanthes.
Elle ne savait pas non plus pour les nuits froides et les tempêtes de sable ; elle n'a jamais découvert un autre monde que son jardin -oh, et elle l'a exploré, Sara, jusqu'à s'en casser les jambes. Peut-être qu'on peut la définir comme ça, Sara : une aventurière du commun, poussée à l'extrême, qui gratte plus profond que n'importe qui.
Elle réagit en même temps que lui à la proposition, si bien que son enthousiasme reste bloqué au fond de sa gorge ; elle le regarde s'affairer en souriant comme on sourie lorsqu'il n'y a que du bon sur vos épaules. Ça la fait un peu rire qu'il soit si pressé et qu'il ait si envie de bien faire quand Sara ne demande que simplicité -et oh, il en a plein les mains, pourtant. Elle cueille sa tasse du bout des doigts, comme on le lui a appris, la pose sur son accoudoir en attendant qu'elle refroidisse. Merci à vous, monsieur. J'espère vous rendre la pareille un jour. Sara avait appris qu'il ne fallait jamais refuser ce que les autres pouvaient donner. Lorsqu'on le faisait, ils avaient tendance à vouloir prendre en échange. Oh, je- Elle regarde les fumées s'envoler et attend encore un peu ; elle n'a pas la gorge habituée à de telles chaleurs. Elle a rit, juste avant. Légèrement, de nouveau, parce qu'elle n'aime pas être reconnue mais elle n'aime pas non plus s'avancer. Sara. Honnêtement, c'est tout ce qui est intéressant à mon sujet, mais vous avez orienté cette question d'une telle manière, je ne sais comment répondre sans soit être incomplète, soit être dérangée, alors soit ! Ne prenez pas ça pour un excès d'ego, s'il vous plaît, mais on m'appelle aussi Princesse Améthyste. Ambassadrice de l'institut. Et elle avait envie d'ajouter des choses, elle avait envie de lui dire qu'elle devait bien plus à l'institut que ce que l'institut lui devait, qu'elle n'avait que le haut de son corps pour exprimer son affection et que c'est ce qu'elle fera le reste de sa vie, qu'elle donne son être au futur et qu'elle en est fière mais -oh, ne serait-ce pas présomptueux. Alors elle s'arrête, et elle attend, en soufflant sur la surface de son thé et les yeux toujours aussi heureux.




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le Jeu 14 Juil 2016 - 9:42
Le sourire sue le visage de la jeune femme fit chaud au cœur à l’iranien. Au moins n’avait-il pas commis une bourde comme il le faisait si souvent avec les gens qu’il rencontrait. Comme beaucoup de personne, elle lui dit qu’elle lui rendrait l’appareil mais Hafiz doutait que tous deux se revoient. Surtout si ses gardes du corps ne la quittaient jamais. Il ne pourrait pas simplement l’interpellé dans la rue sans être malmené par les gorilles. Il l’écouta se présenter. Il fut un peu déçu de la réponse mais déclara :

« Je suis sûr qu’il y a beaucoup de chose intéressante à dire sur vous mais je comprends que vous ne vouliez pas en parler. »

Il avait dit cela en souriant, espérant que Sara serait rassuré de ne pas l’avoir blessé en ne répondant pas exactement à sa question. Mais sinon elle était bien quelqu’un d’importance. Ambassadrice, rien que ça. Il se demandait bien ce que la notion d’ambassadeur pouvait couvrir à Pallatine. Il avait côtoyé de nombreux ambassadeurs en Iran mais ils étaient beaucoup plus occupés à régler les affaires économiques qu’à parler aux petites gens. Il voyait mal un système similaire exister dans cette ville. Mais il pouvait se tromper.

« Alors vous venez de l’Institut. Je n’aurais pas cru qu’une personne de l’Institut vienne dans le restaurant où je travaille et me dise qu’il a aimé le repas. Surtout que ma diaspora connait certaines inimitiés avec la vôtre. Non pas que cela change quoi que ce soit à notre discussion. Je vous avouerai que je ne partage pas la jalousie viscérale que les meneurs de la diaspora ont contre l’Institut. »

Il prit une pause le temps de reprendre son souffle. Il e faisait que dire une vérité, certes douloureuse mais bien réelle. Son patron partageait en partie ses idées mais il devait tout de même porter un masque quand un représentant des altermondialistes débarquait à l’improviste.

