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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

L'argent réunit les gens. (PV Santiago Kovac)

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Argent, pouvoir... Je prendrais tout ce que le monde possède.
Personnage : Lucia a trois masques principaux.

Pour les gangsters, elle est The French. La redoutable gérante du casino de la diaspora. Avide, retors, teigneuse, cruelle et intelligente, elle a du charisme et sait s'en servir. Elle effrayait ceux qui lui sont inférieurs, impressionne ses égaux et fait la fierté d'Al Capone, du moins elle aime à le croire. Elle est un trou noir aspirant tout : pouvoir, argent et l'âme de ses victimes. N'entrez jamais dans sa liste noire, on raconte qu'elle collectionne les doigts de ceux qui ont eu le malheur d'être dessus.

Pour les hommes et les femmes du casino, elle est une mère. Elle est la femme qui les a rééduqué. Qui leur a offert un travail, un logement et de quoi vivre. C'est une figure qu'ils admirent et craignent. Lucia est apprécié surtout car elle ne fait pas que s'occuper de ses employés mais aussi car elle prend en charge leur famille. Travailler pour elle assure un emploi pour les enfants dans le casino et une éducation descente. La trentenaire ne demande que deux choses en échange : une loyauté sans faille et une obéissance absolue.

Pour les habitants de Kinglaugh et tous ceux qui ne la connaissent pas. Elle est une femme généreuse, impliqué dans des œuvres de charités, des événements culturels et des orphelinats. Elle fait régulièrement des dons à toutes les associations pour les jeunes, pour la culture et l'éducation. Elle est vu comme une bienfaitrice par beaucoup.

Mais le vrai visage de Lucia est bien plus noir. Du haut du 50ème étage du casino, de ses yeux rubis, elle fixe les gens cherchant à savoir combien lui rapportera la manipulation de chaque personne. Si elle vous parle, c'est qu'elle cherche le profit que vous lui apporterez. Si elle vous aide, c'est qu'elle sait combien elle gagnera en échange. Si elle a des projets pour vous, ne vous avisez pas de la laisser tomber, une foi engagé, sachez qu'elle déteste les abandons sans excellente raison. Quand vous lui parlez vous remarquerez son énervement ou son ennui aux légers coups qu'elle donne à sa cigarette, mais c'est quand elle regarde et joue avec son verre de cognac double glace, gravés aux symboles du Bling Fallen, que vous savez qu'elle réfléchit très fort à ce que vous dites.

Une dernière chose, ne portez jamais de rouge face à elle. Ses yeux écarlates ne voient plus que cette couleur, rendant tout ce qui est rouge naturellement, invisible à ses yeux. Et si quelqu'un lui apprend que vous portiez cette couleur tant détestée... Vous allez perdre un doigt dans le meilleur des cas.

Lucia vu par Léna :
Dans la vie, on rencontre différents types de personnes. Parmi elles, il y a celles qui vous sauvent et celles qui vous détruisent. Lucia, elle fait partie de ces rares personnes qui sont capables de l’un comme de l’autre. Elle peut être une mère aimante qui redonnera un sens à votre vie, mais aussi ce bourreau qui vous fixera droit dans les yeux, sans sourciller, alors qu’elle vous ôtera cette même vie qu’elle vous avez confié. Car, plus que votre vie, c’est une part de la sienne qu’elle place entre vos mains et qu’elle espère voir protéger aux creux de vos paumes. C’est peut-être pour cette raison alors que toute trahison envers elle se payera en phalange amputée, comme si vos doigts n’étaient que le compte à rebours qui prédisait l’instant de votre mort. Mais ne craignez pas Lucia, car, si aujourd’hui vous êtes ici, c’est qu’elle aura vu en vous une capacité que vous-même n’avez jamais pu déceler. Et si vous êtes capable de l’ignorer et de passer à côté, Lucia, elle, ne gâchera jamais une chance de faire surgir cette personne à qui elle sera fière d’offrir son nom. Cette nouvelle identité est un cadeau qu’elle vous fait, à vous de vous en montrer digne et de lui offrir, en retour, votre entière loyauté, voir même, votre vie, si cela est nécessaire
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Bling Fallen
posté le Ven 15 Juil 2016 - 11:19 (1)
Au Bling Fallen, ce matin, tout le monde s’agitait. En effet, un invité d’importance était censé arriver au plus vite pour négocier un partenariat. Il ne s’agissait pas de n’importe qui, mais bel et bien, du propriétaire du Léviathan, lieu de combat bien connu chez les Gangsters. Si cette personne avait été invitée, c’était suite à une suggestion d’Al Capone pour remotiver certains parieurs qui regrettaient de ne pas pouvoir faire des paris sur des combats qu’ils pourraient apprécier de leurs propres yeux. Et les suggestions d’Al Capone faisaient figure d’ordre même si Lucia enrageait comme à chaque fois qu’on lui proposait une solution à ses problèmes.

-FRED !!! Comment ça se passe ?!

Elle avait litéralement écrasée le bouton d’appel de son majordome, alors que ce dernier s’assurait que tout aille bien. Il grimaça sous l’attaque verbale de sa patronne avant de prendre son ton le plus neutre.

-Tout va bien madame. Nous avons nettoyé l’entrée et nos derniers dés nous ont bel et bien été livrés… Je vous rassure, aucun n’est rouge, comme ordonné. Je pense que le dernier livreur qui a fait cette erreur a compris.
-Avec quatre doigts cassés, j’y compte bien. Fais passer le message, même si c’est inscrit dans le règlement, la moindre trace de rouge présente sur un employé lui vaudra une correction et une retenu de salaire.
-Vous n’oserez jamais frapper un employé, madame.
-L’important est qu’ils y croient ! Je dois me montrer aussi effrayante que bienveillante. Maintenant, je vais être clair Fred, tu es le seul autorisé à lui parler plus que pour lui dire « Bonjour » ou « Bienvenue », il arrive, tu te présentes et tu me l’amènes dans mon bureau tout en répondant à toutes ses questions sauf celles qui pourraient être gênantes envers l’établissement. Et reste droit !!!
-Oui madame, ne vous inquiétez pas.

