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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

Une leçon difficile à supporter - (Défi RP) / Léna et Hafiz

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Personnage : Hafiz est un iranien d’origine qui fut sauvé in extremis par son transfert à Pallatine lors de la révolution qui eut lieu en Iran et qui chassa le Shah ainsi que les étrangers. Son talent est tout simplement d’être capable de cuisiner un peu n’importe quoi et de lui donner bon goût, sans pour autant tomber dans le repas chic. Il a rejoint la diaspora des Altermondialistes en grande partie par conviction mais ne s’implique pas spécialement dedans pour le moment. Mais, depuis les évènements qui ont ébranlé Pallatine et l'attaque contre le restaurant où il travaillait, lui ont montré qu'il ne pouvait pas rester tel qu'il était. Il a décidé de reprendre sa vie en main. De se battre pour ce qu'il veut. De ne plus être une personne passive. Et pour cela il va s'endurcir. Oh il ne va pas devenir un lion mais il ne laissera personne lui marcher sur les pieds à l'avenir. Et cela commence maintenant, avec un rapprochement avec sa diaspora.
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Technicien
posté le Lun 5 Sep 2016 - 20:13 (1)
Hafiz marchait très doucement dans les allées du parc, prenant chaque prétexte pour s’arrêter et retarder l’inévitable. Il aurait donné n’importe quoi pour être ailleurs aujourd’hui. Que les choses ne se passent pas comme cela. Mais il avait décidé de lâcher prise. Il n’était pas assez fort pour tenir. Il n’en pouvait plus.  Au détour de plusieurs allées, il reconnut certaines personnes qui venaient régulièrement au restaurant. Mais il ne fit rien pour les interpeller. Il se cacha même pour éviter que l’on ne voit son trouble. Il n’avait pas envie d’expliquer au premier passant venu son état d’esprit actuel. Il passait donc dans les petites allées du parc, parfois même dans les chemins un peu boueux. De plus, le temps était gris pour ne rien ajouter à l’ambiance pesante.

Hafiz soupira. Il aurait pu partir. S’enfuir était le mot plus juste en vérité. S’il pensait le contraire, il se mentirait à lui-même et c’était rarement bon signe. Il avait passé la nuit à tourner dans son lit, cherchant en vain le sommeil, tout en répondant à une simple question : que faire ? Le pire était qu’il connaissait déjà la réponse depuis quelques jours. Mais il y a un gouffre entre connaitre la réponse et la donner. Cette leçon, il la retiendrait sûrement très longtemps et elle serait douloureuse à chaque fois qu’il y repensera. Mais le pire dans l’histoire était que cette leçon, il ne serait pas le seul à l’apprendre aujourd’hui.

Il arriva enfin au lieu de rendez-vous qu’il avait donné à Léna. Le coin était assez isolé par rapport aux principaux axes du parc et ils ne seraient pas déranger. L’iranien sortit son portable de sa poche et regarda l’heure. 15h32. Plus qu’une demi-heure à attendre que la jeune femme arrive. Pourquoi avait-il décidé de venir avec autant d’avance ? Il n’en avait pas la moindre idée. Peut-être voulait-il se préparer psychologiquement à ce qu’il voulait faire. Pfff… Quelle idée stupide ! On ne se prépare pas à ça. En tout cas pas lui. Il se contenta donc de tourner en rond, tentant de se changer les idées pendant qu’il le pouvait encore. Mais encore une fois, il n’y avait rien. Le vent ne soufflait pas dans les arbres, les oiseaux ne volaient pas. Ah il avait choisi le bon jour. Encore une de ses idées complètement con. On avait l’impression qu’il les collectionnait depuis quelques temps.

Il regarda à nouveau son téléphone et fut dépité par ce qu’il vit. 15 :40. Pourquoi fallait-il toujours que le temps défile lentement dans ce genre de condition ? De rage, il donna un coup de pied dans un petit caillou qui finit sa course dans un buisson tout proche. Il regretta amèrement son geste. Il aurait pu blesser quelqu’un. Il ne devait pas s’énerver comme ça surtout que c’était sa faute s’il en était là aujourd’hui. Il soupira donc à nouveau mais cette fois pour tenter de lui éviter d’exploser. Il ne voulait pas que Léna le voit dans cet état. Même si c’était dur, il avait un devoir vis-à-vis de lui mais, avant tout, vis-à-vis d’elle.