« Je dois avouer que beaucoup de gens de l’Institut se sont montrés très gentils avec moi suite à mon transfert. On m’a tenu la main jusqu’à ce que l’on me laisse le choix et je vous avoue que vous faites un boulot formidable sur ce point. »

Il n’allait cependant pas aller trop loin en lui disant que l’Institut l’avait sauvé. Elle ne voulait sûrement pas savoir qu’il avait failli mourir. C’était le genre d’information qu’il gardait pour ses amis, et seulement dans le cas où il posait la question. Et même là, il hésitait à répondre, surtout depuis les mots qu’il avait eu avec Naga il y a quelques temps maintenant. Mais bon, il ne fallait pas broyer du noir. Il serait bien temps de penser à son colocataire quand il rentrerait après son service.

« Je trouve même exemplaire le fait que vous n’obligiez personne à rejoindre l’Institut après leur avoir pourtant offert tous les outils pour pouvoir se débrouiller dans la vie. Je pense qu’il ne faut pas accorder crédit aux plus rageux qui dénigre votre diaspora et font courir des rumeurs de mauvais goûts. »

En disant cela, il avait bien entendu pensé à cette fameuse conférence que l’Institut avait donné aux sujets des enlèvements. Mais il n’en parla pas explicitement pour éviter de raviver des souvenirs douloureux, autant pour lui que pour elle.

« Enfin je parle, je parle, mais je ne vous laisse pas en placer une. »


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Sara est la douceur incarnée et le visage angélique de l'institut Svensson ; arrivée paraplégique suite à une mauvaise chute, elle est privée de ses jambes et bénéficie des dernières technologies trouvées par l'Institut ; elle en fait la promotion à chaque sourire, à chaque fois qu'elle respire ; légende urbaine, tout le monde connaît la Princesse Améthyste ; on la prend surtout pour une pauvre gamine qu'il faut aider -parce que personne n'aimerait être à sa place ; ne s'offusque de rien et tait toutes ses envies pour garder une image parfaite ; joue le jeu pour permettre à l'Institut de mieux avancer.
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le Lun 18 Juil 2016 - 14:11
like a ghost
+ hafiza
Sara n'avait pas d'avis sur elle-même.
C'était une vérité acérée, mais pas forcément féroce ; elle pensait que c'était mieux pour elle que d'arrêter de se juger sans arrêt -elle a déjà mal au coin du cœur quand elle voit des marches qu'elle ne peut pas monter et que pourtant, elle se rappelle avoir dévalé et oh, ce n'est pas tant l'impossibilité immédiate qui fait mal, c'est le souvenir de l'avoir fait. Parfois Sara se demande si les aveugles s'imaginent les couleurs. S'ils les voient comme on peut les concevoir, les yeux fermés et les vagues colorées derrières les pupilles, s'ils comprennent toutes les métaphores toutes les symboliques de ces choses qu'ils ne voient pas ; s'ils sont jaloux des voyants ou si ça leur est égal parce qu'il ne savent pas, parce qu'ils n'ont jamais goûté à la vue et -oh, elle sait très bien qu'ils auraient préféré y voir, parce que la société n'est pas faite pour eux. Comme elle n'est pas faite pour elle.
C'est un triste constat, mais elle comprend, d'un côté. On a beau être le plus doux au monde, Sara sait qu'il n'y a que les lois ancestrales qui restent en place, et elle ne peut même pas être David contre Goliath, elle ne peut même pas se dresser elle ne peut menacer.
Tant mieux, peut-être. On ne peut rien lui reprocher.
Oh, c'est un avis que je ne partage pas, mais j'imagine que c'est toujours plus facile de l'ignorer quand on parle de sa propre personne. Sara ne voulait pas savoir. Sara ne voulait pas d'ego comme une éponge, qui aspirait le moindre compliment ; elle aimait la simplicité, les couleurs pastel et les fleurs. Elle aimait la simplicité, les discussions avec des mots un peu vagues et le manque d'animosité.
Et elle le laisse parler, l'homme à la peau couleur de bois, elle écoute et elle se tait, encore. Elle pense à ce qu'il lui dit, à ce qu'il lui confie ; elle a toujours des milliards d'idées derrière la tête et elle sait parfaitement faire le tri -elle attend. Elle attend qu'il ait fini, qu'il lui dise tout ce qu'il désire de par lui-même avant qu'elle ne commence à creuser, à doucement s'immiscer.
C'est si surprenant que ça ? Ça me semble être l'essence même de l'Institut, pourtant, de s'intéresser aux autres. Nous ne serions pas là ici, autrement. C'est une histoire de choix, comme vous le dîtes. De choix et de plans futurs, parce que rien n'est fait sans raison. J'ai choisi l'institut parce que je crois bien que je leur dois ma vie. Ce n'était pas un choix compliqué, et je ne le regrette pas. Jamais, je pense. Elle le dit pour se convaincre elle-même, pour se rassurer et croire qu'elle a toujours la même foi. Pourquoi les altermondialistes, alors ? Elle le demande en un semblant d'innocence, alors qu'elle a de la perfidie au bout de la langue, alors qu'elle exploite ce qu'on lui donne et -elle sait que c'est mal, mais elle. elle a besoin de gens comme ça. Et je ne sais même pas comment vous appeler, monsieur. Elle le lâche du regard pour prendre une gorgée de thé ; elle sourit en sentant dans sa bouche le sucre et la menthe, la menthe et le sucre, et la douce chaleur qui enveloppe sa gorge.




