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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

L'Art de la fugue. (Cameron)

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Personnage : pyromane.
mais esprit de glace.
taillée dans la roche à gros traits.
malentendante.
dure - comme un diamant brut.
Nom de code : Nergüi.
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Jeune altermondialiste
posté le Lun 19 Déc 2016 - 13:26 (31)
Elle déteste l'image qu'elle renvoie d'elle en cet instant. Déteste cette aura de fragilité qui l'environne, alors qu'elle semble chercher des excuses, qu'elle bute sur ses mots. Sidney, ce n'est pas cette fille vulnérable qui a besoin d'un garçon pour la soutenir. Ce n'est pas cette enfant qui a besoin que l'on prenne des décisions pour elle. Elle est persuadée qu'elle vaut beaucoup mieux que cela - qu'elle est capable de se débrouiller par elle-même si elle le désire. De nombreuses fois, elle a pris l'initiative sans jamais en parler à Cameron. Elle a pu voler, parfois, sans rien lui dire, un pain qu'elle ajoutait discrètement à leur petit trésor. Elle se levait parfois la nuit et lui laissait toute la couverture. Sidney se comportait parfois un peu comme une grande sœur qui doit s'occuper d'un gamin. Elle n'est pas si âgée que cela, Sidney, ils n'ont même pas tant d'écart d'âge ; à la limite, la différence de taille est plus importante entre eux. Mais elle agissait ainsi parce qu'elle ne voulait pas être un poids pour lui. Elle savait déjà qu'il devait faire attention à elle et à son handicap, alors elle voulait lui donner quelque chose en retour. Elle n'avait plus rien qu'elle puisse lui offrir ; ils arrivaient déjà à peine à mettre la main sur une couverture chaude. Alors elle lui offrait de la gentillesse - ça ne coûtait rien, et ça exigeait des efforts.

Elle n'a jamais pensé que, peut-être, ils peuvent se rendre à la montagne, puis en repartir. Le lieu de leur enfance est à ses yeux auréolé de sainteté : elle n'a pas le droit d'y mettre les pieds tant qu'elle n'aura pas dix-sept ans. Mais effectivement, elle n'a pas pensé qu'un départ ne serait pas forcément définitif. Alors qu'elle a réfléchi à cette situation pendant des heures. Sidney se retient de se frapper le front. Elle déteste tellement avoir l'air aussi idiote. Elle sait qu'elle n'est pas très intelligente mais, quand même, comment a-t-elle fait pour passer complètement à côté de cette possibilité ?
Elle sent malgré tout un poids ôté de ses épaules.
Et elle se met à sourire si fort qu'elle a l'impression que ses lèvres frôlent le coin de ses yeux.
« Oh, oui, bien sûr qu'on peut repartir si nécessaire ! »
Ce ne serait pas trahir la promesse faite au Vieux. Il leur a dit de voir le monde et de prendre une décision ensuite. Mais une décision n'est jamais définitive. Leur vie a été trop instable pour qu'ils puissent y croire. Le seul fait d'avoir rejoint une diaspora, mais d'envisager de la quitter, montre qu'ils ne sont pas attachés à un choix unique. Ils sont libres. C'est probablement cela que leur vieux voulait leur apprendre.
Et Sidney ne l'a pas compris avant aujourd'hui.
« Tu sais, parfois j'y monte un peu. Il fait toujours beau, quand j'y vais, alors je ne sais pas comment c'est quand il neige, mais c'est beau quand même. Il y a des animaux, et des oiseaux qui chantent, et l'air est pur. C'est tranquille. »
Peut-être un peu trop.
Après tout, Sidney, elle aime bien, quand elle détruit des choses. Et elle se doute que son frère est un peu comme elle.
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Tu mords aussi.
Tu ris parfois - et personne ne t'a vu pleurer ;
Mais ça ne veut rien dire.
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Jeune altermondialiste
posté le Mar 20 Déc 2016 - 21:05 (32)
Si l'on t'avait posé la question des années auparavant, n'eusse été le serment scellé avec le Vieux, tu aurais affirmé vouloir revenir à la Cabane ; quitter le marasme de ces rues où vous piétiniez, abandonner sans un regard la crasse et l'indifférence dans lesquelles vous pataugiez. C'était un vœu que tu ne te résolvais pas à exposer, car il aurait dévoilé ta faiblesse, trahi ta promesse. Et il demeurait encore trop d'orgueil en toi, malgré cet amour-propre foulé au corps par vos conditions d'existence, pour que tu daignes le faire entendre. Aujourd'hui, la réalité est différente. Vos vies sont différentes. Retourner là-haut ne signifie plus rompre un pacte, pas plus que cela n'est synonyme de honte – incompétence et dégradation. Tu peux t'y rendre sans avoir à scruter tes chevilles. Puis tu n'es pas seul ; ta sœur est là. Et la voir sourire ainsi, c'est tellement magique, tu ne te souviens pas à quand remonte la dernière fois où tu pus contempler pareille joie sur son visage, déconcertant, c'est le mot, peut-être ne se l'est-elle jamais permis auparavant, si sincère qu'elle en devient contagieuse et en dessine l'écho d'ivoire sur ta propre figure. Silencieuse, l'envie d'étirer l'instant naît et meurt en toi.
« Ah ouais ? » répliques-tu, réflexe phatique, à ses nouveaux propos. Ce qu'elle déclare t'étonne, moins parce que qu'elle ne t'avait jamais fait part de ces escapades que parce que cela ne te paraît pas lui ressembler. Ça aussi, peut-être l'as-tu oublié. La description a beau être succincte, manquer de détails ou de singularité, elle n'en reste pas moins plus que suffisante pour ouvrir une brèche à l'intérieur de ta cage thoracique et, de là, laisser s'y engouffrer le ruissellement du vent, le clapotis des sabots des chevreuils et l'écume aux ailes des oiseaux. Une brassée de sons et voici que le soleil des cimes perce à travers tes côtes tandis que le chèvrefeuille tresse ses sarments autour de ton sternum et que les tapis d'humus se confondent avec tes membranes. Sous-bois sauvage entre les deux frondaisons de tes poumons. Havre de sylve pacifique au milieu du thorax.
Pourquoi naguère haïssais-tu cet endroit, déjà ?