Il patienta donc, immobile, les mains dans et les yeux fermés, attendant l’heure du glas.
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Gangster
posté le Mer 7 Sep 2016 - 21:03 (2)

Lena avait terminé tard cette nuit, enfin, très tôt le matin, vers 7h. Elle avait dû surveiller un groupe d’indépendant qui avait élu domicile au bar du casino et ne se décidait pas à quitter les lieux. Elle ne pouvait pas les mettre à la porte, le bar était l’un des revenus les plus importants pour l’établissement. Une fois décidé à partir, elle avait dû faire sa ronde habituelle pour vérifier que le reste des étages ne posaient pas de soucis. Même dans les chambres, il pouvait y avoir des incidents. Au vu du nombre d’étages, elle arriva dans sa chambre à l’heure où le soleil se levait tout juste. Elle s’écroula sur le sol et ne tarda pas à s’endormir. Le seul problème étant qu’elle avait rendez-vous avec Hafiz pour 16h au parc et qu’elle n’avait pas mis son réveil en marche. Heureusement pour la jeune russe, elle n’avait jamais eu un sommeil très stable et elle se réveilla sous le coup de 15h. Il fallait encore qu’elle se prépare, mais elle avait encore le temps. Après tout, elle pouvait bien le faire patienter quelques minutes.
Lena terminait tout juste de se préparer quand elle observa sa montre. 15h58.

Finalement, son retard sera d’une plus grande poignée de minutes. Elle se dépêcha de descendre les 39 étages et sauta dans le premier taxi venu. Elle pouvait se permettre une course comme celle-ci, elle qui n’avait que peu de dépenses et un salaire des plus convenable.

Le taxi la déposa à l’entrée du parc une dizaine de minutes plus tard. Un dernier coup d’oeil à sa montre et elle pesta sur elle-même. Elle se répétait qu’elle aurait pu se réveiller plus tôt ou se préparer plus vite. Hafiz n’allait pas l’attendre éternellement.

Elle passa par l’entrée principale et courra pour retrouver l’endroit qu’il lui avait indiqué. Elle ne se rappelait plus exactement ce qu’il lui avait dit, elle n’avait pas été très attentive, encore préoccupé par le travail probablement. Lena arriva au centre du parc et se stoppa, observant autour d’elle. Définitivement, elle ne savait plus où il fallait qu’elle aille. Elle jeta un nouveau coup d’oeil à son poignet. 16h23. Presque une demi-heure de retard.

Bon. Il lui avait indiqué vouloir un endroit tranquille. Elle observa les différents axes du parc, cherchant une logique dans leurs courbes et contours. Elle s’arrêta sur un chemin qui avait l’air de partir un peu à l’opposé des autres. Elle ne courra pas cette fois, déjà un peu essoufflée par sa course précédente. Elle fumait beaucoup trop, c’était certain. A peine quelques pas dans cette direction qu’elle reconnut la silhouette de l’Iranien au loin. Il était droit comme un piquet. Lena ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir de l’avoir fait attendre ainsi et pourtant cette vision lui arracha un sourire. En arrivant à son niveau, elle passa ses bras autour de son cou et approcha ses lèvres de sa joue pour y déposer un baiser.

« Je sais, je suis encore en retard, je suis vraiment désolé. »

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Technicien
posté le Ven 9 Sep 2016 - 15:31 (3)
Quand il entendit enfin quelqu’un, il ouvrit les yeux et put voir clairement Léna s’approcher de lui. Ce qu’elle était belle quand même. À chaque fois qu’il la voyait, il se rappelait la chance qu’il avait eu de la rencontrer. Aucune autre femme à Pallatine ne s’était intéressé à lui, du moins n’en avait-il jamais eu vent. D’ailleurs, Hafiz n’avait jamais réellement compris ce que Léna lui avait trouvé. Cette pensée était d’autant plus douloureuse quand il savait ce qu’il allait lui faire. Quand elle le prit dans ses bras et l’embrassa sur la joue, Hafiz fut assez surpris. Cela n’aurait normalement pas dû lui faire cet effet. Il la prit à son tour dans les bras pendant un instant, profitant de ce qui serait peut-être leur dernier contact physique. Il put ainsi la sentir un peu essoufflé. Elle avait couru, ce qui prouvait qu’elle était attentionnée à son égard. Hafiz eut alors un sourire triste.