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Hafiz est un iranien d’origine qui fut sauvé in extremis par son transfert à Pallatine lors de la révolution qui eut lieu en Iran et qui chassa le Shah ainsi que les étrangers. Son talent est tout simplement d’être capable de cuisiner un peu n’importe quoi et de lui donner bon goût, sans pour autant tomber dans le repas chic. Il a rejoint la diaspora des Altermondialistes en grande partie par conviction mais ne s’implique pas spécialement dedans pour le moment. Mais, depuis les évènements qui ont ébranlé Pallatine et l'attaque contre le restaurant où il travaillait, lui ont montré qu'il ne pouvait pas rester tel qu'il était. Il a décidé de reprendre sa vie en main. De se battre pour ce qu'il veut. De ne plus être une personne passive. Et pour cela il va s'endurcir. Oh il ne va pas devenir un lion mais il ne laissera personne lui marcher sur les pieds à l'avenir. Et cela commence maintenant, avec un rapprochement avec sa diaspora.
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le Mar 19 Juil 2016 - 18:03
Hafiz eut une sorte de déclic quand la jeune femme lui précisa qu’elle devait la vie à l’Institut. Il n’était donc pas le seul à avoir éviter le pire. Bien sûr il s'en doutait déjà mais le fait qu’une personne le dise ajoutait une plus grande importance à ce phénomène. Cependant, bien qu’il en est envie, il ne lui demanda pas en quoi l’Institut l’avait aidé et ce pour deux raisons : cela ne le concernait pas et surtout parce qu’il avait compris que cette femme n’aimait pas particulièrement parler d’elle. Il la laissa donc terminer avant de répondre à ses questions.

« Vous pouvez m’appeler Hafiz, tout simplement, répondit l’iranien. Concernant votre question, je vais vous répondre honnêtement. J’ai choisi les altermondialistes car j’ai trouvé en eux, du moins sur le moment de mon choix, qu’ils incarnaient une alternative au mode de gouvernement que j’ai vécu sur Terre. J’ai vécu dans un pays qui n’était pas maitre de son destin. Notre gouvernement était contrôlé par des étrangers et particulièrement des financiers américains et européens. »

