« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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L'Art exprime moult émotions, tout comme toi /w Ys'

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Communication

Personne alternative entre personne posée et réfléchie et personne obsédée par l'idée de faire passer un message de remplir une mission. Oscillant entre brillante journaliste militant chez les Alter' et amante de Thot voulant à tout prix promouvoir une croyance, des connaissances. Elle n'est pas bipolaire, loin de là. Juste bénie d'une lumière divine, d'une croyance en qui peu de gens croient désormais. Son côté posée, non-possédé, est également pour le partage de connaissances, de savoir mais possède un côté sombre. Une rancune et une colère dissimulée contre l'Institut. Une douleur familiale. Une douleur qui ne la quittera, une de celle qui demande une vengeance.

Malgré tout ceci, elle sera une amie précieuse et une personne brillante. Sa face cachée, celle liée à Thot, elle ne la montre que rarement, quoique de plus en plus souvent, mais très peu en face d'autres personnes telles que ses amis et ses supérieurs. Néanmoins, l'amante de Thot pourra intervenir dans son métier de Journaliste pour faire passer un message. Ses deux personnalités ne s'affrontent pas, loin de là. A vrai dire Méhyt sait parfaitement que l'épouse de la Lune fait entièrement partie d'elle et l'accepte en conséquences.
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« Les évènements de ces derniers mois nous ont tous marqués et choqués profondément. Les disparitions de nos proches, nos amis, nos voisins nous ont tous fortement touchées. Bien que l’Institut ai essayé de s’expliquer afin d’affirmer qu’elle n’en était pas responsable, beaucoup de citoyens la montre du doigt. C’est vrai que ce sont les coupables idéaux, mais le sont-ils réellement ? Les diasporas n’ont toujours pas donnés un avis public bien que certains membres, influencés par d’anciens différends n’hésitent pas à montrer leur hostilité vis-à-vis de certains membres ou d’une diaspora elle-même. Nous allons revenir en détail sur ce qu’il s’est passé afin de se »

Un bruit détourne mon attention du clavier sur lequel j’étais en train de taper, les mains au-dessus des touches de mon mot suivant. Une musique a attiré mon attention. C’est une jolie musique mais je ne me souviens pas en avoir programmé. Fronçant les sourcils, je fouille mes souvenirs quand j’ai un tilt. C’est ma sonnerie de téléphone. Me guidant au bruit, je repère mon téléphone dans ma chambre sous un fatras de vêtements. Je le prends de sous la pile de bazar qui tombe alors de moitié par terre. C’est mon chef. Faut que je réponde. J’étais bien lancée dans mon article, ça m’a complétement coupée et je parie qu’il va me parler de ça.

J’appuie sur la touche répondre et prononce un « Allô ? » d’une voix blasée. J’entends alors la voix enjouée de mon chef qui part dans un monologue. Il me tient au courant des dernières nouvelles qu’il pense que je ne sais pas et me demande des conseils après une dispute avec sa femme. Je n’attendais pas son appel aussi tôt. Il m’appelle tous les deux ou trois jours pour me parler de la ville, des actualités, me demander un conseil sur telle ou telle chose et me parler de tout et rien. « Va la voir et lui parler, dis-lui que t’as eu tort, excuses-toi et puis voilà. » Et oui il faut bien que je l’aide. Il enchaine en me demandant si j’apprécie tel ou tel truc. Je communique uniquement avec des monosyllabes, déjà soûlée par son bavardage. A vrai dire, il est très bavard. Bien plus qu’une fille, quoique ce ne soit qu’un cliché.

Il continue en me demandant sur quel article je travaille et où j’en suis. Pouvant enfin prendre la parole je lui dis : « Oh sur les disparitions. Afin de remettre tout en place, couper aux fausses rumeurs et faire une sorte de récapitulatif. A vrai dire j’en étais à l’introduction quand tu m’as appelée. Tu m’as interrompue dans ma lancée alors je crois que je le continuerai ce soir ou demain. » Il poursuit en me complimentant sur le choix du thème, disant que c’est un sujet tabou. C’est pas vraiment faux. Il me dit que c’est bien de prendre des initiatives mais de lui montrer mon travail quand j’aurais terminé avant que ce ne soit publié. Il ne s’excuse pas de m’avoir interrompue mais conclu qu’il doit aller faire ses excuses à sa femme et qu’il doit donc me quitter.

