« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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“I will no longer mutilate and destroy myself in order to find a secret behind the ruins.”

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Caleb

Caleb Oxworth

feat PROJECT : Zed. | League of Legends.

Caractère

Caleb

Histoire

« Justice is coming to all of us, no matter what the fuck we do. You know, mankind's been trying to kill each other off since the beginning of time. Now, we finally have the power to finish the job. Ain't nothing gonna matter once those nukes start flying; we'll all be dust. This, lads, is called RATIONALITY.»

Le fracas des bottes sur le béton. Le claquement de sa cape dans l'air à chacun de ses sauts. Ses ricanements à la limite de l'insanité. Sa course puissante et lourde à la fois, conquérante et oblitératrice, qui le rapprochait pourtant à chaque foulée, chaque enjambée. Proche. Plus proche. Et avec la proximité venait son asphyxiante et exhilarating soif de sang, qui attirait toujours plus sa victime dans un univers aux teintes mornes, qui dévoraient sa réalité, dévoraient son avenir, ses espoirs. Un coup de feu, semblable au tonnerre, et le béton sur sa droite volait en éclat, projetant des échardes brûlantes, accompagnées d'étincelles vivifiantes.

Quel était ce sentiment d'impuissance qui opprimait le coeur de la jeune femme ? Elle avait beau pousser son corps à ses limites les plus poussées, il lui semblait impossible de distancer le funeste tueur sur ses talons. Comme s'il était aussi inexorable que la Faucheuse. Pire encore, il lui semblait qu'il s'approchait en permanence. Elle pouvait presque sentir son souffle chaud sur sa nuque. Sentir le tremblement du sol sous ses pieds, lié à son apparition. A la limite de son champ de vision, il lui semblait capter un jeu d'ombre tout à fait anormal. Ses poumons lui donnaient l'impression qu'ils se consumaient. Sa gorge était irritée. Son coeur cherchait toujours plus d'oxygène, en vain. Panique. Angoisse. C'était insensé. Comment ce type pouvait la suivre ? Il n'était même pas un coureur, aux dernières nouvelles. Il était insensé qu'il la poursuive, elle, qui ne faisait que transmettre des courriers. Pas qu'elle soit mauvaise. Mais qu'elle n'était pas notoire, contrairement aux autres. Coup de feu ; le sol sous elle se déroba alors qu'elle effectuait un bon prodigieux, franchissant le vide qui la séparait du prochain toit et...

Elle se heurta à son poursuivant.

*****

Le halètement de sa respiration emplissait son crâne. Sa pupille capturait la moindre parcelle de lumière lunaire, étrangement alerte. Le sens transmettait les informations au centre névralgique, qui les envoyait tout droit au cerveau. Les synapses les analysaient, froidement, sans rage, sans frénésie. Pas encore.
Mécanique parfaite du prédateur : la proie qu'il traquait laissait des empreintes profondes, aisément lisibles dans la neige. Et ses yeux, son cerveau, lui indiquaient que la piste était brûlante. La Bête aux yeux vides s'était élancé, traversant la nature en direction de sa proie. Il se rapprochait à chaque foulées, semblant s'arracher au sol, avec une vitesse inquiétante. Il n'aurait même pas eu besoin de voir pour suivre les traces. Son odorat suffisait, parce qu'il était d'une espèce supérieure à tout autre. Un chasseur parfaitement adapté. Une mécanique subtile et mortelle. L'aboutissement de siècles d'évolution.
Le gibier qu'il traquait courait. L'individu venait de franchir l'orée de la forêt, morne et intemporelle à cette époque de l'année. Les vents émettaient comme des hurlements, en se frayant un chemin à travers les branches garnies du sous-bois. La proie laissait derrière elle une piste claire, et nette. Une odeur musquée, de sueur rance. Malgré la chaleur accablante qui filtrait à travers son épais attirail, le soldat se plaisait à l'exercice de la course. Les chocs électriques traversaient son corps à une vitesse infernale. La pointe de son pied orientait sa course. La plante de ce dernier lui donnait l'appui nécessaire à l'utilisation de sa force physique terrifiante. Une nouvelle décharge neuronale, et le voilà qui se propulsait en avant avec une impulsion sauvage. Le harnais qui retenait son sac sciait ses trapèzes, sans même qu'il n'y prête la moindre attention. Il clouait son débardeur sombre à sa peau, ses massives rangers l'empêchant de se briser les chevilles à chaque foulée. Un treillis sombre restait insensible alors que ses mains écartaient les obstacles de son chemin. Les branches qui défilaient, cinglantes, cherchaient à le fouetter, comme pour le ralentir, alors qu'il accélérait progressivement pour atteindre une vélocité surnaturelle. Il fonçait à travers l'environnement forestier comme sur un terrain vague, son acuité visuelle incroyable lui octroyant une vision globale des obstacles qui se trouvaient sur sa route. Lorsque c'était nécessaire, l'Écossais réorientait sa course, et générait mentalement une nouvelle trajectoire.

Son corps réagissait à la moindre interaction entre son cerveau et ses pensées. Ses poumons se gonflaient et dégonflaient à une vitesse croissante, alors que sa consommation en oxygène atteignait son maximum. Repérant un roncier droit devant, il identifia d'un regard un potentiel appui, et il bondit. Sa main gauche attrapa la branche à proximité, alors que ses deux pieds se stabilisaient contre l'écorce de l'arbre. Une brutale pression, et il effectuait un nouveau saut prodigieux, l'élan offert par ce geste lui permettant de rapidement ré-atteindre sa vitesse optimale. Il était bon. Excellent, même.

Enfant, déjà, il était naturel chez lui de pourchasser les autres. Parce qu'il était bon. Et qu'il poursuivait instinctivement cette voie. L'oblitération des fuyards par l'imposition de sa suprématie physique à laquelle il était impossible d'échapper. Cible en vue. Alors que lui-même l'aurait cru impossible, il accéléra, ses muscles s'enchâssant les uns dans les autres pour former un parfait assemblage, ramassant sa masse comme un fauve, avant de se propulser en avant, le goût métallique du sang dans la bouche, l'avidité du "plus" dans l'esprit.

Après tout, il en avait toujours été ainsi. Il avait toujours dominé les autres. Naturellement. Instinctivement. C'était son droit, et son devoir, lui disait-on. De ne jamais échouer. Car il était prédisposé. Avait des facilités. Qu'il en soit ainsi. Et alors, il déchira les fourrés, un simple mouvement du talon éjectant un couteau aux normes militaires droit devant lui. Avec une dextérité surprenante, ses doigts se refermaient sur le manche en composite, le faisait tourner au creux de sa paume pour l'orienter vers le bas, et son bras s'armait. Il percuta le flanc de sa victime qui avait à peine eut le temps de le percevoir et de l'entendre qu'un éclat de terreur était né au fond de ses yeux. S'abattant avec une précision chirurgicale, la pointe de la lame perfora la cage thoracique entre deux côtes, pour venir transpercer le coeur du supposé adversaire, qui s'éteignit sur le coup.

Lentement, le Soldat se redressait, impavide, les alentours se brouillant comme un mauvais rêve, alors que la simulation prenait fin, la nouvelle étant accueillie par le tonnerre d'applaudissement des politiciens, qui fixaient le jeune adulte avec une avidité à peine dissimulée. Ainsi débuta le Cauchemar.

*****

Pliée en deux, elle venait de s'empaler sur le tibias de son poursuivant. Quand l'avait-il dépassée ? Cela faisait un mal de chien. L'onde brûlante de la douleur qui se répandait dans tout son épiderme. Elle roulait sur le flanc, observant la funeste figure nocturne de son oeil entrouvert, la vision trouble. Alors, c'était donc ça. Une armure renforcéee et luisante d'une lueur écarlate épousait les formes de son corps athlétique, ses cuisses constellées de poche dédiée au maintien des balles de fusil à pompe. Engoncé dans son étrange attirail, son visage était dissimulé par un ventaille intégral, et quand bien même l'astre de minuit n'avait pas décidé de renier cet individu, elle n'aurait pas pu percevoir ses traits. Et elle le savait. Un masque d'argent à l'expression faciale caricaturale, dépravée et dépouillée d'humanité, évoquant le dégoûtant pinacle de la technologie sur les pseudos méta-humain. Elle ne pouvait même pas percevoir son souffle. Respirait-il ? De toutes les rumeurs qui couraient à son sujet, aucune ne pouvait la convaincre. Un esprit ? Au trentième siècle ? Bah. S'il était employé par ce foutu gouvernement dictatural, il allait la coffrer, tout au plus.