Il choisit de ne pas développer la question du pétrole qu’il avait déjà évité plus tôt. Il risquait de se montrer un ^peu trop agressif et ce n’était pas l’image qu’il voulait donner de lui. En plus, cela n’aurait servi à rien à Pallatine car il parlait d’un autre monde où il n’était pas possible de se rendre. Il devait laisser son passé derrière lui et s’ouvrir à ce nouveau qui lui tendait les bras. Il reprit :

« J’ai vu trop de personnes souffrir de l’ingérence étrangère et, à ce que j’ai pu comprendre de l’objectif des altermondialistes, c’est cette diaspora qui incarne le mieux mon idéal d’une société basé sur l’égalité et la possibilité de faire ses propres choix. Cependant, j’ai appris que les méthodes utilisés par ma diaspora ne sont pas très exemplaire, voire complètement illégale. Mais c’est là que j’ai toute mes connaissances. Cette diaspora m’a fourni un travail que j’adore, un patron très ouvert d’esprit et des amis que je n’abandonnerai pour rien au monde. »

Il eut une pensée fugace pour Naga et les petites Astrapée et Paige. C’était peut-être les personnes à qui il tenait le plus depuis son arrivée. Oserait-il dire sa famille ? Peut-être pas encore mais c’est ce qui s’en rapprochait le plus. Tous trois l’avaient aidé à s’intégré dans cette société. Mais surtout, ils lui avaient permis de se sentir utile autrement que par le simple travail. Il revint à la discussion avec la jeune Sara après cette digression de ses pensées.

« Cependant, je sais bien que si j’en suis là c’est bien grâce à l’Institut. Car, tout comme vous, je peux dire que l’Institut m’a sauvé la vie. Et ce n’est pas simplement une image. Si je n’avais pas été transféré, je n’aurais sûrement pas pu profiter de la vie, ici ou sur Terre. Au début j’étais totalement apeuré mais j’ai compris la chance qui m’a été donné. Je ne sais pas si le destin existe mais je suis bien content d’être là. Je dois vous paraitre complètement farfelu de dire tout ça. Je suis une véritable pipelette. »


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le Lun 25 Juil 2016 - 16:48
a concept at most
+ hafiza
Elle hoche la tête à l'entente de son prénom. Hafiz, avec des prononciations qu'elle n'a pas connues lors de sa courte vie en dehors, mais elle a appris et ça ne l'étonne plus -même si ça la fait toujours sourire. C'est qu'il n'en faut pas beaucoup pour la faire sourire, Sara, pourtant chacun d'entre eux reste toujours aussi précieux.
Et elle sait qu'on a séparé les terres en continents puis ne pays mais Sara n'a pas regardé de carte depuis longtemps et elle sait difficilement où situer l'Amérique -c'est comme un mythe, quelque chose duquel elle ne veut rien entendre ; elle se contente de continuer de siroter son thé, les joues réchauffées par les fumées odorantes.
Elle ne sait pas ce qu'il a vécu, Sara, et elle en est bien consciente. Elle connaît les fondamentaux, elle connaît les sociétés en général mais elle se mélange souvent dans ce qu'elle a appris et oh, en ce moment, elle n'est pas au travail même si elle travaille rien qu'en respirant rien qu'en souriant. Elle se contente de le laisser parler et elle se doit de réagir ; ça sonnait presque comme une accusation à ses oreilles et elle ne veut qu'améliorer cet endroit, alors elle demande. Parce que d'après vous, ce n'est pas ce que propose l'Institut ? Il laisse chaque habitant faire ses choix, sinon il n'existerait pas de diaspora, par exemple. Il y a des règles comme dans toute société, mais au moins ici on est sûr qu'elles ne sont pas imposées par l'extérieur, si c'est ce dont vous avez peur. Après tout, personne ne connaît mieux ce monde-ci que l'Institut. Elle sourit à nouveau, prend une autre gorgée chaude, respire la menthe -antithèse du froid et du chaud. Il peut aussi offrir du travail, évidemment. Oh, c'est léger, ça flotte et ça se pose comme une plume sur l'eau -en douceur, mais tout de même avec des vagues. Ce n'est pas une proposition, pas encore, plutôt une pensée laissée là, à l'abandon, prête à être emportée par qui le veut.
Et votre thé est délicieux, Hafiz, merci. Un peu de légèreté dans une conversation qui l'est mais qui reste accroché au sol, comme un ballon rempli d'hélium -prêt à s'envoler mais qui porte quelque chose de trop terre-à-terre.
Ce n'est pas farfelu. Je pense que beaucoup sont dans notre cas. J'ai perdu la motricité de mes jambes à mes onze ans. Dans mon époque, j'aurais été condamnée. Ici je suis utile et on me donne l'opportunité de montrer qui je suis, on n'a pas peur de donner de l'importance à une pauvre handicapée. Elle sait qu'elle est une bête de foire pour certains, Sara, mais elle n'en a que faire. Qu'ils regardent, si ça leur chante. Et un jour, peut-être que je pourrais de nouveau marcher.
Ça sonne comme un aveu ; c'en est certainement un.