Le géant à la barbe grisonnante raccrocha son oreillette en soupirant. La pression devait monter un peu chez elle, et il savait comment faire pour satisfaire les désirs de sa patronne. Il observait le hall d’entrée, où les employés accueillaient les clients matinaux sous le grand lustre de cristal. Un tapis vert et argent occupait tout le sol de la salle alors que tous ceux travaillant au casino réajustaient leurs costards noir et blanc. Le majordome sorti pour se retrouver face à la grande place où les voituriers dirigeaient les véhicules au parking souterrain, mais laissant les voitures de plus grand luxe bien en évidence sur la dizaine de places devant le casino.

Encadré par des théâtres et des cinémas, le Bling Fallen était idéalement placé dans l’arrondissement, car juste en face d’une immense place où l’on pouvait apprécier des spectacles de rue et faire de la pub pour quasiment rien. Fred continuait d’observer autour de lui, avant de voir enfin, l’homme qu’attendait sa patronne. Il s’approcha de lui avant de faire une profonde révérence.

-Monsieur Kovac ? Je suis Fred, le majordome de Madame Hyfilnor. Elle vous attend dans son bureau, si vous voulez bien me suivre.
HRP:
Si tu as la moindre question n'hésite pas à envoyer un mp ^^
J'ai préférez finir au moment de l'arrivée de ton perso sans te mener au bureau pour te laisser la liberté de choisir, si tu préfères que Santiago fasse attendre Lucia tu peux  Malicieux Si tu veux jouer Fred, tu peux aussi : mais il parle de manière professionnel et ne dira jamais du mal de sa patronne ou du casino (les autres employés peuvent par contre mais attention aux doigts après ^^
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Personnage : Un homme discret, toujours habillé avec élégance, que l'on retrouve au fond d'un club privé tout aussi travaillé que lui. Voilà l'image que l'on a de Santiago, le propriétaire du Leviathan.
Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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Léviathan
posté le Ven 15 Juil 2016 - 12:19 (2)
L'argent était au cœur du monde, c'était bien connu, et l'être humain débordait d'imagination lorsqu'il s'agissait d'inventer de nouveaux moyens d'en gagner. Il pouvait même faire appel à une compétence que l'on appelait « entraide » dans les milieux populaires, ce qui pouvait se traduire par le terme plutôt maladroit d'« association », et plus probablement par « partage temporaire et réglé par les termes bien précis d'un contrat de ressources diverses, variées et parfois illégales, dans un intérêt commun » - mais tout cela étant trop long, le terme d'association conviendrait pour cette fois. Car c'était bien ce que Santiago allait mettre au point très rapidement en se rendant au Bling Fallen, le casino que les gangsters avaient monté en espérant faire concurrence à leur ennemi asiatique.
Santiago n'était bien entendu pas opposé à tout moyen pouvant lui faire gagner de l'argent. Il était, comme bien d'autres avant lui, tombé dans la spirale infernale de l'enrichissement. Plus on a de l'argent, et plus on en veut, car plus on en a, moins on pense qu'on en a. Voir son compte en banque augmenter régulièrement aurait dû être considéré comme une forme moderne de l'addiction. Il suffisait de voir le revenu mensuel plus bas que le mois précédent, ou même une légère baisse dans ses recettes, pour se croire en crise et prêt d'être ruiné. Sans doute était-ce pour cette raison que Santiago lui-même n'était pas un franc partisan des casinos. Oh, bien entendu, le business devait être lucratif. Mais en tant que joueur, les chances de gagner beaucoup étaient trop faibles, tandis que celles de perdre beaucoup étaient fortes. Le Bling Fallen n'était donc pas vraiment le genre d'endroit où l'on s'attendait à le voir débarquer sans une bonne raison, comme celle que nous avons mentionné plus haut par exemple.
En dehors des sommes d'argent qui circulaient et des paris qui se déroulaient au Leviathan, les deux clubs n'avaient pas forcément beaucoup de points de commun. Il semblait toutefois, de l'avis du grand chef, que les combattants du Leviathan devaient servir d'attraction aux clients du Bling Fallen. Pour aider le casino. Cela ressemblait beaucoup à de l'entraide populaire. Santiago n'étant pas disposé à fournir son aide pour rien, il allait tout faire pour retirer de cette association un maximum de bénéfices possibles - et voler quelques clients à cette chère Lucia Hylfinor par la même occasion.
Avant même d'avoir pu mettre le pied à l'intérieur du casino, Santiago fut accueilli par Fred, le majordome de Lucia, qui l'attendait devant les voitures que seuls les clients fortunés pouvaient s'offrir. Au fond de lui, Santiago trouvait qu'un tel étalage de richesse devant le casino était une très bonne publicité pour le Bling Fallen, mais il garda le commentaire pour lui. Il laissa Fred venir à sa rencontre. Ce majordome avait pour caractéristique particulière d'être nettement plus grand que Santiago, un véritable exploit quand on savait que le Chilien n'était pas bien loin des deux mètres. Il était donc l'une des rares personnes qui obligeaient Santiago à lever les yeux lorsqu'il lui adressait la parole. C'était inhabituel. Santiago se demandait parfois où Lucia avait pu trouver un individu pareil. Mais il remplissait son office à merveille. La gérante du casino faisait tout pour qu'il se sente comme un invité de marque. L'effet escompté avait été obtenu. Santiago ne se demanda pas comment le majordome avait pu le reconnaître aussi facilement. Des latinos d'un mètre quatre-vingt quinze avec une cicatrice sur la joue, des tatouages dans le cou, et des costumes sur-mesure ne couraient pas vraiment les rues.

