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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

provocation puérile — Dr.Knut & Cameron

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Personnage : ceci est un protagoniste ; anti-héros . (≧∇≦)/

Ancien campagnard, il a développé une haine particulière envers l'ennui et les vaches ; les deux étant ses ennemis jurés qu'il tente de vaincre. Il est extrêmement chanceux mais aime voir sa vie comme une succession de sang, larmes et drames. Il tape sur les gens parce qu'il aime taper sur les gens. Son animal de compagnie est un renard et son passe-temps favori la littérature classique. Il a un égo sur-dimensionné et aime exagérer.

(/¯◡ ‿ ◡)/¯ ~ ┻━┻
Imprévisible ; aléatoire ; violent ; arrogant ; impulsif ; irrationnel ; franc ; moqueur ; imprudent ; sans pitié ; sadique.
n'enlevez jamais son masque.
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Lotus rouge
posté le Ven 12 Aoû 2016 - 5:01 (1)
tu m'attendris ft. cameron
Un lundi est souvent mouvementé, en ville ; à croire qu’un dimanche de paresse suffisait à raviver l’énergie des habitants. Knut n’était pas une exception. Knut était un lève-tôt, particulièrement le lundi -il n’oserait avouer que c’était une habitude qu’il avait gardé de la campagne. Puis comme il admirait le paysage d’un nouveau jour qui se lève, il appréciait d’autant plus voir le monde se lever en même temps que lui, ce qui souvent n’était pas le cas mais qui ne l’empêchait pas d’abuser d’un certain pouvoir sur une certaine personne qui subissait malgré elle. Cameron Abaddon était sans doute une des victimes qu’il affectionnait plus qu’il ne l’avouait ; au point où il le trouverait presque attendrissant. Chose qui bien sûr était plus un motif à le faire souffrir que réellement lui rendre la vie plus facile. Cameron devait bien le haïr après cent&un appel sur son répondeur, mille&deux sms dans sa messagerie. Knut aimait la ponctualité ; chose dont il n’était pourtant pas forcément capable. Mais il aimait quand Cameron était ponctuel, qu’il faisait le tour de la ville pour arriver au bazar, qu’il claquait la porte avec un cri de désespoir mais qu’il se positionnait tout de même derrière le comptoir, un cracker au sésame, lui suffisant en consolation.

Malheureusement, il n’aurait pas pu jubiler de ce plaisir ce Lundi-là. Il aurait fallut qu’entre un café et une tartine, on vienne l’embêter. Une visite aussi tôt était rare ; mais que ça soit un client l’était encore plus. La situation aurait pu alarmer le norvégien, mais il ne put que se traîner difficilement vers la sortie, un unième soupire échappant de ses lèvres dans toute la lassitude dont il pouvait faire preuve. Knut était un lève-tôt ; un lève-tôt nullement productif. S’il y avait bien quelqu’un pour le motiver à bosser, ça serait le gamin. Mais le gamin n’était pas là. Le gamin devait être dans sa chambre, en train de s’habiller ou alors, avec un peu de chance, il aurait oublié cette étape et serait sorti en caleçon. La pensée le fit rire. Un peu de sérieux, Knut. Tu as un client. Ah. C’est vrai. Il devait travailler. Quittant finalement la boutique, en rangeant la clé dans son endroit habituel, il sortit et laissa le bazar aux plaisirs innocents, mais parfois douteux du mini-camarade-gérant qui ne devrait pas tarder. Ma présence lui manquera au point qu’il en fasse une crise. Ce qui se traduisait plutôt à ; Il va sûrement péter un câble d’adolescent pré-pubère en voyant que je l’ai réveillé et pressé pour ne finalement pas être là. La deuxième pensée le fit rire d’autant plus.

Non, Knut ne regrettait rien. Provocateur, souvent énervant, rarement honnête, jamais loyal. Cameron lui faisait-il confiance ? Et bien. Il se ramenait tout de même en attendant sa récompense. Aujourd’hui, le plus âgé lui avait même promis un paquet complet. Knut ne reviendra pas sur sa promesse -une fois n’est pas coutume. Il était même heureux à vrai dire. Le client était plus intéressant que ce qu’il ne pensait et le gamin le trouvera tout autant captivant. Le norvégien retourna au local quelques heures plus tard. Oh. Maintenant qu’il y pensait. Son renard était resté dans la boutique. Un renard tout ce qu’il y avait de plus sage et docile. Tout ne pouvait que bien se passer, n’est-ce pas ? Il n’espérait pas. Faute de ne pas avoir vu un Cameron énervé ce matin, il frémissait à l’idée de pouvoir le faire s’enfoncer beaucoup plus, cette fois. Et Knut savait comment faire ça.

