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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

buy me roses ✾ hafiz

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Personnage : Hafiz est un iranien d’origine qui fut sauvé in extremis par son transfert à Pallatine lors de la révolution qui eut lieu en Iran et qui chassa le Shah ainsi que les étrangers. Son talent est tout simplement d’être capable de cuisiner un peu n’importe quoi et de lui donner bon goût, sans pour autant tomber dans le repas chic. Il a rejoint la diaspora des Altermondialistes en grande partie par conviction mais ne s’implique pas spécialement dedans pour le moment. Mais, depuis les évènements qui ont ébranlé Pallatine et l'attaque contre le restaurant où il travaillait, lui ont montré qu'il ne pouvait pas rester tel qu'il était. Il a décidé de reprendre sa vie en main. De se battre pour ce qu'il veut. De ne plus être une personne passive. Et pour cela il va s'endurcir. Oh il ne va pas devenir un lion mais il ne laissera personne lui marcher sur les pieds à l'avenir. Et cela commence maintenant, avec un rapprochement avec sa diaspora.
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posté le Lun 15 Aoû 2016 - 16:51 (16)
Hafiz ne se défendit pas quand sa vis-à-vis exprima le fait que son statut le faisait accepter la situation qu’imposait les altermondialistes. C’était une forme d’attaque mais Hafiz, après ces quelques instants de discussion avec la jeune femme, ne pensait pas sincèrement qu’elle voulait le blesser. Elle soulevait juste une vérité. Hafiz se contenta donc d’acquiescer. Cependant elle passa vite à autre chose. Il l’écouta sans la couper quand elle parler d’une utopie où tout le monde se comprendrait et s’accepterait. Hafiz n’avait aucun argument allant contre la jeune femme et n’en chercha aucun. Il était bien trop d’accord avec Sara pour cela. Il se sentit également honteux quand Sara parla de cases. Il savait pertinemment qu’il était entré dans une case dès sa naissance : celle de la servitude. Il y avait passé l’essentielle de sa vie. Bien sûr sa vie aurait pu changer après son arrivée à Pallatine. L’iranien aurait pu faire le choix d’arrêter de servir mais sa situation l’avait beaucoup trop marqué. Il ne trouvait pas le courage ni même la confiance en soi pour franchir le pas. Il avait aussi trouvé une forme de plaisir à servir les autres.

Il revint à la conversation quand la jeune femme lui proposait son aide s’il avait des problèmes avec un membre de l’Institut. Il la remercia chaudement. Elle n’était pas obligée de le faire et c’était tout à son honneur. Et ce fut à partir de ce moment-là que Hafiz ne sut plus quoi exactement dire. Il n’était vraiment pas doué pour lancer des conversations et il avait l’impression d’avoir tout dit au sujet de Pallatine. Il s’était bien rendu compte que ce sujet tenait extrêmement à cœur à Sara et il ne voulait pas dire de bêtise ou quelque chose de blessant. Il hésitait donc à dire quoi que ce soit.  Il dit donc avec précaution et peu sûr de lui :

« Enfin, heureusement pour vous, il reste quelques personnes respectueuses de l’Institut. Je pense sincèrement que, au sein de ce restaurant, vous ne risquez pas d’être agressé par quiconque. Mon patron fait tout ce qui est en son pour que tout se passe bien ici. Toute personne, quel que soit sa diaspora, est accepté et en sécurité. »

Hafiz ne savait pas vraiment pourquoi il avait dit cela. Il n’avait pas vraiment l’intention de la rassurer elle. Elle ne semblait pas en avoir besoin. Elle était sûr d’elle, ou en tout cas le laisser paraitre. Elle avait surtout cette manière de présenter les choses qui ne permettait pas de la contredire. Peut-être était-ce pour lui-même. Il espérait tellement que ce restaurant soit une zone de sécurité pour quiconque rechercherait un refuge.