« Bonjour Fred, enchanté de faire votre connaissance. » répondit Santiago. Il aurait bien aimé serrer la main du bonhomme, afin de voir sa réaction, mais en bon professionnel, celui-ci s'était incliné, mettant ses mains hors de distance. « Je vous en prie, conduisez-moi à son bureau, il est inconvenant de faire patienter les dames. »

« Dame » n'était pas vraiment un terme adapté à Lucia Hylfinor. Le récit de ses hauts-faits la classerait plutôt dans la catégorie « brute intelligente », une catégorie de personne aussi rare que dangereuse. Les personnes violentes l'étaient souvent par manque d'intelligence, tandis que les personnes réfléchies préféraient employer d'autres moyens que la force. Lucia associait les deux. Santiago était donc bien heureux de venir au Bling Fallen en égal : elle serait obligée de faire attention à la façon dont elle le traitait si elle ne voulait pas provoquer un conflit interne aux gangsters. Il s'en réjouissait d'avance.
Avec beaucoup de dextérité, Fred s'avança pour lui montrer le chemin, sans pour autant donner l'air d'imposer sa présence. Un numéro de maître. Les employés de Santiago n'avaient pas la même maîtrise.

« Eh bien, c'est du grand standing, ici, commenta Santiago d'un ton détaché. La décoration de ces lieux a dû coûter une fortune. Tout en restant de bon goût. Félicitations, mon vieux, vous avez tous fait du bon boulot.
- Merci, monsieur, répondit Fred, toujours tiré à quatre épingles.
- Enfin, ne traînons pas, et allons voir cette chère Lucia... » ajouta-t-il, comme s'il y avait une urgence absolue.

Ils traversèrent rapidement le casino jusqu'à la porte du bureau de Lucia, où Fred frappait délicatement mais sûrement à la porte pour signaler leur présence. Cet homme était d'une finesse parfaite. S'il avait eu autant de talent pour le combat que pour le service, Santiago l'aurait débauché immédiatement.

HRP:
J'étais dispo, donc j'ai répondu tout de suite. J'ai préféré précipiter les choses, puisque c'est dans le genre de Santiago.
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Pour les gangsters, elle est The French. La redoutable gérante du casino de la diaspora. Avide, retors, teigneuse, cruelle et intelligente, elle a du charisme et sait s'en servir. Elle effrayait ceux qui lui sont inférieurs, impressionne ses égaux et fait la fierté d'Al Capone, du moins elle aime à le croire. Elle est un trou noir aspirant tout : pouvoir, argent et l'âme de ses victimes. N'entrez jamais dans sa liste noire, on raconte qu'elle collectionne les doigts de ceux qui ont eu le malheur d'être dessus.

Pour les hommes et les femmes du casino, elle est une mère. Elle est la femme qui les a rééduqué. Qui leur a offert un travail, un logement et de quoi vivre. C'est une figure qu'ils admirent et craignent. Lucia est apprécié surtout car elle ne fait pas que s'occuper de ses employés mais aussi car elle prend en charge leur famille. Travailler pour elle assure un emploi pour les enfants dans le casino et une éducation descente. La trentenaire ne demande que deux choses en échange : une loyauté sans faille et une obéissance absolue.

Pour les habitants de Kinglaugh et tous ceux qui ne la connaissent pas. Elle est une femme généreuse, impliqué dans des œuvres de charités, des événements culturels et des orphelinats. Elle fait régulièrement des dons à toutes les associations pour les jeunes, pour la culture et l'éducation. Elle est vu comme une bienfaitrice par beaucoup.

Mais le vrai visage de Lucia est bien plus noir. Du haut du 50ème étage du casino, de ses yeux rubis, elle fixe les gens cherchant à savoir combien lui rapportera la manipulation de chaque personne. Si elle vous parle, c'est qu'elle cherche le profit que vous lui apporterez. Si elle vous aide, c'est qu'elle sait combien elle gagnera en échange. Si elle a des projets pour vous, ne vous avisez pas de la laisser tomber, une foi engagé, sachez qu'elle déteste les abandons sans excellente raison. Quand vous lui parlez vous remarquerez son énervement ou son ennui aux légers coups qu'elle donne à sa cigarette, mais c'est quand elle regarde et joue avec son verre de cognac double glace, gravés aux symboles du Bling Fallen, que vous savez qu'elle réfléchit très fort à ce que vous dites.

Une dernière chose, ne portez jamais de rouge face à elle. Ses yeux écarlates ne voient plus que cette couleur, rendant tout ce qui est rouge naturellement, invisible à ses yeux. Et si quelqu'un lui apprend que vous portiez cette couleur tant détestée... Vous allez perdre un doigt dans le meilleur des cas.

Lucia vu par Léna :
Dans la vie, on rencontre différents types de personnes. Parmi elles, il y a celles qui vous sauvent et celles qui vous détruisent. Lucia, elle fait partie de ces rares personnes qui sont capables de l’un comme de l’autre. Elle peut être une mère aimante qui redonnera un sens à votre vie, mais aussi ce bourreau qui vous fixera droit dans les yeux, sans sourciller, alors qu’elle vous ôtera cette même vie qu’elle vous avez confié. Car, plus que votre vie, c’est une part de la sienne qu’elle place entre vos mains et qu’elle espère voir protéger aux creux de vos paumes. C’est peut-être pour cette raison alors que toute trahison envers elle se payera en phalange amputée, comme si vos doigts n’étaient que le compte à rebours qui prédisait l’instant de votre mort. Mais ne craignez pas Lucia, car, si aujourd’hui vous êtes ici, c’est qu’elle aura vu en vous une capacité que vous-même n’avez jamais pu déceler. Et si vous êtes capable de l’ignorer et de passer à côté, Lucia, elle, ne gâchera jamais une chance de faire surgir cette personne à qui elle sera fière d’offrir son nom. Cette nouvelle identité est un cadeau qu’elle vous fait, à vous de vous en montrer digne et de lui offrir, en retour, votre entière loyauté, voir même, votre vie, si cela est nécessaire
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Bling Fallen
posté le Dim 17 Juil 2016 - 23:33 (3)
-Entrez !

La voix de Lucia était douce, mais ferme. Un ordre sans en avoir l’air. Elle prit une légère inspiration quand Fred ouvrit la porte avant de laisser Santiago rentrer. Maintenant commençait la partie du jeu le plus compliqué, mais aussi le plus apprécié par les riches : « Qui tireras le plus d’argent ? »

-Monsieur Kovac viens d’arriver Madame Hyfilnor.
-Très bien.

