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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »


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You can't trust a vampire, trust me ▬ Marceline [En cours]

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Marceline

Marceline Van Der Blood

feat Marceline | Adventure Time

Caractère

Marceline

Histoire


Il nous arrive de dire que la vie est injuste dans les moments de faiblesse, de mauvais résultats aux examens, de la pluie en vacances, un pantalon qui ne vous va plus... Ces quatre mots sont devenus expression courante, bien trop courante d'après moi.
Dans le temps, peu avant le départ de Marceline pour Palatine, les gens disaient que la vie était injuste quand un camarade était tué à leur place, quand leur père, frère, oncle ou même grand père se faisaient massacrer par les troupes ennemies, quand les récoltes étaient mauvaises et ne suffisaient pas pour nourrir tout la famille, quand les épidémies emportaient des milliers de personnes à travers le monde.
L'histoire que je vais vous raconter retrace le parcours de la jeune et vaillante Marceline, victime des injustices de la vie durant toute sa vie.




12 Février 1878, Frontière de la Transylvanie

Alors que le général Van Der Blood, plus connu sous le nom de général chauve-souris -à cause des oreilles pointues- s'aventurait plus loin de chez lui que jamais auparavant, il vit quelque chose bouger dans les bosquets, comme une silhouette féminine, il fit signe à ses hommes de ne pas bouger afin d'aller voir de quoi il retournait.
Il écarta les buissons avec prudence et s'engouffra dans la petite forêt, mais il n'avait pas fait trois pas que le sol humide s'effondra sous ses pieds. Le cri déchirant qu'il poussa et le bruit de sa chute alertèrent les gardes ottomans qui rappliquèrent aussitôt ! Par chance, les français eurent le temps de fuir, seul le dirigeant resta sur les lieux, abandonné par ses hommes qui le pensaient mort...

14 Mars 1878, Frontière de la Transylvanie

Un mois plus tard, le jeune homme rouvrit les yeux, étendu sur un lit au cœur de ce qui était probablement une habitation. Son premier réflex fut de fouiller un peu partout pour essayer de savoir chez qui il se trouvait, ami ou... ennemi ? Alors qu'il s'attaquait à une pile de papiers, quelqu'un entra et le trouva sur le fait.
C'était une magnifique jeune femme aux cheveux très longs et très noirs et à la peau extrêmement clair, elle parut d'abord étonnée, puis elle se mit soudainement à crier:

-Non mais ça va pas la tête ?! Depuis quand est ce qu'on fouille des les affaires des dames ! Je vais vous apprendre les bonnes manières moi !

Van Der Blood voulu la couper mais le regard assassin que lui lança la belle inconnue l'en dissuada aussitôt, il se contenta simplement de se rassoir sur le lit dans lequel il s'était réveillé, l'air choqué par une telle attitude envers lui. Il marmonna dans sa barbe que l'on ne parlait pas comme cela à un général et que c'était lui qui allait apprendre les bonnes manières à cette femme qui se croyait au dessus de lui. Elle arrêta ce qu'elle était en train de faire pour doucement se tourner vers celui qu'elle avait sauvé.

-Eh bien tu vas faire la vaisselle puisque tu n'es qu'un ingrat ! Il encore plus surpris, A tous les coups tu ne sais même pas comment t'y prendre.

Il secoua la tête de droite à gauche et déclara d'un air supérieur:

-Première je ne sais pas faire la vaisselle car c'est le travail des femmes, deuxièmement je suis certain que ce n'est pas toi qui m'as sauvé, j'imagine que tu ne sais te servir de tes mains que pour faire la vaisselle ou le ménage. Je dois partir, où est ce que nous nous trouvons ?

Un sourire fendit les lèvres de son interlocutrice, elle laissa même échapper un petit rire. Le général lui lança un regard interrogateur et elle déclara simplement tout en plongeant un bol dans la bassine d'eau:

-Vous êtes dans la forêt des... elle s'approcha du jeune homme, son bol encore à la main et compléta d'un air ténébreux: vampires !

Il ne tiqua même pas, se contentant de hausser un sourcil.

-Malheureux d'avoir fait ta connaissance, au revoir.