Alors, pourquoi élevait-il l'un de ses deux énormes fusil à pompe à hauteur de son visage ? Les yeux exhorbités, elle comprit la gravité de la situation, les traits tirés par la terreur, un effroi sublimé. La scène se déroulait comme sous l'eau ; le regard glacial de l'homme se rivant sur sa proie, qui semblait être littéralement laissée sans défense. A cet instant précis, c'était comme si l'air tout autour d'eux se mettait à vibrer, comme prit d'une terreur incontrôlable. Accompagnant les frissons spinaux qui se répandaient le long des échines, vulgaire traduction de l'épouvante primale qui emplissait leurs poumons, c'était sans pareil. Il inspirait une terreur animale, un effroi sublimé. Une pression incommensurable, se dégageant de la simple présence de l'entité dont la malfaisance était littéralement éclipsée par l'imminente menace naturelle qui alarmait les instincts de survie. L'environnement crépitait d'une tension malsaine, comme précédant une tempête. Et cette angoisse s'imprimait lentement dans le psyché de la jeune femme, dont le regard était attiré par les inscriptions sur le canon des fusils. " RPNT ".

La réduire à néant avec une telle ferveur qu'un orchestre ne suffirait jamais pour jouer la composition qu'il s'apprêtait à jouer. Nul ne pourrait jamais interpréter l'hymne au carnage dont la première note fut jouée sur l'instant. L'ode d'une hécatombe.
Clic.


Elle allait mourir.

___________________________________

Bip.

C'était insupportable.

Bip.

Cet incroyable sentiment d'impuissance. Son corps était un océan de souffrance. Duquel il ne pouvait pas s'extirper. Les gens s'affairaient, autour de lui. Depuis combien de temps ? Il aurait bien été incapable de le dire. Il... Était devenu insensible à ce qu'il se passait autour de lui. Privé de l'ouïe. De l'odorat. Du goût. Il ne lui restait qu'un oeil de valide. Et une main, qu'il pouvait bouger au détriment de sa santé mentale, tant cela lui faisait un mal de chien. Il ressentait les vibrations de ce " bip " récurrent, qui lui permettait de compter, afin de ne pas devenir fou.

Huit milles sept cent quatre.
Huit milles sept cent cinq.
Huit milles sept cent six.

S'il l'avait pu, il se serait volontiers strangulé lui-même. La douleur distordait le temps à l'infini. Chaque seconde était comparable à une année. Et il ne parvenait pas à garder conscience longtemps. C'était un chaos total. Sa vie avait chaviré de l'idéal au cauchemar. A un enfer duquel il était incapable de sortir. Sa sanité s'effilait, se distordait, cédait du terrain. Qu'était-il sensé faire ? Observer les médecins s'affairer ? N'avaient-ils pas une technologique du troisième millénaire ? Incroyable. L'incompétence de ses congénères était incroyable.

Ces constats se muèrent en haine, au travers des jours. Des heures. Il s'agissait davantage d'un passe-temps que d'autre chose. Son corps était en pièces. Et il ne pourrait sans doute plus jamais marcher. Sans doute aurait-ce était préférable qu'il ne meurt après cette chute, alors même pas engagé chez " Ragnarök ". Pourquoi avait-il été téméraire et s'était-il mis en tête de faire impression en ramenant une Valkyrie à son séminaire ?

Vide.

Oh. Il avait encore perdu conscience. La perception du temps était une question de perspective. Mais plus il se laissait aller aux pensées malsaines, plus il passait vite.

Et lorsqu'il parvint à tendre la main vers l'homme richement habillé qui se frottait les mains à sa gauche, encadré par deux militaires, l'univers prit une toute autre dimension.

___________________________________

L'homme n'était plus rien qu'une statue de chair, taillée à vif par la lame de son implacable bourreau, vernie par le sang qui, quelques instants plus tôt, coulait dans ses veines. Golem frêle et difforme modelé par la dévotion d'un tortionnaire, il ne lui restait plus d'humain que le peu qui ne lui avait pas été arraché par l'acier. L'atmosphère était pesante, suffocante, comme imprégnée des malsaines intentions de l'Artiste. S'il avait été capable de parler, ou même de murmurer, il aurait sans doute levé les yeux au ciel et imploré son Dieu. Mais il semblait que ce dernier ne puisse lire sur les lèvres, ainsi il les remuait en vain, et souffrait en silence. Le poignard allait et venait sur sa peau, sous sa peau, lui arrachant, bien au delà de ses entrailles, sa dignité. Il attendait son dernier souffle comme un criminel sa libération, il rêvait sa délivrance comme on rêve de ses plus grands espoirs. Elle ne venait pas, toutefois : comme si la Mort elle-même, plus grande sadique que le monde ait portée, aimait à se faire désirer, à venir lentement, à pas feutrés, à petites enjambées, pour savourer la douleur des autres, plaisir pourtant bien humain. Le sourire glacial de son tortionnaire, ses lippes livides et pâles dévoilant un rictus carnassier, angoissant... C'était une peur primitive, qui continuait de le ronger de l'intérieur, une inquiétude viscérale, qui s'insinuait dans son être comme un serpent pernicieux, glissant dans son être comme l'once de folie qui semblait poindre. Un frisson qui grouillait le long de son échine. Une terreur sublimée, animale, primitive. Une sentiment d'injustice ; une rancoeur asphyxiante qui empêchait ses poumons meurtris de se gonfler, de s'emplir d'un oxygène sans doute porteur d'une odeur âcre, et propre au sang qui maculait tous les outils de son bourreau. Celui-ci allait et venait, comme ses couteaux, d'une table à l'autre, s'emparant de nouveaux instruments, sans que ses traits ne perdent leur tranchante cruauté. Lorsque ses iris céruléens s'abattaient sur lui, c'était comme si le hachoir d'un boucher labourait son épiderme déjà en pièces. Ils partageaient le froid de l'acier ; l'effroi de la mort. Si seulement il pouvait encore pleurer. S'effondrer. Mais il ne le pouvait plus. Sa gorge lui donnait l'impression d'être plus rugueuse que sa chair mise à vif et cherchant à cicatriser depuis plusieurs heures. Abandonné aux affres de l'agonie depuis une éternité. Plongé dans une semi-létargie, funèbre spectateur d'une scène bien trop morbide. Au même titre que sa vie, sa sanité s'étiolait. Et tout ce dont il avait pu se vanter de son vivant - car c'était bien son statut, un cadavre en sursis -, sa verve, son art de la rhétorique, sa naturelle humanité, lui étaient arrachés. Ne subsistait qu'une amère souffrance, et un fielleux sentiment résiduel de peine. Même le goût métallique du sang ne lui parvenait plus, sa langue sectionnée un peu plus tôt résidant sur une table adjacente, crasseuse. L'ouverture dans sa gorge avait été méthodique ; afin qu'il ne puisse s'étouffer du sang réagissant à la scission de l'organe, vidant sa cavité buccale. De temps à autres, son tortionnaire réajustait une curieuse lunette, dont l'utilité lui était bien inconnu. Il le maintenait presque artificiellement en vie, et ce uniquement avec des connaissances anatomiques. Au-delà d'un meurtre, c'était un crime contre la vie elle-même. Le Bourreau ne dissimulait même pas son exultation, se traduisant par de légers tremblements malgré sa précision chirurgicale. Il tiquait, par instant, comme si le plaisir insensé était proportionnel à la souffrance infligée à son patient. Aux mains de ce malade, la victime n'était qu'un pantin de viande. Et les lames continuaient de le lacérer, de le déchiqueter comme les griffes d'une bête corrompue. L'expertise aberrante, ajoutée à la dextérité horrifiante du meurtrier, n'avait rien de commun. Ce n'était pas une étude, ou une torture à proprement parlé. Simplement la déferlante de pulsions malsaines. Il s'attelait à la tâche avec une fascination macabre, les sillons tracés par les lames s'infectant presque aussi vite qu'ils étaient tracés. C'était une invitation à l'agonie, dans sa forme la plus pure. Une moisson sanguinaire, cruelle, hymne morbide jouée par un orchestre squelettique, une mélodie sépulcrale basée sur les craquements des os, le chuintement des couteaux, et le crépitement des flammes du brasero résidant au fond de la pièce. Les ombres dansaient, tout autour d'eux, sur les murs ternis, narquoises. Au-delà de l'exaltation du meurtre, il y avait un noir désir qui croissait au fond du tueur. Une bile noirâtre, qui emplissait son esprit, et enfiévrait son corps. Une rage viscérale qui grouillait dans ses entrailles, se déversant dans ses veines comme un feu vorace, une coulée d'acier fondu, qui forgeait et changeait son corps. Soudainement, l'auteur du carnage se figeait, ses traits se tirant sensiblement, alors que sur son faciès se composait une moue enfantine, contrariée. Il échangeait un regard avec sa victime, et ses yeux vitreux, pivotant d'un demi-tour, lui présentant son dos, s'éloignant de lui d'un pas avec une théâtralité tout à fait simulée. Ses jambes se fléchirent, alors qu'il s'emparait d'une masse énorme, la calant sur son épaule, se retournant vers son patient sans se défaire de cette expression de déception innocente qui contrastait affreusement avec la nature des actes précédant cette fin de soirée. Empoignant le marteau à deux mains, il traçait un arc-de-cercle désinvolte et loin d'être professionnel, armé d'un certain dédain. Suivant une courbe latérale, la tête du heurtoir broya dans l'instant le visage mutilé de l'homme, lui ôtant le temps de vie tout relatif lui restant. Grimaçant, il se hissait sur l'une des tables adjacentes, se débarrassant de sa lunette de travail et de la masse employée pour achever sa victime. Ses iris ocrés suivaient le mouvement des ombres projetées tout autour de lui par le brasero. Et maintenant que le son des lames et du sang coagulé qui jaillissait s'était tu, si ce n'était l'infâme gargouillis ayant succédé au meurtre en bonne et dûe forme, seul le crépitement du bois consumé par les flammes, aussi voraces et avides que leur écho mortel, juché son loin, subsistait. Glissant une main dans sa crinière, le jeune homme se redressait, étirant ses deux bras en liant ses mains au-dessus de sa tête, poussant un soupir d'aise. Celui-ci ne dirait plus rien. Que la chasse continue.