La trentenaire se tourna vers son collègue de diaspora, levant légèrement les yeux malgré ses talons hauts, s’arrachant à la contemplation du tableau prônant au-dessus de son bureau. Ce dernier était contre le mur côté de la porte et représentait un dragon, ou une dragonne, défendant ses œufs contre des assaillants humains. La colère brillait dans ses pupilles, aussi bien que la bonté et l’inquiétude pour son précieux futur enfant. Fred avait dit à Lucia que le dragon était vert comme un émeraude, tout comme l’œuf. Un ciel noir et orageux contrastait avec la lumière orangée venant du groupe d’hommes qui apparaissaient alors comme des démons avides. Pour elle, c'était un tableau rempli de rouge sanguin, une scène de violence sans nom... Tout pour son profit, tout pour son avenir.

Elle marcha vers son collègue, son bureau étant du même côté que la porte. Une chose qu’elle avait imposée lors de son installation. En effet, son ancienne vie lui avait appris qu’une porte, même blindée, ne servait pas de bouclier anti-balles une fois ouverte. Et, car elle appréciait la vue sur la place devant le casino, et profitant d’être au dernier étage, une magnifique baie vitrée permettait d’obtenir une des meilleures vues des environs.

-Santiago, ravie de te rencontrer. On n'a pas arrêté de me dire du bien de ton établissement, mais je suis navrée de ne pas avoir eu la chance de te rencontrer plus tôt.

Elle lui serra la main en souriant avant de lui indiquer les fauteuils de cuirs alors que Fred ouvrait le bar pour sortir les boissons.

-Puis-je vous servir un rafraîchissement ?
-Un cognac pour moi, Fred, s’il te plaît. Santiago, prends ce que tu souhaites, Fred est un expert.

Le géant se contenta de sourire en silence alors qu’il apportait les boissons demandées avant de se retirer, laissant ainsi les deux gangsters parler de leur affaire.

-Bien… Je pense que vient le moment de voir comment nous allons nous débrouiller pour cet... arrangement ?

Oui, elle n’aimait vraiment pas l’idée d’avoir été forcée, tout comme elle se méfiait de Santiago.
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Personnage : Un homme discret, toujours habillé avec élégance, que l'on retrouve au fond d'un club privé tout aussi travaillé que lui. Voilà l'image que l'on a de Santiago, le propriétaire du Leviathan.
Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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Léviathan
posté le Mer 20 Juil 2016 - 19:25 (4)
Une voix féminine et forte traversa la porte fermée, autorisant le dit Fred à signaler sa présence. Santiago n'eut pas longtemps à attendre : sitôt annoncé, le majordome lui laissa le passage pour entrer dans le bureau. Il aurait été inconvenant de regarder le bureau plutôt que sa propriétaire, d'autant plus que celle-ci était à manipuler avec des pincettes, mais il ne put s'empêcher de remarquer l'étrange disposition du bureau dans la pièce. Habituellement, tout était fait pour avoir une vue plongeante sur le bureau du maître des lieux, la pièce majeure de la pièce et celle qui permettait de juger aussi bien son niveau de richesse que son bon goût. Celui de Lucia Hylfinor était légèrement décalé, une donne à prendre en compte s'il fallait comprendre la femme qui était aux commandes ici. Santiago avait une petite idée de la raison de ce choix. Il n'eut cependant le temps d'approfondir la réflexion : déjà, Lucia venait lui, et Santiago se demanda comment certaines personnes pouvaient la prendre pour un gentil cowboy. Rien que la démarche indiquait déjà qu'elle avait du caractère. Mais la plupart des gens ne prenaient sans doute pas la peine d'observer les postures comme lui le faisait. Ils avaient tort, évidemment. Ne serait-ce parce qu'il était très important de se tenir droit pour éviter les problèmes de dos.
Une poignée de mains fut échangée lorsqu'ils arrivèrent au niveau de l'autre.

« Ma chère Lucia, c'est un honneur, répondit Santiago à l'accueil très poli que lui réservait sa collègue. De ce que j'ai pu en voir, le Bling Fallen n'a rien à envier au Leviathan. Tout le plaisir est pour moi. »

Courtois, réservé, Santiago se montrait prudent - et un brin flatteur - en présence d'une potentielle rivale qu'il n'avait pas encore totalement cernée. S'il avait pu apprécier le casino lors de sa traversée rapide de l'établissement, il se doutait cependant qu'il y avait encore un peu de travail à faire pour que celui-ci atteigne la renommée du Leviathan. Une réputation construite en une quinzaine d'années, cela ne s'improvisait pas, après tout.
S'installant dans le fauteuil confortable, Lucia lui proposa de demander le rafraîchissement qu'il désirait. S'enivrer juste avant une discussion importante n'était jamais une très bonne idée. Cela suffisait parfois à baisser suffisamment la vigilance d'une personne pour l'amener à commettre une erreur qu'elle regretterait par la suite. Mieux valait choisir un alcool léger et assez raffiné pour ne pas paraître pour un rustre.

« Un simple verre de vin m'ira très bien, répondit Santiago d'un air détaché. Français de préférence, mais je n'ai rien contre les sud-africains. Pour le reste, je m'en remets à votre expertise, Fred, pour ne pas faire perdre trop de temps à ma charmante hôte. »

Fred, comprenant le message, ne tarda pas à lui servir un verre de vin cher et renommé dont Santiago ne fit pas vraiment attention, concentré qu'il était sur la personne avec qui il était forcé de collaborer. Lucia appelait leur collaboration un « arrangement », terme assez peu élégant pour dire exactement la même chose. Elle se méfiait de lui et de ses manières mielleuses, c'était évident. Elle ne serait pas arrivée si haut si elle ne restait pas sur ses gardes en présence d'un loup comme Santiago. La réciproque était d'ailleurs vrai : Santiago ne se fiait pas vraiment à ses manières presque trop franches. Il supposait qu'il avait affaire à un serpent qui cachait bien son jeu. Mais il était hors de question de laisser transparaître le moindre de ses doutes. Complètement détendu, il préféra ne pas répondre tout de suite à la question de Lucia, préférant faire durer un peu la tension qu'il trouvait délectable.

« Ce vin est un très bon choix. Tu transmettras mes compliments à Fred pour cela. » lâcha-t-il en faisant tourner ledit vin dans son verre.

