« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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L'argent réunit les gens. (PV Santiago Kovac)

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Bling Fallen
Argent, pouvoir... Je prendrais tout ce que le monde possède.
Lucia a trois masques principaux.

Pour les gangsters, elle est The French. La redoutable gérante du casino de la diaspora. Avide, retors, teigneuse, cruelle et intelligente, elle a du charisme et sait s'en servir. Elle effraie ceux qui lui sont inférieurs, impressionne ses égaux et fait la fierté d'Al Capone, du moins elle aime à le croire. Elle est un trou noir aspirant tout : pouvoir, argent et l'âme de ses victimes. N'entrez jamais dans sa liste noire, on raconte qu'elle collectionne les doigts de ceux qui ont eu le malheur d'être dessus.

Pour les hommes et les femmes du casino, elle est une mère. Elle est la femme qui les a rééduqué. Qui leur a offert un travail, un logement et de quoi vivre. C'est une figure qu'ils admirent et craignent. Lucia est apprécié surtout car elle ne fait pas que s'occuper de ses employés mais aussi car elle prend en charge leur famille. Travailler pour elle assure un emploi pour les enfants dans le casino et une éducation descente. La trentenaire ne demande que deux choses en échange : une loyauté sans faille et une obéissance absolue.

Pour les habitants de Kinglaugh et tous ceux qui ne la connaissent pas. Elle est une femme généreuse, impliqué dans des œuvres de charités, des événements culturels et des orphelinats. Elle fait régulièrement des dons à toutes les associations pour les jeunes, pour la culture et l'éducation. Elle est vu comme une bienfaitrice par beaucoup.

Mais le vrai visage de Lucia est bien plus noir. Du haut du 50ème étage du casino, de ses yeux rubis, elle fixe les gens cherchant à savoir combien lui rapportera la manipulation de chaque personne. Si elle vous parle, c'est qu'elle cherche le profit que vous lui apporterez. Si elle vous aide, c'est qu'elle sait combien elle gagnera en échange. Si elle a des projets pour vous, ne vous avisez pas de la laisser tomber, une foi engagé, sachez qu'elle déteste les abandons sans excellente raison. Quand vous lui parlez vous remarquerez son énervement ou son ennui aux légers coups qu'elle donne à sa cigarette, mais c'est quand elle regarde et joue avec son verre de cognac double glace, gravés aux symboles du Bling Fallen, que vous savez qu'elle réfléchit très fort à ce que vous dites.

Une dernière chose, ne portez jamais de rouge face à elle. Ses yeux écarlates ne voient plus que cette couleur, rendant tout ce qui est rouge naturellement, invisible à ses yeux. Et si quelqu'un lui apprend que vous portiez cette couleur tant détestée... Vous allez perdre un doigt dans le meilleur des cas.

Lucia vu par Léna :
Dans la vie, on rencontre différents types de personnes. Parmi elles, il y a celles qui vous sauvent et celles qui vous détruisent. Lucia, elle fait partie de ces rares personnes qui sont capables de l’un comme de l’autre. Elle peut être une mère aimante qui redonnera un sens à votre vie, mais aussi ce bourreau qui vous fixera droit dans les yeux, sans sourciller, alors qu’elle vous ôtera cette même vie qu’elle vous avez confié. Car, plus que votre vie, c’est une part de la sienne qu’elle place entre vos mains et qu’elle espère voir protéger aux creux de vos paumes. C’est peut-être pour cette raison alors que toute trahison envers elle se payera en phalange amputée, comme si vos doigts n’étaient que le compte à rebours qui prédisait l’instant de votre mort. Mais ne craignez pas Lucia, car, si aujourd’hui vous êtes ici, c’est qu’elle aura vu en vous une capacité que vous-même n’avez jamais pu déceler. Et si vous êtes capable de l’ignorer et de passer à côté, Lucia, elle, ne gâchera jamais une chance de faire surgir cette personne à qui elle sera fière d’offrir son nom. Cette nouvelle identité est un cadeau qu’elle vous fait, à vous de vous en montrer digne et de lui offrir, en retour, votre entière loyauté, voir même, votre vie, si cela est nécessaire
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Au Bling Fallen, ce matin, tout le monde s’agitait. En effet, un invité d’importance était censé arriver au plus vite pour négocier un partenariat. Il ne s’agissait pas de n’importe qui, mais bel et bien, du propriétaire du Léviathan, lieu de combat bien connu chez les Gangsters. Si cette personne avait été invitée, c’était suite à une suggestion d’Al Capone pour remotiver certains parieurs qui regrettaient de ne pas pouvoir faire des paris sur des combats qu’ils pourraient apprécier de leurs propres yeux. Et les suggestions d’Al Capone faisaient figure d’ordre même si Lucia enrageait comme à chaque fois qu’on lui proposait une solution à ses problèmes.

-FRED !!! Comment ça se passe ?!

Elle avait litéralement écrasée le bouton d’appel de son majordome, alors que ce dernier s’assurait que tout aille bien. Il grimaça sous l’attaque verbale de sa patronne avant de prendre son ton le plus neutre.

-Tout va bien madame. Nous avons nettoyé l’entrée et nos derniers dés nous ont bel et bien été livrés… Je vous rassure, aucun n’est rouge, comme ordonné. Je pense que le dernier livreur qui a fait cette erreur a compris.
-Avec quatre doigts cassés, j’y compte bien. Fais passer le message, même si c’est inscrit dans le règlement, la moindre trace de rouge présente sur un employé lui vaudra une correction et une retenu de salaire.
-Vous n’oserez jamais frapper un employé, madame.
-L’important est qu’ils y croient ! Je dois me montrer aussi effrayante que bienveillante. Maintenant, je vais être clair Fred, tu es le seul autorisé à lui parler plus que pour lui dire « Bonjour » ou « Bienvenue », il arrive, tu te présentes et tu me l’amènes dans mon bureau tout en répondant à toutes ses questions sauf celles qui pourraient être gênantes envers l’établissement. Et reste droit !!!
-Oui madame, ne vous inquiétez pas.

Le géant à la barbe grisonnante raccrocha son oreillette en soupirant. La pression devait monter un peu chez elle, et il savait comment faire pour satisfaire les désirs de sa patronne. Il observait le hall d’entrée, où les employés accueillaient les clients matinaux sous le grand lustre de cristal. Un tapis vert et argent occupait tout le sol de la salle alors que tous ceux travaillant au casino réajustaient leurs costards noir et blanc. Le majordome sorti pour se retrouver face à la grande place où les voituriers dirigeaient les véhicules au parking souterrain, mais laissant les voitures de plus grand luxe bien en évidence sur la dizaine de places devant le casino.

Encadré par des théâtres et des cinémas, le Bling Fallen était idéalement placé dans l’arrondissement, car juste en face d’une immense place où l’on pouvait apprécier des spectacles de rue et faire de la pub pour quasiment rien. Fred continuait d’observer autour de lui, avant de voir enfin, l’homme qu’attendait sa patronne. Il s’approcha de lui avant de faire une profonde révérence.

-Monsieur Kovac ? Je suis Fred, le majordome de Madame Hyfilnor. Elle vous attend dans son bureau, si vous voulez bien me suivre.
HRP:
Si tu as la moindre question n'hésite pas à envoyer un mp ^^
J'ai préférez finir au moment de l'arrivée de ton perso sans te mener au bureau pour te laisser la liberté de choisir, si tu préfères que Santiago fasse attendre Lucia tu peux  Malicieux Si tu veux jouer Fred, tu peux aussi : mais il parle de manière professionnel et ne dira jamais du mal de sa patronne ou du casino (les autres employés peuvent par contre mais attention aux doigts après ^^
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Léviathan