« Mais j’y pense, l’Institut n’a-t-il jamais pensé à organiser des évènements divers, pour rapprocher les gens de Pallatine et renforcer la cohésion. Bien sûr, tout le monde ne viendra pas mais je suis sûr que cela améliorera votre image. Pour ma part, je serais heureux de participer à un évènement de ce genre. Et en plus, personne ne pourra vous accuser de faire de la propagande. »
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DE CE VIOLET TRISTE DU NOM D AMÉTHYSTE
Personnage : Sara est la douceur incarnée et le visage angélique de l'institut Svensson ; arrivée paraplégique suite à une mauvaise chute, elle est privée de ses jambes et bénéficie des dernières technologies trouvées par l'Institut ; elle en fait la promotion à chaque sourire, à chaque fois qu'elle respire ; légende urbaine, tout le monde connaît la Princesse Améthyste ; on la prend surtout pour une pauvre gamine qu'il faut aider -parce que personne n'aimerait être à sa place ; ne s'offusque de rien et tait toutes ses envies pour garder une image parfaite ; joue le jeu pour permettre à l'Institut de mieux avancer.
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posté le Ven 19 Aoû 2016 - 17:17 (17)
freedom is not for us
+ hafiza
Il reste des gens respectueux, oui. Des gens qui ne disent rien, qui taisent leurs insultes et leurs gestes obscènes, mais malheureusement on ne retient que ceux qui choquent -c'est une tristesse qu'elle connaît, Sara. Elle sait que, si elle est si bonne oratrice, si bonne ambassadrice, presque cantatrice, c'est parce qu'on la retient. On la voit, une fois, et on s'habitue à une taille plus petite -on a le regard qui descend, bienveillant, comme si elle avait besoin de protection d'affection-, on observe -les roues les commandes et certains s'imaginent d'autres machines-, on détaille -les cheveux en vague les yeux aux étoiles, ah. Sara. On se dit et si elle était debout -elle serait parfaite, elle aurait l'avenir droit devant elle, elle serait la figure de demain mais on le dit avec un demi-sourire et elle n'est pas debout, Sara. Elle n'a pas besoin de ça pour avancer.
Un havre de paix, peut-être. Elle a de nouveau un sourire doux, et elle le dit sans trop y croire -elle voudrait, pourtant, vraiment, mais elle a une espèce de désaturation qui lui dévore l'améthyste de ses yeux ; il y a des éclats qui se perdent et moins de lumière qui se reflète. Triste histoire, que celle de l'ingénue qui a trop appris. Si jamais vos retenues vous pèsent trop, Hafiz, sachez qu'il y aura toujours une place pour vous en l'enceinte de l'Institut. Elle dit ça d'un ton léger, avec un regard vers le jardin qui se déroule sous ses yeux -pas grand chose, quelques plantes grasses, un peu de verdure. Elle enchaîne, imperturbable. Organiser des choses -il y a mes interventions. Le peuple vient parce qu'il peut poser des questions, parce qu'il y a un spectacle, quelque chose à voir, quelqu'un à apprécier. L'idée de paix ne transparaît pas de son propre chef. Faire d'autres événements où au final seul l'Institut est bien représenté, ne serait-ce pas un affront, en quelques sortes ? Elle demande mais elle n'attend pas de réponse. Pas vraiment. Je ne sais pas. Elle manque rarement de réponses, avec un joli sourire et des prunelles qui pétillent -pour autant, ça ne veut pas dire qu'elles sont vraies ou adaptées. Il paraît que c'est l'art oratoire -mais pas maintenant. Pas ici. Pas avec lui.

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posté le Dim 21 Aoû 2016 - 10:50 (18)
Il l’écouta et fut très surpris quand elle réussit à glisser dans la conversation le fait que lui, pouvait avoir sa place à l’Institut. Hafiz ne savait pas trop quoi répondre à cela. Il ne savait pas non plus si elle se moquait ou était sérieuse. Même si, en y pensant bien, elle n’avait pas l’attitude de quelqu’un qui se moque. Mais le cuisiner se posait la question. Si elle était honnête, lui ne voyait pas vraiment ce qu’il pouvait apporter à l’Institut. La plupart était de brillants chercheurs, ayant fait des études, souvent très longue. Qu’est-ce que lui, un simple serviteur au final, pouvait espérer faire ? Ses seuls talents s’exprimaient dans une cuisine, pas dans un laboratoire. De plus, il se sentirait idiot face à toutes ces personnes cultivées. Il n’était pas sûr d’y trouver sa place. Hafiz ne fit cependant pas part de sa pensée à la jeune femme. Il la laissa terminer et reprit :