« T’en fais pas, ce n’est pas grave. Je n’ai pas vu le temps passé. »

C’était un mensonge éhonté mais il ne lui en voulait pas le moins du monde. Ce n’était pas la première fois qu’elle arrivait en retard à un de leur rendez-vous mais Hafiz trouvait que ça faisait partie de son charme. Il la repoussa alors très délicatement, mettant fin à ce contact rassurant et chaleureux. Il attendit quelques instants, ne sachant pas vraiment quoi dire. Il ne voulait pas commencer bille en tête sur les choses douloureuses. Il fit donc comme à son habitude.

« Alors comment vas-tu aujourd’hui ? Tu as l’air un peu fatigué. Tu as encore travaillé tard cette nuit non ? »

L’iranien savait que Léna travaillait souvent de nuit et jusque très tôt le matin. Cependant, elle semblait heureuse de sa situation actuelle. Et, dans tous les cas, Hafiz ne se serait jamais permis de faire la moindre remarque sur son travail. S’était une femme épanouie dans son milieu professionnel et cela suffisait. Peut-être aussi que l’iranien avait peur de la vendetta qui suivrait. Ils faisaient tous deux à peu près la même taille. Mais, il était persuadé qu’en cas d’affrontement, c’est elle qui aurait le dernier mot. Et en plus elle était russe. Ce peuple n’était pas toujours connu pour son sang-froid et sa douceur. Enfin, Léna était très différente à ce qui semblait. Hafiz n’avait jamais vraiment eu à se plaindre des humeurs de la jeune femme. Il en profitait donc pour la taquiner de temps en temps.

« Ne t’avises d’ailleurs pas de me mentir, tu sais que je le saurais, rajouta-t-il malicieusement. »

Cette dernière phrase le fit se sentir mal. Il se comportait beaucoup trop comme d’habitude. Au fond de lui, il avait l’impression d’être un hypocrite de première et Léna ne méritait vraiment pas cela. Elle était venue aujourd’hui innocemment, ne sachant pas ce qui l’attendait. S’il continuait dans cette voie, le sentiment de trahison qui la frapperait par la suite serait encore plus important. Il ne voulait pas lui faire cela. Il se mordit très légèrement la lèvre, ne sachant pas vraiment comment aborder le sujet. Il finit par plonger son regard dans les yeux couleur émeraude de sa vis-à-vis. Combien de fois avait-il fait cela avant, s’imaginant que ce serait toujours comme cela, qu’il serait capable de faire fi de toutes les difficultés qu’ils rencontreraient ensemble. Encore hier il se serait damné pour ces yeux là et leur propriétaire. Malheureusement, c’est dans ces mêmes yeux qu’il allait devoir faire du mal à Léna. Il allait devoir se montrer honnête mais surtout doux. Prenant un air grave, il déclara :

« Léna, sais-tu pourquoi je t’ai demandé de venir aujourd’hui ? »

À ses propres oreilles, sa question était tombée tel un couperet sur le col d’une volaille que l’on se prépare à cuisiner.
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posté le Dim 25 Sep 2016 - 2:40 (4)


Après le baiser, Lena était venue déposer sa tête sur l’épaule d’Hafiz, toujours un peu fatigué de sa nuit de travail. Le contact de sa joue sur son épaule la rassurait et la calmait lentement alors qu’elle reprenait son souffle suite à la course qu’elle venait de faire à travers le parc. L’étreinte durant quelques instants puis Hafiz vient l’interrompre doucement, séparant leurs deux corps

« Alors comment vas-tu aujourd’hui ? Tu as l’air un peu fatigué. Tu as encore travaillé tard cette nuit non ? »

Elle souriait alors, se demandant l’espace d’une seconde si l’homme face à elle avait réussi à lire dans son regard comme dans un livre ouvert ou si, simplement, elle portait des valises sous son regard émeraude. Puis il enchaîna sur une touche plus humoristique cette fois, sans même avoir laissé à Lena le temps de répondre, principalement parce qu’elle n’était pas en état de réagir rapidement à ses questions.