Un homme discret, toujours habillé avec élégance, que l'on retrouve au fond d'un club privé tout aussi travaillé que lui. Voilà l'image que l'on a de Santiago, le propriétaire du Leviathan.
Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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L'argent était au cœur du monde, c'était bien connu, et l'être humain débordait d'imagination lorsqu'il s'agissait d'inventer de nouveaux moyens d'en gagner. Il pouvait même faire appel à une compétence que l'on appelait « entraide » dans les milieux populaires, ce qui pouvait se traduire par le terme plutôt maladroit d'« association », et plus probablement par « partage temporaire et réglé par les termes bien précis d'un contrat de ressources diverses, variées et parfois illégales, dans un intérêt commun » - mais tout cela étant trop long, le terme d'association conviendrait pour cette fois. Car c'était bien ce que Santiago allait mettre au point très rapidement en se rendant au Bling Fallen, le casino que les gangsters avaient monté en espérant faire concurrence à leur ennemi asiatique.
Santiago n'était bien entendu pas opposé à tout moyen pouvant lui faire gagner de l'argent. Il était, comme bien d'autres avant lui, tombé dans la spirale infernale de l'enrichissement. Plus on a de l'argent, et plus on en veut, car plus on en a, moins on pense qu'on en a. Voir son compte en banque augmenter régulièrement aurait dû être considéré comme une forme moderne de l'addiction. Il suffisait de voir le revenu mensuel plus bas que le mois précédent, ou même une légère baisse dans ses recettes, pour se croire en crise et prêt d'être ruiné. Sans doute était-ce pour cette raison que Santiago lui-même n'était pas un franc partisan des casinos. Oh, bien entendu, le business devait être lucratif. Mais en tant que joueur, les chances de gagner beaucoup étaient trop faibles, tandis que celles de perdre beaucoup étaient fortes. Le Bling Fallen n'était donc pas vraiment le genre d'endroit où l'on s'attendait à le voir débarquer sans une bonne raison, comme celle que nous avons mentionné plus haut par exemple.
En dehors des sommes d'argent qui circulaient et des paris qui se déroulaient au Leviathan, les deux clubs n'avaient pas forcément beaucoup de points de commun. Il semblait toutefois, de l'avis du grand chef, que les combattants du Leviathan devaient servir d'attraction aux clients du Bling Fallen. Pour aider le casino. Cela ressemblait beaucoup à de l'entraide populaire. Santiago n'étant pas disposé à fournir son aide pour rien, il allait tout faire pour retirer de cette association un maximum de bénéfices possibles - et voler quelques clients à cette chère Lucia Hylfinor par la même occasion.
Avant même d'avoir pu mettre le pied à l'intérieur du casino, Santiago fut accueilli par Fred, le majordome de Lucia, qui l'attendait devant les voitures que seuls les clients fortunés pouvaient s'offrir. Au fond de lui, Santiago trouvait qu'un tel étalage de richesse devant le casino était une très bonne publicité pour le Bling Fallen, mais il garda le commentaire pour lui. Il laissa Fred venir à sa rencontre. Ce majordome avait pour caractéristique particulière d'être nettement plus grand que Santiago, un véritable exploit quand on savait que le Chilien n'était pas bien loin des deux mètres. Il était donc l'une des rares personnes qui obligeaient Santiago à lever les yeux lorsqu'il lui adressait la parole. C'était inhabituel. Santiago se demandait parfois où Lucia avait pu trouver un individu pareil. Mais il remplissait son office à merveille. La gérante du casino faisait tout pour qu'il se sente comme un invité de marque. L'effet escompté avait été obtenu. Santiago ne se demanda pas comment le majordome avait pu le reconnaître aussi facilement. Des latinos d'un mètre quatre-vingt quinze avec une cicatrice sur la joue, des tatouages dans le cou, et des costumes sur-mesure ne couraient pas vraiment les rues.

« Bonjour Fred, enchanté de faire votre connaissance. » répondit Santiago. Il aurait bien aimé serrer la main du bonhomme, afin de voir sa réaction, mais en bon professionnel, celui-ci s'était incliné, mettant ses mains hors de distance. « Je vous en prie, conduisez-moi à son bureau, il est inconvenant de faire patienter les dames. »

« Dame » n'était pas vraiment un terme adapté à Lucia Hylfinor. Le récit de ses hauts-faits la classerait plutôt dans la catégorie « brute intelligente », une catégorie de personne aussi rare que dangereuse. Les personnes violentes l'étaient souvent par manque d'intelligence, tandis que les personnes réfléchies préféraient employer d'autres moyens que la force. Lucia associait les deux. Santiago était donc bien heureux de venir au Bling Fallen en égal : elle serait obligée de faire attention à la façon dont elle le traitait si elle ne voulait pas provoquer un conflit interne aux gangsters. Il s'en réjouissait d'avance.
Avec beaucoup de dextérité, Fred s'avança pour lui montrer le chemin, sans pour autant donner l'air d'imposer sa présence. Un numéro de maître. Les employés de Santiago n'avaient pas la même maîtrise.

« Eh bien, c'est du grand standing, ici, commenta Santiago d'un ton détaché. La décoration de ces lieux a dû coûter une fortune. Tout en restant de bon goût. Félicitations, mon vieux, vous avez tous fait du bon boulot.
- Merci, monsieur, répondit Fred, toujours tiré à quatre épingles.
- Enfin, ne traînons pas, et allons voir cette chère Lucia... » ajouta-t-il, comme s'il y avait une urgence absolue.

Ils traversèrent rapidement le casino jusqu'à la porte du bureau de Lucia, où Fred frappait délicatement mais sûrement à la porte pour signaler leur présence. Cet homme était d'une finesse parfaite. S'il avait eu autant de talent pour le combat que pour le service, Santiago l'aurait débauché immédiatement.

HRP:
J'étais dispo, donc j'ai répondu tout de suite. J'ai préféré précipiter les choses, puisque c'est dans le genre de Santiago.
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Bling Fallen
Argent, pouvoir... Je prendrais tout ce que le monde possède.
Lucia a trois masques principaux.

Pour les gangsters, elle est The French. La redoutable gérante du casino de la diaspora. Avide, retors, teigneuse, cruelle et intelligente, elle a du charisme et sait s'en servir. Elle effraie ceux qui lui sont inférieurs, impressionne ses égaux et fait la fierté d'Al Capone, du moins elle aime à le croire. Elle est un trou noir aspirant tout : pouvoir, argent et l'âme de ses victimes. N'entrez jamais dans sa liste noire, on raconte qu'elle collectionne les doigts de ceux qui ont eu le malheur d'être dessus.

Pour les hommes et les femmes du casino, elle est une mère. Elle est la femme qui les a rééduqué. Qui leur a offert un travail, un logement et de quoi vivre. C'est une figure qu'ils admirent et craignent. Lucia est apprécié surtout car elle ne fait pas que s'occuper de ses employés mais aussi car elle prend en charge leur famille. Travailler pour elle assure un emploi pour les enfants dans le casino et une éducation descente. La trentenaire ne demande que deux choses en échange : une loyauté sans faille et une obéissance absolue.

Pour les habitants de Kinglaugh et tous ceux qui ne la connaissent pas. Elle est une femme généreuse, impliqué dans des œuvres de charités, des événements culturels et des orphelinats. Elle fait régulièrement des dons à toutes les associations pour les jeunes, pour la culture et l'éducation. Elle est vu comme une bienfaitrice par beaucoup.

Mais le vrai visage de Lucia est bien plus noir. Du haut du 50ème étage du casino, de ses yeux rubis, elle fixe les gens cherchant à savoir combien lui rapportera la manipulation de chaque personne. Si elle vous parle, c'est qu'elle cherche le profit que vous lui apporterez. Si elle vous aide, c'est qu'elle sait combien elle gagnera en échange. Si elle a des projets pour vous, ne vous avisez pas de la laisser tomber, une foi engagé, sachez qu'elle déteste les abandons sans excellente raison. Quand vous lui parlez vous remarquerez son énervement ou son ennui aux légers coups qu'elle donne à sa cigarette, mais c'est quand elle regarde et joue avec son verre de cognac double glace, gravés aux symboles du Bling Fallen, que vous savez qu'elle réfléchit très fort à ce que vous dites.

Une dernière chose, ne portez jamais de rouge face à elle. Ses yeux écarlates ne voient plus que cette couleur, rendant tout ce qui est rouge naturellement, invisible à ses yeux. Et si quelqu'un lui apprend que vous portiez cette couleur tant détestée... Vous allez perdre un doigt dans le meilleur des cas.

Lucia vu par Léna :
Dans la vie, on rencontre différents types de personnes. Parmi elles, il y a celles qui vous sauvent et celles qui vous détruisent. Lucia, elle fait partie de ces rares personnes qui sont capables de l’un comme de l’autre. Elle peut être une mère aimante qui redonnera un sens à votre vie, mais aussi ce bourreau qui vous fixera droit dans les yeux, sans sourciller, alors qu’elle vous ôtera cette même vie qu’elle vous avez confié. Car, plus que votre vie, c’est une part de la sienne qu’elle place entre vos mains et qu’elle espère voir protéger aux creux de vos paumes. C’est peut-être pour cette raison alors que toute trahison envers elle se payera en phalange amputée, comme si vos doigts n’étaient que le compte à rebours qui prédisait l’instant de votre mort. Mais ne craignez pas Lucia, car, si aujourd’hui vous êtes ici, c’est qu’elle aura vu en vous une capacité que vous-même n’avez jamais pu déceler. Et si vous êtes capable de l’ignorer et de passer à côté, Lucia, elle, ne gâchera jamais une chance de faire surgir cette personne à qui elle sera fière d’offrir son nom. Cette nouvelle identité est un cadeau qu’elle vous fait, à vous de vous en montrer digne et de lui offrir, en retour, votre entière loyauté, voir même, votre vie, si cela est nécessaire
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-Entrez !

La voix de Lucia était douce, mais ferme. Un ordre sans en avoir l’air. Elle prit une légère inspiration quand Fred ouvrit la porte avant de laisser Santiago rentrer. Maintenant commençait la partie du jeu le plus compliqué, mais aussi le plus apprécié par les riches : « Qui tireras le plus d’argent ? »

-Monsieur Kovac viens d’arriver Madame Hyfilnor.
-Très bien.