Je raccroche avec un soupir de soulagement. L’appel n’a duré que douze minutes. C’est pas mal. Des fois ça dure une demi-heure. Sa loquacité m’étonnera toujours. Enfin, il y a d’autres choses dont j’ai à me préoccuper. En regardant le reste de mes notifications, j’aperçois que j’avais noté une exposition artistique. Hum, non c’est un vernissage à vrai dire. Je suis invitée en tant que journaliste. Cela m’arrange, j’apprécie beaucoup l’art mais être invité à un vernissage c’est un privilège réservé aux personnalités du monde de l’Art ou même Politique. Les journalistes sont invités afin de faire de la pub aux œuvres et de faire connaître ces dernières au grand public.

C’est dans une heure. Il faut que je sois présentable. Fidèle à moi-même, je garde un style classique et porte donc une jupe trapèze noire assortie d’une chemise bleue marine décorée d’ancres marines. Je mis un bracelet en argent autour de mon poignet et prends le temps de me vernir les ongles, tout en écoutant de la musique. Cette dernière me relaxe et quand mes ongles sont finis, recouverts d’un vernis d’un bleu assorti à ma chemise, je suis complètement détendue. Je passai à la salle de bain où je me maquille. Mon maquillage est léger, un peu de mascara et un rouge à lèvres discret. Je me natte les cheveux en une tresse complexe et élégante. Je pris un joli sac noir, plutôt élégant et ajoute à son contenu un appareil photo afin de capturer quelques moments au vernissage.

Après une belle marche j’arrive au quartier de Saint-Juré, le quartier de l’Art par excellence. Je consulte l’adresse sur l’invitation et me dirige tranquillement vers le lieu, profitant du joli cadre. Je passe devant le théâtre, ça fait un moment que je ne suis pas allée voir une pièce, cela me manque quelque peu. Il faut que je regarde ce qui est joué afin de choisir une pièce intéressante. Si elle est vraiment bien, je pourrai même faire une remarque ou un petit article dessus. A voir donc.

J’arrive devant une belle porte ouverte. J’entre et tombe nez à nez avec un vigile. Je lui montre mon invitation et lui précise que je viens en tant que journaliste. J’entre dans une très belle galerie. Les œuvres exposées sont plutôt jolies. Une attire particulièrement mon attention. Je sors mon appareil photo et me mets en position afin d’avoir une vue intéressante, ne montrant pas que l’œuvre. Photo prise et appareil soigneusement rangé, je passe à la salle suivante.

Une chevelure attire mon retard. De longs cheveux bruns ondulés aux reflets plus foncés. On dirait, non c’est impossible, pourquoi une gangster serait invitée à un vernissage ? Je lâche d’une voix faible, autant pour moi que pour elle :
« Ysrael ? »
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Gangster
http://i.skyrock.net/1542/53071542/pics/3280555574_0_6_0PJREGqT.jpg
Ysrael est une ancienne gangster ayant officié comme experte-comptable pour les Terrible Genna, une puissante famille du crime du Chicago des années 20. Ayant détourné une somme considérable d'argent durant ses années à leurs côtés, et sentant l'étau se refermer sur elle, Ysrael rencontre les agents de Pallatine en 1925. Elle quitte la Terre la même année, peu après le début du déclin de la Famille Genna.

Elle s'est depuis intégrée au mieux à Pallatine, même si certaines vieilles habitudes de son ancienne vie lui restent.