Il traversa la porte. Une cloche tinta, signalant sa présence. C’était peut-être une mauvaise idée d’avoir ajouté cet accessoire, récemment. Tant pis. L’attention sera donc sur lui. Pas de client. Quelle surprise. Il posa son regard sur le plus jeune. Ses lèvres s’étirèrent dans un sourire qu’on ne pouvait que peu distinguer sous son masque.
» Hey, charmante demoiselle. votre regard me fait penser que votre cher et tendre vous a oublié. Vous a-t’il posé un lapin, par hasard ?

Maniéré. Il savait comment être drôle ; du moins, il était le seul à en rire, mais qu’importe. Il n’allait pas laisser le temps à l’estonien de lui crier dessus. Pas encore, Cameron. Pas encore.
» C’est bon, fais pas ta crise d’adolescente. regarde, je suis gentil, je t’ai acheté des crackers.
Un paquet ; resplendissant, beau, nouveau. Un paquet qui ferait le bonheur du plus petit. Et un paquet qui serait capable de le faire le détester encore plus.

» C’est au fromage, au fait.
C’est ainsi que son sourire se fit beaucoup plus visible.
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Personnage : Tu grognes - tout le temps -
Tu frappes souvent -
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Tu ris parfois - et personne ne t'a vu pleurer ;
Mais ça ne veut rien dire.
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Jeune altermondialiste
posté le Ven 12 Aoû 2016 - 14:01 (2)
Dans la vie, il faut être un chasseur. N’avoir froid ni aux yeux ni aux miches, traquer ses proies sans relâche, sans jamais prendre leur place, se faire respecter de ses pairs et de ses impairs, être un fauve. Dans le cas contraire, c’est la mort assurée. Être un chasseur, c’est se tenir aux aguets, aux abois, fier et à l’affût, c’est garder la tête haute et les jambes fermes – ne pas plier – défendre son territoire avec l’énergie du désespoir, l’œil brûlant, faire os, férocement, et ne reculer en aucun cas, même face à plus puissant que soi, crocs apparents, les mâchoires maculées d’écume. Et toi, Cam, tu es un chasseur ; en témoigne la trace de salive que tu laisses sur l’oreiller.
La bestiole était coriace, n’en doutons pas, tu t’es battu avec toute la nuit et te voici exténué au petit jour, vautré en travers de ton matelas, les membres écartelés par cette épuisante bataille, avec l’incomparable honneur de pouvoir baver sur ton inoffensif et douillet ennemi. Repos du guerrier. Tu ne rêves pas, tu sombres. Des tintements réguliers parsèment ton inconscience, direction nord-nord-est, approximativement là où tu t’es désapé hier et où il ne reste pour tout vestige qu’un tas de vêtements en vrac sur le sol ; sonnerie ponctuelle ou vibration d’appel, aucune différence, tu les ignores tous. C’est le bout du monde, ce coin-là, il faudrait que tu te lèves pour y accéder et ton cerveau n’est pas prêt à subir une nouvelle aube, pas lorsque tu es rentré passé minuit – Cendrillon des bas quartiers – pour chuter comme une masse sur ton pieu. Mais non. Rien n’y fait. À la seconde où tu as compris d’où provenaient ces bruits réguliers, à la seconde où tu songeas qu’il n’existait qu’une seule personne dans cette bon dieu de ville pour s’amuser à jouer les bombardiers téléphoniques de bon matin, ton sommeil était foutu. Fini. Kaput. Tu n’en réchapperais pas ; le chasseur s’était fait proie.