La trentenaire se tourna vers son collègue de diaspora, levant légèrement les yeux malgré ses talons hauts, s’arrachant à la contemplation du tableau prônant au-dessus de son bureau. Ce dernier était contre le mur côté de la porte et représentait un dragon, ou une dragonne, défendant ses œufs contre des assaillants humains. La colère brillait dans ses pupilles, aussi bien que la bonté et l’inquiétude pour son précieux futur enfant. Fred avait dit à Lucia que le dragon était vert comme un émeraude, tout comme l’œuf. Un ciel noir et orageux contrastait avec la lumière orangée venant du groupe d’hommes qui apparaissaient alors comme des démons avides. Pour elle, c'était un tableau rempli de rouge sanguin, une scène de violence sans nom... Tout pour son profit, tout pour son avenir.

Elle marcha vers son collègue, son bureau étant du même côté que la porte. Une chose qu’elle avait imposée lors de son installation. En effet, son ancienne vie lui avait appris qu’une porte, même blindée, ne servait pas de bouclier anti-balles une fois ouverte. Et, car elle appréciait la vue sur la place devant le casino, et profitant d’être au dernier étage, une magnifique baie vitrée permettait d’obtenir une des meilleures vues des environs.

-Santiago, ravie de te rencontrer. On n'a pas arrêté de me dire du bien de ton établissement, mais je suis navrée de ne pas avoir eu la chance de te rencontrer plus tôt.

Elle lui serra la main en souriant avant de lui indiquer les fauteuils de cuirs alors que Fred ouvrait le bar pour sortir les boissons.

-Puis-je vous servir un rafraîchissement ?
-Un cognac pour moi, Fred, s’il te plaît. Santiago, prends ce que tu souhaites, Fred est un expert.

Le géant se contenta de sourire en silence alors qu’il apportait les boissons demandées avant de se retirer, laissant ainsi les deux gangsters parler de leur affaire.

-Bien… Je pense que vient le moment de voir comment nous allons nous débrouiller pour cet... arrangement ?

Oui, elle n’aimait vraiment pas l’idée d’avoir été forcée, tout comme elle se méfiait de Santiago.
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Léviathan

Un homme discret, toujours habillé avec élégance, que l'on retrouve au fond d'un club privé tout aussi travaillé que lui. Voilà l'image que l'on a de Santiago, le propriétaire du Leviathan.
Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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Une voix féminine et forte traversa la porte fermée, autorisant le dit Fred à signaler sa présence. Santiago n'eut pas longtemps à attendre : sitôt annoncé, le majordome lui laissa le passage pour entrer dans le bureau. Il aurait été inconvenant de regarder le bureau plutôt que sa propriétaire, d'autant plus que celle-ci était à manipuler avec des pincettes, mais il ne put s'empêcher de remarquer l'étrange disposition du bureau dans la pièce. Habituellement, tout était fait pour avoir une vue plongeante sur le bureau du maître des lieux, la pièce majeure de la pièce et celle qui permettait de juger aussi bien son niveau de richesse que son bon goût. Celui de Lucia Hylfinor était légèrement décalé, une donne à prendre en compte s'il fallait comprendre la femme qui était aux commandes ici. Santiago avait une petite idée de la raison de ce choix. Il n'eut cependant le temps d'approfondir la réflexion : déjà, Lucia venait lui, et Santiago se demanda comment certaines personnes pouvaient la prendre pour un gentil cowboy. Rien que la démarche indiquait déjà qu'elle avait du caractère. Mais la plupart des gens ne prenaient sans doute pas la peine d'observer les postures comme lui le faisait. Ils avaient tort, évidemment. Ne serait-ce parce qu'il était très important de se tenir droit pour éviter les problèmes de dos.
Une poignée de mains fut échangée lorsqu'ils arrivèrent au niveau de l'autre.

« Ma chère Lucia, c'est un honneur, répondit Santiago à l'accueil très poli que lui réservait sa collègue. De ce que j'ai pu en voir, le Bling Fallen n'a rien à envier au Leviathan. Tout le plaisir est pour moi. »

Courtois, réservé, Santiago se montrait prudent - et un brin flatteur - en présence d'une potentielle rivale qu'il n'avait pas encore totalement cernée. S'il avait pu apprécier le casino lors de sa traversée rapide de l'établissement, il se doutait cependant qu'il y avait encore un peu de travail à faire pour que celui-ci atteigne la renommée du Leviathan. Une réputation construite en une quinzaine d'années, cela ne s'improvisait pas, après tout.
S'installant dans le fauteuil confortable, Lucia lui proposa de demander le rafraîchissement qu'il désirait. S'enivrer juste avant une discussion importante n'était jamais une très bonne idée. Cela suffisait parfois à baisser suffisamment la vigilance d'une personne pour l'amener à commettre une erreur qu'elle regretterait par la suite. Mieux valait choisir un alcool léger et assez raffiné pour ne pas paraître pour un rustre.

« Un simple verre de vin m'ira très bien, répondit Santiago d'un air détaché. Français de préférence, mais je n'ai rien contre les sud-africains. Pour le reste, je m'en remets à votre expertise, Fred, pour ne pas faire perdre trop de temps à ma charmante hôte. »

Fred, comprenant le message, ne tarda pas à lui servir un verre de vin cher et renommé dont Santiago ne fit pas vraiment attention, concentré qu'il était sur la personne avec qui il était forcé de collaborer. Lucia appelait leur collaboration un « arrangement », terme assez peu élégant pour dire exactement la même chose. Elle se méfiait de lui et de ses manières mielleuses, c'était évident. Elle ne serait pas arrivée si haut si elle ne restait pas sur ses gardes en présence d'un loup comme Santiago. La réciproque était d'ailleurs vrai : Santiago ne se fiait pas vraiment à ses manières presque trop franches. Il supposait qu'il avait affaire à un serpent qui cachait bien son jeu. Mais il était hors de question de laisser transparaître le moindre de ses doutes. Complètement détendu, il préféra ne pas répondre tout de suite à la question de Lucia, préférant faire durer un peu la tension qu'il trouvait délectable.

« Ce vin est un très bon choix. Tu transmettras mes compliments à Fred pour cela. » lâcha-t-il en faisant tourner ledit vin dans son verre.

Mais il ne fallait pas s'amuser trop longtemps. Après s'être (faussement) concentré sur son verre, Santiago revint vers Lucia, lui adressant un sourire rassurant qui était bien entendu trompeur.

« Je dispose des combattants, toi du lieu de réception. Je suppose que tu n'as pas vraiment l'expérience des combats organisés, il faudrait donc mieux que je me charge de cet aspect. Voyons, que pourrait-il te rester à faire... »

Question rhétorique. Avancer l'argent. Aménager les locaux. Faire une publicité discrète de l'événement. Assurer la sécurité des combattants, qui ne devaient pas se battre en dehors de l'arène afin d'éviter toute blessure non désirée. Il y avait des tas de choses que Lucia pouvait faire.
Mais saurait-elle se vendre assez pour empêcher Santiago de rafler le gros lot ?
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Bling Fallen
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Lucia a trois masques principaux.

Pour les gangsters, elle est The French. La redoutable gérante du casino de la diaspora. Avide, retors, teigneuse, cruelle et intelligente, elle a du charisme et sait s'en servir. Elle effraie ceux qui lui sont inférieurs, impressionne ses égaux et fait la fierté d'Al Capone, du moins elle aime à le croire. Elle est un trou noir aspirant tout : pouvoir, argent et l'âme de ses victimes. N'entrez jamais dans sa liste noire, on raconte qu'elle collectionne les doigts de ceux qui ont eu le malheur d'être dessus.

Pour les hommes et les femmes du casino, elle est une mère. Elle est la femme qui les a rééduqué. Qui leur a offert un travail, un logement et de quoi vivre. C'est une figure qu'ils admirent et craignent. Lucia est apprécié surtout car elle ne fait pas que s'occuper de ses employés mais aussi car elle prend en charge leur famille. Travailler pour elle assure un emploi pour les enfants dans le casino et une éducation descente. La trentenaire ne demande que deux choses en échange : une loyauté sans faille et une obéissance absolue.

Pour les habitants de Kinglaugh et tous ceux qui ne la connaissent pas. Elle est une femme généreuse, impliqué dans des œuvres de charités, des événements culturels et des orphelinats. Elle fait régulièrement des dons à toutes les associations pour les jeunes, pour la culture et l'éducation. Elle est vu comme une bienfaitrice par beaucoup.