Mais il ne fallait pas s'amuser trop longtemps. Après s'être (faussement) concentré sur son verre, Santiago revint vers Lucia, lui adressant un sourire rassurant qui était bien entendu trompeur.

« Je dispose des combattants, toi du lieu de réception. Je suppose que tu n'as pas vraiment l'expérience des combats organisés, il faudrait donc mieux que je me charge de cet aspect. Voyons, que pourrait-il te rester à faire... »

Question rhétorique. Avancer l'argent. Aménager les locaux. Faire une publicité discrète de l'événement. Assurer la sécurité des combattants, qui ne devaient pas se battre en dehors de l'arène afin d'éviter toute blessure non désirée. Il y avait des tas de choses que Lucia pouvait faire.
Mais saurait-elle se vendre assez pour empêcher Santiago de rafler le gros lot ?
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Pour les gangsters, elle est The French. La redoutable gérante du casino de la diaspora. Avide, retors, teigneuse, cruelle et intelligente, elle a du charisme et sait s'en servir. Elle effrayait ceux qui lui sont inférieurs, impressionne ses égaux et fait la fierté d'Al Capone, du moins elle aime à le croire. Elle est un trou noir aspirant tout : pouvoir, argent et l'âme de ses victimes. N'entrez jamais dans sa liste noire, on raconte qu'elle collectionne les doigts de ceux qui ont eu le malheur d'être dessus.

Pour les hommes et les femmes du casino, elle est une mère. Elle est la femme qui les a rééduqué. Qui leur a offert un travail, un logement et de quoi vivre. C'est une figure qu'ils admirent et craignent. Lucia est apprécié surtout car elle ne fait pas que s'occuper de ses employés mais aussi car elle prend en charge leur famille. Travailler pour elle assure un emploi pour les enfants dans le casino et une éducation descente. La trentenaire ne demande que deux choses en échange : une loyauté sans faille et une obéissance absolue.

Pour les habitants de Kinglaugh et tous ceux qui ne la connaissent pas. Elle est une femme généreuse, impliqué dans des œuvres de charités, des événements culturels et des orphelinats. Elle fait régulièrement des dons à toutes les associations pour les jeunes, pour la culture et l'éducation. Elle est vu comme une bienfaitrice par beaucoup.

Mais le vrai visage de Lucia est bien plus noir. Du haut du 50ème étage du casino, de ses yeux rubis, elle fixe les gens cherchant à savoir combien lui rapportera la manipulation de chaque personne. Si elle vous parle, c'est qu'elle cherche le profit que vous lui apporterez. Si elle vous aide, c'est qu'elle sait combien elle gagnera en échange. Si elle a des projets pour vous, ne vous avisez pas de la laisser tomber, une foi engagé, sachez qu'elle déteste les abandons sans excellente raison. Quand vous lui parlez vous remarquerez son énervement ou son ennui aux légers coups qu'elle donne à sa cigarette, mais c'est quand elle regarde et joue avec son verre de cognac double glace, gravés aux symboles du Bling Fallen, que vous savez qu'elle réfléchit très fort à ce que vous dites.

Une dernière chose, ne portez jamais de rouge face à elle. Ses yeux écarlates ne voient plus que cette couleur, rendant tout ce qui est rouge naturellement, invisible à ses yeux. Et si quelqu'un lui apprend que vous portiez cette couleur tant détestée... Vous allez perdre un doigt dans le meilleur des cas.

Lucia vu par Léna :
Dans la vie, on rencontre différents types de personnes. Parmi elles, il y a celles qui vous sauvent et celles qui vous détruisent. Lucia, elle fait partie de ces rares personnes qui sont capables de l’un comme de l’autre. Elle peut être une mère aimante qui redonnera un sens à votre vie, mais aussi ce bourreau qui vous fixera droit dans les yeux, sans sourciller, alors qu’elle vous ôtera cette même vie qu’elle vous avez confié. Car, plus que votre vie, c’est une part de la sienne qu’elle place entre vos mains et qu’elle espère voir protéger aux creux de vos paumes. C’est peut-être pour cette raison alors que toute trahison envers elle se payera en phalange amputée, comme si vos doigts n’étaient que le compte à rebours qui prédisait l’instant de votre mort. Mais ne craignez pas Lucia, car, si aujourd’hui vous êtes ici, c’est qu’elle aura vu en vous une capacité que vous-même n’avez jamais pu déceler. Et si vous êtes capable de l’ignorer et de passer à côté, Lucia, elle, ne gâchera jamais une chance de faire surgir cette personne à qui elle sera fière d’offrir son nom. Cette nouvelle identité est un cadeau qu’elle vous fait, à vous de vous en montrer digne et de lui offrir, en retour, votre entière loyauté, voir même, votre vie, si cela est nécessaire
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Bling Fallen
posté le Mar 6 Sep 2016 - 11:13 (5)
-Ne t’en fait pas, je les lui transmettrais.

Elle eut un sourire courtois mais crispé d’entendre ce que lui disait le gérant du Léviathan. Oui, elle n’avait pas vraiment l’expérience en combat… Mais Santiago ne devait pas oublier que ce terrain était celui de la riche. Un terrain que la presque-aveugle possédait, de la plus petite pierre à l’âme de son plus grand employé.

-Ne t’inquiètes pas mon cher Santiago. La pub est déjà faite et j’ai envoyé mes meilleurs employés pour sécuriser un étage pour tes combattants.

Elle souriait toujours. Le masque de la politesse qui cachait sa froide colère. La trentenaire faisait tourner lentement son alcool, alors qu’elle prenait ses aises, s’enfonçant dans son fauteuil comme la reine qu’elle était. Elle ne le lâchait pas du regard, analysant chaque détail de la tenue de son rival. Si Al Capone ne mettait pas un point d’honneur à l’entente obligatoire entre ses membres, Lucia aurait de suite utilisé la violence pour le faire craquer. Mais il allait falloir se montrer subtile et préparée.

-La pub a commencé par un questionnaire parmi nos plus fervent clients. Beaucoup connaissait de nom ton établissement et bien peu regrettait de ne pouvoir se rendre officiellement dans… Comment ont-ils dit ? Ah oui « un aussi pittoresque lieu ».