« Ne t’avises d’ailleurs pas de me mentir, tu sais que je le saurais. »

Il parvint à lui arracher un léger rire cette fois. Hafiz était un charmant jeune homme, très différent de tous ceux que Lena avait pu croiser dans sa vie jusque-là. C’est probablement ce qui l’avait charmé en premier lieu d’ailleurs. Cette douceur, cette façon qu’il avait de la rassurer sans avoir à faire le moindre effort. Elle était bien à ses côtés, elle qui ne pensait jamais pouvoir aimer qui que ce soit et surtout pas un homme.

« Oui, un groupe d’indé’ a passé la nuit au bar, je n'avais pas d’autre choix que de rester pour surveiller. » Elle souriait un peu en coin, glissant ses mains dans ses poches en même temps. « Les indépendants, ce n'est pas souvent à plusieurs, mais ce n'est pas plus mal. Tu n'imagines pas l’affaire que c’était à surveiller une fois passé les premières tournées. »

Avant d’avoir terminé sa phrase, Lena sortait son paquet de cigarettes de l’une des poches et un briquet de l’autre. Elle l’ouvrait tranquillement, extirpant l’un des tubes de nicotine et le glissant entre ses lèvres avant de replacer le paquet à sa place, bien au chaud. Elle portait finalement la flamme du briquet jusqu’à l’extrémité de la cigarette et l’embrasa. Après s’être délecté d’une première bouffée, elle releva la tête vers Hafiz et croisa son regard. Il semblait étrange cette fois, comme-ci quelque chose le tracassait.

« Léna, sais-tu pourquoi je t’ai demandé de venir aujourd’hui ? »

Sans même s’en rendre compte, Lena fronçant légèrement les sourcils, sentant que la suite n’allait pas être plaisante à entendre. Qu’allait-il lui dire ? Ça semblait grave au vu du ton qu’il employait. Avait-il un souci, ou bien…

La main de la russe tombait lentement le long de son corps, tenant toujours la cigarette entre ses doigts.
Non, il n’allait pas faire ça ? Ce n’était pas envisageable, il ne pouvait pas. Pas maintenant, pas alors qu’elle commençait enfin à faire de nouveau confiance à quelqu’un. Peut-être que ce qu’elle pensait lire dans son regard était autre chose, il n’avait encore rien dit après tout.

« Non, je… » Les mots restaient noués malgré son désir de lui parler. Elle se racla légèrement la gorge et recommença, souriant un peu cette fois. « Pour qu’on puisse passer un peu de temps tous les deux, je suppose ? »

Elle s’approcha finalement de nouveau de lui, voulant doucement saisir la main de l’iranien, redoutant comme jamais un geste de recul venant de sa part.
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Technicien
posté le Mer 28 Sep 2016 - 13:01 (5)
Il l’écouta attentivement raconté sa journée car, même s’il ne fréquentait pas l’établissement, il avait un peu peur que ça dégénère un jour et que Lena en fasse les frais. Mais bon, à ce qu’il semblait, le groupe, hormis avoir beaucoup bu, ne s’était pas particulièrement excité. Cela rassura Hafiz légèrement. Il connaissait les habitudes de Léna ou au moins suffisamment pour savoir qu’elle fumait et il ne fut pas surpris de la voir sortir son matériel. Il n’approuvait pas du tout le fait de fumer mais, comme partout, il faut bien faire des concessions. Celle-ci, il l’avait faite de bon cœur bien qu’il ait plusieurs essayé de la faire arrêter. En vain.

Quand l’iranien lui exprima sons souhait de discuter de ce pourquoi il voulait lui parler, il vit bien qu’elle était mal à l’aise. Il comprenait parfaitement sa réaction et fut une fois de plus attristé parce qu’il allait faire. Il ne recula pas quand elle voulut lui saisir la main. Il n’aurait sûrement pas dû mais il était faible. Le fait de le savoir cependant ne lui donnait aucun avantage dans cette situation. Le cuisinier se prenait vraiment, à ce moment précis, comme un profiteur.