Bon gré mal gré – plutôt mal gré d’ailleurs –, tu t’extirpas donc de ton lit, c’est-à-dire que tu roulas à moitié jusqu’à atteindre la flaque de textile et, fouillant à tâtons parmi les plis de ton pantalon, tu en sortis la machine du diable pour consulter l’historique de messagerie. L’icône en haut à droite de l’écran indiquait « mémoire saturée ». Sans rire. Voilà qui expliquait sans doute l’interruption des bip, vrrr et ou ti-ding reçus constamment depuis 5h01. Mais si l’énergumène auteur de ces messages évitait de ne mettre qu’un seul mot dans ses sms, ou parfois une seule interjection, évidemment, il n’aurait pas besoin d’en expédier autant et le monde entier s’en porterait mieux, surtout toi. Enfin. Trêve de plaisanterie. Triant d’un regard endormi les informations plus ou moins cruciales, tu compris que ce stalker de l’extrême te quémandait au bazar pour sept heures et demie. Et il était... sept heures vingt-six. Laaaaarge. Un petit-déj’, une douche, un sas de téléportation et tu y serais dans les temps. Sauf que ton sas de téléportation était en panne, il n’avait jamais existé de toute manière, donc tu étais grave à la bourre. Or Knut détestait le retard. Knut aimait la ponctualité. Mais Knut aimait surtout t’emmerder.
Tu ne saurais expliquer pourquoi tu te dépêchas alors que ton affaire était peine perdue – un miracle, peut-être, ou bien la mention des crackers en guise de carotte ? Ou bien juste parce que c’était Knut et que cela te donnait une raison pour esquiver les corvées d’Alters en arguant que tu travaillais pour quelqu’un avec assiduité et altruisme, qualités naturelles chez toi, pour préparer ton avenir. Toujours est-il que tu fonças – et c’est peu dire – jusqu’à Sharsfort, quartier que tu avais souvent eu l’occasion d’arpenter pour sa forte population de pigeons de toutes espèces, à plumes ou à manteaux, faciles à plumer. Et tu trouvas porte close. Seule la vexation t’accueillit sur le seuil du bazar, première compagne de ta journée ; il n’avait tout de même pas osé ? D’un geste contrarié, tu t’emparas du trousseau afin d’introduire à l’intérieur de l’office, espérant y croiser un propriétaire assoupi à réveiller à grands coups de cymbales.

Il n’y avait personne.
Personne sinon une créature de feu, assise sur le comptoir comme pour te souhaiter la malvenue, te narguant d’un air goupil. Tu sentis l’irritation t’effleurer les nerfs. Il avait osé. Osé te convoquer un lundi matin aux aurores, osé te presser mieux qu’un citron – c’était de ta faute après tout, mais jamais tu ne l’aurais reconnu – pour finalement t’abandonner sur le palier, dans ce subtil capharnaüm aux parfums de grenier, sans aucune directive. Sans aucun ordre. Sans aucune autorité. Alors ta moue colérique, tout à coup, imprévisiblement, se mua en joie mesquine.
Jusqu’à ce que le grand Knut te croque, tu eus tout le loisir de fouiller dans les étagères, et tu ne t’en privas pas. Bricoles bibelots vieux bouquins aux couvertures reliées cadres câbles et vaisselle outils et instruments breloques et insignes babioles de toutes époques gri-gri accessoires bariolés animaux empaillés – ah non, pas ce renard-ci, et quand tu approchas la main il te la mordit violemment – poursuites à travers le bordel ambiant pour choper ce maudit canidé qui se moquait de toi soupirs rageants pansement grognements et – oh, enfin – le son d’une cloche. Tu bondis sur tes pattes, sévère, près d’agresser l’intrus. Une tentation d’autant plus pressante que tu découvris ton bourreau sur le pas de la porte, une lueur goguenarde dans l’iris, te saluant d’une manière qui te laissa clairement comprendre qu’il l’avait fait exprès. Salopiaud. Tu lui aurais fait bouffer son masque. Tu lui aurais fait vomir son humour à coups de batte. Tu lui aurais... Un paquet de crackers. À l’intérieur, tu fulminais comme une princesse éconduite, mais tes bras se tendirent presque naturellement – désagréable mécanique pavlovienne – avant de se figer dans le vide. Du fromage.