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J-1.

Arrivée d'X704K au complexe. X704K doit être contenu au sein du Secteur-135-861 du site principal. Tous les membres du personnel assignés au Secteur-135-861 doivent prendre en compte le Protocole-Narthex-861 et présenter un score de 83 ou plus à l’Examen de Compétence Standard de la Fondation (TFD-V.4) ainsi qu’une classification LR : Type-H d’Analyse de la Personnalité (PRK-V.5). Ils doivent aussi de soumettre à deux examens psychologiques menés par le Dr ████ Chancey. Indépendamment de son niveau d’accréditation, aucun membre du personnel n’est autorisé à se trouver sur le site sans une autorisation Narthex. En dehors des tests approuvés concernant X704K, l’accès au site est interdit aux membres de classes D, sauf expérience et entretien.

X704K doit être confiné dans une cellule avec une capacité de 1500L et stocké dans un caveau en béton de 8m x 4m x 8m doublé de plaques d'acier de 25,4 cm, résistantes à l'acide chlorydrique. L'accès à cette cellule est régulé par une chambre de décontamination externe avec des portes de sécurité en acier étanche aux gaz intérieurs. Les fenêtres d'observation sont construites en verre feuilleté à l'épreuve des balles de 10 cm d'épaisseur protégées par un grillage électrifié à 100 kV. Le taux d'humidité dans l'air est maintenu à 65% et la température est maintenue à 18° C. Le spécimen est surveillé par des caméras infrarouges en toutes circonstances. X704K doit être maintenu sous traitement dans une position agenouillée, enchaîné à l'intégrité du sol. Soixante (60) centimètres d'eau doivent remplir la cellule étanche en permanence, dans le but de restreindre les potentiels mouvements de X704K, et de fatiguer ses muscles en permanence. Les membres du personnel ne doivent pas entrer en contact avec X704K. Les membres du personnel doivent respecter le périmètre de sécurité de 40m autour de X704K ; celui-ci ne peut être franchi uniquement par des membres du personnel de classes D dans le cadre d’expérimentations contrôlées. Les membres du personnel de niveau 3 et moins qui enfreignent le périmètre de sécurité sans raison valable se verront administrer un amnésique de classe A. Toute tentative de X704K visant à se déplacer, à parler, ou à forcer le confinement doit être immédiatement stoppée avec la force rendue nécessaire par les circonstances. Le personnel ne doit pas parler à X704K, de peur de provoquer un état de rage. Toutes les personnes non autorisées qui tentent de communiquer avec X704K seront maîtrisées et neutralisées par la force. En raison de ses fréquentes tentatives de rupture de confinement, des difficultés de confinement et de neutralisation qu'il présente, et de risques élevés d'exposition de l'existence de la Fondation, X704K doit être contenu dans le site-██, dans le secteur cité ci-dessus. La Fondation utilisera au mieux ses ressources pour maintenir les terres situées dans un périmètre de cinquante (50) kilomètres libres de tout développement humain. Une mise sous sédatifs lourds de X704K est requise avant toutes interactions, incluant le transfert entre deux cellules et les expérimentations qui peuvent avoir lieu.

En cas de rupture de confinement, X704K doit être traqué et récupéré en mobilisant toutes les forces d'intervention mobiles disponibles, et aucune équipe de moins de sept (7) membres n'est autorisée à l'affronter. X704K ayant une apparence humaine, il semblerait que son désir de liberté soit plus aigue encore que chez l'espèce à laquelle il ressemble.

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Addendum 704-B: Fragment de l'enregistrement :
Dr. ██████: Maintenant, pourquoi avez-vous tué ces hommes ?
X704K: (Pas de communication verbale)
Dr. ██████: Si vous ne parlez pas maintenant, nous allons vous retirer de cette zone et vous remettre dans-
X704K: (Incompréhensible)
Dr. ██████: Pardon ? (tente de rapprocher le microphone)
X704K: (Incompréhensible)
Dr. ██████: Parlez plus fort. (Au personnel D-085) Rapprochez le micro.
X704K: Ils étaient… (Incompréhensible)…
Dr. ██████: (Au personnel D-085) Ce microphone n'a pas beaucoup de puissance, rapprochez-le !
Personnel D-085: Sa gorge est défoncée mec, regardez-le ! Il ne parle pas- (X704K le fait chuter, et le lui brise la nuque avec une aisance déconcertante.)
X704K: (s'attaquant à D-085, dans une sorte de frénésie) …Ils étaient… répugnants…
Dr. ██████: (Quitte la salle, ordonnant un test à base d'électrochocs puissants et potentiellement létaux.)
< Fin de l'enregistrement. >

Résultat du test-J-1 sur X704K:
X704K est exposé à des ondes électriques violentes. Les lumières de la cellule de confinement s'éteignent, et restent éteintes pendant 5 minutes. Aucune tentative d'effraction n'est signalée, et l'intégrité de la cellule est conservée. Les lumières sont rallumées. X704K ne montre aucun signe de vie. Un Classe-D est envoyé pour vérifier l'état de X704K, avec deux agents comme superviseurs. Le Classe-D entre dans la cellule et avance de trois pas avant que X704K ne se lève brusquement et l'attaque. X704K s'échappe ensuite de sa cellule et tue un des Agents. L'Agent restant meurt en marchant dans une flaque mal évacuée et encore imprégnée des décharges létales.

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Première Occurrence, J-1, ██-██-████: gérée par : l'Agent ███████, l'Agent ███, l'Agent ████████ (Mort Au Combat), le membre du Personnel D-129 (Mort Au Combat), le membre du Personnel D-027 (Mort Au Combat), le membre du Personnel D-173 (Mort Au Combat), le membre du Personnel D-200 (Mort Au Combat), le membre du Personnel D-193 (Mort Au Combat), l'Agent █████ (Mort Au Combat), l'Agent ██████ (Mort Au Combat).

X704K sera maîtrisé  quinze (15) kilomètres plus loin, après avoir traversé le mur d'enceinte en se mutilant gravement par la même occasion, sans avoir l'occasion de tuer plus d'individus. Les occurences ne seront plus signalées, car ne coûtant que des biens matériels et des vies dispensables. L'épuisement le fera s'effondrer dans les champs avoisinnant, où il sera récupéré, et confiné de nouveau. Fin du J-1.

*****

J-5.