Elle but une gorgée légère, appréciant de placer une petite pique. Un simple test pour savoir si Santiago était quelqu’un à s’énerver facilement. Leurs clientèles étaient différentes, mais voir des hommes se combattre restait parmi les pulsions primaires de toutes hommes. Mais les riches se devaient de fréquenter des lieux de haut standing, ce qui selon Lucia, n’était pas tout à fait le cas du Léviathan.

-Ainsi les parieurs seront légion. L’arène se trouve dans une de nos salles les plus appréciées et je me chargerais de te faire la visite. Si tu as des indications spécifiques pour celle-ci, je te laisse me les dire immédiatement, ou après l’avoir vu, comme tu le souhaite. Après tout un partenariat, veut bien sous-entendre des efforts de chaque côté non ?

Elle eut un léger rire, comme si elle posait une évidence. Mais cela n’échapperait pas aux oreilles de l’homme qui lui faisait face : elle sous-entendait qu’il devrait faire des concessions maintenant que la gérante avait déjà anticipé une partie de ses demandes. Mais il restait un problème : A qui reviendrais la plus grosse part de bénéfice ? Qui pourrait se vanter de donner plus à la diaspora et ainsi se ferait le mieux voir d’Al Capone ?
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Personnage : Un homme discret, toujours habillé avec élégance, que l'on retrouve au fond d'un club privé tout aussi travaillé que lui. Voilà l'image que l'on a de Santiago, le propriétaire du Leviathan.
Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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Léviathan
posté le Sam 10 Sep 2016 - 11:38 (6)
Santiago aurait eu tort de sous-estimer Lucia : son établissement était certes encore un peu à la traîne, mais sa fulgurante ascension prouvait bien que sa dirigeante n'était pas à prendre à la légère. Sans doute était-ce pour endormir la méfiance de ses rivaux potentiels que Lucia ne rentrait pas tout à fait dans les codes du milieu. Elle n'avait pas la délicatesse - la fragilité - des femmes bien dotées en argent, et de l'avis de Santiago, ses manières laissaient un brin désiré. Santiago trouvait également que sa façon de s'exprimer était un brin trop simple, mais cela provenait peut-être du fait qu'en tant que locutrice native, elle n'avait pas eu à réfléchir à l'emploi de la langue comme lui-même avait dû le faire. Elle employait les mots raccourcis avec beaucoup plus de naturel que lui. Un imbécile l'aurait sans doute jugée pour cela et considéré que Lucia n'était pas bien dangereuse.
Mais seul un imbécile n'aurait pas remarqué qu'elle avait déjà pris des dispositions pour assurer la promotion de l'événement avant l'arrivée de Santiago. À croire qu'elle avait déjà compris quel type d'homme était Santiago et qu'elle se méfiait déjà de lui. Sécuriser un étage pour les combattants n'était pas tellement le problème - d'autant plus que le Chilien savait qu'il pourrait apporter son aide pour améliorer le dispositif. S'il le voulait. Non, le véritable enjeu, que Lucia avait bien repéré, puisqu'elle décrivit à Santiago sa procédure, était la publicité. Elle tenait entre ses mains la réputation du Leviathan, dont elle allait très certainement se servir à sa guise pour son Bling Fallen. Santiago dut retenir une grimace lorsque le mot « pittoresque » franchit les lèvres de Lucia. Elle n'avait sans doute pas l'intention de faire sonner le mot comme une insulte. Elle cherchait peut-être à le provoquer un peu en employant un terme aussi dégradant. Elle avait très certainement en tête la réaction que Santiago allait avoir.
Cela n'empêcha pas Santiago de se sentir légèrement vexé par cette remarque. Il en ressentit un certain mépris pour les clients de Lucia qui, comme elle, ne devaient pas être suffisamment bien élevés pour fréquenter un établissement du standing du Leviathan. Il regrettait presque d'avoir accepté d'aider Lucia à développer son activité. Il n'avait nulle envie de montrer ses fabuleux combattants à des gloutons mal mouchés qui n'y verraient qu'un spectacle d'une grande bestialité. Tandis que ses pensées prenaient un tour négatif, le visage de Santiago n'exprima rien de cette vexation : au contraire, il se força à élargir son sourire, comme si sa seule ambition dans la vie avait été de rendre son club « pittoresque ». Il leur ferait payer très cher les boissons s'ils désiraient venir chez lui par la suite.
Lucia continua son petit discours en lui parlant rapidement de la salle où aurait lieu les combats. Elle déployait de gros efforts pour essayer de voir jusqu'où allait sa patience. Fort heureusement pour elle, il n'y avait qu'une seule personne au monde capable de l'éroder en moins de dix secondes, un certain Romeo qui avait pour son crime celui d'être indésirable aux yeux de son père. Les autres avaient le droit à un Santiago calme et tranquille qui faisait tout pour ne pas montrer ce qu'il pensait. C'était toujours ainsi qu'il avait vécu.

« Je vois que tu as pris les devants, commenta Santiago du ton le plus neutre plus possible. Je te rappelle tout de même que le Leviathan n'est pas un établissement à la portée de toutes les bourses, ni ouvert à toute la clientèle. Il serait dommage que tu attires des clients qui ne peuvent se permettre d'y entrer. »

Présenté sous un angle très réaliste, la pique que Santiago avait bien poliment renvoyée n'était peut-être pas aussi cinglante que celle de Lucia, mais le sous-entendu était assez clair - et si ça ne l'était pas, le ton légèrement condescendant de Santiago, pas trop hautain tout de même, mais suffisamment pour titiller l'irritabilité de la jeune femme, devait faire l'affaire. Les pauvres aussi jouaient au casino. Les pauvres aussi auraient parié sur les combats s'il n'y avait eu une sélection drastique à l'entrée.

