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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

all i want is nothing more | ft. nao

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le matin, ta gueule
Personnage : une tête de pitbull et un coeur d'enfant, la froideur d'un glacier et la tendresse d'un agneau, entre le physique et le caractère, daiki est une banque d'oxymore à n'en plus finir. un chocolat dur de l'extérieur, mais riche et tendre à l'intérieur. pour plus d'informations lire la fiche de présentation
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posté le Lun 3 Oct 2016 - 16:26 (1)



Verres lavés s’entassant contre les autres par le tintement et l’écho de leur frôlement. Lavette sur l’épaule, éponge à la main, le mécanisme de tes mouvements s’harmonisaient à la musique aux tonalités jazz. Ton patron avait l’ouïe fine et disait travaillait plus sérieusement sous les mélodies de ce genre. Tu le voyais valser entre les tabourets et les tables le balai à la main, sifflant les quelques rythmes récurent de cette litanie. Un sourire en coin, tu te disais que c’était bien l’une des seules choses qui t’encourageaient à ne pas chercher une issue à ce monde adroit de ses diasporas et de ses lieux – encore inconnus à tes yeux. Et il y avait ce lui qui t’emprisonnait l’esprit dans un fracas puissant. L’esprit bombardé d’interrogations à son sujet, à sa présence, à vouloir savoir où il pouvait bien se trouver en ce moment. Tu n’avais encore que l’image de ce débile profond, à errer les rues de Pallatine comme un chat errant en quête de refuge. Pour toi, il n’y avait aucune possibilité qu’il puisse survivre seul sous l’immensité des nouveaux lui.

« Daiki tu peux sortir les vidanges s’il te plait, j’te laisse le sac sur le coin près de la porte, tu pourras partir ensuite. »

Une voix vivante et avec une tonalité plus haute qu’à l’ordinaire, on sentait les origines russes à plein le nez lorsqu’il ouvrait la bouche. Il te salua avant de refermer à nouveau la porte arrière sur cette scène de ton quotidien nocturne. Dehors, la nuit, tu enfilas ta veste sous les vents glacées. Le sac de vidange sur le dos, tu le balanças sur le reste des autres déchets dans l’immense poubelle de métal. Sur le retour de tes propres pas, tu fis face à cette petite bête poilue, qui se roula sous tes yeux. Brillèrent ses pupilles argentés sous la lampe arrière du bar. Entre les poils délavés du chat, tu décrochas son collier pour pouvoir lire l’adresse de son maître et lui ramener. C’était bien ton côté attendris devant un petit être aussi perdu, qui lâchait de petits miaulements de désespoir. Une fois retiré, il s’enfuit.

« Bâtard. »

Tu accélères le pas pour ensuite trébucher à la noirceur, face contre le sol directe.

« PUTAIN. »

Tu te relevas doucement en tapotant par terre pour voir si ce n’était pas le chat que tu avais accroché. Mais non. Une jambe, un drap, bordel, un corps. Mort ? Ton souffle se coupa de manière instantanée. Tu pris une grande bouffée d’air et éclaira le soi-disant corps.

« …Nao ? »
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Clan Iwasaki
posté le Sam 8 Oct 2016 - 3:46 (2)

ft. daiki

and season dies



L'humeur vacillante, le regard perturbant, une énième soirée à se trimbaler, le sourire et le cœur vide. Quand tu remettais les commandes, un bonsoir, un au revoir sans que les regards réellement ne se croisent. Car tu veux pas les voir, leur existences affamées. Car parfois t'es lassé, d'être face à des gens qui sont incapable de correctement te dévisager. Et des fois tu te sens nostalgique, de son faux mépris, de ses soupirs ; alors de nouveau t'oublies, ta dépendance, ton innocence bien trop naïve.

Tes pensées se dissipes alors qu'on te remet la monnaie. Tu souffles doucement, tu souris, il fait un peu frais cette nuit. Par réflexe, avant d'enfiler de nouveau tes gants (pour conduire), t'apportes tes mains à ton visage, comme des trésors, le bout rougis te rappelle tes quelques bagarres, celles d'une ancienne vie, où ton poing maladroit, au lieu de s'écraser sur ton adversaire, préférait, le sol, les murs, le reste. Car, démuni face à la violence, tes yeux, tu les fermais, t'avais horreur des visages grimaçants, de ces rictus s'éprenant de violence.