Addendum 704-T: Enregistrement:
Dr. ██████: Courbes d'activité cérébrale absurdes, observées chez X704K. L'unique facteur commun est un antécédent de trouble dissociatif de l'identité. D'autres expériences sur le cortex préfrontal avaient causé une dégradation du sentiment identitaire. Mais cette fois, les résultats sont surprenants. Les pensées suicidaires des personnalités secondes deviennent des attaques contre la personnalité principale. Quand la conscience de soi diminue, une forme de stase apparaît. Comme deux créatures opposées contraintes de vivre ensemble. Dans une haine éternelle l'une de l'autre... Le dossier du sujet évoque un retard de développement, ainsi que des problèmes de communication, de cognition sociale et de comportement répétitifs. Signes de synesthésie manifeste. La généalogie évoque une forte sensibilité aux stimuli extérieurs avec capacité d'adaptation. Cela ne fait plus aucun doute... Il est compatible.
< Fin de l'enregistrement. >

Rapport d'Expérience T-98816-oc108/682 :

X704K est introduit dans la cellule de test. Dr. Funérailles est introduit dans la cellule de test. Lui et X704K se regardent mutuellement pendant approximativement trois minutes, le sujet étant sous lourds sédatifs, son organisme ne réagit pas immédiatement. Dr. Funérailles recule lentement pendant que X704K continue de le regarder, et tente d'ouvrir la porte de la cellule de test, qui semble verrouillée. Dr. Funérailles lance de nombreuses injures, et attache un appareil inconnu à la porte, tout en fixant X704K. Celui-ci continue de le fixer. Dr. Funérailles fait exploser une petite charge explosive sur la porte, créant une brèche de confinement, et sort de la cellule. X704K continue de fixer Dr. Funérailles. Ce dernier active les portes secondaires de blocage urgent et déclare une situation de confinement partiel. X704K ne réagit pas. Dr. Funérailles se dirige vers le centre d'observation de la cellule.

Deux minutes plus tard, X704K tue le Dr. ███████, qui était superviseur de l'expérience, en lui éclatant le crane contre le panneau de contrôle, et ce, sans sortir de la cellule de tests. Les doigts de X704K ayant profité d'une faille dans le tableau de contrôler pour le traverser, saisir sa proie malgré le fait qu'il ne la voyait pas, et le tuer d'un unique coup, en lui fracassant la tête contre les circuits électriques. Le Personnel d'entretien sera sévèrement réprimandé.

Rapidement maîtrisé à l'aide de gaz, X704K sera enfin exploité comme il se doit. Bien que son cerveau ai déjà été étudié, c'est désormais sa capacité d'auto-régénération, qui sera étudiée au sein du complexe.

*****

J-8.

Addendum 704-U: Enregistrement:
Dr. Funérailles: Ces données ont une valeur inestimable. X704K est une avancée phénoménale, sur le plan biologique. Il dispose de la capacité de régénérer son ADN par duplication suffisante, l'excitation accrue des duplications cellulaires ayant pour effet de considérablement améliorer la réparation des tissus endommagés dans leur intégrité, et déployer une force terrifiante. Pas de cicatrice. De séquelles. C'est comme si... L'organisme n'avait jamais été détérioré. Et il présente une augmentation significative, presque effrayante, de l'efficacité du système immunitaire humain, d'après nos dernières injections de sérum. Lors des tests du liquide sur des sujets animaux, les bactéries hostiles et agents viraux ont été détruits immédiatement. De nombreux reptiles et des oiseaux n'ont pas été touchés, tandis que les primates supérieurs ont connu les mêmes avantages que les humains. Était-il ainsi de naissance, ou est-ce lié à ce que le Complexe précédent lui a fait subir ?
[Longue pause.]
Dr. Funérailles: X704K semble être dans un état mental lamentable. Je suis tellement fasciné par cette entité que je crois bien que je commence à éprouver de l'affection pour lui. Cela me peine, qu'il ne soit même plus capable d'entrer dans ces frénésies, ces coups de sang si caractéristiques et propres à son intégrité. Ceci dit, je soupçonne le fait que ça ne soit qu'une façade. X704K est en perpétuelle évolution. Les sédatifs jusque là utilisés perdent de leur effet, obligeant le Personnel à changer d'infusion. C'est comme s'il attendait le bon moment pour se déchaîner. Cette clé renferme tout ce que nous avons pu apprendre sur X704K en huit jours. Et je suis persuadé qu'il en reste beaucoup à apprendre. Ce premier rapport sera... [coupure brève, alors qu'une série de coups de feu et de hurlement résonnent, ainsi qu'une alarme. Le Dr. Funérailles enregistre, s'empare de la clé USB, et sort du champ de l'écran, qui filme le vide un long moment. Puis, brutalement, le mur extérieur explose, mettant fin à la capture de la caméra.]

< Fin de l'enregistrement. >

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17 : On attend l'arrivée du fourgon.
1 : Reçu. Le colis ne tardera pas à arriver. Ramener 44 au Centre dès que ça sera fait.
32 : Copy.

*****

[cf: Plus bas. Limite autorisée dépassée ou je ne sais quoi.
La suite, donc, qui comble ce trou-ci.]
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Somme toute, le Monde n'avait pas changé. Leurs acteurs principaux avaient certes tiré leur révérence, seulement pour être remplacé par d'autres individus de la même espèce. Leurs outils, et leurs armes, également, avaient changé. N'était-il pas bien placé pour le savoir ? L'apogée de la technologie, et de la biologie, de son époque. Dont l'esprit, la volonté, la psychologie, avaient été réduits à néant, de sorte à le transformer en molosse baveux et obéissant, docile. Un véritable puzzle qui n'avait plus aucun désir, transformé en carcasse vide et gelée, ayant pour seule et unique fonctionnalité d'obéir à tout, et n'importe quoi, du moment que l'ordre lui était donné.

Alors, que foutait-il ici, sous cette pluie diluvienne, engoncé dans son armure luisante et futuriste, au milieu d'une rue dont il ne connaissait rien, et où les multiples capteurs de son attirail semblaient être complètement déroutés ? Aussi, faute de recevoir la moindre instruction, il restait là. Debout. Inerte. Le regard dans le vide. L'eau dégoulinant sur sa cuirasse de métal composite qui protégeait son épiderme blafard du froid avec l'avarice d'un dragon, ne réagissant même pas quand une silhouette s'approchait de lui d'une démarche chaloupée, assurée, un immense sourire plaqué sur les lèvres.

En un sens, le Cauchemar prenait fin.
Ou alors, ne changeait-il pas simplement de tortionnaire ?

Eh. Joker ? Je sais jamais réellement quoi mettre dans cette section.
Je fais du RP depuis environ 9 ans, ce qui ne m'empêche pas de toujours être un amateur, à mon sens.
Mes différents pseudonymes sont Alterion/Havoc/Pélican.
Et je suis moyennement serein concernant ma validation, puisque j'ai oublié une blinde de détails vis-à-vis du personnage, je suppose. q_q
Notamment le système de chargement de l'armure, l'incapacité du personnage à être conscient sans ladite " dose " /drogue, etc. Si j'en ai l'occasion, je suppose que je développerai en RP.

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Acculé. Vaincu. Défait. Celui qui était voué à être le Prédateur Alpha, surpassant toute autre entité surnaturelle qui arpentait ce monde torturé et tourmenté, était dos au mur, à genoux, braqué par une multitude de fusils d'assauts, des ordres fusant d'un côté à l'autre du rang de soldat qui le gardait en joue.