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Hafiz est un iranien d’origine qui fut sauvé in extremis par son transfert à Pallatine lors de la révolution qui eut lieu en Iran et qui chassa le Shah ainsi que les étrangers. Son talent est tout simplement d’être capable de cuisiner un peu n’importe quoi et de lui donner bon goût, sans pour autant tomber dans le repas chic. Il a rejoint la diaspora des Altermondialistes en grande partie par conviction mais ne s’implique pas spécialement dedans pour le moment. Mais, depuis les évènements qui ont ébranlé Pallatine et l'attaque contre le restaurant où il travaillait, lui ont montré qu'il ne pouvait pas rester tel qu'il était. Il a décidé de reprendre sa vie en main. De se battre pour ce qu'il veut. De ne plus être une personne passive. Et pour cela il va s'endurcir. Oh il ne va pas devenir un lion mais il ne laissera personne lui marcher sur les pieds à l'avenir. Et cela commence maintenant, avec un rapprochement avec sa diaspora.
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le Ven 29 Juil 2016 - 22:01
Hafiz était tout à fait d’accord sur le fait que l’Institut imposé ses propres règles sans une autre entité politique derrière son dos. Il s’était fait à ce monde en partie pour cette raison. Et oui, l’Institut devait connaitre ce monde bien mieux que tous les transférés. Bizarrement, cette phrase marqua Hafiz. Il était bien conscient de ce fait mais qu’un membre de cette diaspora le dise à haute voix semblait donner plus de profondeur à ce fait. Il ne comprit cependant pas pourquoi elle ajouta que l’Institut offrait du travail. Peut-être n’était-ce qu’en raison du fait qu’elle avait trouvé un travail grâce à lui. IL ne s’attarda pas sur la question surtout quand Sara le félicita pour son thé. Elle salua cette remarque d’un remerciement de la tête et d’un sourire.

L’iranien perdit son sourire rapidement quand la jeune femme lui expliqua qu’elle avait perdu ses jambes si tôt. Lui-même n’avait jamais croisé d’handicapé moteur. Dans le palais, ils étaient considérés comme inutile au travail et n’y avait donc pas leur place. Cela ne l’avait jamais réellement marqué, trop occupé à faire les tâches qu’on lui donnait et à apprendre de son maitre. Il se sentit donc un peu honteux vis-à-vis de cette jeune femme mais il n’en dit rien. Il réalisait qu’elle n’avait sans doute pas pu profiter au maximum de son corps qu’une partie lui était déjà enlevée. Il la plaignait mentalement. Étrangement cependant, elle ne semblait pas prendre la chose trop durement. Hafiz se doutait que la jeune Sara avait eu du mal à se faire à son handicap. Mais il semblait qu’elle avait surmonté cette épreuve avec le temps. Surement en raison du soutien de ses proches à Pallatine.