Mais le vrai visage de Lucia est bien plus noir. Du haut du 50ème étage du casino, de ses yeux rubis, elle fixe les gens cherchant à savoir combien lui rapportera la manipulation de chaque personne. Si elle vous parle, c'est qu'elle cherche le profit que vous lui apporterez. Si elle vous aide, c'est qu'elle sait combien elle gagnera en échange. Si elle a des projets pour vous, ne vous avisez pas de la laisser tomber, une foi engagé, sachez qu'elle déteste les abandons sans excellente raison. Quand vous lui parlez vous remarquerez son énervement ou son ennui aux légers coups qu'elle donne à sa cigarette, mais c'est quand elle regarde et joue avec son verre de cognac double glace, gravés aux symboles du Bling Fallen, que vous savez qu'elle réfléchit très fort à ce que vous dites.

Une dernière chose, ne portez jamais de rouge face à elle. Ses yeux écarlates ne voient plus que cette couleur, rendant tout ce qui est rouge naturellement, invisible à ses yeux. Et si quelqu'un lui apprend que vous portiez cette couleur tant détestée... Vous allez perdre un doigt dans le meilleur des cas.

Lucia vu par Léna :
Dans la vie, on rencontre différents types de personnes. Parmi elles, il y a celles qui vous sauvent et celles qui vous détruisent. Lucia, elle fait partie de ces rares personnes qui sont capables de l’un comme de l’autre. Elle peut être une mère aimante qui redonnera un sens à votre vie, mais aussi ce bourreau qui vous fixera droit dans les yeux, sans sourciller, alors qu’elle vous ôtera cette même vie qu’elle vous avez confié. Car, plus que votre vie, c’est une part de la sienne qu’elle place entre vos mains et qu’elle espère voir protéger aux creux de vos paumes. C’est peut-être pour cette raison alors que toute trahison envers elle se payera en phalange amputée, comme si vos doigts n’étaient que le compte à rebours qui prédisait l’instant de votre mort. Mais ne craignez pas Lucia, car, si aujourd’hui vous êtes ici, c’est qu’elle aura vu en vous une capacité que vous-même n’avez jamais pu déceler. Et si vous êtes capable de l’ignorer et de passer à côté, Lucia, elle, ne gâchera jamais une chance de faire surgir cette personne à qui elle sera fière d’offrir son nom. Cette nouvelle identité est un cadeau qu’elle vous fait, à vous de vous en montrer digne et de lui offrir, en retour, votre entière loyauté, voir même, votre vie, si cela est nécessaire
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-Ne t’en fait pas, je les lui transmettrais.

Elle eut un sourire courtois mais crispé d’entendre ce que lui disait le gérant du Léviathan. Oui, elle n’avait pas vraiment l’expérience en combat… Mais Santiago ne devait pas oublier que ce terrain était celui de la riche. Un terrain que la presque-aveugle possédait, de la plus petite pierre à l’âme de son plus grand employé.

-Ne t’inquiètes pas mon cher Santiago. La pub est déjà faite et j’ai envoyé mes meilleurs employés pour sécuriser un étage pour tes combattants.

Elle souriait toujours. Le masque de la politesse qui cachait sa froide colère. La trentenaire faisait tourner lentement son alcool, alors qu’elle prenait ses aises, s’enfonçant dans son fauteuil comme la reine qu’elle était. Elle ne le lâchait pas du regard, analysant chaque détail de la tenue de son rival. Si Al Capone ne mettait pas un point d’honneur à l’entente obligatoire entre ses membres, Lucia aurait de suite utilisé la violence pour le faire craquer. Mais il allait falloir se montrer subtile et préparée.

-La pub a commencé par un questionnaire parmi nos plus fervent clients. Beaucoup connaissait de nom ton établissement et bien peu regrettait de ne pouvoir se rendre officiellement dans… Comment ont-ils dit ? Ah oui « un aussi pittoresque lieu ».

Elle but une gorgée légère, appréciant de placer une petite pique. Un simple test pour savoir si Santiago était quelqu’un à s’énerver facilement. Leurs clientèles étaient différentes, mais voir des hommes se combattre restait parmi les pulsions primaires de toutes hommes. Mais les riches se devaient de fréquenter des lieux de haut standing, ce qui selon Lucia, n’était pas tout à fait le cas du Léviathan.

-Ainsi les parieurs seront légion. L’arène se trouve dans une de nos salles les plus appréciées et je me chargerais de te faire la visite. Si tu as des indications spécifiques pour celle-ci, je te laisse me les dire immédiatement, ou après l’avoir vu, comme tu le souhaite. Après tout un partenariat, veut bien sous-entendre des efforts de chaque côté non ?

Elle eut un léger rire, comme si elle posait une évidence. Mais cela n’échapperait pas aux oreilles de l’homme qui lui faisait face : elle sous-entendait qu’il devrait faire des concessions maintenant que la gérante avait déjà anticipé une partie de ses demandes. Mais il restait un problème : A qui reviendrais la plus grosse part de bénéfice ? Qui pourrait se vanter de donner plus à la diaspora et ainsi se ferait le mieux voir d’Al Capone ?
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Léviathan

Un homme discret, toujours habillé avec élégance, que l'on retrouve au fond d'un club privé tout aussi travaillé que lui. Voilà l'image que l'on a de Santiago, le propriétaire du Leviathan.
Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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Santiago aurait eu tort de sous-estimer Lucia : son établissement était certes encore un peu à la traîne, mais sa fulgurante ascension prouvait bien que sa dirigeante n'était pas à prendre à la légère. Sans doute était-ce pour endormir la méfiance de ses rivaux potentiels que Lucia ne rentrait pas tout à fait dans les codes du milieu. Elle n'avait pas la délicatesse - la fragilité - des femmes bien dotées en argent, et de l'avis de Santiago, ses manières laissaient un brin désiré. Santiago trouvait également que sa façon de s'exprimer était un brin trop simple, mais cela provenait peut-être du fait qu'en tant que locutrice native, elle n'avait pas eu à réfléchir à l'emploi de la langue comme lui-même avait dû le faire. Elle employait les mots raccourcis avec beaucoup plus de naturel que lui. Un imbécile l'aurait sans doute jugée pour cela et considéré que Lucia n'était pas bien dangereuse.
Mais seul un imbécile n'aurait pas remarqué qu'elle avait déjà pris des dispositions pour assurer la promotion de l'événement avant l'arrivée de Santiago. À croire qu'elle avait déjà compris quel type d'homme était Santiago et qu'elle se méfiait déjà de lui. Sécuriser un étage pour les combattants n'était pas tellement le problème - d'autant plus que le Chilien savait qu'il pourrait apporter son aide pour améliorer le dispositif. S'il le voulait. Non, le véritable enjeu, que Lucia avait bien repéré, puisqu'elle décrivit à Santiago sa procédure, était la publicité. Elle tenait entre ses mains la réputation du Leviathan, dont elle allait très certainement se servir à sa guise pour son Bling Fallen. Santiago dut retenir une grimace lorsque le mot « pittoresque » franchit les lèvres de Lucia. Elle n'avait sans doute pas l'intention de faire sonner le mot comme une insulte. Elle cherchait peut-être à le provoquer un peu en employant un terme aussi dégradant. Elle avait très certainement en tête la réaction que Santiago allait avoir.
Cela n'empêcha pas Santiago de se sentir légèrement vexé par cette remarque. Il en ressentit un certain mépris pour les clients de Lucia qui, comme elle, ne devaient pas être suffisamment bien élevés pour fréquenter un établissement du standing du Leviathan. Il regrettait presque d'avoir accepté d'aider Lucia à développer son activité. Il n'avait nulle envie de montrer ses fabuleux combattants à des gloutons mal mouchés qui n'y verraient qu'un spectacle d'une grande bestialité. Tandis que ses pensées prenaient un tour négatif, le visage de Santiago n'exprima rien de cette vexation : au contraire, il se força à élargir son sourire, comme si sa seule ambition dans la vie avait été de rendre son club « pittoresque ». Il leur ferait payer très cher les boissons s'ils désiraient venir chez lui par la suite.
Lucia continua son petit discours en lui parlant rapidement de la salle où aurait lieu les combats. Elle déployait de gros efforts pour essayer de voir jusqu'où allait sa patience. Fort heureusement pour elle, il n'y avait qu'une seule personne au monde capable de l'éroder en moins de dix secondes, un certain Romeo qui avait pour son crime celui d'être indésirable aux yeux de son père. Les autres avaient le droit à un Santiago calme et tranquille qui faisait tout pour ne pas montrer ce qu'il pensait. C'était toujours ainsi qu'il avait vécu.

« Je vois que tu as pris les devants, commenta Santiago du ton le plus neutre plus possible. Je te rappelle tout de même que le Leviathan n'est pas un établissement à la portée de toutes les bourses, ni ouvert à toute la clientèle. Il serait dommage que tu attires des clients qui ne peuvent se permettre d'y entrer. »

Présenté sous un angle très réaliste, la pique que Santiago avait bien poliment renvoyée n'était peut-être pas aussi cinglante que celle de Lucia, mais le sous-entendu était assez clair - et si ça ne l'était pas, le ton légèrement condescendant de Santiago, pas trop hautain tout de même, mais suffisamment pour titiller l'irritabilité de la jeune femme, devait faire l'affaire. Les pauvres aussi jouaient au casino. Les pauvres aussi auraient parié sur les combats s'il n'y avait eu une sélection drastique à l'entrée.