Le sifflement suraiguë lui arracha un grondement douloureux. Cette fréquence sonore qui vrillait ses tympans, déchiraient son psyché, le déformait intérieurement. Qui s'attaquait aussi bien à son corps qui, soudainement, laissait déferler une vague de souffrance insoutenable, cette drogue brûlante qui consumait son être se répandant dans sa veine à une vitesse affolante, dévorante. La détente fut pressée, et une balle perfora son épaule, s'immobilisant dans la chair meurtrie. L'acier déchira son intégrité physique. La puissance du choc lui fit faire un pas en arrière, alors que du sang jaillissait déjà de la plaie, le liquide carmin rendant le tissu de son débardeur noir graisseux, en plus de le tâcher de sombre. Sous les yeux ébahis et horrifiés de l'assemblée, Caleb enfonça son index et son pouce dans la blessure, et extirpa la balle en grognant. La douille heurta le sol en même temps que l'acier projeté par le canon, teinté d'écarlate. Son bras gauche était légèrement ballant. Et rapidement, la chair autour se mit à grouiller. De concert avec les battements du coeur des humains tout autour, c'est comme un choeur sombre s'était mis à réciter leurs prières funestes, une mélopée sépulcrale matérialisant la crainte de voir à nouveau le monde trembler sous les vents de la rage du Prédateur formé et entraîné à réagir lorsque ce son résonnait dans son cerveau. Dont le regard assassin se releva pour se braquer sur ses opposants. Les commissures de ses lèvres s'arquèrent, ses lippes dévoilant un immense sourire qui prit la forme d'un rictus prédateur en forme de lame de faux. Ils n'avaient pas porté un coup mortel, retenu par un instinct et un concept humain, patientant pour apporter torture et souffrance sur sa personne, n'est-ce pas ? C'était leur erreur. L'instant suivant, lame et fusil du soldat s'élevèrent, accompagnant le macabre spectacle de concert de craquements osseux et sonores. Une mélodie sordide, au même titre que la Créature, tout droit sorti de l'Enfer le plus tourmenté qui soit, se dressant achevant d'éviscérer sur place l'homme le plus proche. Son couteau dégoulinait, la chair de la dépouille gonflait et explosait, et les vêtements réduits en lambeaux glissaient au sol, épars. La Bête se dressait, du haut de son mètre quatre-vingt trois de férocité pure et simple. De cruauté. Son arme scintilla en captant et réfléchissant la lumière de lampes maladives qui l'éclairaient, renforçant son aspect d'aberration arrachée aux entrailles de la terre. Et sa masse musculaire se ramassa. Ses iris luisants d'une rage viscérale se braquèrent sur les antagonistes, pétrifiés d'effroi pour certains, hurlant à l'apparition du Diable pour d'autres.

L'instant suivant, la Bête bougea. En contraste total avec son calme mortel préalable, son sang-froid mécanique, il semblait animé d'une fureur vindicative, et bestiale, d'une hostilité angoissante nuancée d'un désir noir d'annihilation. La lame, dans sa main, s'était transformée en tempête d'acier et de douleur ; arc de lumière vive de mort pourpre, engagée dans une célérité tranchante dont les assauts frénétiques, implacables, et répétés, taillaient cruellement leurs victimes en pièces de chair méconnaissables. Chacun de ses coups trahissait une maîtrise inquiétante. Une suprématie absolue, une prestance royale qui éclipsait même l'opposition du groupe armé. Il était une force phénoménale, lancée dans une frénésie de carnage, ses grondements de rage et douleur agissant comme autant de défaites cuisantes sur le moral inexistant des adversaires aux yeux desquels surgissait le châtiment d'un Dieu courroucé. C'était une peur primitive, une angoisse animale, un frisson glacé qui courait sous la peau comme un ver insidieux, le long de l'échine. Son arme s'élevait et s'abattait à une cadence soutenue, comme le hachoir d'un boucher rendu fou, libérant des torrents de sang, se répercutant comme une symphonie de brutalité et d'audace dans la pièce dévastée, n'abandonnant que des cadavres lacérés, déchirés, des poupées de viande cassées par un enfant colérique, face contre terre, la vie fictive qui avait été insufflée dans leurs dépouilles leur ayant été retirée. Une moisson sanguinaire, cruelle, hymne morbide jouée par un orchestre squelettique, une mélodie sépulcrale basée sur les craquements des os, le fracas des armes, et le crépitement des coups de feu. Au-delà de l'exultation de la bataille, il y avait un noir désir qui croissait au fond de l'Arme. Une bile noirâtre, qui emplissait son esprit, et enfiévrait son corps. Une rage viscérale qui grouillait dans ses entrailles, se déversant dans ses veines comme un feu vorace, une coulée d'acier fondu, qui forgeait et changeait son corps. Les hommes étaient comme happés par cette danse de métal, ce tourbillon de violence, cette valse martiale impitoyable, incapable d'identifier clairement la menace à cause des lumières qui faiblissaient, ou se balançaient de droite à gauche, secouées par une secousse adjacente. Son arme chantait, broyait, brisait, fendait, répandant entrailles et organes. La maigre étincelle de vie torturée et distordue insinuée en ces dépouilles massacrées était balayé par un ouragan de destruction.  Ce qui était frappant, dans cet affrontement, c'était l'absence paradoxale de chaos. Comme si tout était paramètré, calibré. Une mécanique huilée et inhumaine, dont toutes traces d'erreur, toutes marges de faux-raccord avec le reste de l'art de la guerre, avait été supprimé. Des giclées de sang coagulé peignaient le tableau sinistre du champ de bataille, tout autour de la Bête dont un soudain fou rire démoniaque emplit l'endroit, déserté par toute vie si ce n'était son existence viciée. Un virtuose du meurtre n'usant que des dégradés d'écarlate.

Lorsqu'il franchit le seuil du bâtiment, s'engouffrant dans le fourgon noir, son expression était redevenue placide.

*****

La porte arrière du fourgon s'ouvrit, au milieu du désert Mexicain. L'immense boîte d'acier renforcée réfléchissait les rayons ardents d'un astre solaire asphyxiant, dominant l'étendue aride de sa suprématie tyrannique. La silhouette aux contours rendus ondulants par la canicule dévorante s'immobilisa, sur le marche-pied du fourgon. Déjà, son oreillette crépitait. La musique en fond sonore voyait son volume diminuer, alors que la voix bienveillante d'une femme l'incitait à descendre de son perchoir. Portant l'une de ses mains en visière, protégeant ses yeux azurés et étincelants de l'éclat agressif de l'étoile diurne, le jeune homme faisait un pas vers l'avant, chutant abruptement sur ses deux pieds jusqu'au sol. Le sable formant de petits cratères, véritable coussin amortissant le coup, le choc dû à son poids se répartissant de façon égale dans ses mollets proéminents et puissants. Ses deux puissantes rangers noires, elles, ne bronchèrent pas, s'ancrant profondément dans l'océan doré du désert. Pas la moindre remarque, le moindre soupir, malgré la chaleur accablante, véritable affliction, qui s'abattait sur lui et l'enveloppait, avare d'humidité, capable de dépecer sa peau si fine pour s'emparer du contenu de cet épiderme si fragile et de s'en abreuver. A sa hanche pendait un revolver huit coups de gros calibre, le barillet chargé, prêt à en découdre. Le long de sa cuisse, une épaisse et longue lame, semblable à une machette si ce n'était ses dimensions plus fines et acérées qui démentait cette hypothèse, l'orientant plutôt vers une arme de contact destinée à la perforation propre et sans bavure. Un treillis militaire, accompagné d'un débardeur noir qui se gorgeait peu à peu d'une transpiration tout à fait naturelle, en raison de la canicule qui transformait les bourrasques d'un vent trop rare en rafales hurlantes et lacérantes, cherchant à déchirer un faciès inexpressif, indifférent, trahissant une concentration intense et dévorante. Un harnais ceignait la ceinture abdominale, les trapèzes, et les obliques, permettant à ces derniers de mieux absorber les coups en les forçant à se raidir en permanence. La musculature développée du jeune homme s'allait parfaitement avec l'image idéalisée de l'adulte militaire parti en territoire ennemi, avec comme seule volonté celle de servir sa patrie.

A ceci près qu'il n'était ni mexicain, ni soldat, ni volontaire.

Deux soldats le flanquèrent, dès lors qu'il toucha le sol, le laissant dans son expression glaciale, fermée, hermétique, en franchissant la distance qui le séparait d'un autre fourgon. Oh, bon sang, n'était-il qu'un animal, au final ?

Tant qu'il recevait sa dose, au final, cela importait peu.

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Le souffle qui franchissait ses lèvres sonnait comme un glas aux oreilles des vermines grouillant tout autour du Prédateur Alpha, dont les yeux usuellement mi-clos étaient grands ouverts, presque exhorbités, imprégnés d'une lueur froide et féroce, d'une sombre splendeur. Comme en transe, ses épaules avachies, sa démarche nonchalente et désinvolte disparaissant au profit d'une posture conquérante, dominatrice. Cela transparaissait même dans l'atmosphère ambiante, qui se chargeait d'une tension électrique et malsaine, l'ambiance crépitant comme en précédant l'arrivée d'une tempête. Où était passé l'Écossais innocent et passif qui contemplait les plantes en passant par ici chaque matin ? Dans la pénombre naissante du début de soirée, une chasse prenait forme.

