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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

anti-chlorobenzene ft. rimbaud

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Personnage : laurent éternel ignare, adulte juvénile, loupiot ne s'impliquant pas au questionnement du monde. pourtant il vous défigure de son air souverain, il se croit tyran mais il n'est que charlatan. et laurent ne s'implique toujours pas continuellement introverti, les lèvres hermétiques, laurent vous juge toujours placide. mais le silence une fois brisé, la fièvre débonde, laurent n'est que nuée de spoliation condensée. néanmoins le sarcasme demeure tant que n'est pas humilié, tu es l'accablant vaurien et tu te sens roi sans royaume.
Avatar : oc de re°
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Citoyen
posté le Mar 20 Sep 2016 - 1:34 (1)
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Du temps des soupirs, du temps des martyrs quand le ciel un peu maussade tendait ses bras vers toi, que t'arrivais à trouver repos même sous l'orage malgré l'odeur de l'urine et de cadavre. Tu fermais les yeux et tu l'écoutais, la pluie, tu l'entendais mourir, s'éclater, se tailler, périr paisiblement. Mais aujourd'hui, c'est toi qui meurt, car la canicule prône, le soleil ravage et toi tu rages. De la chaleur, de la transpiration, du manque de boisson, du surplus de boisson, de toute ses  conneries qui te donnent plus chaud, de fuir la journée à cause d'un type trop bourré. Car la fraîcheur même semble te renier, que tu veux une fois pour toute crever. Tu détestes l'été, le soleil, le bruit dans la rue, ces gens qui sortent tard, des rues toujours bruyantes à deux heures du mat', de ces gamins qui piaillent. Ton mutisme face à tout cela, te paraît royal.

Alors tu t'en vas en quête de sagesse mutilée, de culture falsifiée. Tu t'isoles là où tu ne peux écouter et tu le cherches. Le sommeil. Tu trouvais ça drôle au début, de déballer la poésie comme un trésor incompréhensible d'en boire les paroles alors que tu sais à peine lire. Tu captes pas, tu méprises et leur langage nauséabond t'épuise. Pourtant tu continues, jusqu'à ce que ça te tue, temporairement, être tuez par de belles paroles te paraient absurde. Pleurer pour des belles paroles l'est autant. Tu veux en rire, de ce Lamartine, de ce Baudelaire (que tu n'es qu'à moitié, c'est ironique) car tu le sais toi. Les pensées putrides n'ont rien de magnifiques. Tu sais toi. Ce que c'est d'avoir le goût du sang et de l'alcool dans la gorge, de s'éclater les poings sur le murs car on a pas de thune.

S'il suffit de deux trois malheurs, de larmes et de regrets sur le cœur alors l'art de la poésie devrait t'appartenir. C'est stupide. Les mots défilent et tu grimaces, t’aperçois des aubes et ça t'agace alors tu déchires deux trois pages, d'un geste aussi brutal que spontané. Car tu crois pas en l'infinis, à toutes ces conneries, à l’œil de l'artiste. Tu soupires, tu veux mourir pour ne pas changer, tu crois la voir s'approcher mais ce n'est que le sommeil, tes paupières s’alourdissent alors que tu penses jurer une dernière fois, mort aux poètes qui croient détenir la vérité, tu souhaites la fin des arts pour une bonne fois pour toute te reposer. Tu t'effondre sans réellement en avoir conscience, rêvant de vide et autres terres ravagées par ton esprit.  Le silence te berce car tu le sais au fond, les livres n'ont pas ton impétuosité.

tag: rimbaud | notes: jsp

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