Son hôte lâcha son bol et se rua vers la porte qu'il était sur le point d'ouvrir, la referment sèchement avant de le mettre en garde, les yeux grands ouverts:

-Personne ne peut sortir d'ici sans être accompagné par un vampire, je te le jure ! Si tu sors tu vas mourir !

Van Der Blood brusqua la jeune femme, l'attrapant par les poignets pour la pousser loin de lui, puis il sortit en ne la saluant même pas, l'animosité se lisant dans son regard. Mais sa sauveuse ne lâcha pas l'affaire, se relevant immédiatement pour le rattraper, se plaçant en travers de son chemin afin de le stopper.

-On va se faire tuer tous les deux, tu ferais mieux de rentrer si tu ne veux pas finir en chaire à vampire !

Mais il passa son chemin, plus borné que jamais, ne lui accordant ni regard, ni paroles. Au bout de quelques minutes de marche, on entendit une fanfare, la jeune femme parut terrifiée tandis que son compère était ravi, pressant même le pas en demandant à sa sauveuse:

-Eh bien, ces vampires comme tu dis m'ont l'air très jovials !

Le stress de son interlocutrice était palpable, elle essayait de dire quelques choses mais était incapable d'aligner plus de deux mots, bafouillant. Alors au lieu de parler, elle agit, se jetant sur le général qui tomba au sol, le nez dans la terre. Elle plaqua sa main sur sa bouche et l'aida à s'accroupir, se baissant à son tour. Les expressions des deux jeunes gens s'accordèrent quand ils virent des soldats hongrois faire la fête en uniformes. Ils s’aplatirent au sol, les mains plaquées sur la bouche, priant pour que personne ne les ait vus.
Ce n'est que quand l'orchestre joua plus fort qu'ils purent s'éclipser pour retourner à la maison et ce sans craindre de faire du bruit.

-Pourquoi est-ce-que tu m'as parlé de vampires ?!

-Je n'en sais rien, les hommes sont stupides, je me suis dit que si je te faisais peur tu n'irais pas voir...

-Une cinglée, je suis tombé sur une cinglée...

La jeune femme abattit son poing sur la table et s'énerva:

-Si je n'avais pas dû te sauver de la mort je serais partie il y a un moment de cela, peut être qu'en fait j'aurais mieux fait de te laisser là où tu étais, sale ingrat !

L'expression sur le visage du général s'adoucie, il cligna doucement des yeux et demanda avec le plus grand des calmes:

-Alors tu sais comment sortir de cette forêt ?

La jeune femme réfléchit puis partit dans une autre pièce, quand elle revint c'était avec un morceau de tissu vierge et un bout de charbon. Elle dessina un plan grossier puis expliqua:

-Ce n'est pas si simple, les gardes occupent toute la zone, il y en a ici dans la forêt, mais il y en a aussi tout au tour ! Ils changent une fois par mois ce qui en fait beaucoup plus, mais ils sont distraits.

Le jeune homme se frotta le menton, l'air pensif, puis il tendit une main vers son interlocutrice en déclarant:

-Général -et fin stratège- Jean Van Der Blood !

Quelque chose de nouveau brilla alors au fond des prunelles de sa jeune amie, comme une lueur d'espoir...

12 Avril 1878, Frontière de la Transylvanie

Les deux jeunes gens avaient eu un peu moins d'un mois pour concocter un plan et se rapprocher, apprenant à tolérer l'autre, à le supporter. Jean avait appris à son amie comment mettre au point des stratégies d'attaque et en contre-partie, elle lui avait appris à faire le ménage.
Mais le jour de leur évasion était en fin venu, tout deux n'avaient presque rien à emmener, et dans le cas contraire ils auraient dû en laisser une partie dans la maison. Ils avaient détruit tous documents qui auraient pu permettre d'identifier l'un d'eux et étaient sortit avec comme bagage à main une grande torche.
Si cette tentative échouait, il ne pourrait pas y en avoir d'autres, le sacrifice de la maison ameuterait encore plus de gardes que de coutume -comme ç'avait été le cas quand les soldats français avaient été repérés à la frontière- et toutes les maisons, toutes les villes seraient fouillées.
Après un regard entendu, la jeune femme jeta le flambeau sur la maison qui prit immédiatement feu, il n'y avait pas de temps à perdre ! Jean attrapa sa camarade par la main en lui criant:

-Mavis dépêche toi !