Son expression placide demeurait. Seulement, elle contrastait désormais affreusement avec son regard vide et meurtrier. Hermétique à tout sentiment, détaché de la réalité, véritable spectateur de son existence. Doucement, il portait une main à sa joue, tâtant la peau meurtrie par le coup de poing qu'on venait de lui asséner, le faisant vaguement tituber. C'était ces déchets, qui avaient levé la main sur lui ? Son regard fauve perfora la cage thoracique de son premier opposant, désormais aussi pétrifié que ses comparses, avant de remonter vers son visage, fixant ses traits gras et anodins. Ses lippes hâlées s'entrouvraient, et son souffle devenait sonore, rôdant et teintant contre l'ivoire de ses dents, devenant un véritable écueil d'une mer houleuse et chaotique. Intellect froid, mécanique. Analyse adroite, experte. Imperturbable. Glacial. Car nul n'entrave la réflexion mathématique d'une véritable arme biologique calibrée pour l'extermination pure et simple de ses opposants, nullifiant l'opposition.

Doucement, Caleb inclinait la tête de côté, alors que le picotement brûlant de la douleur atteignait son cerveau, qui traduisait la sensation, dubitatif, à son hôte.

A cet instant précis, c'était comme si l'air tout autour d'eux se mettait à vibrer, comme prit d'une terreur incontrôlable. Accompagnant les frissons spinaux qui se répandaient le long des échines, vulgaire traduction de l'épouvante primale qui emplissait leurs poumons, c'était sans pareil. Il inspirait une terreur animale, un effroi sublimé, au moment où le combat s'engagea. Une pression incommensurable, se dégageant de la simple présence de l'entité dont la malfaisance était littéralement éclipsée par l'imminente menace naturelle qui alarmait les instincts de survie. Et cette angoisse s'imprimait lentement dans le psyché des témoins. Oui, il allait les tuer. Tous les tuer. Au moindre faux pas, il les tuerait tous. Sans exception.

Ses veines s'embrasèrent. Son être tout entier s'ancra dans ses instincts primitifs. Sa prestance gonfla, lugubre augure de carnage. Son désir de destruction, son appétit pour la violence, ne fit que croître, lui nouant les entrailles. Sa rage viscérale paralysa sa langue, alors que son être tout entier semblait se rétracter. Ses muscles s'enchâssaient les uns dans les autres, formant une mécanique parfaite et absurde. Ses iris devinrent acérés. Sur son front jaillissaient les vaisseaux sanguins. L'apogée de sa colère. Doom était libre. Il allait lui arracher la moindre once d'humanité. Le déposséder de son existence même.

Décharge neuronale. Impulsion sauvage.

Battement de coeur.
Où était-il, déjà ?

Sa célérité était telle que même en cherchant à réagir à temps ; même en ayant perçu très clairement ses intentions, il semblait impossible à arrêter. Il avait brisé la distance le séparant de sa cible avec une aisance déconcertante, enfonçant la garde de la racaille encore figée ; une facilité surnaturelle. La scène se déroulait comme sous l'eau ; le regard glacial de Doom se rivant sur sa proie, qui semblait être littéralement laissée sans défense, comme agissant au ralenti par rapport à cette entité inquiétante qui filait et tranchait l'air, transformé en une pensée pure, d'une simplicité foudroyante, qui s'imprimait dans le coeur et l'âme comme une certitude des spectateurs.

Douleur insupportable, alors que le tibias d'Oxworth fendait l'air comme un couperet, horizontalement, s'abattant directement avec une froide maîtrise entre la cage thoracique et les hanches de sa victime, droit dans son flanc. Choc électrique ; le temps que l'onde de douleur brûlante se répande dans les nerfs sensitifs de l'homme, dont la posture vacille à cause de l'impact, un coup de coude venait le cueillir au menton, sa mâchoire émettant un craquement dérangeant. Seulement alors, son avant-bras se détendait comme un ressort, et le revers de sa main, phalange comprise, explosait brutalement en plein faciès du fonctionnaire, achevant la démonstration martiale avec une dextérité pétrifiante, et une rapidité d'exécution tout bonnement absurde.

L'homme s'effondra. Le regard vitreux. Il n'était pas humain. Seule sa malveillance inquiétante en était la caractéristique, avec son apparence. Le reste - tout le reste - appartenait à une bête féroce dont l'éclat cruel régnant au fond de ses iris lupins d'une clarté primitive évoquait déjà un funeste destin. Les Chinois sortirent enfin de leur torpeur létargique, s'arrachant à l'effroi sublimé qui paralysait leur esprit, réagissant brutalement à l'assaut qui s'était déroulé en l'espace d'une seconde.

L'aura sauvage du soldat noircissait à vu d'oeil, couvrant la scène comme une nappe de plomb insupportable. Il était impossible de soutenir son regard électrique. Ni même de le regarder directement. Le temps de cette rencontre, il était devenu leur pire cauchemar, même si leur fierté masculine les empêchait de le discerner, trop peu à l'écoute de leur instinct de survie. Nul n'avaient la moindre idée de ce qui se déroulait ici. C'était un bien un massacre, qui se profilait à l'horizon.

Tristement, ils étaient le bétail.

C'était une toute autre créature. Ces émanations de destruction pure et simple. Cette épouvante primitive, inspirée par sa seule présence. Qui était-ce ? Caleb ? Ou plutôt, Doom ? Chaos, tumulte, carnage. Tant de définition pour ce fléau bipède. Le sang se heurtait à ses tempes, créant une cacophonie sonore insoutenable. Un orchestre squelettique, jouant une mélopée sépulcrale et funeste, prémice d'un cataclysme s'approchant au même rythme que les racailles. Son regard suivait les vermines, qui essayaient de communiquer avec lui. Mais il était sourd. Rendu ivre par l'excitation. La sombre exultation liée à l'approche du combat. Ses iris rayonnaient d'une férocité aberrante. Une haine irradiante de dégoût et de mépris pour l'existence même de la réalité. Mécanique subtile ; une impulsion sauvage le faisait reculer, évitant le swing dévastateur d'une batte qui aurait brisé son crâne avec aisance. Mais déjà, il revenait, brisant la distance. Avec cette même agilité, cette vélocité féline insensée. Doom changeait. Il mutait en quelque chose d'autre. Son corps était indiscernable. Déjà, il était encerclé. Déjà, l'assaut des misérables volait en éclat. Il bloquait, évitait, avec une précision chirurgicale absurde. Comme si il avait une vision globale du combat. Une acuité visuelle surprenante. Une valse martiale s'engageait. Et l'ancien détenu se mouvait sans le moindre geste superflu. Ce qui était frappant, dans cet affrontement, étant sans doute l'absence paradoxale de chaos. Comme si toute chose était calibrée pour obéir à l'intellect froid et guerrier du soldat.

Une dextérité incompréhensible. Une force hors du commun. Une maîtrise telle que tous ses enchaînements donnaient l'impression d'avoir été répétés un nombre si important de fois que toute leur humanité, leur marge d'erreur, avaient été bannies. Un homme brisa la formation, armant ses épaules pour décocher un nouveau swing de batte. Les genoux du Spectre se flèchirent avec une coordination surprenante, puisque l'homme n'avait quitté son angle mort qu'un instant. Ses hanches effectuèrent une brève rotation, alors que son épaule et tout son poids accompagnèrent son poing. Le coup qui atteignit l'opposant de X704K au flanc l'arracha à la gravité et au monde terrestre, avec une puissance absurde, qui n'était en rien comparable à celle d'un peu plus tôt, qui ne semblait en être qu'un vestige dépassé d'une époque révolue. Non. Ce qui le faucha au flanc, explosant comme une onde de choc, semblait appartenir à une entité toute autre. L'aboutissement d'années d'évolutions, l'apogée d'un prédateur alpha implacable dont la vigueur résultait d'une abyssale soif de meurtre liée à une virtuosité morbide dans l'art du carnage, ainsi qu'une haine dévorante, l'arrachant à son oisiveté pour le replonger dans sa perpétuelle recherche de suprématie.