« Je crois que je me suis mal exprimé. Je voulais dire organiser un évènement, sous la tutelle de l’Institut, où chaque diaspora pourrait présenter ce qu’elles font le mieux. Je ne sais pas quoi exactement. Mais le but serait de s’amuser plus que la politique. Cela permettrait peut-être de rapprocher les gens entre eux. »

C’était dans ces moment-là qu’Hafiz se voyait un peu comme un idéaliste complètement niais. La jeune femme qui lui faisait face pensait peut-être la même chose. Mais l’iranien aimait penser comme cela. Il savait qu’il pouvait passer pour un crétin. Mais, d’une certaine façon, il espérait ardemment que les choses se calment.

« Moi-même je serais prêt à participer à cette entreprise si elle venait à se faire. Je pourrais ainsi tenter de montrer à mes collègues qu’une bonne entente avec les autres diasporas, et surtout l’Institut, ne serait que bénéfique pour nous. Il est plus facile d’avancer en temps de paix qu’en période de conflit. En tout cas, c’est ce que je crois. »

Oui il en était persuadé et il camperait sur ses positions. C’était peut-être, hormis la cuisine, le seul sujet sur lequel il se battrait. Et même si cela l’amenait à avoir des conflits avec sa diaspora, il n’aurait qu’à partir. Devenir un indépendant. Enfin non, même pas. Sara venait tout de même de lui offrir une porte de sortie en lui indiquant qu’il pouvait être accepté au sein de l’Institut. Il s’inquiétait plus cependant du fait de ne pas pouvoir revoir les gens qu’il appréciait au sein des altermondialistes. Que ce soit Naga, la jeune Paige, ou tous les autres qu’il avait pu croiser. Serait-il vraiment prêt à abandonner tout ça. Est-ce que au moins Naga comprendrait son geste et accepterait de lui parler encore. Hafiz savait Naga ouvert d’esprit, même si parfois il le cachait bien. Mais, présentement, il se posait cette question qui avait sommes toute, une grande importance pour lui.
Mais bon, cette pensée pouvait bien attendre une autre fois. Il n’allait pas partir maintenant de toute façon. Et puis, il discutait avec quelqu’un. Ce n’était pas très poli.

« Tenez. Je vais même dès maintenant me mettre à l’œuvre. Je pourrais peut-être demander à un spécialiste de créer des petits flyers pour une petite réception ici au restaurant. Bien sûr, il faudra que je demande son avis au patron. Et au pire, je pourrais l’organiser ailleurs. Je pourrais envoyer des invitations à chaque diaspora ainsi que sur différent forum de Chronosrep.net. »