« Néanmoins, je m'inquiète un peu, poursuivit Santiago sur un ton plus doux. Je ne suis pas certain que tu aies l'expérience nécessaire pour organiser parfaitement ce type d'événement - ne le prends pas mal, mais lorsqu'il y a un risque de bras et de dents cassés, ce n'est pas tout à fait la même chose. Il faut être particulièrement attentif à la sécurité des employés, afin d'éviter des morts pénibles et évitables. »

L'attaquer sur ce terrain était plus simple que de la taxer d'incompétence pour se valoriser, alors qu'elle ne l'était sans doute pas. Santiago le savait, il allait devoir jouer finement, trouver des points très critiquables et indéniables à mettre sur le tapis, sans pour autant passer pour la fouine cherchant la petite bête. Oui, il allait faire des concessions, mais ce n'était pas Lucia qui allait le forcer à en faire : c'était Santiago qui choisirait le terrain qu'il allait céder. Si elle ne le comprenait pas, c'est qu'elle manquait encore de subtilité. Dans ce cas, il ne pourrait rien pour elle.
Dépliant ses longues jambes, Santiago se leva, profitant de sa taille pour dominer Lucia par sa hauteur. Prendre les devants et donner des ordres : voilà l'une des manières efficace de diriger leur conversation, et de vérifier que son hôte était aussi polie qu'elle le devait. Le verre que Santiago tenait fut déposé sur le bureau, encore à demi-plein, ce qui lui permit de se pencher légèrement vers elle :

« J'accepte ta proposition de visite. J'aviserai ainsi si tu as fait les choses correctement, ou si j'ai besoin de te remettre sur le droit chemin. »

Il y aurait forcément quelque chose qui n'irait pas. Personne n'était parfait, tout le monde commettait au moins une erreur. Tout ce qui lui restait à faire était de trouver cette petite faille et de l'exploiter correctement.
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Bling Fallen
Argent, pouvoir... Je prendrais tout ce que le monde possède.
Lucia a trois masques principaux.

Pour les gangsters, elle est The French. La redoutable gérante du casino de la diaspora. Avide, retors, teigneuse, cruelle et intelligente, elle a du charisme et sait s'en servir. Elle effraie ceux qui lui sont inférieurs, impressionne ses égaux et fait la fierté d'Al Capone, du moins elle aime à le croire. Elle est un trou noir aspirant tout : pouvoir, argent et l'âme de ses victimes. N'entrez jamais dans sa liste noire, on raconte qu'elle collectionne les doigts de ceux qui ont eu le malheur d'être dessus.

Pour les hommes et les femmes du casino, elle est une mère. Elle est la femme qui les a rééduqué. Qui leur a offert un travail, un logement et de quoi vivre. C'est une figure qu'ils admirent et craignent. Lucia est apprécié surtout car elle ne fait pas que s'occuper de ses employés mais aussi car elle prend en charge leur famille. Travailler pour elle assure un emploi pour les enfants dans le casino et une éducation descente. La trentenaire ne demande que deux choses en échange : une loyauté sans faille et une obéissance absolue.

Pour les habitants de Kinglaugh et tous ceux qui ne la connaissent pas. Elle est une femme généreuse, impliqué dans des œuvres de charités, des événements culturels et des orphelinats. Elle fait régulièrement des dons à toutes les associations pour les jeunes, pour la culture et l'éducation. Elle est vu comme une bienfaitrice par beaucoup.

Mais le vrai visage de Lucia est bien plus noir. Du haut du 50ème étage du casino, de ses yeux rubis, elle fixe les gens cherchant à savoir combien lui rapportera la manipulation de chaque personne. Si elle vous parle, c'est qu'elle cherche le profit que vous lui apporterez. Si elle vous aide, c'est qu'elle sait combien elle gagnera en échange. Si elle a des projets pour vous, ne vous avisez pas de la laisser tomber, une foi engagé, sachez qu'elle déteste les abandons sans excellente raison. Quand vous lui parlez vous remarquerez son énervement ou son ennui aux légers coups qu'elle donne à sa cigarette, mais c'est quand elle regarde et joue avec son verre de cognac double glace, gravés aux symboles du Bling Fallen, que vous savez qu'elle réfléchit très fort à ce que vous dites.

Une dernière chose, ne portez jamais de rouge face à elle. Ses yeux écarlates ne voient plus que cette couleur, rendant tout ce qui est rouge naturellement, invisible à ses yeux. Et si quelqu'un lui apprend que vous portiez cette couleur tant détestée... Vous allez perdre un doigt dans le meilleur des cas.

Lucia vu par Léna :
Dans la vie, on rencontre différents types de personnes. Parmi elles, il y a celles qui vous sauvent et celles qui vous détruisent. Lucia, elle fait partie de ces rares personnes qui sont capables de l’un comme de l’autre. Elle peut être une mère aimante qui redonnera un sens à votre vie, mais aussi ce bourreau qui vous fixera droit dans les yeux, sans sourciller, alors qu’elle vous ôtera cette même vie qu’elle vous avez confié. Car, plus que votre vie, c’est une part de la sienne qu’elle place entre vos mains et qu’elle espère voir protéger aux creux de vos paumes. C’est peut-être pour cette raison alors que toute trahison envers elle se payera en phalange amputée, comme si vos doigts n’étaient que le compte à rebours qui prédisait l’instant de votre mort. Mais ne craignez pas Lucia, car, si aujourd’hui vous êtes ici, c’est qu’elle aura vu en vous une capacité que vous-même n’avez jamais pu déceler. Et si vous êtes capable de l’ignorer et de passer à côté, Lucia, elle, ne gâchera jamais une chance de faire surgir cette personne à qui elle sera fière d’offrir son nom. Cette nouvelle identité est un cadeau qu’elle vous fait, à vous de vous en montrer digne et de lui offrir, en retour, votre entière loyauté, voir même, votre vie, si cela est nécessaire
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Le jeu de piques continuait. Santiago était bien un adversaire comme elle ne les aimait pas. Intelligent, calculateur, maitrisant parfaitement la langue. Des manières parfaites, un calme à toute épreuve. Lucia aurait aimé le voir enrager, ainsi elle aurait pu parfaitement mener le jeu. Mais il était retord, tout dans les suppositions, les insultes étaient presque invisibles et pourtant elles étaient parfaitement compréhensibles. Quand il se pencha vers elle, elle ne bougea pas, ne montrant qu’un léger sourire avant de lui susurrer d’un air maternel.

-Mais j’espère que tu sauras trouver des points faibles, rien n’est jamais parfait. Travaillons… Ensemble.

Elle imitait le dialogue, d’une mère félicitant un enfant qui se croit le roi du monde. De la moquerie à l’état pur. Le faire enrager, voilà tout ce qui comptait. Elle se leva et alla lui ouvrir la porte, d’un geste de la main, l’invitant à passer devant. S’il c’était laissé faire pour sortir du bureau, il fut plus rapide dans l’ascenseur, laissant la patronne sortir la première. Un fin joueur, qui ne relâchait pas sa garde.
La salle était immense. Assez pour accueillir environ 500 personnes, l’arène était légèrement surélevée, permettant à tous les spectateurs de voir. Au-dessus, à bonne hauteur, un quadruplé d’écran affichant des tests de scores et des ralentis de l’équipe de nettoyage. Tout semblait en place. Indiquant une zone vitrée, un peu plus en hauteur, Lucia se remit à parler.

-La zone VIP, certains de mes clients souhaitent un certain confort et son prêt à en payer le prix. L’arène est centrée, des caméras sont braquées sur chaque angle. Nous hésitons encore sur le fait de placer une cage, certains, selon nos sondages, approuvent mais je me fie à ton jugement sur ce point. Le reste, je te laisse explorer et te faire ton propre avis. Les entrées des combattants se font par les quatre angles, et il y a aussi une trappe sous l’arène au besoin d’entrée théâtrale.