Il avait osé. Jusqu’au bout. Jusqu’à l’usure. Un soufflet aurait eu le même effet.
« Tu sais où tu peux t’les foutre ?! »
Bonne journée, Knut.
« Tu m’as pris pour ton chien ou quoi ? »
Oui, ça va bien, et toi ? Tu as passé une bonne nuit ?
« Tu me siffles pour que je rapplique, t’es même pas là et tu crois que m’agiter d’la bouffe sous le nez suffira à ce que je t’excuse ? »
Heu, oui ? Preuve que cela suffisait. Cependant, ce qui t’énervait le plus n’était pas de t’être fait rouler pour des bâtonnets à la mimolette, ni même de te comporter exactement tel que l’avait prévu Knut. Ça non. Ta colère provenait de ta propre incapacité à refuser. Refuser d’assister le propriétaire, refuser ses railleries, refuser ses crackers. Hargneux, tu t’emparas du sachet et l’ouvris d’un coup sec. Ton ventre vide aurait avalé n’importe quoi.
« Ils ont intérêt à être bons. »
Parce que sinon...
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Lotus rouge
posté le Dim 14 Aoû 2016 - 0:30 (3)
tu m'attendris ft. cameron
Cameron était un bon employé. Knut ne saurait dire si la remarque soudaine qui traversa son esprit trouverait une once de logique mais elle existait et elle le troubla. Et comme un bon employé, il le récompensait, avec un sourire au lèvre ; moqueur, taquin, détestable et tendre. Cameron était un bon employé et il était une des seules personnes qui ne se barraient pas dans les dix minutes après l’avoir rencontré. Cameron était juste quelqu’un qu’il aimait bien tout court ; et seigneur. Qu’  « aimer » était un bien gros mot. On aime le désespoir. On aime le drame. On aime les vieilles antiquités qui se vendaient très bien au bazar. On aime le sang et les dents cassées. Mais aimer Cameron ? Et bien. Voilà une étrange manière de le formuler. Il n’allait pas le contredire, juste le nier. Pour le moment, du moins. Jusqu’à ce que l’altermondiste commence à l’ennuyer. Knut se calma et ses pas l’amenèrent vers le comptoir où son derrière trouva domicile. Il jugea le plus jeune. Il est énervé. Quelle belle constatation, une conclusion qui ne pouvait que le satisfaire. Et si la réaction avait le mérite d’être les plus amicales, Knut n’allait pas se gêner d’y ajouter la pincée de douceur dont il était capable.  
» Dans mon seul orifice qui n’accueille ni air ni nourriture? ... Quoique.
Oui, je te nargue.
» Sans doute.
Tu sais ce que j’en pense.
» Je sais. Je ne l’aurais pas fait autrement.
Si je voulais réellement t’enfoncer, je m’y serais pris autrement. Je te connais plus que tu ne le crois, damoiseau.
Ou plutôt avait-il appris à le connaître sans trop chercher à le faire. Il n’allait pas s’en plaindre. Pour une rare occasion, il voyait un intérêt à apprendre à comprendre une personne. Il savait où ses coups provoquaient le plus de cris.

L’estonien avait réellement le don de l’amuser ; même si le sourire de Knut disparut rapidement sous le textile qui recouvrait la moitié de son visage, il en était que son regard brillait toujours, posé sur le jeune chenapan -quel beau mot. Il en profita pour lui voler pas si discrètement, le premier cracker que ce dernier entreprit de croquer. Pas assez rapide, gamin.  Crunch. Dégueulasse. Comment pouvait-il bien aimer cette chose. Fromage, sésame ou parmesan. C’était du pareil au même -du moins pour le norvégien. Bon. Il serait peut-être temps de laisser sa victime respirer un peu. Soupir las. Il suivit minutieusement du regard chaque mouvement du plus jeune.
» Laisse-moi deviner. Je t’ai réveillé ?
Non bien sûr que non, Knut. Ce n’est pas comme si tu étais le seul à te réveiller à 5h du matin. Il y avait même des gens qui préféraient plutôt se coucher à cette heure. (winks winks.) Il avait vraiment un don pour la déduction inutile.
» ça tombe mal. On a un client.
Il essayait de l’attirer. Peu honnête mais assez évident. Il ne savait pas par-contre, si Cam avait compris de quelle version de « client », il sous-entendait. Dans tous les cas, il s’attendait à voir l’autre s’agitait. Non. Je veux le voir s’agiter.