Les capes des deux fugitifs claquèrent dans l'air tandis que derrière eux de grandes flammes léchaient les poutres de la maison. Ils avaient trouvé le seul chemin normalement sans embuches, mais il fallait s'attendre à tout.
Les deux silhouettes noires se déplaçaient rapidement, comme deux ombres qui se coursaient, ou qui fuyaient.
Bientôt, les cris affolés des gardes retentirent et ils se ruèrent tous vers la fumée noire qui montait vers le ciel étoilé.
Si Mavis savait parler français, ce n'était pas le cas des soldats qui s'énervaient en langue étrangère. Les deux complices furent pris d'un petit fou rire mais reprirent leur chemin jusqu'en France, chemin sur lequel ils ne rencontrèrent rien ni personne qui fut en mesure de leur barrer la route.
Et alors qu'ils croyaient être libres pour toujours, ils entendirent des paroles hongroises qui s'adressaient probablement à eux. Ils se retournèrent doucement, les mains en l'air. Leur agresseur était un jeune sûrement très récemment entré dans la garde. Il bredouillait et tremblait, très peu sûr de lui, son arme pointée sur Jean.

-A mon signal, pars en courant, chuchota le jeune homme à sa collaboratrice.

Elle hocha vivement la tête bien que ne le pensant pas, et alors que le général se jetait vers le jeune homme hongrois -probablement pour faire diversion- Mavis bouscula l'adolescent. Mais la balle était déjà partie et rien ni personne ne pouvait l'arrêter, le destin allait juste faire son travail.
La balle fila vers le coeur de Jean, mais il réussit à se déplacer un peu, d'abord pour éviter la balle, mais finalement pour se la prendre dans le bras.
L'hongrois qui était tombé au sol se releva en hâte, récupéra son arme et fila pour prévenir ses compères, quant à Mavis, elle s'effondra auprès de son complice et pris sa tête entre ses mains. Il avait les yeux clos, comme mort...

-Mavis !

La jeune femme sursauta, essuya la larme qui perlait au coin de son oeil et gifla Jean, les sourcils froncés.

-Je te croyais mort, crapule !

Et puis, comme si quelqu'un avait soudainement pris possession de son corps, elle embrassa le jeune homme, baiser mouillé par les larmes de Mavis qui n'avait pas pu s'empêcher de pleurer.

5 Janvier 1881, Frontière de la Transylvanie

Cela faisait maintenant plus d'un an que Jean Van Der Blood et Mavis étaient follement amoureux, l'un français et l'autre originaire de la Transylvanie, l'un ayant perdu l'usage d'un bras et l'autre l'usage d'un oeil. Camarades de disgrâce, unis par une complicité enfantine. Et quelques mois plus tard, par les liens du mariage.



31 Octobre 1907, France

-Et c'est une fille !

La sage femme qui t'avait aidée à venir au monde avait sûrement toujours voulu faire du théâtre puisqu'elle faisait des grands gestes quand elle parlait, obligeant ton père à s'éloigner d'elle à plusieurs reprises, mais il revenait rapidement à la manière d'un petit animal en quête de nourriture, son regard protecteur rivé sur tes paupières encore fermées. La femme qui te tenait dans les bras, ou plutôt dans un bras força une fois de plus le jeune homme à reculer. Tu faillis tomber au sol mais la elle, qui n'avait probablement pas reçu une formation suffisante, te rattrapa à temps. Ton père soupira de soulagement et s'empara de toi, te serrant dans ses bras sans pour autant t'étouffer. Tu t'arrêtas presque immédiatement de pleurer, tendant tes mains aux doigts boudinets et recroquevillés sur eux mêmes vers son visage radieux. Il rit avant de te confier à ta mère dans un silence attendrissant. La sage femme -qui aurait probablement gâché ce moment- était partie dans une autre pièce afin de laisser aux jeunes parents un peu d'intimité.
Ta mère tenta de ranger une petite mèche de cheveux noirs derrière l'une de tes oreilles pointues, mais étant trop courts, ceux-ci s'échapèrent.
Elle chuchota doucement, l'air comblé:

-Si tu savais comme je t'aime, mon enfant, ma jolie Marceline.