Ysrael est un serpent, une créature vénéneuse et insidieuse qu'il vaut mieux ne pas avoir pour ennemie.
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Méhyt | Ysrael
L'Art exprime moult émotions, tout comme toi

Des couleurs qui se succédaient, se mélangeaient, se confondaient. Les formes confuses d'un univers onirique semblaient briser les limites de leur toile pour se prolonger sur les murs et toucher, effleurer, les toiles voisines. Un kaléidoscope de teintes savamment étudiées, et qui pourtant donnaient une impression de désordre et de chaos. L'exposition hurlait la haine, la passion, la violence. Les émotions transmises étaient profondes, graves, dures. Parfois, un rien de douceur se glissait dans le tableau, donnant au public l'occasion de reprendre une inspiration salvatrice, de remonter à flots, respirer à nouveau hors de l'eau.

Le peintre énonçait fièrement, une coupe de champagne à la main, ses intentions à quelques passionnés d'art qui buvaient ses paroles comme celles d'un saint, d'un visionnaire. Le jeune homme ne manquait clairement pas de sens artistique, il avait un coup de pinceau comme nul autre, sa réputation montait en ville. Mais cela n'était pas uniquement dû à son talent. Il était le fils d'un gangster relativement apprécié. Le petit prodige avait donc eu la chance d'obtenir le soutien de la diaspora, ce qui avait largement amplifié sa visibilité à Pallatine, jusqu'à lui permettre de monter sa propre exposition dans une galerie en vogue du quartier de Saint-Juré. Tout le monde savait qu'il ne devait cette opportunité qu'à son cher papa. Mais tout le monde taisait cette pensée de peur des représailles.

« Qu'est-ce que tu en penses ? »

Ysrael tourna la tête vers son compagnon de soirée, un grand brun à l'accent cubain et au regard de braise. Elle saisit le verre qu'il lui tendait. Quelques gangsters triés sur le volet avaient été conviés à assister au grand lancement de l'exposition intitulée Safe and Sound – un nom que la brune trouvait bien vide. La responsable financière de la diaspora avait eu la chance de se voir notée sur la liste des invités. Au même titre que l'un de ses amis qu'elle appréciait particulièrement pour son humour cynique et cinglant. Ce même ami à présent occupé à fixer la même œuvre qu'elle.

« C'est intéressant. Il n'y a rien de particulièrement transcendant en revanche. »

Son regard rencontra celui du Cubain qui approuva ses dires d'un simple digne de tête. Elle lui offrit un petit sourire entendu avant de prendre une gorgée de champagne. La boisson était sans conteste d'une excellente qualité. C'était préférable. Il fallait toujours de bons breuvages pour étancher la soif des critiques d'arts et adoucir le venin de leur avis. L'Américaine avait toujours été sensible à l'art. À Chicago, elle avait été de nombreuses fois invitée à toutes sortes de représentations, de vernissages ; un privilège commun qui accompagnait son rang dans le crime organisé de la ville. Les mafieux étaient toujours des invités de marque qu'il valait mieux ne pas négliger si on ne souhaitait pas se faire saborder sa prochaine pièce de théâtre, ou sa future exposition.

Le duo abandonna sa contemplation pour aller retrouver un groupe d'amis et de connaissances, tous issus de la diaspora. La conversation tournait peu autour de l'homme à l'honneur de la soirée. Toutes les paroles se concentraient sur les événements des derniers mois, et sur l'implication supposée de la confédération asiatique là-dedans.

Ysrael écoutait avec intérêt la remarque d'un gangster aux cheveux poivre et sel lorsqu'une voix affreusement désagréable grinça à ses oreilles. Elle se crispa très légèrement sur sa coupe de cristal lorsqu'elle en reconnut la propriétaire. Un sourire jaune se dessina sur les lèvres rouges de la trentenaire. Elle jaugea rapidement la jeune égyptienne qui lui faisait face, sa tenue vestimentaire peu appropriée à l'événement, sa posture quelconque. Tout chez elle lui inspirait le mépris. La brune s'excusa auprès du groupe et fit quelques pas en direction de cette chère Méhyt pour aller la saluer correctement.