» Tu me rejoins, où tu préfères ranger après ce maudit renard ?
A l’appellation, le dit « renard » se jeta sur les genoux du norvégien. Mince. Il mordait fort, ce c-n.
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Jeune altermondialiste
posté le Mar 16 Aoû 2016 - 22:55 (4)
Parce que sinon... Rien du tout.
Évidemment. Qu'aurais-tu été à même de faire devant le tenancier du bazar, sinon t'énerver, claquer la porte ne bougonnant et passer pour le plus imbécile des abrutis, le plus puéril des gamins ? Hors de question que tu t'abaisses à lui donner raison sur ce que tout le monde pense de toi, que tu n'es qu'un vaurien, un râleur, un môme caractériel et boudeur, petit roquet mécontent qui jappe continuellement à la moindre contrariété. Tu vaux mieux que cela, tu le sais, et tu comptes prouver à l'univers, à l'unique Knut, que tu mérites respect et considération. Mais en attendant cette glorieuse consécration, quelque part entre un trente et un février et le millième jour de mars, il se fout de ta gueule.  
Il se fout de ta gueule sans s'en cacher, sans se priver, ton orgueil d'adolescent en ligne de mire, ses répliques faisant mouche à chaque coup – pire, il a l'outrecuidance de s'emparer de ta première bouchée, de cet ersatz de festin qu'il t'a offert dans son éminente magnanimité et de tirer une tronche qui, à vue de nez, signifie : comment peut-on digérer un truc pareil, ce n'est pas humain. Et en effet, même si tu le sens venir, les crackers ont cet arrière-goût rance, saveur moisi, ce parfum propre aux fromages italiens qui te fait froncer les narines et avaler le reste du paquet, puisque tu n'as que cela à te mettre sous la dent et que dans le fracas de tes mâchoires tu oublies peu à peu la faim qui te tiraille l'estomac. Au moins le Renard ne te réclame-t-il pas un mot de gratitude, te gracie de faire montre de reconnaissance ; ce qu'il reste de ton amour-propre est sauf. Plus grand-chose, en somme. Sans bruit, tu te hisses sur un haut tabouret près du comptoir pour y vider ton sachet, lâchant un « presque » qui se veut davantage contradictoire que véridique. Depuis quand se soucie-t-il de tes nuits, lui qui te harcèle avec un plaisir notable ? C'est inscrit sur sa figure qu'il l'a fait exprès.

Va-t'il maintenant s'endormir là, derrière son office, satisfait de ses plaisanteries ? Te fera-t-il l'affront d'aller roupiller à présent que tu es levé, te confiant de nouveau pour les prochaines heures la gérance de la boutique ? Non. Ce qu'il te propose sonne avec davantage d'entrain, une mélodie toute particulière, discordante, qui t'interpelle et ravive ton intérêt. Curieux, vif comme un dingo, tu dardes sur lui tes iris d'automne, attendant la suite. Qui, quoi, où, comment ? Quel est cet anonyme qui requiert vos services – car il y a dans ce « on » une familiarité qui te charme inconsciemment –, qui tombe mal et se casse les dents ? Tu sautes à terre, délaissant ces odieux crackers, une étincelle dans la rétine. De l'action, enfin. De la sueur et des larmes. Autre chose que de la poussière et des babioles.
« J'suis prêt. C'est quel genre de commission ? »
Tu le trouves joli, ce mot. Commission. Tu peux y caler tant de significations, tant de synonymes ; quand tu le prononces, tu te sens investi d'un devoir, mais un devoir que tu t'es choisi, pas un impératif extérieur ou une obligation sociale – et peut-être Knut le voit-il avec morgue ou dédain à cause de son expérience, de ses habitudes, quand tu l'attends avec impatience, ce moment où briser est un droit, où détruire est une liberté.
« Je te suis, 'faut juste que... » Flûte. Mince, crotte, zut. Un coup d'œil vers l'entrée et tu constates que tu as oublié, dans la précipitation de ton réveil, d'emporter ta fidèle batte, ta Lucille pacifique, celle avec qui déglinguer les vitres oscille entre une histoire d'amour et un jeu d'enfant. Et c'est bien connu, un seul non-être vous manque... « T'aurais pas une batte en rab ? C'est pas correct d'arriver les mains dans les poches. » Je ne te le fais pas dire, coco. Il y a certaines règles à respecter entre gentilshommes, dont tu ne connais pas la moitié, néanmoins tu sais que se présenter armé est la moindre des politesses entre gens civilisés. Et toi, de toute évidence, tu es un garçon très bien élevé ; Knut peut en témoigner, le léger sourire qui glisse sur ton visage est un pur modèle d'angélisme.
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