« Je crois que vous avez raison de ne pas perdre espoir. L’Institut est suffisamment avancé technologiquement pour trouver une solution aux divers handicaps qui frappent les gens. Je m’avance peut-être un peu mais je suis sûr que votre diaspora ne communique pas sur tous ses sujets de recherche et je pense que c’est mieux comme cela. Plusieurs diasporas, la mienne en première, serai avide d’avoir votre technologie et l’utilise à des fins funestes pour la ville. J’espère ne pas vivre ce moment-là. »

Bien évidemment, Hafiz n’avait pas dit cela au hasard. Il visait les diasporas qui travaillaient dans l’illégalité. Les gangsters et les asiatiques étaient, selon l’iranien, une réelle menace pour la stabilité de la ville. À cela s’ajoutait la jalousie viscérale que sa propre diaspora entretenait vis-à-vis de l’Institut. Hafiz ne comprenait vraiment pas pourquoi cette haine s’était installée, bien qu’il se doute que certains n’avaient pas accepté d’être chassés du pouvoir. Même Pallatine n’avait pas réussi à régler ce problème lié à l’ambition et à l’envie.

« Mais, pardonnez-moi pour mon ignorance, je n’ai pas bien compris qu’elle était votre tâche au sein de l’Institut. Votre rôle est-il d’entretenir des bonnes relations entre les différentes diasporas ou de veiller à ce que l’Institut garde un œil sur les autres diasporas ? Je ne sous entends pas que vous êtes une espionne mais c’est véritablement de l’ignorance de ma part. »


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le Dim 7 Aoû 2016 - 0:07
unnamed for sure
+ hafiza
Elle a toujours un peu peur des réactions, Sara, quand elle raconte qu'elle ne se rappelle presque plus de la sensation de pieds nus dans la terre encore humide, du frisson lorsque l'on court pour attraper la ligne de l'horizon, de la chaleur d'un chat qui se frotte contre ses jambes. Ça ne la rend pas forcément triste, c'est juste une espèce de mélancolie quand elle aimerait demander aux autres ce que ça fait de marcher et qu'ils ne savent pas répondre, entre gêne et habitude. Oh, personne ne fait attention à ce qu'il ressent quand il marche.
C'en est presque insultant, parfois, mais Sara a la douceur de sourire en acquiesçant la plupart du temps. Elle a l'habitude ; elle a l'habitude quand on insulte son fauteuil sans faire attention quand elle s'échoue au pied d'un escalier quand elle a du mal à avancer dans des couloirs trop étroits.
Ils y travaillent, grâce à de charitables volontaires. Merci de comprendre le secret de leurs recherches. C'est un sujet assez polémiques, et je dois avouer que je ne comprends pas réellement pourquoi. Enfin. Chacun est libre de penser, n'est-ce pas. Pallatine, pour elle, c'était une oxymore. Elle donne une seconde vie et oh, elle a l'air si douce si fragile si chérie, mais aussitôt sa diaspora choisie, tout va beaucoup trop vite. C'est une liberté de surface, parce que bien vite on se fait étouffer par des rôles qu'on a souvent pas demandé et oh, Sara a bien eu de la chance de se battre pour ce qu'elle croit. Vous semblez bien critique de votre diaspora, Hafiz. Avez-vous discuté de vos différences d'opinion ? Et elle ne le disait pas, Sara, mais elle avait peur quand elle croisait parfois les regards assassins de ces défenseurs d'une cause qu'elle ne connaissait pas. Elle savait qu'elle était une cible parfaite, elle savait que s'ils voulaient taper fort, il n'y avait pas mieux qu'un de leur symbole.
Je suis ambassadrice. Je vais plutôt répondre aux questions que le peuple se pose, en élément extérieur, mais aussi essayer de garder une cohésion au sein de Pallatine. Chose qui n'est pas très aisée, vous en conviendrez. J'ai plusieurs fonctions, mais principalement de l'information. Beaucoup ne comprennent pas vraiment ce qu'est le handicap avant d'y être confronté. Ces personnes ne peuvent donc pas comprendre l'importance des recherches de l'Institut. C'était un raisonnement des plus logiques et oh, Sara -on la disait intouchable, et peut-être était-ce vrai, mais pas entièrement. Pas comme vous, Hafiz. C'était un compliment qui ne brillait pas par sa flatterie mais par sa vérité et oh, elle boit encore un petit peu comme pour réchauffer un cœur qui parfois se sentait en plein blizzard.