« Néanmoins, je m'inquiète un peu, poursuivit Santiago sur un ton plus doux. Je ne suis pas certain que tu aies l'expérience nécessaire pour organiser parfaitement ce type d'événement - ne le prends pas mal, mais lorsqu'il y a un risque de bras et de dents cassés, ce n'est pas tout à fait la même chose. Il faut être particulièrement attentif à la sécurité des employés, afin d'éviter des morts pénibles et évitables. »

L'attaquer sur ce terrain était plus simple que de la taxer d'incompétence pour se valoriser, alors qu'elle ne l'était sans doute pas. Santiago le savait, il allait devoir jouer finement, trouver des points très critiquables et indéniables à mettre sur le tapis, sans pour autant passer pour la fouine cherchant la petite bête. Oui, il allait faire des concessions, mais ce n'était pas Lucia qui allait le forcer à en faire : c'était Santiago qui choisirait le terrain qu'il allait céder. Si elle ne le comprenait pas, c'est qu'elle manquait encore de subtilité. Dans ce cas, il ne pourrait rien pour elle.
Dépliant ses longues jambes, Santiago se leva, profitant de sa taille pour dominer Lucia par sa hauteur. Prendre les devants et donner des ordres : voilà l'une des manières efficace de diriger leur conversation, et de vérifier que son hôte était aussi polie qu'elle le devait. Le verre que Santiago tenait fut déposé sur le bureau, encore à demi-plein, ce qui lui permit de se pencher légèrement vers elle :

« J'accepte ta proposition de visite. J'aviserai ainsi si tu as fait les choses correctement, ou si j'ai besoin de te remettre sur le droit chemin. »

Il y aurait forcément quelque chose qui n'irait pas. Personne n'était parfait, tout le monde commettait au moins une erreur. Tout ce qui lui restait à faire était de trouver cette petite faille et de l'exploiter correctement.
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Argent, pouvoir... Je prendrais tout ce que le monde possède.
Personnage : Lucia a trois masques principaux.

Pour les gangsters, elle est The French. La redoutable gérante du casino de la diaspora. Avide, retors, teigneuse, cruelle et intelligente, elle a du charisme et sait s'en servir. Elle effrayait ceux qui lui sont inférieurs, impressionne ses égaux et fait la fierté d'Al Capone, du moins elle aime à le croire. Elle est un trou noir aspirant tout : pouvoir, argent et l'âme de ses victimes. N'entrez jamais dans sa liste noire, on raconte qu'elle collectionne les doigts de ceux qui ont eu le malheur d'être dessus.

Pour les hommes et les femmes du casino, elle est une mère. Elle est la femme qui les a rééduqué. Qui leur a offert un travail, un logement et de quoi vivre. C'est une figure qu'ils admirent et craignent. Lucia est apprécié surtout car elle ne fait pas que s'occuper de ses employés mais aussi car elle prend en charge leur famille. Travailler pour elle assure un emploi pour les enfants dans le casino et une éducation descente. La trentenaire ne demande que deux choses en échange : une loyauté sans faille et une obéissance absolue.

Pour les habitants de Kinglaugh et tous ceux qui ne la connaissent pas. Elle est une femme généreuse, impliqué dans des œuvres de charités, des événements culturels et des orphelinats. Elle fait régulièrement des dons à toutes les associations pour les jeunes, pour la culture et l'éducation. Elle est vu comme une bienfaitrice par beaucoup.

Mais le vrai visage de Lucia est bien plus noir. Du haut du 50ème étage du casino, de ses yeux rubis, elle fixe les gens cherchant à savoir combien lui rapportera la manipulation de chaque personne. Si elle vous parle, c'est qu'elle cherche le profit que vous lui apporterez. Si elle vous aide, c'est qu'elle sait combien elle gagnera en échange. Si elle a des projets pour vous, ne vous avisez pas de la laisser tomber, une foi engagé, sachez qu'elle déteste les abandons sans excellente raison. Quand vous lui parlez vous remarquerez son énervement ou son ennui aux légers coups qu'elle donne à sa cigarette, mais c'est quand elle regarde et joue avec son verre de cognac double glace, gravés aux symboles du Bling Fallen, que vous savez qu'elle réfléchit très fort à ce que vous dites.

Une dernière chose, ne portez jamais de rouge face à elle. Ses yeux écarlates ne voient plus que cette couleur, rendant tout ce qui est rouge naturellement, invisible à ses yeux. Et si quelqu'un lui apprend que vous portiez cette couleur tant détestée... Vous allez perdre un doigt dans le meilleur des cas.

Lucia vu par Léna :
Dans la vie, on rencontre différents types de personnes. Parmi elles, il y a celles qui vous sauvent et celles qui vous détruisent. Lucia, elle fait partie de ces rares personnes qui sont capables de l’un comme de l’autre. Elle peut être une mère aimante qui redonnera un sens à votre vie, mais aussi ce bourreau qui vous fixera droit dans les yeux, sans sourciller, alors qu’elle vous ôtera cette même vie qu’elle vous avez confié. Car, plus que votre vie, c’est une part de la sienne qu’elle place entre vos mains et qu’elle espère voir protéger aux creux de vos paumes. C’est peut-être pour cette raison alors que toute trahison envers elle se payera en phalange amputée, comme si vos doigts n’étaient que le compte à rebours qui prédisait l’instant de votre mort. Mais ne craignez pas Lucia, car, si aujourd’hui vous êtes ici, c’est qu’elle aura vu en vous une capacité que vous-même n’avez jamais pu déceler. Et si vous êtes capable de l’ignorer et de passer à côté, Lucia, elle, ne gâchera jamais une chance de faire surgir cette personne à qui elle sera fière d’offrir son nom. Cette nouvelle identité est un cadeau qu’elle vous fait, à vous de vous en montrer digne et de lui offrir, en retour, votre entière loyauté, voir même, votre vie, si cela est nécessaire
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Bling Fallen
posté le Mer 22 Fév 2017 - 9:04 (7)
Le jeu de piques continuait. Santiago était bien un adversaire comme elle ne les aimait pas. Intelligent, calculateur, maitrisant parfaitement la langue. Des manières parfaites, un calme à toute épreuve. Lucia aurait aimé le voir enrager, ainsi elle aurait pu parfaitement mener le jeu. Mais il était retord, tout dans les suppositions, les insultes étaient presque invisibles et pourtant elles étaient parfaitement compréhensibles. Quand il se pencha vers elle, elle ne bougea pas, ne montrant qu’un léger sourire avant de lui susurrer d’un air maternel.