Petite envie sur ce dernier point. Le but du divertissement n’est pas que le combat seul, mais aussi le spectacle autour. Cela allait de l’entrée des combattants, aux couleurs des vêtements des femmes qui indiqueraient aux spectateurs le numéro du combat. En attendant, la jeune femme se laissa aller dans un des fauteuils. Pas une touche de rouge était présente, rien que la patronne ne saurait voir. Pour elle c’était une évidence, et ses employés savaient parfaitement ce qui se passait quand on évoquait cette couleur qui envahissait les yeux de The French. En attendant, elle fumait en douceur, amusée de voir un adversaire chercher des défauts à négocier. Les employés restaient nerveux, rares étaient les fois où leur chef venait inspecter leur travail, encore plus accompagnée.
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Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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Santiago constatait que Lucia était sensible à ses piques : elle réagissait avec un soupçon d'ironie qui en disait long sur ce qu'elle ressentait. Elle devait le détester de se livrer à ce petit jeu, et elle espérait bien pouvoir le prendre en défaut à son tour. Mais ce ne serait pas facile pour elle, puisque ce n'était pas Santiago qui était jugé : il avait l'avantage pour ce tour. Si leurs positions avaient été inversées, si Lucia était venue évaluer le Leviathan, pas sûr qu'il aurait eu autant l'ascendant. Mais en l'occurrence, Santiago relèverait le moindre petit défaut comme une faute grave, de l'ordre du crime de lèse-majesté ; pour sûr, elle ne pouvait pas l'apprécier. Pourtant, il espérait tout de même qu'elle saurait résister un peu - ce n'était pas très drôle, lorsque les gens vous obéissaient sans réfléchir. Il voulait rencontrer de la résistance, pour ensuite la faire plier - c'était ainsi qu'il fonctionnait.
Il suivit la propriétaire jusqu'à une immense salle qui était assez grande pour accueillir son arène. Tout était déjà installé, comme si l'évènement était sur le point de se produire. À première vue, cela ne changeait pas beaucoup de ce que Santiago avait l'habitude au Leviathan, si ce n'est que c'était encore plus beau. L'arène était flambant neuve, les écrans dernier cri, et il y avait même un espace séparé pour permettre de regarder les combats en payant plus - financièrement, Santiago ne pouvait qu'approuver cette idée, même si son cœur se révoltait à l'idée que certains refusaient de se mêler à la foule pour regarder. Ils rataient quelque chose. Lucia lui fit un bref descriptif de l'arène en lui mentionnant une proposition grotesque qu'il écarta pour le moment. Il marmonna ce qui pouvait passer pour un assentiment aussi bien que pour l'expression d'un scepticisme profond avant de se lancer dans un examen plus détaillé de l'arène. Espaces réservés à chaque catégorie de public, prises électriques bien camouflés sans poser de problème pour la sécurité, fixation de l'arène au sol : tout semblait aux normes.

« On va dire que ça va. » commenta Santiago en pinçant les lèvres.

En vérité, l'installation avait été bien faite, et elle avait comme avantage par rapport à celle qu'il possédait d'être d'une propreté immaculée et de pouvoir bénéficier de la lumière du jour ou de la lune la nuit. Il décida cependant qu'il s'agissait d'un défaut et crut de son devoir d'en informer Lucia :

« Attention tout de même à la gestion de la lumière. Soit tu allumes tes lampes, auquel cas il te faudra des rideaux bien opaques pour que l'effet soit maximum, soit tu choisis la lumière naturelle, et dans ce cas, il ne te faudra des soutiens lumineux qu'à certains endroits. »

Santiago balaya une poussière imaginaire sur son arène (techniquement, ce n'était pas tout à fait la sienne, mais son sentiment possessif était toujours trop fort), et entreprit de prendre un air particulièrement déçu et méprisant.

« En revanche, une cage, hors de question. Je pensais que tu avais compris de quoi il était question. C'est un dispositif tout à fait vulgaire, et savoir que tu as osé faire un sondage pour cela... me déçoit et m'irrite beaucoup. C'est avec la réputation de mon établissement que tu joues, tu ferais mieux de ne pas l'oublier. »

Même si cela ne sonnait pas comme une menace, même Santiago était parfaitement détendu et ne semblait pas éprouver l'envie de nuire au casino de Lucia, c'était évident que c'en était une. Personne ne touchait à l'œuvre de sa vie sans en subir les conséquences...
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Lucia a trois masques principaux.

Pour les gangsters, elle est The French. La redoutable gérante du casino de la diaspora. Avide, retors, teigneuse, cruelle et intelligente, elle a du charisme et sait s'en servir. Elle effraie ceux qui lui sont inférieurs, impressionne ses égaux et fait la fierté d'Al Capone, du moins elle aime à le croire. Elle est un trou noir aspirant tout : pouvoir, argent et l'âme de ses victimes. N'entrez jamais dans sa liste noire, on raconte qu'elle collectionne les doigts de ceux qui ont eu le malheur d'être dessus.

Pour les hommes et les femmes du casino, elle est une mère. Elle est la femme qui les a rééduqué. Qui leur a offert un travail, un logement et de quoi vivre. C'est une figure qu'ils admirent et craignent. Lucia est apprécié surtout car elle ne fait pas que s'occuper de ses employés mais aussi car elle prend en charge leur famille. Travailler pour elle assure un emploi pour les enfants dans le casino et une éducation descente. La trentenaire ne demande que deux choses en échange : une loyauté sans faille et une obéissance absolue.

Pour les habitants de Kinglaugh et tous ceux qui ne la connaissent pas. Elle est une femme généreuse, impliqué dans des œuvres de charités, des événements culturels et des orphelinats. Elle fait régulièrement des dons à toutes les associations pour les jeunes, pour la culture et l'éducation. Elle est vu comme une bienfaitrice par beaucoup.

Mais le vrai visage de Lucia est bien plus noir. Du haut du 50ème étage du casino, de ses yeux rubis, elle fixe les gens cherchant à savoir combien lui rapportera la manipulation de chaque personne. Si elle vous parle, c'est qu'elle cherche le profit que vous lui apporterez. Si elle vous aide, c'est qu'elle sait combien elle gagnera en échange. Si elle a des projets pour vous, ne vous avisez pas de la laisser tomber, une foi engagé, sachez qu'elle déteste les abandons sans excellente raison. Quand vous lui parlez vous remarquerez son énervement ou son ennui aux légers coups qu'elle donne à sa cigarette, mais c'est quand elle regarde et joue avec son verre de cognac double glace, gravés aux symboles du Bling Fallen, que vous savez qu'elle réfléchit très fort à ce que vous dites.

Une dernière chose, ne portez jamais de rouge face à elle. Ses yeux écarlates ne voient plus que cette couleur, rendant tout ce qui est rouge naturellement, invisible à ses yeux. Et si quelqu'un lui apprend que vous portiez cette couleur tant détestée... Vous allez perdre un doigt dans le meilleur des cas.

Lucia vu par Léna :
Dans la vie, on rencontre différents types de personnes. Parmi elles, il y a celles qui vous sauvent et celles qui vous détruisent. Lucia, elle fait partie de ces rares personnes qui sont capables de l’un comme de l’autre. Elle peut être une mère aimante qui redonnera un sens à votre vie, mais aussi ce bourreau qui vous fixera droit dans les yeux, sans sourciller, alors qu’elle vous ôtera cette même vie qu’elle vous avez confié. Car, plus que votre vie, c’est une part de la sienne qu’elle place entre vos mains et qu’elle espère voir protéger aux creux de vos paumes. C’est peut-être pour cette raison alors que toute trahison envers elle se payera en phalange amputée, comme si vos doigts n’étaient que le compte à rebours qui prédisait l’instant de votre mort. Mais ne craignez pas Lucia, car, si aujourd’hui vous êtes ici, c’est qu’elle aura vu en vous une capacité que vous-même n’avez jamais pu déceler. Et si vous êtes capable de l’ignorer et de passer à côté, Lucia, elle, ne gâchera jamais une chance de faire surgir cette personne à qui elle sera fière d’offrir son nom. Cette nouvelle identité est un cadeau qu’elle vous fait, à vous de vous en montrer digne et de lui offrir, en retour, votre entière loyauté, voir même, votre vie, si cela est nécessaire
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Elle le regardait inspecter l’arène, patiente, tranquille. Mais pourtant, quand il eu fini de poser sa menace, un silence tomba. Les employés s’étaient arrêtés de travailler. Un silence gênant s’était emparé de la zone. Un silence de mort. Que quelqu’un critique les choix de Lucia était acceptable. Que quelqu’un menace The French était monnaie courante. Mais que ce quelqu’un fasse les deux, devant la concernée, dans son casino et face au employés était… Fou ? Effrayant ? Suicidaire… Ou extrêmement courageux.

-Dépêchez-vous ! Et notez les remarques de Monsieur Kovac. Je suis persuadée… Qu’il pense au mieux.

Un amère goût de défaite pesait sur la langue de la patronne. Elle aurait aimé régler ce problème à sa manière mais elle ne pouvait se le permettre sur un personnage comme Santiago. Sa position chez les gangsters ne lui vaudrait que de détruire l’œuvre de sa vie, et elle y tenait plus que cette dernière. Sa voix froide et susurrante donna des frisons à de nombreuses personnes qui firent attention à ne pas croiser son regard.

-Je prends note Santiago… Je prends note. Tout sera oublié ne t’en fait pas. Concernant l’éclairage nous resterons sur la lumière naturelle, mes employés sont en train de calculer quels seraient les meilleurs endroits pour poser les lumières.