« Tiens donc, Mademoiselle Ahmès. Je ne vous savais pas amatrice d'arts. Moi qui pensais que seul fourrer votre nez dans les affaires des autres vous intéressait ... »

Elle but une gorgée de bulles pour accompagner cette pique acerbe et lança un regard complice à son cavalier qui, resté en arrière, fronçait les sourcils dans un mouvement interrogateur.






I was not listening. Well, actually I was ... Thing is :
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Malgré tout ceci, elle sera une amie précieuse et une personne brillante. Sa face cachée, celle liée à Thot, elle ne la montre que rarement, quoique de plus en plus souvent, mais très peu en face d'autres personnes telles que ses amis et ses supérieurs. Néanmoins, l'amante de Thot pourra intervenir dans son métier de Journaliste pour faire passer un message. Ses deux personnalités ne s'affrontent pas, loin de là. A vrai dire Méhyt sait parfaitement que l'épouse de la Lune fait entièrement partie d'elle et l'accepte en conséquences.
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La jeune femme était en compagnie d’un groupe de gangsters. Je ne m’étais pas approchée plus que cela, leur conversation ne m’intéressait guère. En réalité, voir Ysrael ici était tout sauf une rencontre opportune. Il est vrai que j’avais peut-être légèrement mal agi par le passé. Mais c’est mon métier après tout. Malgré son corps qui peut être considéré comme beau pour son âge, il existe une certaine fragilité en elle. Ce qui est l’exact contraire de son caractère. C’est une femme fougueuse et rancunière. J’avais pu en faire les frais il y a quelques années.

Toujours amicale, Ysrael s’avança de quelques pas, une coupe de champagne à la main pour me dire d’un ton acerbe une remarque qu’elle espérait bien placée. Elle ne sait pas combien j’ai changé. Quand je suis arrivée j’étais encore jeune et puérile. Désormais, j’ai grandi, appris à connaître Pallatine et ses habitants, je connais les codes et les choses à ne pas faire, en grande majorité.
« Mademoiselle Fitzgerald. Je ne pensais pas plus que vous vous rencontrer ici, en un lieu si.. différent. »

Cela ne me plaisait pas de parler avec une personne aussi mesquine. J’étais sûre qu’elle essayerait de me déstabiliser, de raviver les vieilles rancœurs, comme seul un serpent sait faire. La toile affichée derrière Ysrael était assez représentative de nos deux esprits se croisant. Toute l’exposition est basée sur de l’art abstrait et là, les couleurs se mélangeaient, se choquaient dans un chaos bien ordonné. Nul doute que l’artiste a travaillé longuement sur la mise en couleur. Les couleurs froides de la colère froide, de la rancœur, de la colère, de la violence s’entrechoquaient dans un amalgame de couleur chaude, symbolisant la paix, l’amour, de la passion et une certaine colère. Oui j’étais en colère d’avoir à discuter avec une personne sournoise et antipathique. C’est le visage que cette femme m’affichait à chacune de nos rencontres.
« Cela fait deux ans il me semble. Je ne connaissais que peu la ville, les codes sont différents ici. Vous avez pu remarquer que je n’ai pas fait d’erreur similaire depuis notre rencontre. »

Oui, mes mots étaient bien mesurés par rapport à mes sentiments. Je la détaillais, examinais son langage corporel. Tout en elle montrait le mépris qu’elle me portait. Je ne devais pas être bien mieux. Au moins ma tenue est décente contrairement à la sienne. Sa robe était autant démodée qu’inconvenante. Elle lui allait certes bien, mais la fausse vulgarité de petite fille n’a pas sa place dans une exposition telle que celle-ci. Je ne doutais néanmoins pas qu’elle charme ses camarades.

Je tentais de rester bien polie et courtoise de manière à ne pas chercher les embrouilles. Je n’avais remarqué que deux ou trois altermondialistes alors qu’en revanche la galerie était pleine de gangsters. Après tout, le peintre est le fils d’un gangster assez apprécié. Je ne pouvais qu’espérer qu’Ysrael aurait la présence d’esprit d’en faire autant.
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