De plus en plus, l'assurance d'une expédition se consolide. Sans doute ne songes-tu même plus à t'y dérober à présent, et un empêchement subit t'agacerait autant que si tu apprenais que ton skate est inutilisable ; à force de remuer les substrats du passé, ils sont remontés à la surface et opacifient le lac où tu surnages, mais tu ne remarqueras bientôt plus la gangue visqueuse dans laquelle tes gestes s'étaient embourbés. Ton esprit, prompt à la distraction, s'égare d'ailleurs sur un calendrier invisible pour y entourer la date de votre départ.
« On n'a qu'à y aller quand il neig'ra, alors. Ça chang'ra. Ça t'va ? »
C'est dit avec un haussement d'épaules, une nonchalance qui se fout du froid et des tourments de l'hiver, puisque cette proposition n'est qu'une de tes tentatives de lire en Sidney, de déceler dans ses phrases les inclinations qu'elle tait, inconsciemment ou non. Enhardi par ce soudain regain de complicité, tu ne te rends pas compte que quelques temps en arrière, tu ne parvenais toujours pas à la comprendre et que tu n'y parviendras sans doute pas plus à l'avenir, mais enfin, ta rétine brûle encore de l'entaille courbe qu'elle y a tracée avec son sourire. Et c'est plus que suffisant.
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Personnage : pyromane.
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Jeune altermondialiste
posté le Jeu 29 Déc 2016 - 19:58 (33)
D'avoir enfin avoué ce qu'elle avait sur le cœur, et avoir raconté qu'elle se promenait parfois sur les traces de son enfance, Sidney se sent mieux. Elle n'est pas vraiment faite pour tout garder par devers elle ; à force, elle finit par s'épuiser. Elle n'aime pas mentir. Elle ne sait pas mentir, en fait ; elle a toujours l'impression que c'est mal, parce que le Vieux se mettait en colère quand ils mentaient. Il était gentil, comme papi, il levait rarement la voix ; mais il y avait des choses qu'il ne supportait pas, et le mensonge en faisait partie. Mentir, c'est prendre votre interlocuteur pour un con, avait-il dit d'une voix rude, et quand bien même Sidney ne comprenait pas le mot « interlocuteur », elle avait deviné que cela désignait la personne à qui l'on parlait. C'est l'une de plus grandes preuves d'irrespect que vous pouvez lui faire. Alors pas de ça avec moi, compris ? Si vous mentez encore, je vous fous dehors. Assumez vos erreurs. Avec le temps, elle se rend compte qu'il n'aurait probablement jamais mis sa menace à exécution, mais cela semblait si vivant qu'elle s'était jurée de ne pas mentir. Et puis, en grandissant, elle a compris que certains mensonges sont malgré tout nécessaires. Et parfois, ne rien dire est aussi une forme de mensonge.
Donc, cela la soulage d'un poids.
Elle hoche juste la tête pour confirmer qu'elle y va, mais elle n'a rien de plus à dire. Elle ne saurait jamais mettre des mots sur son expérience, elle ne pourrait qu'en raconter des petits bouts. Peut-être peut-elle parler du silence. Là-haut, il n'est pas un vide qui bourdonne dans ses oreilles ; plutôt un sentiment de plénitude et de calme. Il n'y a pas besoin d'entendre, là-haut, il suffit de se laisser bercer par le vent qui vous souffle dans les cheveux. Simple. Joyeux.
Essentiel.
Il lui propose d'y aller à la neige. Ils savent très bien ce que cela veut dire - cela fait partie de ces connaissances partagées, qui continuent de les unir. Un moment où la montagne est plus dangereuse encore, plus traîtresse, et où une partie de sa beauté s'endort sous un lourd manteau blanc. Mais c'est un instant unique dans le cycle de la nature : là où tout est au plus mort, jusqu'à ce que les perce-neiges accomplissent enfin leur rôle.
« Ce sera avec plaisir, mon petit. Mais d'ici-là, t'auras rendu la photo, j'espère. »
Elle lui fait un clin d'œil. Dans le fond, elle s'en fiche un peu ; du moment qu'ils sont capables de se décider pour jour, elle s'en satisfera.
En tout cas, elle se sent libérée d'un poids, et bien plus capable de s'amuser pour la journée.

HRP:
Si tu veux, on peut clore le sujet et passer direct à l'expédition en montagne. Malicieux
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