Alors on te frappait. C'était plus simple, t'évitais leur regard pour éviter d'y croiser ton reflet. Mais ça durait jamais longtemps. Tu contemples le vide et tu cesses subitement de penser, tu veux plus penser. T'es lâche, lâche et tu veux te gifler. T'aimerais qu'il le fasse pour toi, qu'il en est l'occasion, que les larmes coulent pour de bon. T'auras beau le renier, t'auras beau oublier, faire l'amnésique, couvrir tes oreilles, faire le sourd, s'inventer de nouvelles vies pour prétexter, tout ce que tu veux. Au fond de toi, c'est un hurlement désespéré, en attente, affligé, il te manque. Comme un meilleur ami manque à son meilleur ami.

La gorge serrée tu souffles plus fort, apportant tes mains à tes joues te giflant doucement, t'es remué par un tremblement et tu crois un instant à un sanglot. Tu laisses échapper un rire quelque peu rauque. T'as toujours eu l'habitude de renier, c'est plus facile quand la vérité n'est pas à côté. Pourtant ce soir, t'as l'attitude juridique, tu dois peser tes pêchés, avoir l'air nostalgique.

Tu l'as abandonné.
Ta gueule.

Tu prends la route, retourne rapidement au restaurant, accomplis la routine à la manière d'un automate. Un sourire, un au revoir, les yeux dans le vide. La démarche traînante quand tu quittes le restaurant. Ton mutisme trop cinglant, tu te rends compte que tu veux pas rentrer. Pas encore, le temps de penser, de te replacer, de repartir l'esprit libre. De tous regret, t'aimerais te faire pardonner. Ferme-là, c'est stupide, rentre chez toi t'aimerais penser. Tu soupires, tu lèves la tête vers le ciel en espérant voir mourir une étoile. Tu sais pas mais le bruit t'alertes, tu baisses les yeux. Un chat. T'aperçois pas la silhouette noire qui arrive, bien trop rapide pour que tu puisses l'identifier, elle tombe, tu tombes, un peu plus loin, en arrière, tes mains réceptionnant la chute pour l'amortir.

Agité, surpris tu siffles quelques jurons entre tes dents, ne comprenant pas la situation. Tu grimaces légèrement tu veux parler demander si la personne n'est pas blessée …Nao ? Subitement, au son de la voix, tu te sens crever. Le souffler couper, tu lèves une œillade peu certaine, tu te focalises sur ta faible douleur pour vérifier que tout est réel. Tremblant, d'incompréhension, de peur, de colère, tu sais pas comment réagir. Les minutes défilent, à le dévisager, comme ça, tu le reconnais à peine dans la pénombre mais tu sais que c'est lui. T'aperçois entre deux rayons de lune, ses traits si familier, si calme. Tu veux pleurer mais t'as pas le coeur pour. Tu te lèves, maladroitement, fébrilement. Dai...Ki ?

Tu recules, tu veux fuir. Les mots viennent à peine, tu balbuties des morceaux de mots soufflés, tu sais pas, t'hésites, les bras désespérément tendus dans le vide, par moment le pointant du doigt, par moment trouvant refuge sur ton torse, dans tes cheveux. Tu penses à tout, à rien, au danger. Le danger. La panique t'envahis. Bordel... Explique moi ce que tu fous-là ? Daiki bordel, c'est toi ? Je deviens fou ? C'est vraiment toi ? T'as le ton bipolaire et tu le fixes de nouveau, presque larmoyant. Daiki ?
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posté le Sam 8 Oct 2016 - 6:18 (3)



FAUT LIRE AVEC LA MUSIQUE - Pourquoi t’avais de la misère à respirer là, maintenant ? Pourquoi la noirceur s’assombrissait davantage et se couvrait, de points lumineux ? Pourquoi les bruits de la ville n’arrivaient plus à tes oreilles ? Pourquoi il était là ? Comment il était là ?

Tu as cette boule dans l’estomac qui traverse tout ton système nerveux comme si c’était une panne d’électricité générale dans ton corps. En faisant doigt d’honneur à la gravité, elle remonta jusqu’à ton pharynx ou peut-être bien ton larynx t’as jamais été vraiment bon en biologie, mais t’étais sûr et certain que ça te passait de travers par tes tuyaux. Un amalgame de stress, d’incertitude, de colère et de joie, qui noircissait ta palette d’émotions.

La main contre le collet, front contre front. Et bim.

« Enfoiré de ta putain de mère Nao ! »

Tu ne l’avais pas crié, tu l’avais grincé tout simplement entre tes dents en faisant ressortir un rugissement qui venait de bien plus profond que le cœur.