Elle prit une lente inspiration sur sa cigarette, les cendres remontèrent le long du bâtonnet de cancer avant qu’elle ne se décide à confier le mégot et ses déchets au cendrier posé, rapidement vidé et nettoyé par une femme aux cheveux roux, elle s’approcha de Santiago.

-Nous sommes donc d’accord sur ces aspects. Il ne nous reste plus qu’à régler certains points : Quels sont les combattants que tu peux me proposer ?

Elle regardait l’homme dans les yeux, tentant de trouver dans ses expressions et au travers du brouillard sanguinolant qui couvrait sa vue. Elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds, elle boufferait ce vantard comme elle avait bouffer ceux avant lui. Son appétit était réveillé, et Santiago allait en faire l’expérience : Elle serait celle qui se régalerait des profits de cette opération. Elle serait celle qui sortirait la tête du brouillard, seule reine sur un trône de cadavre. Santiago n’était pas l’ennemi final, mais un simple adversaire qu’elle écarterait. Un jour, du haut de son bureau, c’est le monde entier qu’elle embrasserait du regard, chaque chose sous ses yeux portant sa marque.
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Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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Eh bien, il semblait que Santiago avait commis une erreur en mésestimant la portée de ses paroles non seulement sur la propriétaire que sur les employés qui avaient l'occasion de les écouter : sa remarque sur la cage jeta un froid dans la pièce, comme s'il avait menacé de fermer le casino ou de s'en prendre à la vie de Lucia Hyfilnor elle-même. Loin de se sentir coupable de ne pas avoir su prendre correctement la température, Santiago se sentit parfaitement flatté d'avoir sous-estimé sa capacité à paraître menaçant. Cela voulait dire qu'il avait encore plus de prestance que ce qu'il imaginait.
Difficile de ne pas se congratuler lorsque, brisant la glace que Santiago avait jeté, Lucia s'empressa de faire appliquer les conseils que le Chilien lui donnait. Ce dernier lui adressa le sourire le plus chaleureux qu'il pouvait offrir à quelqu'un. Il s'attendait à un peu plus de résistance, à vrai dire, et ce n'était pas le ton froid que sa collègue employait pour lui répondre qui allait l'impressionner. Il avait obtenu ce qu'il voulait, et il jubilait intérieurement - il était simplement trop digne pour l'exprimer. Cette journée, finalement, se déroulait à la perfection. Mais peut-être était-il en même temps quelque peu déçu par Lucia, qui n'avait pas encore la force de lui résister. Elle ne deviendrait probablement véritablement intéressante que dans quelques années. Pour le moment, elle lui semblait une proie un peu trop fragile, incapable de vraiment lui faire du mal malgré toute la volonté qu'elle y mettait. Oh, oui, Santiago connaissait ce regard, il ne l'avait que trop souvent contemplé. Le regard de ceux qui lui promettaient de se venger. Il avait fait tuer pour ce regard. Plus souvent, il avait détruit des vies pour lui aussi.
Et comme toujours lorsqu'il avait obtenu ce qu'il voulait, il se montrait d'une douceur écœurante envers ceux qui lui avaient cédé - légèrement condescendant envers ceux qui ne représentaient plus une menace pour lui.

« Eh bien, ce sera parfait, dans ce cas. Je t'enverrai l'un de mes employés pour superviser la rencontre et t'aider si jamais l'un des combattants devient mauvais. »

Derrière cette proposition très aimable se cachait une reproche accablant : je ne crois pas que tu sois capable de gérer cela toute seule. Évidemment, parce que Lucia était une femme, et que forcément il y avait un peu de misogynie derrière tout cela. Si les femmes étaient capables d'occuper des postes à responsabilité, ceux qui demandaient plus de poigne ne leur étaient pas adaptés, tout le monde savait cela. Mais aussi, et surtout, parce que gérer les combattants était son domaine, et il doutait que quiconque y arrivât au moins aussi bien que lui. Sans compter qu'elle lui avait cédé trop facilement : cela n'aidait pas Santiago à lui accorder la confiance qu'il aurait dû.
La question des combattants à amener n'avait pas encore été résolue, et justement, Santiago avait décidé de se montrer généreux cette fois-ci. Il sortit de son costume un petit carnet imprimé qu'il tendit à Lucia avec l'élégance de celui qui présentait une alliance à sa fiancée.

« À ce sujet, je t'ai préparé la liste de mes combattants disponibles, avec leur nombre d'étoiles et deux ou trois informations importantes à connaître à leur sujet. Je te fais conscience pour choisir ceux qui te conviennent le mieux. »

Bien sûr, c'était un cadeau empoisonné. Si Santiago s'était montré relativement honnête en y insérant quasiment tous les combattants disponibles - à l'exception bien sûr de ceux sur qui il désirait conserver une exclusivité -, il lui laissait seule la responsabilité du choix des intervenants. Ce qui n'était guère aisé si l'on ne fréquentait pas régulièrement le Leviathan. Il fallait savoir qui s'entendait avec qui, qui était en conflit avec qui et, bien sûr, les paires qu'il fallait constituer pour avoir un combat de qualité. Et dans ce domaine-là, les informations que Santiago fournissait étaient très lacunaires, puisqu'il se contentait de mentionner les arts martiaux pratiqués, les blessures récentes et l'ancienneté de l'étoile obtenue. Rien sur leur progression, leur style réel, leurs victoires et leurs défaites.

« Mais si tu as besoin d'aide, n'hésite pas à me demander. »

Son sourire radieux inondait son visage d'une lumière trompeuse. Oh, Santiago espérait la voir demander. La voir faire cet effort humiliant serait la cerise sur le gâteau de sa journée. Et dans le cas où elle était trop fière pour s'abaisser à cela, il aurait au moins la certitude de se dire qu'elle ne choisirait jamais les participants aussi bien que lui.
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Argent, pouvoir... Je prendrais tout ce que le monde possède.
Lucia a trois masques principaux.

Pour les gangsters, elle est The French. La redoutable gérante du casino de la diaspora. Avide, retors, teigneuse, cruelle et intelligente, elle a du charisme et sait s'en servir. Elle effraie ceux qui lui sont inférieurs, impressionne ses égaux et fait la fierté d'Al Capone, du moins elle aime à le croire. Elle est un trou noir aspirant tout : pouvoir, argent et l'âme de ses victimes. N'entrez jamais dans sa liste noire, on raconte qu'elle collectionne les doigts de ceux qui ont eu le malheur d'être dessus.

Pour les hommes et les femmes du casino, elle est une mère. Elle est la femme qui les a rééduqué. Qui leur a offert un travail, un logement et de quoi vivre. C'est une figure qu'ils admirent et craignent. Lucia est apprécié surtout car elle ne fait pas que s'occuper de ses employés mais aussi car elle prend en charge leur famille. Travailler pour elle assure un emploi pour les enfants dans le casino et une éducation descente. La trentenaire ne demande que deux choses en échange : une loyauté sans faille et une obéissance absolue.

Pour les habitants de Kinglaugh et tous ceux qui ne la connaissent pas. Elle est une femme généreuse, impliqué dans des œuvres de charités, des événements culturels et des orphelinats. Elle fait régulièrement des dons à toutes les associations pour les jeunes, pour la culture et l'éducation. Elle est vu comme une bienfaitrice par beaucoup.

Mais le vrai visage de Lucia est bien plus noir. Du haut du 50ème étage du casino, de ses yeux rubis, elle fixe les gens cherchant à savoir combien lui rapportera la manipulation de chaque personne. Si elle vous parle, c'est qu'elle cherche le profit que vous lui apporterez. Si elle vous aide, c'est qu'elle sait combien elle gagnera en échange. Si elle a des projets pour vous, ne vous avisez pas de la laisser tomber, une foi engagé, sachez qu'elle déteste les abandons sans excellente raison. Quand vous lui parlez vous remarquerez son énervement ou son ennui aux légers coups qu'elle donne à sa cigarette, mais c'est quand elle regarde et joue avec son verre de cognac double glace, gravés aux symboles du Bling Fallen, que vous savez qu'elle réfléchit très fort à ce que vous dites.

Une dernière chose, ne portez jamais de rouge face à elle. Ses yeux écarlates ne voient plus que cette couleur, rendant tout ce qui est rouge naturellement, invisible à ses yeux. Et si quelqu'un lui apprend que vous portiez cette couleur tant détestée... Vous allez perdre un doigt dans le meilleur des cas.