Ta mère déposa alors un baiser sur ton front, elle ne pouvait pas se douter qu'en faisant cela ta peau brûlerait. Et c'est pourtant ce qui arriva quelques minutes plus tard, lorsque tu éclatas en sanglots. En effet, en se penchant vers toi, la jeune femme s'était légèrement décalée, juste assez pour qu'un rayon de soleil vienne taper sur ton front fragile de nourrisson.
Tes parents s'affolèrent et la sage femme revint immédiatement pour voir ce qui se passait. Et c'est alors que les trois personnes présentent à ta naissance comprirent que tu n'étais pas un enfant comme les autres. La femme d'église te prit dans ses bras, t'arrachant au soleil et à tes parents horrifiés par la même occasion, puis elle déclara, l'air grave:

-Votre fille est un vampire.

31 Octobre 1912, France

-Joyeux Anniversaire ma puce !

Tu ouvris les yeux afin de découvrir le cadeau que tes parents t'avaient fait, pour tes autres anniversaires tu avais eu droit à un petit cochon qui finirait probablement mangé mais que tu avais pris la peine d'appeler Petit-Rond, un bon repas ou encore à un petit morceau de tissu qui te servirait de peluche et auquel tu donnas le merveilleux nom de Gudule.
Tes cadeaux t'avaient toujours plu et c'est la raison pour laquelle tu attendais patiemment une année entière pour en recevoir un autre. Tes parents n'étaient pas fortunés, mais même en période de crise tu restais leur raison de vivre.
Alors que tu t'attendais à voir une poule ou peut être même une nouvelle peluche -Gudule ayant changé de couleur à cause de la crasse- tu découvris un objet que tu n'avais jamais vu auparavant. C'était une sorte de bâton qui tenait un tissu tendu agrémenté d'un petit nœud rouge. L'émerveillement se lisait dans ton regard, tu étais si impressionnée que tu n'osais pas toucher l'objet.

-C'est une ombrelle, grâce à elle tu pourras sortir.

-Dans le dehors ? demandas-tu à la fois interloquée et émerveillée.

-Oui Marcie, dans le dehors.

Tu te jetas sur tes parents, les serrant dans tes bras, tellement heureuse que tu en tremblais. Tu n'avais jamais vu l'extérieur autrement que par la fenêtre ou en pleine nuit, tu n'avais pas d'amis et les voisins n'avaient même pas conscience de ton existence.
Pendant cinq ans, tu n'avais connu que tes parents, enfermée chez toi à cause de ta nature de vampire, mais tu avais à présent l'occasion de découvrir et redécouvrir le monde.
Tu souris de toutes tes dents -et crocs- et demandas en clignant des yeux:

-Je peux l'essayer ? Dites oui, dites oui, dites oui...

-Évidemment !

-Et sur le champ, petite chipie !

Tandis que tu te battais avec l'ombrelle pour qu'elle reste ouverte, tes parents riaient tendrement.

-Tu veux peut être que je t'explique comment l'ouvrir, non ?

Tu secouas vivement la tête de gauche à droite, persuadée que tu n'avais besoin de personne pour t'aider.

-Je suis assez grande pour sortir dehors alors je vais y arriver !

Et après avoir pris le dessus sur le petit objet, tu le brandis au dessus de ta tête d'un air triomphant. Puis tu sortis, très fière de l'exploit accompli, mais alors que tu pensais n'avoir aucun mal, ta peau commença doucement à te picoter. Mais, plus déterminée que jamais, tu cherchas un coin à l'ombre afin de réfléchir au fonctionnement du vilain feu du ciel. Il te suffisait en fait de diriger ton ombrelle vers ce dernier pour qu'il ne puisse pas t'atteindre, alors tu t'en servis comme d'un bouclier, la pointant dans la direction de Brûlepeau.
Et c'est à partir de ce jour que tu pus sortir te balader en toute tranquillité, de nuit comme de jour.