Il était littéralement excité par cette idée. C’est comme si quelqu’un l’avait remonté comme un minuteur et qu’il venait de sonner.
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posté le Lun 22 Aoû 2016 - 18:10 (19)
i must become a lion-hearted girl
+ hafiza
Elle l'avait compris, Sara.
Parfois elle oublie de dérouler sa pensée -elle ne croit pas qu'elle est plus vive que les autres, oh non, elle laisse ça à Amaryllis et aux scientifiques, aux penseurs de demain, aux philosophes et aux créateurs de nouvelles histoires ; elle, elle ne fait que raconter ce qu'on lui a déjà dit, elle met des sentiments dans des mots un peu plats, un peu froids, mais elle ne les rend pas vivants, puisqu'ils l'étaient déjà.
Elle a une modestie vraie mais infondée, parfois, Sara.
Oh, Hafiz. Elle ne veut pas être condescendante, oh elle ne l'est sûrement pas, mais sa voix semble étrangement hautaine à ses oreilles -elle déteste quand ses propres mots crissent jusqu'à son cerveau. Il est toujours question de politique. Elle n'a plus les yeux qui se décollent des verts en camaïeu devant son fauteuil. Son fauteuil -de la politique. Sa robe -de la politique. Son apparence, son être tout entier -de la politique. Sa présence ici -de la politique. Ses mots gentils -de la politique. Et ça lui fendait le cœur, sans qu'elle ne comprenne qu'elle était vraie en même temps -pour elle, l'un dominait l'autre, inlassablement, et aussi cruelle que cela la rendait, elle préférait faire réussir l'institut que de paraître aussi douce qu'on la dit. Après tout, ne l'avez-vous pas dit vous-même ? Apaiser les tensions. Ses doigts se croisent sur sa robe pâle, porcelaine sur tissu. Et à qui cela profiterait le plus, à votre avis ? Au pouvoir en place. Et même si l'action était vraiment désintéressée, il y en aura toujours pour crier à la révolte. Mais Sara savait, au fond, que l'Institut ne faisait jamais rien de bonne grâce, pas une fois qu'on se trouvait là. Ne prenez pas un tel risque, Hafiz. Je crains que la maigre récompense en demie-teinte n'en vaille pas la peine. Elle tourne doucement la tête ; elle n'a pas l'habitude d'être négative oh non, mais de sa face lunaire ont disparus son sourire et ses yeux qui brillent, pas sa bienveillance et cette douceur, toujours. Vous savez, j'aimerais y croire, vraiment. C'est ce que je scande quand j'ai plus de courage. On sent son cœur un peu à l'étroit dans la cage où il bat. Mais il me semble que je vous dois l'honnêteté, et qu'aujourd'hui est un jour éprouvant, comme tous depuis un certain temps. Depuis qu'on les attaque depuis qu'elle-même doute depuis que tout s'effrite sous ses roues et- J'en suis désolée, Hafiz. Je porte toujours l'espoir, n'ayez crainte, mais pas sous cette forme. Elle, elle voulait marcher avant tout.
La paix viendra après.

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posté le Mer 24 Aoû 2016 - 17:24 (20)
Cependant, toute cette excitation retomba quand il concentra à nouveau son regard sur la jeune femme. Ce qu’elle ajouta par la suite ne fit que confirmer. Après lui avoir fait miroiter le travail de rassemblement de l’Institut, elle le décourageait à faire quelque chose qui aurait pu y trouver sa place. Cela lui fit un sacré coup au moral. Il eut le sentiment, à tort, que tout ce qu’elle lui avait dit avant n’était qu’une manière de l’amadouer. Et pourquoi ne devrait-il pas prendre ce risque ? Il était suffisamment mature pour prendre ses propres décisions seul. Pourquoi, après développer toute un argumentaire sur la paix et la bonne entente revenait-elle en arrière.  Peut-être que lui, Hafiz, s’était trompé sur elle. Elle avait des objectifs personnels tout autres que ce qu’il avait cru comprendre au cours de cette discussion. Il était déçu d’une certaine façon.

Pendant un instant, il n’avait plu envie de lui parler. Il se sentait en partie blesser, même s’il ne comprenait pas vraiment pourquoi. Finalement, il se comportait un peu comme un gamin et voulait simplement bouder. Mais, quand il vit que toute trace de gaieté avait quitté Sara, il se rendit compte de son erreur. Elle n’avait pas fait en sorte de le dissuader pour le simple plaisir. Elle avait calculé à sa place les risques qu’il prenait. Il s’était senti mal en raison de ce qu’il avait cru être une trahison alors que maintenant il se sentait mal de l’avoir jugé trop vite. Elle avait beaucoup d’expérience en ce qui concernait les relations entre diaspora, ce que lui ne possédait nullement. Elle avait donc sûrement voulu protéger contre sa propre bêtise. Il lui en était donc reconnaissant même s’il ne dit rien. Comment avait-il eu l’audace de penser pouvoir changer les choses, lui, un simple cuisinier alors que des dizaines de personnes s’y étaient cassées les dents.