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le Lun 8 Aoû 2016 - 11:07
« Oui je suis critique. Maintenant deux ans que je suis en ville, j’ai bien eu le temps d’observer mes « collègue » de la diaspora. Il est clair qu’une majorité d’entre eux veulent revenir au temps où notre diaspora contrôlait Pallatine. Ce n’est pas mon cas. Et encore moins avec leurs méthodes. Je crois que c’est en partie pour cela que je ne m’intéresse pas du tout aux postes au sein de la hiérarchie altermondialiste. Je n’ai pas vraiment envie de participer à leur magouille. Je préfère donc rester un simple sympathisant. Mais je ne parle de cela avec personne, excepté mon colocataire peut-être, car on traiterait de fou. Une fois j’ai essayé, ça a presque fini en pugilat. Je n’ai pas retenté l’expérience depuis. »

Hafiz ne donnait que son point de vue sur cette question. Il était conscient de ne pas être trop formaté par sa diaspora. Il avait toujours voulu garder une forme de libre-arbitre depuis son arrivée à Pallatine. Il ne perdrait pas le peu de liberté de pensée qu’il avait obtenu en quittant son monde. Même pas pour sa diaspora.
Il continua d’écouter la jeune femme ensuite, comprenant un peu mieux quel était son rôle au sein de sa diaspora. C’était une tâche noble mais surtout ardue. Tenter de maintenir une certaine forme d’unité entre les différents groupes et ethnies, parfois ennemis, aurait été bien trop dure pour l’iranien et il en était conscient. Enfin, au moins l’Institut essayé de garder un semblant de lien entre tout le monde. Hafiz était sûr que si les Altermondialistes prenaient le pouvoir, tous ceux qui ne les rallieraient pas seraient tout simplement abandonnés à leur sort sans autre forme de procès, voire pire. Or Hafiz avait toujours soutenu l’idée que chacun devait avoir le choix sans risquer de conséquence. Mais le compliment de la jeune femme lui fit quelque chose tout de même.

« Je suis quand peut-être un peu mal placé pour en parler, déclara-t-il avec un sourire. Ce n’est pas comme si j’étais au courant. Je me dis juste que cette ville n’a pas été construite en un jour et que l’Institut a travaillé dur pour en arriver là. Même si le but final m’échappe encore totalement. Mais étrangement, je ne souhaite pas connaitre la réponse à cette question. Je suis curieux, voire même impatient, mais je ne veux pas savoir. »

L’iranien était persuadé que l’Institut, ou du moins la direction, avait un objectif à long terme pour tous les habitants de Pallatine. Que soit ce projet, Hafiz ne pensait pas qu’il serait funeste. Sinon à quoi cela servirait-il de construire quelque chose pour le détruire ensuite. Par contre, le projet des têtes pensantes des altermondialistes seraient sûrement moins joyeux.

« Après je pense, je pense que vous subissez un contre coup que vous ne prenez pas réellement en compte. Enfin pas vous en tant que vous mais vous l’Institut. Malgré le fait que vous soyez présent lors du transfert et pendant une période d’apprentissage, une fois que les gens choisissent une diaspora, vous perdez un peu le contact et ce pour deux raisons. D’abord le cas où la diaspora fait en sorte d’éduquer, voire même d’endoctriner ses membres. Je suis persuadé que c’est la méthode des altermondialistes. Dans un second cas, je pense qu’il y a une forme de dissuasion agressive de certaines diasporas qui ne veulent pas voir leur membre avec ceux de l’Institut. Je ne comprends pas tout ça. Je pense que tout le monde devrait pouvoir s’entendre sans barrière politique. Les luttes de pouvoir devraient se cantonner uniquement aux hautes-sphères et laisser le reste de la population tranquille. »

Ca y est. Maintenant Hafiz se prenait pour un grand orateur. Il avait l’impression d’être un peu idiot dans cette situation. Il n’avait pas l’habitude de partir comme cela dans une conversation. Il pouvait s’emporter parfois, sur certains sujets sensibles. Mais, le fait de parler avec Sara lui donnait l’impression d’avoir des ailes. Il se sentait soulagé de pouvoir se confier à quelqu’un d’extérieur et qui ne le jugerait pas. C’était peut-être pour cela que l’Institut l’avait choisi elle pour informer la population. Elle qui posait ses arguments calmement, sans forcer mes gens à croire ce qu’elle disait. Ah si seulement tous les membres de sa diaspora avaient la même attitude.