1er Mai 1914, France

Tu grandissais chaque jour un peu plus, alors que tu étais seulement âgée de 6 ans, tes cheveux t'arrivaient jusqu'aux mollets, d'après tes parents, c'était dû au fait que tu étais spéciale, une enfant unique comme ils aimaient bien t'appeler.
Tu t'étais habituée depuis longtemps à tes canines plus développées que celles des autres enfants, elles te faisaient toujours atrocement mal, mais tu avais été obligée de t'y accommoder.
Beaucoup de choses chez toi étaient différentes de chez les autres jeunes gens, tu avais les lèvres et les gencives plus rouges que la normale, comme si tu consommais du sang. Tu étais allergique à l'ail qui t'empêchait de respirer, mais ce qui était le plus particulier, c'était le fait que tu ne pouvais pas t'exposer au soleil sans voir ta peau brûler.
Revenons en au sang. Il y avait cet homme qui venait souvent, une fois par semaine je dirais et qui avait pour habitude d'apporter avec lui des sachets remplis d'un liquide rouge et poisseux, au départ il avait essayé de te les faire boire en disant que cela te soignerait, mais puisque tu refusas, il te l'injecta directement dans les veines. Tu avais souvent surpris des conversations entre lui et tes parents, il leur disait que les transfusions ne fonctionnaient pas toutes mais qu'il était sur le chemin de la réussite.
Ce jour-là, l'homme était venu, un grand manteau noir dont la partie basse claquait dans le vent sur le dos. Le temps était mauvais et il manqua plusieurs fois d'échapper sa petite sacoche en cuir. En le voyant arriver, tu t'installas sur une chaise en osier dans la cuisine, un bras posé sur la table. On devinait en voyant ce dernier que ce n'était pas la première fois que tu recevais le mystérieux médecin chez toi, en effet, une multitude de petits points rouges décoraient ton bras.

-Bonsoir jeune fille, comment allez-vous aujourd'hui ?

Le médecin était un riche gentilhomme, ce qui -à ce que tu avais compris- était la raison pour laquelle il parlait de la sorte. Tu ris comme lors de toutes ses visites précédentes, amusée par ton interlocuteur. Puis, avec un air digne des plus grandes princesses, tu le saluas à ton tour:

-Je vais bien cher monsieur, merci de vous en inquiéter.

Il t'observa par dessus ses lunettes, puis les remonta sur le haut de son nez.

-Aïe !

Tu fronças les sourcils et serras ton bras contre toi.

-Vous n'avez même pas eu mal, arrêtez donc de faire la comédie, petite sotte.

Tu tiras la langue au docteur puis partis en trainant Gudule derrière toi.

-D'abord il est même pas beau !

Tu époussetas le crâne de ta peluche, assise en tailleur sur ton lit, les yeux posés sur la créature difforme qu'était devenue Gudule et à qui tu étais en train de parler.

-En plus il pu du bec...

Une conversation dans la cuisine interrompit ton monologue, tu te levas sans un bruit et te dirigeas vers la porte en prenant soin de ne pas faire grincer quoi que ce soit.

-Écoutez, je ne peux plus fournir de sang à votre vampire, il n'en reste même pas pour mes autres patients ! En plus de cela, elle est une menace pour nous tous... Je vous laisse 60 jours pour vous en débarrasser.

Ta gorge se serra, tu ne comprenais pas pourquoi est ce que tu étais une menace, pourquoi est ce qu'il fallait se débarrasser de toi. Les larmes commencèrent à te monter aux yeux mais tu écoutas la suite de la conversation.

-Vous êtes fou ! Jamais nous ne nous débarasser...

-Ce sera chose faite !

Ta mère regarda ton père, interloquée, incapable de dire quoi que ce soit.

-Parfait, j'ai été ravie de faire des affaires avec vous. A dans un mois...

A ces mots, il partit, te laissant t'écrouler sur ton lit, des larmes coulant abondamment de tes yeux noirs. Tu aurais put crier, dire à tes parents que tu les avais entendu, t'enfuir, ou quoi que ce soit d'autre ! Mais tu te contentas de rester là, roulée en boule sur ton lit, Gudule serré contre toi.