« Je comprends votre position Mademoiselle. Vous avez sûrement raison sur toute la ligne. Je me suis trop laissé emporter je pense. Pour ma défense, c’est un sujet qui me tient assez à cœur. »

Il jeta rapidement un coup d’œil à la salle et remarqua que il n’y avait presque plus de clients. Un regard vers l’horloge lui expliqua pourquoi. Le temps semblait avoir passé si vite avec Sara et leur discussion. Les quelques serveurs présents commençaient déjà à remballer les nappes et les couverts. Hafiz capta cependant quelques regards vers lui et son interlocutrice. Plusieurs de ses collègues ainsi que son patron devait se demander quel était le sujet de leur conversation pour que lui, le cuistot, reste aussi longtemps. L’iranien se doutait tout de même que son patron avait une vague idée de ce dont il était question mais surtout, lui demanderait sûrement des comptes. Bah, ce n’était pas si grave que cela. Au moins, il avait pu se confier à quelqu’un sur son ressenti vis-à-vis de sa nouvelle vie.

« Enfin, dans tous les cas, si un jour vous êtes prête à faire quelque chose de ce genre, vous savez que vous pourrez compter sur moi. »

C’était peut-être la seule chose un peu réconfortante qu’ il pouvait faire pour Sara.
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posté le Mar 30 Aoû 2016 - 10:52 (21)
some days i can't even trust myself
+ hafiza
Sara était de ces gosses qui grandissent trop vite.
Oh, elle n'était pas à plaindre -on ne l'avait pas abandonnée, on ne l'avait pas ruée de coups, on l'avait peut-être un peu dévisagée mais oh c'est elle qui est partie et parfois elle se demande ce qu'ils sont tous devenus. Elle revoit les longs cheveux de sa mère, aussi bruns et ondulés que les siens ; elle revoit les lunettes rondes de son père et sa manière de plisser le nez pour les faire remonter ; elle revoit son chat et ses jolies taches rousses ; elle revoit cette maison colorée parmi les rues de Slovénie et elle sait qu'elle avait de la chance -ça s'appelle un retour de flamme, sûrement.
Non, Sara avait grandit trop vite parce qu'elle ment trop bien pour son âge.
Parfois elle regarde ce qu'elle a vécu et elle ne sait pas vraiment quoi dire. Elle n'est pas de ceux qui osent se plaindre ni de ceux qui osent s'affaler dans leur médiocrité et ah, elle a la légèreté des petits oiseaux bleus qu'elle voyait du bord de sa fenêtre, de celle où elle est tombée -ça s'appelle des mésanges, si ses souvenirs sont bons.
C'est ce mademoiselle qui lui met la gifle de la mélancolie. C'est cette politesse un peu froide dans ce qui était agréablement tiède avant, c'est cet aveu qu'elle a l'impression d'avoir arraché c'est ce relent d'espoir qu'on enlève -peut-être qu'elle a tué de ces illusions enfantines, et peut-être que dans la pièce, c'était bien Sara l'adulte et Hafiz, ah, Hafiz.
Il serait sûrement la mésange.
Vous n'avez pas à vous défendre. Non, il n'avait pas à s'excuser à s'expliquer à justifier sa manière de penser -quelle paix, sinon ? Ce sont des idées qui nous construisent, au final. Elle tourne de nouveau doucement la tête, un de ces sourires doux sur le visage. Il faut croire que vous avez plus de courage. Ou d'intensité, peu importe comment vous l'appelez, au fond. C'était peut-être ça. Elle ne manquait pas d'éclat, oh non, mais elle manquait de propulsion, de quoi la faire décoller et elle -ah, ça ne l'intéressait pas, au final. Elle est plus de ces liant qui empêche les raz-de-marées, elle est de ces parois primaires qui permet aux plantes cette verticalité et elle n'est pas brique de diamant mais elle a d'autres qualités, pour sûr. Je le sais. Et le ton doux qu'elle emploie lui indique qu'elle l'avait déjà compris avant -Hafiz n'est pas de ceux qui mentent comme des adultes.

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posté le Ven 9 Sep 2016 - 11:52 (22)
« Oh ne croyez pas cela. Je ne suis pas courageux pour un sou. Ce sont les personnes que je rencontre qui me permettent d’avancer. Si je ne parlais pas avec des personnes comme vous, je passerais ma vie caché derrière mes fourneaux et n’essayerait pas. C’est vous qui êtes courageuse de vous battre chaque jour pour que tout le monde soit en sécurité et puisse vivre ensemble. »

Hafiz s’arrêta là. Il aurait pu ajouter qu’elle était courageuse de vivre au jour le jour avec son handicap. Mais il aurait été déplacé de lui rappeler son état actuel. Elle semblait heureuse et l’iranien n’était pas quelqu’un qui aimait rappeler les difficultés des autres. En plus, il avait réussi à parler avec elle sans évoquer son handicap et il n’allait pas s’y mettre maintenant.