Sa main libre fendait l'air, transperçant la garde d'un autre adversaire avec la même efficacité qu'une lance de lumière. Compression de la carotide ; réduction de l'apport en oxygène. Bien sûr, à en croire la force de la poigne qui s'exerçait sur le cou de sa victime, ses doigts auraient été capable de briser os et métal indifféremment, véritables étaux desquels il était impossible de s'extirper. Une lugubre et sanglante moisson était sur le point de se dérouler ici, et maintenant. L'espace d'un instant, il conservait cette posture statique, profitant de la stupéfaction de ses adversaires, pétrifiés de surprise face à l'incroyable démonstration de talent martial de leur opposant, alors qu'ils comprennaient lentement l'ampleur de la situation, reculant à pas lents, terrorisés par la suprématie suffocante dont exhalait l'arme biologique.

« Total victory is scoring an easy win by doing what you always do.
Shall we start the massacre? »


Ses poumons s'emplirent avec une lenteur théâtrale, alors qu'il plissait les yeux, ses mollets se tendant, sa musculature se ramassant, prêt à se servir de l'homme immobilisé comme d'une arme pour tous les massacrer, semblable à un boucher rendu fou. C'était insupportable. Ce sentiment de supériorité écrasant dont il exhalait. Comme s'il pouvait éteindre la vie de ses victimes avant même que leur coeur ne batte. Ce type n'était pas un homme de loi. Un flic. Un soldat. Ou quoi que ce soit de naturel. Il transpirait de cette noirceur si rare et caractéristique des individus voués au meurtre, instinctivement. Sauf qu'il n'aspirait pas au meurtre. Car il en était devenu quotidien. Aisé. Ridiculement banal. Nullifiant l'opposition.

Un héraut du carnage, harnaché seulement par des lois qui semblaient peiner à restreindre ses pulsions de massacre et de violence. Un génocide personnifié.

Cependant, un faisceau de lumière le harponna, et Doom se figea en entendant une voix en chinois, qu'il mit plusieurs millisecondes à comprendre, relâchant sa prise sur le jeune adulte qui tombait à genoux, à deux doigts d'asphyxier. Les racailles ramassèrent leurs blessés en prenant la fuite sur-le-champ, alors que Caleb pivotait doucement vers son interlocutrice, dégageant toujours cette présence oblitératrice. Se protégeant de la lumière, il brandissait son avant-bras devant ses yeux. Vêtu de son habituel blouson en cuir, de son jean délavé, de ses massives rangers, et d'une chemise aux manches retroussées et à la cravate mal lacée, il conservait cette espèce d'innocence intemporelle qu'aurait eu un enfant face à une société qu'il ne parvenait pas à appréhender, totalement immature. Lorsqu'il reconnut le visage de la jeune fille, un éclair de lucidité filtra au travers de l'océan de rage qui le caractérisait, ses veines retrouvant leur lit originel, alors qu'il inclinait doucement la tête.

Oh. Sa patronne. Elle n'avait pas tort. Elle ne lui avait pas donné l'ordre de se débarrasser d'eux. Ni de se défendre. C'était inadmissible. Les bras du soldat retombèrent mollement sur ses flancs, alors qu'il reprenait cet air absent, spectateur, livide.


Un regard par-dessus son épaule.

« L'homme qui tue trop d'hommes devient un jour un Dragon.
Un monstre qui couvre le sol d'or, et vole dans les cieux par son influence.
Devenant de plus en plus violent, il comprend de moins en moins le langage humain.
Les hommes ne tolèrent pas l'existence de Dragons dans ce monde.
C'est pourtant eux qui l'ont créé. Tuer un dragon est le plus grand des honneurs.
Combien d'hommes as-tu tué, Caleb ?
Le sol n'est-il pas inondé de leur sang ?
A quel point es-tu devenu violent ?
Au final, n'en es-tu pas devenu un ?
Un... Dragon. »

Sourire en lame de faux.
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Histoire postée en deux post distincts en raison de la limite autorisée de caractères. Navré pour le dérangement !
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Demi-Inuit originaire de Kaktovik, Naga a longtemps été un chantre de la culture américaine, avant d'éprouver une certaine culpabilité à l'idée d'avoir bien hâtivement rejeté la culture inupiat de sa mère. Désormais, Naga désire se racheter et trouver un moyen pour son peuple de vivre en accord avec ses traditions.
En pratique, Naga est plus un hypocrite cherchant à apaiser sa confiance qu'un Altermondialiste convaincu, mais il a toujours su se débrouiller pour éviter que quelqu'un lui en fasse la remarque...
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Bienvenue. I love you
Mon dieu, mais combien de temps as-tu passé à tout écrire ? Tout cela force le respect. I love you
Je le reconnais, je n'ai pas encore eu le temps de lire, mais je t'assure que la longueur n'est pas du tout un problème pour nous, on aime les fiches longues. Mais ce soir au plus tard, ce sera lu et commenté, promis. I love you




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Aces

il était un de ces monstres qui sommeillent dans vos placards d'enfance. un homme brisé par l'existence, qui s'était réfugié dans un personnage pour annihiler ses souffrances. et pour seung joo, le temps passa. c'est désormais un garçon capable de s'adapter, et qui de plus en plus s'adoucit. la violence qui l'environne s'apaise progressivement. bientôt, croit-il, il trouvera l'équilibre qui lui offrira la clé du bonheur.
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Bienvenue parmi nous. I love you Eh bien, je crois que tu détiens le record de l'histoire la plus longue, là (ou alors la seconde, mais à vu d'œil je dirais que non). Respect, parce que ça prend du temps pour écrire, tout de même. En fait la question que je me pose, c'est plutôt depuis combien de temps tu connais le forum et tu planches sur la fiche. Mais ne t'inquiète pas pour l'inconvénient, c'est juste qu'on mettra un peu plus de temps à te valider. Malicieux En tout cas, je suis certain que ton personnage sera intéressant, donc ne t'inquiète pas trop non plus.


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Hey !
Merci bien pour l'accueil, ça fait plaisir !
Intéressant, je n'ai pas cette prétention, cependant son bg donne un air totalement absurde audit personnage, c'est surtout ce que j'appréhende.
Je peux attendre pour la validation, il n'y a pas de mal ! Ne faites pas d'heure supp non plus. :B

Merci d'avance.
Bien à vous. o7
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Je vous fais des bébé mon bon monsieur.
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DE CE VIOLET TRISTE DU NOM D AMÉTHYSTE
Sara est la douceur incarnée et le visage angélique de l'institut Svensson ; arrivée paraplégique suite à une mauvaise chute, elle est privée de ses jambes et bénéficie des dernières technologies trouvées par l'Institut ; elle en fait la promotion à chaque sourire, à chaque fois qu'elle respire ; légende urbaine, tout le monde connaît la Princesse Améthyste ; on la prend surtout pour une pauvre gamine qu'il faut aider -parce que personne n'aimerait être à sa place ; ne s'offusque de rien et tait toutes ses envies pour garder une image parfaite ; joue le jeu pour permettre à l'Institut de mieux avancer.
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ohlala, alors bon, sans surprise je n'ai pas encore lu, mais en tout cas ça doit être terriblement bien construit, tout ça ! (même si tu en doutes, rien que pour avoir réussi à taper toute une histoire pareille, il y a forcément une base solide ehhh)
Je me contente de te souhaiter la bienvenue avant de pouvoir faire un quelconque commentaire constructif ♥



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Demi-Inuit originaire de Kaktovik, Naga a longtemps été un chantre de la culture américaine, avant d'éprouver une certaine culpabilité à l'idée d'avoir bien hâtivement rejeté la culture inupiat de sa mère. Désormais, Naga désire se racheter et trouver un moyen pour son peuple de vivre en accord avec ses traditions.
En pratique, Naga est plus un hypocrite cherchant à apaiser sa confiance qu'un Altermondialiste convaincu, mais il a toujours su se débrouiller pour éviter que quelqu'un lui en fasse la remarque...
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Nous revoilà. I love you
Il n'y a pas à dire, tu as une plume vraiment superbe et un sens du détail époustouflant. Effectivement, la façon dont tu construis ta narration peut être perturbant, mais l'essentiel est là, et on comprend ce qu'il y a à suivre. Je n'ai pas eu l'impression que c'était absurde, bien au contraire.
Ceci dit, ton personnage n'étant pas conventionnel, nous avons tout de même une petite chose à discuter avec toi. Vu ton niveau, on ne doute pas un seul instant que tu sauras gérer un tel personnage, donc il va falloir répondre à une petite question toute bête : pourquoi l'Institut aurait-il transféré un individu aussi dangereux ?
Il ne me semble pas avoir lu la raison, et Sneug non plus, donc si elle y est, pardon, c'est une erreur d'inattention de notre part. Malicieux Mais il faut bien que l'Institut ait une raison pour effectuer un tel transfert.
Nous pensions que le plus probable ait été que l'Institut ait transféré Caleb en espérant le contrôler et le garder pour lui-même (et peut-être en faire "leur" Nikolai Vodanov, l'équivalent du garde du corps cyborg d'Al Capone en quelque sorte). Ceci dit, en raison des compétences de Caleb, il est évident que celui-ci ne pourrait pas être contrôlé aussi facilement.
Par conséquent, ton personnage aurait pu, de façon exceptionnelle, échapper à la période d'adaptation obligatoire proposée par l'Institut. Comprends bien que si nous te faisons cette proposition qui va un peu à l'encontre des principes du forum, c'est que nous pensons que dans ton cas, cela se justifie totalement. I love you
Voilà, j'attends donc ton avis sur la question avant de procéder à la validation (ou c'est Sneug qui la fera, je ne sais pas).