28 Juin 1914, France

Ton plan était prêt depuis longtemps, tu allais fuguer pour tout laisser derrière toi, ta maison, ta famille et même Gudule. L'affreux médecin viendrait dans deux jours pour vérifier que tu sois bien partie, et tu le serais mais pas de la manière dont il le pensait.
Au départ, tu avais pensé préparer un ballot avec des provisions, mais finalement tu compterais sur la bonté des habitants pour trouver à manger.
La nuit arriva plus vite que tu ne le pensais et il ne te fallut pas longtemps pour t'éclipser en douce, prenant avec toi ton ombrelle qui t'était devenue indispensable.
Tes parents ne te surprirent pas, les voisins ne te remarquèrent pas, ton plan fonctionnait à merveille.
Tu marchas longtemps ainsi, sous la caresse agréable de la lune, jusqu'à t'arrêter dans une sorte de déchetterie abandonnée, plus fatiguée que jamais auparavant.
29 Juin 1914, France

Tu ne fus réveillée que le lendemain matin par des bruits de pas, la curiosité piquée à vif, tu te hissas au dessus d'un tas de déchets, cachée dans l'ombre et tu observas avec surprise les hommes en tenues militaires avancer aux côtés de fourgons, eux-mêmes remplis d'hommes en tenues militaires. Prise de panique, tu te laissas glisser contre le tas de déchets, la peau encore plus pâle que d'habitude, presque translucide. Et si ces hommes étaient là pour toi ?

30 Juin 1914, France

Tu étais encore au même endroit dans la déchetterie, les hommes avaient enfin arrêté de passer et tu priais pour qu'ils ne te trouvent pas.

1 Juillet 1914, France

Tu avais enfin osé te déplacer un peu pour chercher à manger, mais ayant peur d'être reconnue en allant à la ville, tu fouillas les poubelles pour y trouver de quoi te remplir l'estomac.
Ta salopette était poussiéreuse et déjà abimée, tu savais pertinemment que tu ne pourrais pas tenir longtemps ainsi.

3 Juillet 1914, France

Tu dégustais une pomme comme si c'était la meilleure chose que tu n'avais jamais mangé quand un bruit te fit sursauter.


(Mort de ses parents, rencontre avec Simon (Hambo, blessure due à un truc en rapport avec les parents de Marceline), errance, transfert à Palatine)


(Arrivée à Palatine à 7 ans~, indépendants, tatouages, yeux rouges, reflets bleus cheveux, tatoueuse, guitariste)

Je m'appelle Doriane (mais sur les forums je suis plus connue sous les noms de Voy, Kinder, Lily et j'en passe x)) et j'ai 14 ans (15 en octobre), c'est une amie qui m'a fait connaître le forum pas plus tard qu'hier soir (elle joue Méhyt Ahmès)  Cœur
Du coup vous vous doutez bien que ce n'est que mon premier compte, mais j'avoue que j'ai déjà une idée pour un prochain x)
Je rp depuis un peu moins de 5 ans (bien qu'il m'est arrivé de faire des pauses), et je dois dire que c'est devenu une vraie passion  Brille
Le design est juste divin  Youpi  Et le contexte est trop génial, en plus tout est bien écrit et expliqué  Cœur
Enfin bref, tout ça pour dire que je pense que je vais me plaire ici c:  Cœur
Bisouilleeees  

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Aces

il était un de ces monstres qui sommeillent dans vos placards d'enfance. un homme brisé par l'existence, qui s'était réfugié dans un personnage pour annihiler ses souffrances. et pour seung joo, le temps passa. c'est désormais un garçon capable de s'adapter, et qui de plus en plus s'adoucit. la violence qui l'environne s'apaise progressivement. bientôt, croit-il, il trouvera l'équilibre qui lui offrira la clé du bonheur.
Nom de code : trauma (+ sneug pour ceux qui ne savent pas prononcer son prénom)
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Bienvenue du coup. I love you Le côté vampire m'intrigue assez, je dois dire. Malicieux Malicieux
Tiens, camarade d'anniv en octobre. Brille Merci pour tes compliments en tout cas, ça fait super plaisir. Cœur On espère que tu te sentiras bien sur le forum.