Le cuisinier jeta un nouveau coup d’œil vers la salle et remarqua que l’attitude de son patron avait un peu changé. Il avait les bras croisés sur sa poitrine et les regardait tous deux avec un air sévère. Cela ne sentait pas bon pour Hafiz. Il aurait le droit à un savon d’avoir ainsi abuser. Mais comment faire pour s’esquiver de cette discussion très intéressante sans blesser Sara. Il semblait qu’il n’y avait pas de bonnes solutions. Elle comprendrait sûrement ses obligations. Il se retourna vers son patron et lui fit comprendre qu’il arrivait vite.

« Euh… excusez-moi mademoiselle, mais je vais être obligé de mettre un terme à notre conversation. Je…je dois retourner à ma tâche. J’aurais plaisir de reparler un jour avec vous. »

L’iranien farfouilla quelques instants dans ses poches et en sortit une carte de visite ainsi qu’un stylo. Il y inscrivit son numéro de téléphone ainsi que ses coordonnées de chronosrep. Il la lui tendit.

« Si vous aussi vous voulez parler, contactez-moi. Je répondrais présent si je le peux. »

Il était vraiment désolé de mettre un terme à la conversation de manière si abrupte mais il était conscient de ses responsabilités.

HRP:
Désolé c'est un peu court mais je ne voyais pas quoi faire d'autre. Si tu as une idée, je veux bien changer mon rp Malicieux
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posté le Sam 17 Sep 2016 - 12:28 (23)
sublime silence
+ hafiza
Il niait et elle, elle voulait nier encore par-dessus oh elle le voulait vraiment mais elle sait quand s'arrêter, Sara. Elle sait aussi qu'il se rendra compte de ses tords quand c'est le courage qui viendra seul affluer dans ses veines et quand il agira sans même se poser de questions -après tout, c'est une forme de stupidité, le courage. Une manière de dire je vais m'en sortir, je vais réussir alors que rien ne le promet, s'assurer qu'on vaut mieux qu'on peut mieux qu'on fait mieux.
Sara ne sait pas si elle est courageuse.
Elle est craintive, pour sûr, mais ce n'est pas antithétique et on peut être fort en pleurant -on est souvent fort en pleurant. Elle se pose des questions, Sara. Elle se demande ce qu'il y a de plus logique à faire ce qui a le plus de probabilités de bien finir et -non, elle n'a pas de courage, mais de la bonté. Ou peut-être une bonté limitée qui se complète par sa bravoure.
Ce qu'Hafiz n'a pas vraiment compris, c'est qu'elle ne se bat pas tant que ça, Sara. Elle vit juste ; et c'est un peu plus compliqué pour elle mais elle a oublié la facilité des escaliers et le bonheur des champs remplis de brouillard. Elle vit juste ; et c'est un peu plus facile pour elle de défendre l'institut quand c'est tout ce qu'elle a.
Elle ne savait pas quoi répondre, Sara, peut-être parce qu'elle ne voulait pas.
Elle répond en un sourire à ses excuses et à ses politesses encore dorées de sincérité ; et peut-être qu'à ce moment-là elle s'en est rendu encore plus compte. Elle vit son travail, elle vit ses bagarres -et elle pense qu'elle n'a pas de courage.
Merci. Il paraît que les mots sont plus intenses quand on les transforment en hyperbole, mais Sara a toujours préféré la simplicité.
Il lui tend son papier, elle lui redonne sa tasse. Je suis heureuse d'avoir pu vous rencontrer. Elle le dit en débloquant ses freins du bout des doigts, habituée et les yeux vissés dans les siens ; il y a un léger bruit électrique et elle repart dans un de ces mouvements doux que la technologie lui affuble -un sourire sur les lèvres, aussi.

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