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Hello !
En premier lieu, les compliments me vont droit au coeur. Merci à vous trois ! ( including Sneug. o7 )
Votre confiance en un parfait inconnu est également stupéfiante, puisque je ne cache pas que je m'attendais à être recalé à l'entrée, avec un tel énergumène.
Et... J'avoue avoir complètement zappé la raison de son transfert, a fortiori. q_q
J'ai eu vent de ce forum il y a seulement quelques jours, et il semblerait que je ne me sois pas bien appliqué à faire mes devoirs de documentation. C'est donc entièrement de ma faute. Toutes mes confuses !
De fait, à l'origine, je comptais mettre ce personnage "indépendant" pour ne gêner aucune faction, puisque je le considérai comme un individu potentiellement trop overpowered pour prendre part directement aux conflits armés qui pourraient se déclencher et/ou l'intrigue, en fait.
Ceci dit, l'idée de rejoindre l'Institut, malgré ses critères de recrutement peu ouverts, m'avait traversé l'esprit, et si telle est votre volonté, je me ferai de m'y joindre en tant que Nikolai/John Cena Écossais. :b
Qui plus est, il ne faut pas se méprendre, malgré le chaos total qu'est son histoire. Il est particulièrement aisé de contrôler Caleb, dès lors qu'il n'a plus de contact avec ses actuels propriétaires. La première personne à le rencontrer en devient le nouveau responsable, et ses ordres prévalent sur celui des autres, si l'instruction est donnée.
Il est également à noter que le soldat ne réagit pas aux questions, sauf si données à l'impératif. Tel que : " Quel est votre nom ? " <=> " Donnez-moi votre nom. "
Etc. Dès lors que l'on est clair, et que l'on établit une hiérarchie vis-à-vis de son entourage pour donner plus ou moins de pouvoir à tel ou tel individu sur lui, il devrait être parfaitement maîtrisable, pour le moment !
Je prendrai également note de TOUS les ordres donnés dans TOUS mes RPs. Car Caleb n'oublie pas, et il ne sera pas rare de le voir accomplir un ordre donné plusieurs RP auparavant, dans la mesure où cela est justifié chronologiquement !
J'espère avoir rattrapé ma gaffe. Si autre chose est à changer, n'hésitez pas, je me ferai un plaisir de vous répondre au plus tôt !
Merci encore pour votre bonne volonté, messieurs/dames.
Bien à vous. o7
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Demi-Inuit originaire de Kaktovik, Naga a longtemps été un chantre de la culture américaine, avant d'éprouver une certaine culpabilité à l'idée d'avoir bien hâtivement rejeté la culture inupiat de sa mère. Désormais, Naga désire se racheter et trouver un moyen pour son peuple de vivre en accord avec ses traditions.
En pratique, Naga est plus un hypocrite cherchant à apaiser sa confiance qu'un Altermondialiste convaincu, mais il a toujours su se débrouiller pour éviter que quelqu'un lui en fasse la remarque...
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Non, ce n'est pas forcément étonnant. Malicieux Nous sommes ouverts à toutes les possibilités, du moment qu'elles sont bien expliquées. En l'occurrence, tu as fait une description très précise de ce que subit ton personnage dans le laboratoire, même la description physique est d'une précision rigoureuse, je veux dire, ça se voit que tu es quelqu'un de sérieux et pas juste un noob désireux de faire un perso op. Un personnage aussi puissant doit être réfléchi, ce que tu as fait, et je ne pense pas que tu abuses de cette puissance dans les rps, donc je ne vois pas de raison de te présenter un refus, puisque en plus, ça colle avec notre contexte. I love you
(et bon, la sujétion de Caleb compense un peu, donc pourquoi pas)

Du coup, tu préfères changer de groupe ou rester chez les indépendants ? Sachant que même si Caleb est facile à contrôler, ce n'est pas forcément évident de savoir comment le faire (il faut être au courant qu'il faut lui donner des ordres directs plutôt que des questions, et si l'Institut peut transférer des gens, il n'est pas omniscient au point d'avoir accès à tous les secrets d'un labo bien sécurisé, par exemple).




Spoiler:



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Merci pour cette confiance, de fait, je tâcherai de ne pas vous décevoir !
Je change pour l'Institut, histoire d'avoir un minimum de lien avec l'intrigue, si j'y suis autorisé, donc. Je modifie ça, histoire que tu n'aies pas à fouiller, même si je suis certain que tu es bien plus à l'aise avec le code que je ne le suis. q_q
Et ça pourrait être particulièrement intéressant à jouer, le fait qu'il soit incapable d'agir de lui-même... Et que personne ne comprenne qu'il faut lui donner des ordres, de prime abord. Un vrai mollusque écrasé sur un pare-brise.

Également, un grand merci pour la bonne humeur que tu auras apporté avec toi, puisque ça change pas mal des ambiances de correcteurs auxquels on peut être habitué, et je n'oublierai pas de remplir tous les petits recensements, etc, liés à la validation d'une fiche. o7

J'attends ladite confirmation, donc, pour me mettre au boulot.
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Eh bien, je viens apposer le précieux sésame.  I love you  Ici Seung Joo, vu qu'on a u la fiche à deux et qu'on a discuté ensemble de ses réponses, c'est moi qui prends cet honneur. Je répète un peu ce qu'elle a dit, mais c'est vrai que c'est une fiche de qualité, ce serait franchement dommage de ne pas donner les moyens de faire quelque chose d'original. On aime bien être surprises, en fait.  Malicieux  J'ai en tout cas bien hâte de voir ton personnage en action ! D'ailleurs, je pense que tu pourrais peut-être contacter Rei Hatano, vos personnages sont différents, mais c'est un tueur à gages cyborg, donc j'avoue que j'aimerais bien vous voir vous affronter un jour.
Pour ce qui est de l'Institut, du coup, c'est à toi de gérer la façon dont les choses se déroulent pour ses responsables. Là encore, j'ai une suggestion pour toi, si tu souhaites être employé comme militaire (donc être rattaché à la section Sécurité), tu pourras voir cela avec le responsable de la sécurité (actuellement, Loïc Bashtrauss tente le poste, c'est notre modo qui s'occupe de sa fiche et je ne sais pas où cela en est exactement, mais tu peux toujours surveiller cela et aller le voir pour en discuter).
Bref, encore une fois bienvenue, et merci à toi pour cette fiche magnifique. Cœur

Caleb D. Oxworth

a reçu son permis de séjour à Pallatine

icon 100*100

Ce permis de séjour vous donne le droit de résider à Pallatine, de trouver un emploi et d'appartenir à une diaspora. Il atteste que vous êtes apte à vivre par vos propres moyens en ville. Nous vous rappelons que ce permis est obligatoire pour toutes vos démarches administratives auprès de l'Institut.

Si vous trouvez cette carte, merci de la déposer à l'Institut.

Informations à fournir dans les plus brefs délais.

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- Votre nom de code
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Facultatifs :
- Vos textes libres
- Vos recherches de rp

Sachez que :
- Votre avatar est automatiquement ajouté au bottin lorsque vous êtes validé(e), mais pensez à vérifier tout de même que l'ajout a bien été réalisé.
- Vous devez en revanche recenser votre nom de code dans le sujet adéquat.
- Vous n'avez pas de fiche de lien à proprement parler : vous pouvez ajouter tous vos liens dans votre profil, champ relations. Pour faire une demande, c'est par MP, dans les petites annonces ou via les réseaux sociaux.

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