Lucia vu par Léna :
Dans la vie, on rencontre différents types de personnes. Parmi elles, il y a celles qui vous sauvent et celles qui vous détruisent. Lucia, elle fait partie de ces rares personnes qui sont capables de l’un comme de l’autre. Elle peut être une mère aimante qui redonnera un sens à votre vie, mais aussi ce bourreau qui vous fixera droit dans les yeux, sans sourciller, alors qu’elle vous ôtera cette même vie qu’elle vous avez confié. Car, plus que votre vie, c’est une part de la sienne qu’elle place entre vos mains et qu’elle espère voir protéger aux creux de vos paumes. C’est peut-être pour cette raison alors que toute trahison envers elle se payera en phalange amputée, comme si vos doigts n’étaient que le compte à rebours qui prédisait l’instant de votre mort. Mais ne craignez pas Lucia, car, si aujourd’hui vous êtes ici, c’est qu’elle aura vu en vous une capacité que vous-même n’avez jamais pu déceler. Et si vous êtes capable de l’ignorer et de passer à côté, Lucia, elle, ne gâchera jamais une chance de faire surgir cette personne à qui elle sera fière d’offrir son nom. Cette nouvelle identité est un cadeau qu’elle vous fait, à vous de vous en montrer digne et de lui offrir, en retour, votre entière loyauté, voir même, votre vie, si cela est nécessaire
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L’attitude de Santiago énervait de plus en plus la femme aux yeux rubis. La rage était le dragon qui dansait dans sa tête, hurlait sa rage dans son esprit et s’exprimait par les tics violents de son corps. Il pensait avoir gagner, il pensait qu’il était conquérant. Mais il ne connaissait pas suffisamment la jeune femme. The French. La française, la femme chic et naïve, mais avide et sans morale. Un poème semblait flotter dans l'air, comme une menace dont les vers accrochaient comme des serres.

Santiago, n’as-tu pas senti ?
Santiago, qui crois-tu être ici ?
Entre dans la tanière
Mais tu ne repasseras pas le lierre

La gérante se terre dans le silence, il en profite pour l’insulter. Il la pense incapable ? Etonnant… Beaucoup s’y était cru, nombreux étaient ceux qui pensaient tirer leur épingle du jeu, ne se rendant pas compte que la démone distribuait les cartes. Quand elle entrouvrit ses lèvres, ce ne fut seulement quand le chilien lui tendit son carnet. Un cadeau, qu’elle savait, empoisonné… Mais qui révélait une erreur monumentale.

-Santiago…

Un sourire naissait sur ses lèvres, alors qu’elle tenait le livre fermé, écoutant les bruits des employés en train de ranger. Sa main droite caressait lentement le carnet, alors qu’elle fixait son vis-à-vis, ne se souciant même pas du contenu des pages.

-Je voudrais six de tes combattants, dont deux qui, j’en suis certaine, n’apparaitrons pas dans ce carnet car tu souhaites les garder dans tes exclusivités. Il s’agit de Jonathan Silvos et Adam Trakas. Ensuite viennent les quatre autres : Erick Filner, Florian Goria, Benjamin Evans et Léan Tobris.

Elle jeta le carnet vers l’employé qui venait d’entrer. C’était un jeune homme fin, aux yeux bleus encerclé par des lunettes d’écailles. Un pantalon noir serrait ses jambes presque anormalement fines. Au-dessus, une veste sans manche, ni épaisseur, couvrait le tee-shirt blanc qui couvrait ce corps lambda, presque invisible. Remettant en place une mèche noir qui lui pendait devant les yeux, il saisit de son gant blanc, le recueil qu’il rangea dans sa poche intérieure.

-Comme je vous l’ai dit madame, c’est la meilleure composition que vous puissiez avoir, mais j’ai gardé des plans de secours.
-Merci Alain. Je te présente Santiago, le directeur du club que tu as analysé pour moi.
-Oh.

Il leva les yeux vers l’étranger, comme s’il remarquait enfin sa présence. Un sourire poli, une petite inclinaison de la tête avant de se reconcentrer sur la patronne.

-Madame, il faut que je vous parle. C’est à propos des livraisons…
-Oui, je suis à toi dans une minute. Santiago ? Pour le reste des combats, je pense les ouvrir à nos amis gangsters. L’occasion pour eux de se confronter à tes champions. Cela fournira un évènement distrayant. Mais bien sûr, nous pouvons leur permettre de s’affronter entre eux.

Un sourire, alors qu’elle lui tourne lentement le dos. Un mépris ouvert envers le chilien qui envoyait un message clair : Pour elle, cette affaire était réglée. Elle n’était pas capable de s’en sortir seule ? Il n’y avait plus rien à faire, tout était réglé. S’il était là, ce n’était que pour approuvé son travail.

-Si tu as des réclamations n’hésite pas, ma porte t’es ouverte.
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Léviathan

Un homme discret, toujours habillé avec élégance, que l'on retrouve au fond d'un club privé tout aussi travaillé que lui. Voilà l'image que l'on a de Santiago, le propriétaire du Leviathan.
Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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L'ennui menaçait Santiago. Il avait vu tout ce qu'il avait vérifier au Bling Fallen, et il n'avait relevé aucun défaut critique qui aurait requis son avis et ses conseils d'expert pour être résolu. Il avait traité avec Lucia Hyfilnor et en avait conclu qu'elle ne correspondait en rien à la lionne qu'il s'était attendu à trouver en elle. Tout s'était passé non seulement selon ses prévisions, mais aussi sans la moindre anicroche. Voilà ce qu'il considérait comme une entrevue relativement ennuyeuse. Cette raison expliquait, en même temps que les très nombreuses autres qui lui venaient en tête, que Santiago ne s'était senti que modérément emballé à l'idée de cette collaboration. Elle se passerait bien, à n'en pas douter, mais ce qui lui posait un peu problème était le fait qu'elle manquerait de ce piquant dont il avait besoin pour véritablement apprécier la situation.
Le plus drôle, dans tout cela, était que Lucia faisait de gros efforts pour le surprendre et le déstabiliser par des tentatives assez maladroites pour saper son autorité. La façon dont elle accueillit la liste le renseigna déjà bien sur ce qu'elle avait l'intention de faire, aussi ne fut-il pas trop surpris de la voir réclamer quelques uns de ses meilleurs éléments. Santiago en souriait d'avance. Il ne pensait pas qu'elle aurait surveillé attentivement le Léviathan, mais puisqu'elle l'avait fait, il le prenait avec légèreté. Ce n'était pas grave. Il savait dire non.
Ses yeux captèrent un mouvement et un jeune homme efféminé entra dans son champ de vision. Santiago ne se souvenait pas l'avoir vu, mais son profil lui disait vaguement quelque chose. Peu importe. Celui-ci parla sans y être invité et affirma que son choix était le meilleur. Santiago eut du mal à cacher sa contrariété. Un peu parce que cet homme était visiblement bien renseigné. Un peu aussi parce qu'il pensait qu'il n'y avait qu'une composition possible, qu'elle pouvait être prévue, rationalisée aussi rapidement qu'en quelques heures passées à observer son club. Un peu présomptueux, n'est-ce pas ?
Santiago ne perdit rien de l'échange. Il fut choqué de la facilité avec laquelle Lucia dévoilait sa carte, mais il n'en montra rien lorsqu'il salua l'employé d'une voix plutôt joviale. Elle aurait au moins pu le laisser se demander comment elle avait fait pour être aussi bien renseignée. Encore une fois, il se sentit quelque peu déçu. Mais son ennui s'était légèrement effiloché. Au moins la situation était-elle amusante.
Même le fait qu'elle était déjà en train de le congédier en préparant son entretien avec Alain était amusant. Elle lui renvoyait la monnaie de sa pièce de la sorte. Sans doute était-elle vexée. Il espérait que c'était le cas. Parce que lui se sentait plutôt diverti par ce manque flagrant de respect.
Non, vraiment. Qui croyait-elle avait pris à son propre jeu ?

« Si certains combattants ne sont pas dans le carnet, c'est qu'ils ne sont pas disponibles, tout simplement, répliqua-t-il avec naturel, sans forcer. Cette liste ne pourra pas changer. »

Santiago ne ressentit pas le besoin d'insister. Il aurait fallu le menacer sérieusement pour le faire lâcher ses meilleurs combattants. Expliquer à Lucia pourquoi ceux-ci devaient être déployés avec parcimonie et stratégie ? Superflu, il ne s'embêterait pas avec ça. Elle aurait pu comprendre, pourtant, mais il ne le jugeait pas utile.
Il enchaîna :

« En revanche, ouvrir l'entrée aux autres gangsters me semble une bonne idée pour combler les effectifs, puisque j'ai le sentiment que tu ne voudras pas entendre raison. »

L'idée ne le réjouissait qu'à moitié. Des combattants vraiment faibles pour se mêler aux participants, ce qui était une bonne nouvelle, mais de bons combattants qui avaient échappé à sa liste pouvaient également venir. Mais que serait la vie sans une dose de risque ? Tous deux mettraient en jeu quelque chose. Voilà qui n'était que justice.
C'est sur cette note plus joyeuse qu'il s'avança vers Lucia :

« Eh bien, puisque tu es occupée avec Alain, je vais te laisser. Prends le temps de méditer ce que je t'ai dit, tu te doutes bien que c'est dans ton intérêt. En te souhaitant une bonne journée. »

Il s'avança pour lui faire un baise-main, puis se retira pour s'en aller.
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