-Mais j’espère que tu sauras trouver des points faibles, rien n’est jamais parfait. Travaillons… Ensemble.

Elle imitait le dialogue, d’une mère félicitant un enfant qui se croit le roi du monde. De la moquerie à l’état pur. Le faire enrager, voilà tout ce qui comptait. Elle se leva et alla lui ouvrir la porte, d’un geste de la main, l’invitant à passer devant. S’il c’était laissé faire pour sortir du bureau, il fut plus rapide dans l’ascenseur, laissant la patronne sortir la première. Un fin joueur, qui ne relâchait pas sa garde.
La salle était immense. Assez pour accueillir environ 500 personnes, l’arène était légèrement surélevée, permettant à tous les spectateurs de voir. Au-dessus, à bonne hauteur, un quadruplé d’écran affichant des tests de scores et des ralentis de l’équipe de nettoyage. Tout semblait en place. Indiquant une zone vitrée, un peu plus en hauteur, Lucia se remit à parler.

-La zone VIP, certains de mes clients souhaitent un certain confort et son prêt à en payer le prix. L’arène est centrée, des caméras sont braquées sur chaque angle. Nous hésitons encore sur le fait de placer une cage, certains, selon nos sondages, approuvent mais je me fie à ton jugement sur ce point. Le reste, je te laisse explorer et te faire ton propre avis. Les entrées des combattants se font par les quatre angles, et il y a aussi une trappe sous l’arène au besoin d’entrée théâtrale.

Petite envie sur ce dernier point. Le but du divertissement n’est pas que le combat seul, mais aussi le spectacle autour. Cela allait de l’entrée des combattants, aux couleurs des vêtements des femmes qui indiqueraient aux spectateurs le numéro du combat. En attendant, la jeune femme se laissa aller dans un des fauteuils. Pas une touche de rouge était présente, rien que la patronne ne saurait voir. Pour elle c’était une évidence, et ses employés savaient parfaitement ce qui se passait quand on évoquait cette couleur qui envahissait les yeux de The French. En attendant, elle fumait en douceur, amusée de voir un adversaire chercher des défauts à négocier. Les employés restaient nerveux, rares étaient les fois où leur chef venait inspecter leur travail, encore plus accompagnée.
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Personnage : Un homme discret, toujours habillé avec élégance, que l'on retrouve au fond d'un club privé tout aussi travaillé que lui. Voilà l'image que l'on a de Santiago, le propriétaire du Leviathan.
Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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Léviathan
posté le Ven 24 Fév 2017 - 17:52 (8)
Santiago constatait que Lucia était sensible à ses piques : elle réagissait avec un soupçon d'ironie qui en disait long sur ce qu'elle ressentait. Elle devait le détester de se livrer à ce petit jeu, et elle espérait bien pouvoir le prendre en défaut à son tour. Mais ce ne serait pas facile pour elle, puisque ce n'était pas Santiago qui était jugé : il avait l'avantage pour ce tour. Si leurs positions avaient été inversées, si Lucia était venue évaluer le Leviathan, pas sûr qu'il aurait eu autant l'ascendant. Mais en l'occurrence, Santiago relèverait le moindre petit défaut comme une faute grave, de l'ordre du crime de lèse-majesté ; pour sûr, elle ne pouvait pas l'apprécier. Pourtant, il espérait tout de même qu'elle saurait résister un peu - ce n'était pas très drôle, lorsque les gens vous obéissaient sans réfléchir. Il voulait rencontrer de la résistance, pour ensuite la faire plier - c'était ainsi qu'il fonctionnait.
Il suivit la propriétaire jusqu'à une immense salle qui était assez grande pour accueillir son arène. Tout était déjà installé, comme si l'évènement était sur le point de se produire. À première vue, cela ne changeait pas beaucoup de ce que Santiago avait l'habitude au Leviathan, si ce n'est que c'était encore plus beau. L'arène était flambant neuve, les écrans dernier cri, et il y avait même un espace séparé pour permettre de regarder les combats en payant plus - financièrement, Santiago ne pouvait qu'approuver cette idée, même si son cœur se révoltait à l'idée que certains refusaient de se mêler à la foule pour regarder. Ils rataient quelque chose. Lucia lui fit un bref descriptif de l'arène en lui mentionnant une proposition grotesque qu'il écarta pour le moment. Il marmonna ce qui pouvait passer pour un assentiment aussi bien que pour l'expression d'un scepticisme profond avant de se lancer dans un examen plus détaillé de l'arène. Espaces réservés à chaque catégorie de public, prises électriques bien camouflés sans poser de problème pour la sécurité, fixation de l'arène au sol : tout semblait aux normes.

« On va dire que ça va. » commenta Santiago en pinçant les lèvres.

En vérité, l'installation avait été bien faite, et elle avait comme avantage par rapport à celle qu'il possédait d'être d'une propreté immaculée et de pouvoir bénéficier de la lumière du jour ou de la lune la nuit. Il décida cependant qu'il s'agissait d'un défaut et crut de son devoir d'en informer Lucia :

« Attention tout de même à la gestion de la lumière. Soit tu allumes tes lampes, auquel cas il te faudra des rideaux bien opaques pour que l'effet soit maximum, soit tu choisis la lumière naturelle, et dans ce cas, il ne te faudra des soutiens lumineux qu'à certains endroits. »

Santiago balaya une poussière imaginaire sur son arène (techniquement, ce n'était pas tout à fait la sienne, mais son sentiment possessif était toujours trop fort), et entreprit de prendre un air particulièrement déçu et méprisant.

« En revanche, une cage, hors de question. Je pensais que tu avais compris de quoi il était question. C'est un dispositif tout à fait vulgaire, et savoir que tu as osé faire un sondage pour cela... me déçoit et m'irrite beaucoup. C'est avec la réputation de mon établissement que tu joues, tu ferais mieux de ne pas l'oublier. »

Même si cela ne sonnait pas comme une menace, même Santiago était parfaitement détendu et ne semblait pas éprouver l'envie de nuire au casino de Lucia, c'était évident que c'en était une. Personne ne touchait à l'œuvre de sa vie sans en subir les conséquences...
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