« Enfin, si un jour vous avez des soucis avec un membre de ma diaspora, vous pouvez compter sur mon soutien. Je peux vous laisser ma carte si vous le désirez. Je sais que beaucoup de gens condamneront ce que je fais mais je m’en moque. Je fais mes propres choix. »


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le Ven 12 Aoû 2016 - 23:57
bare
+ hafiza
Elle écoute et elle ne peut que doucement tourner les yeux, en entendant des mots qu'elle aurait pu dire elle-même si elle était dans une autre peau.
Et parfois, elle se demandait -et si elle n'était pas tombée, et si elle n'était pas cassée, et si elle n'était pas si douce pas si docile et si et si et si. Elle connaissait un proverbe sur les si mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer, parfois. Elle était parfaite pour son rôle -elle le savait, malléable à souhait, dure dans sa douceur la peine au bout des cils et la gêne occasionnée par un handicap si présent ; c'était comme une grosse tache d'encre au centre d'une feuille toute blanche badigeonnée d'eau, elle se développe étend ses tentacules comme une pieuvre des plus intelligentes.
Peut-être était-ce tout ce qu'elle était, au fond, Sara. De la propagande.
Mais un sympathisant, ça veut dire accepter, au fond, non ? Elle a la voix claire qui sonne froide sans vraiment l'être ; on dirait peut-être Thémis qui n'a pas perdu la vue mais qui a perdu ses jambes -une titanide un peu plus humaine, un peu plus implacable encore, avec pour balance un fauteuil qui fait des refus devant les marches devant les sorties des trams devant des tables trop basses. C'est qu'elle a appris à vivre avec les saletés qu'on balançaient sur sa famille, mais elle doute qu'Hafiz vive la même chose. Elle trouve ça un peu injuste -après tout, il a le vert qui lui enserre le cœur, il peut bien souffrir de quelques remarques.
Parfois elle se sent seule, Sara.
Et elle ne sait pas non plus, mais elle se demande aussi pourquoi tout le monde s'interroge -ils ont une seconde vie. Une seconde vie et des choix à faire, ils ont une autre existence et d'autres chances, pas de vie fripée et peut-être un peu arrachée mais il y a d'autres solutions à ça que la révolte. Elle se croit presque morbide, à avancer ça, mais c'est qu'elle est fatiguée, parfois, Sara.
Pallatine se base sur le choix. De quel type de gouvernement serait traité l'Institut s'il obligeait les enfants à s'éduquer chez nous ? Il souffre déjà assez de mauvaise réputation. L'Institut est ouvert au dialogue, mais il reçoit souvent des réponses sous forme d'insultes. C'est une violence comme une autre, une si banale qu'on ne la prend presque plus en compte. Ne vous méprenez pas, je suis d'accord avec vous. L'unité est une nécessité, mais je crois bien qu'elle n'est pas possible. Ce n'est pas dans la nature humaine ; elle crée des cases et chacun s'y place en essayant de se sentir le plus confortable. Oh, elle avait trouvé sa case, Sara. Elle ne l'avait pas choisie, mais on l'y avait poussée ; handicapée, estropiée, invalide infirme inutile inactive. Ça serait avec plaisir, Hafiz, merci, j'apprécie. Et réciproquement, évidemment. Oh, elle n'osait pas dire qu'il y avait un accord tacite, que personne n'avait le droit de la toucher et qu'elle le savait -parce que qui peut deviner ce qui se passera demain. Qui sait -sûrement pas elle.
Et elle a peur, Sara.




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