« Comment je suis là tu veux le savoir sérieusement, parce qu’honnêtement je le sais pas plus que toi. On me l’a proposé et j’ai dit oui. Un non retour ? Je le savais pas. Je savais juste que t’étais là où on me proposait d’aller et j’ai dit oui. Oui pour ta tronche de cul poilu qui se retrouve dans les rues comme un pouilleux. Et arrête de pleurer tu veux, je vais te donner une raison de brailler et ça sera sûrement pas de la nostalgie. Et PUTAIN POURQUOI. »

Tu t’accroupies, finissant ta phrase sur une note d’exclamation. Une bouffée suffit pour reprendre tes esprits et te relever sans jeter un regard sur Nao. Le veston à la main, tu le lanças sur sa tronche piteuse et continuas à marcher dans la petite ruelle.

« Habille-toi tu veux bien, on dirait que t’as perdu la notion de vêtement avec ce monde. Apporte le chat aussi. »

D’une part, tu voulais qu’il ait mal, tu voulais qu’il comprenne que mettre les pieds ici, c’était plus qu’une petite balade d’un monde à l’autre. Derrière, il y avait ta famille et le reste de ton existence. Ici, il y avait Nao et pourtant tu as sauté à pied joint vers Nao en ne regardant les répercussions de ce choix que plus tard. D’une autre, tu savais qu’autant tu avais souffert de parvenir jusqu’à lui, lui, il souffrait constamment sans même avoir à laisser quoique ce soit.

Entre deux soupirs, tu montas la cage d’escalier qui menait à ton loft. Tu en ouvris la porte en essuyant tes souliers pour les déposer sur le palier avant de te diriger vers la cuisine.

« J’ai envie de te faire dormir dehors tellement que tu me fais chier des fois. »

Tu l’avais pensé à voix, peut-être même un peu trop fort, mais rendu à cette heure-ci, tu t’en battais littéralement les couilles.

« Dis-moi pourquoi ici ? T’es égoïste, stupide ou tout simplement un ensemble des deux ? »
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posté le Mer 2 Nov 2016 - 3:19 (4)

ft. daiki

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Les regards se perdent comme la foi d'un enfant. Tu te sens fuyard, blafard, malade. Le souffle court et les jambes qui tremblent comme lors de ton bon vivant. La réalité te frappe d'un coup, comme un rêve un peu brusque, comme toutes ces nuits de solitudes. Tu te sens minable, tu veux mourir sur place tant les larmes menacent. T'es en guerre Nao, face à ton passé, face à tes pensées. T'aimerais pourtant pouvoir bouger, tendre un bras, l'enlacer. Car pour toi les mots ne savent pas parler, car t'as le regard tout plein de lâcheté, que t'aimerais te barrer, le doigt d'honneur qui te juge et toi sans refuge.

Y'a quelques paroles en l'air, des silences balbutiés, comme une mélodie discrète mais c'est juste toi qui affronte ce que t'as toujours redouté. Daiki, que t'essaies de redécouvrir, malgré tes jambes tremblantes, tes bras ballants, incapable de faire couler du sang, t'essaies de le fixer dans les yeux, de contempler son âme, d'y discerner de la joie mais tout est trop confus et le contact brusque t'effraie, comme les cauchemars de la veille. Enfoiré de ta putain de mère Nao ! T'aurais voulu être cadavérique, ne pas avoir a réagir mais sa voix te donne envie de pleurer, t'aimerais répondre, mais tes vérités se font subitement muette. Comment je suis là tu veux le savoir sérieusement, parce qu’honnêtement je le sais pas plus que toi. On me l’a proposé et j’ai dit oui. Un non retour ? Je le savais pas. Je savais juste que t’étais là où on me proposait d’aller et j’ai dit oui. Oui pour ta tronche de cul poilu qui se retrouve dans les rues comme un pouilleux. Et arrête de pleurer tu veux, je vais te donner une raison de brailler et ça sera sûrement pas de la nostalgie. Et PUTAIN POURQUOI. Ses révélations te font trembler, t'aimerais encadrer un instant son visage de tes mains, dire à quel point t'es désolé, mais ce ne sont que des utopies, bercé d'un courage que tu ne possèdes pas. Celui des adultes, des êtres plus mature.