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Marcie est pleine de mystères Malicieux
J'adore le mot camarade Brille T'as donc déjà une petite place dans mon coeur tout cramoisie de vampire Mort de rire Cœur
Et de rien pour les compliments, d'ailleurs je me sens déjá très à l'aise depuis que j'ai fait un petit tour sur la CB Mort de rire

Brefouillette, j'essaie de terminer ma prez cette semaine, enfin si ce n'est pas cette semaine ce sera la semaine prochaine, mais je ne dépasserais pas le délai *croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer*
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Demi-Inuit originaire de Kaktovik, Naga a longtemps été un chantre de la culture américaine, avant d'éprouver une certaine culpabilité à l'idée d'avoir bien hâtivement rejeté la culture inupiat de sa mère. Désormais, Naga désire se racheter et trouver un moyen pour son peuple de vivre en accord avec ses traditions.
En pratique, Naga est plus un hypocrite cherchant à apaiser sa confiance qu'un Altermondialiste convaincu, mais il a toujours su se débrouiller pour éviter que quelqu'un lui en fasse la remarque...
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Ah mais Méhyt et toi, vous avez le même âge.
Bienvenue, en tout cas, n'hésite pas si tu as besoin d'aide pour constituer le perso ou pour quoi que ce soit. I love you




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Rebienvenue c'est au moins la troisième fois que je te le dis Malicieux
Déjà je tiens à dire que je n'étais pas d'accord pour le prénom parce que ça fait pas badass pour un vampire  
D'ailleurs, j'avoue que quand tu m'as parlé de son côté vampire j'étais assez perplexe mais ça a l'air génial Youpi Par contre, les trucs entre parenthèses tu les laisses pour expliquer ou bien tu vas les enlever ? ça m'a perturbé Sceptique

Ah et Naga, non Mars' a 1an de plus (j'ai eu 14ans en juin >.<)

Bref, bref. Je veux lire la suite Agonise
Finis vite Mars' Cœur
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Technicien

Demi-Inuit originaire de Kaktovik, Naga a longtemps été un chantre de la culture américaine, avant d'éprouver une certaine culpabilité à l'idée d'avoir bien hâtivement rejeté la culture inupiat de sa mère. Désormais, Naga désire se racheter et trouver un moyen pour son peuple de vivre en accord avec ses traditions.
En pratique, Naga est plus un hypocrite cherchant à apaiser sa confiance qu'un Altermondialiste convaincu, mais il a toujours su se débrouiller pour éviter que quelqu'un lui en fasse la remarque...
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Oui, bon, on est pas à un an près. Malicieux




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@Naga: Mici Brille

@Amande de Thot: Remerci Cœur Et mon perso est né avant la première guerre mondiale, alors il a le droit d'avoir un prénom de vioc d'abord Tu étais perplexe à cause d'une de mes idées ? Agonise Sache que mes idées sont toujours bonnes 🅰 Et pour les petites parenthèses je vais les enlever, je les ais juste mises pour me souvenir de ce que je dois mettre dans chaque paragraphe Malicieux

@Re-Naga: Si on est à un an près, puisque cet an près me donne du pouvoir Mwahaha :sisi:

J'essaie de finir au plus vite Héros
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Bienvenue Allemande
Bonne chance pour compléter ta fiche en espérant que tu te sentes bien avec tes con-SANGUINS Tombe
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Bienvenue m'dame
Je me ferais un plaisir de lire tout ça

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Gangster
Non pas tiki NOON
Le plus grand voleur que le monde ai connu(d'après lui).
Il est svelte.
Il est très très fort en déguisement.
C'est un gaffeur invétérer.
Il prend toute les femmes pour une autres la première fois.
Il est un peux parano.
Nom de code : OMBRE
Jukebox : https://www.youtube.com/watch?v=zjhbLDJzXAs
Avatar IRL : ???
Avatar : Edgar de la Cambriole

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UN VAMPIRE .J'adore les vampires (j'ai pas déjà dis sa sur les robots ? Sceptique ) .J’espère faire du RP avec toi (et mon ami optionnellement mais il réussi pas à crée un compte )
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Compte PNJ - responsable des intrigues, des partenariats et des validations, à contacter en cas de besoin.
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Bonsoir. I love you

Ta fiche a dépassé son délai depuis plus de deux semaines et nous n'avons aucune nouvelle. Si jamais tu souhaites rester sur le forum mais n'en as pas forcément le temps, n'hésite pas à venir le signaler, dans le cas contraire, ta fiche sera archivée sous une semaine.
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