« Oui, tu n’as pas tout à fait tort. Tu sais que j’adore passé du temps avec toi. »

Il avait lâché cette phrase avec une voix douce pour la rassurer elle mais aussi pour se rassurer lui-même. Il n’avait pas besoin de se convaincre, il savait qu’il aimait Léna et qu’il ne risquait pas d’oublier tous ces moments qu’ils avaient partagés ensemble.

« Mais c’est aussi pour avoir une discussion très sérieuse avec toi. Je…je ne sais pas vraiment comment aborder ce sujet. C’est une question un peu délicate. »

Il tournait autour du pot. Il lui sembla que son corps était devenu la fournaise d’un train lancé à vive allure. De plus, le contact avec Léna le bruler. Non pas physiquement mais intérieurement. Mais il se doutait qu’il n’y avait pas lui qui était mal. Le fait de ne rien dire devait sûrement stressé un peu Léna. Ne rien dire était donc une torture pour eux deux mais qui ne les servait pas bénéfiquement. Il plaça sa deuxième main sur celle de Léna et reprit toujours avec une voix douce et calme.

« C’est à propos de…de nous deux. Cela fait un petit moment que nous sommes ensemble et j’en suis très heureux, crois-moi. Mais je…je…je ne sais vraiment pas quoi faire. J’ai l’impression que tu ne me fais vraiment pas confiance des fois. Je n’en connais pas la raison mais je ne te demanderai pas de m’expliquer. C’est ta vie et je le respecte. Jamais je ne t’obligerai à me dire quoi que ce soit, saches-le. Tout le monde a le droit à son jardin secret. »

Depuis le début de leur relation, il s’était plusieurs fois demandé s’il ne semblait pas être quelqu’un de peu fiable. Léna ne semblait pas toujours certaine d’elle pour lui dire des choses. Hafiz l’avait accepté mais cela le tracassait. Pour lui, rien que le fait d’avoir une relation devait amené les partenaires à se faire un minimum confiance. Parfois, il avait l’impression d’être encore une personne qu’elle venait à peine de rencontrer.  Et puis, il y avait le second point. Beaucoup plus dur à gérer celui-là.

« Il y a autre chose. C’est au sujet de tes crises Léna. A chaque fois que je te vois dans cet état, je suis complètement dépassé par la situation. Je ne comprends pas ce qui arrive et j’ai l’impression d’être totalement inutile pour toi. Je voudrais tellement t’apporter mon aide dans ce genre de situation mais je n’arrive qu’à être un  boulet. »

Il y avait une chose qu’il était sûr qu’elle ne savait pas et qu’il s’était abstenu de dire à Léna : l’état dans lequel il en sortait lui. Bien sûr, c’est elle qui souffrait le plus, mais cela avait aussi une incidence sur Hafiz. A chaque fois, il la prenait dans ses bras, lui parlant pour la rassurer. Et bien sûr, elle sortait souvent de ses crises assez affaibli. Il l’amenait donc se reposer, prenant soin d’elle un petit moment. Et puis il s’échappait le plus loin possible. Il s’isolait de tout pour pouvoir pleurer. La voir souffrir était une torture qu’il avait du mal à encaisser. Alors il n’avait que ça, se cacher pour pleurer et revenir auprès d’elle quand il s’en remettait. Le pire était peut-être son impossibilité à en parler aux autres. Jamais il n’avait évoqué son état à ses amis, même pas à son colocataire, car cela l’aurait amené à dévoiler une partie de la vie privée de Léna. Il n’en avait pas le droit.

« Mais je veux faire quelque chose pour toi. Du moins je veux essayer. Si… si tu veux, on peut demander de l’aide à l’Institut. Je connais quelqu’un là-bas. Pas depuis très longtemps, mais elle me semblait honnête. On peut lui faire confiance. »

Il avait débuté la conversation calmement mais il avait fini par devenir suppliant. Il voulait vraiment qu’elle accepte, cela aurait été un moyen pour Hafiz de ne pas se sentir inutile.
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