Et de nouveau tu te sens bambin, incapable, misérable, vaurien. T'essaies de le suivre du regard, Daiki,  mais il te semble si lointain, si lointain que ça te semble irréel, un mauvais rêve. Car t'aimes t'étreindre de réflexion insensée, celle d'un quotidien malaisée. Vide, celui d'un soit-disant livreur à domicile. A vivre à l'en-soit, regardant le monde crever et se réincarner tous les jours, voir le soleil se couché dans une plainte et se lever dans un sanglot. T'es là, à veiller fictivement pendant des nuits car ton sommeil est loin d'être léthargique. Mais aujourd'hui, tu fais face à la nuit, Daiki s'accroupis légèrement et tu crois voir les étoiles s'effondrées. Les yeux dans le ciel, t'es prêt à te fondre dans des illusions sans nom, mais le veston sur ta tronche agit comme une alerte. T'es qu'un lâche Nao, hey, Nao, dis-moi pourquoi tu parles pas ? Habille-toi tu veux bien, on dirait que t’as perdu la notion de vêtement avec ce monde. Apporte le chat aussi. En tant normal t'aurais répliqué, t'aurais vanné, tu lui aurais lancé un rictus un peu coincé, ou t'aurais fais mine d'être vexé. En tant normal. Tu te rends compte, que t'as oublié comment faire, ce que ça faisait, d'être à ses côtés. Juste te montrer tel quel. Pas être ce putain de lycéen ou cet imbécile de livreur. Juste redevenir cet adolescent, que personne n'osait connaître vraiment, à dissimuler des solitudes bien trop complexe pour lui-même.


Tu patientes un instant, que quelques pas vous sépare, serrant le veston dans tes bras, le glissant sur ton visage en faisant mine de cacher des larmes. Tu veux rire aux éclats, tu veux pleurer, tu veux mourir mais rien de tout cela n'est sérieux. T'as l'âme qui tremble tout entière tant tu te sens vrai et tu te dis que ça te fait étrange. d'être de nouveau une existence. T'enfiles alors le vêtement, attrape maladroitement le chat et file d'un pas un peu abrupt.

Car t'as peur de nouveau qu'il disparaisse à nouveau. T'as peur un instant d'être aliéné, que ta perception soit encerclée.  Ta gueule, tu penses de la merde. L'allure complexe, ne cachant en aucun cas l'ombre d'un sourire car tes pas tremblent sous le silence pesant qui vous distances. Les étoiles défilent, le vent sifflent et t'as l'impression de voir la saison mourir lorsque finalement tu comprends où Daiki te guide. Les décors importent peu, tout ce que tu retiens c'est que cette parcelle de monde lui appartiens. J’ai envie de te faire dormir dehors tellement que tu me fais chier des fois. Et t'as pas demandé à resté ici. Tu laisses lâchement le chat bondir en quête du sol Dis-moi pourquoi ici ? T’es égoïste, stupide ou tout simplement un ensemble des deux ?

Tout tremblant, de confusion, de tristesse, de colère, d'un peu de tout en fait, tu le fixes. FERME-LA, MERDE ! Tu sais pas, tu sais plus, t'exploses et tu sens à peine ton visage chauffer, s'humidifier à cause des larmes fugaces, qui envahissent ton visage. Bordel Daiki, tu comprends pas ... JE comprends pas !  T'étais la dernière personne que j'voulais ici ! Putain, la dernière Daiki... Tes hurlements maladroits finissent en un sanglot étouffé, t'hésite un instant à t'approcher, t'oses à peine le regarder alors tes yeux mouillés se rivent sur le sol, t'essuies fébrilement quelques larmes du revers de la main. Tu te laisses chialer, quelques secondes et tu tentes de l'affronter à nouveau, batailles de regard car tu ne sais vraiment te battre. Il le sait. C'est trop dangereux ici, Daiki ... J'me suis mis dans une merde .... Tu t'arrêtes, t'as la voix fragile, celle secouée par des sanglots.  T'as raison je suis égoïste et stupide, putain t'as raison. T'as toujours raison. Je sais pas ce que j'ai fais.. Je...  Tu tentes un pas, puis deux, la distance se réduit légèrement, tu le sens à ta portée et ça ton estomac se tord tant l'angoisse est grande. Merde Daiki t'aurais du juste m'oublier, ça aurait tellement plus simple, putain.. T'as pas la force de le regarder dans les yeux et te voilà entrain de chialer encore plus. Peut-être ça lui était réservé à lui, tu sais pas. Bien sûr que tu sais et tu veux partir et tu veux mourir et tu comprends pas.
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posté le Jeu 5 Jan 2017 - 5:26 (5)



Tout ce qu’il hurlait ce n’était pas contre toi, même si ça s’adressait à toi. Tu le savais, parce que Nao tu le connais. Il dit qu’il s’est foutu dans la merde, qu’il a encore tout gâché, que vous deux n’auriez jamais dû vous revoir. Tu le savais déjà qu’il allait dire tout cela, parce que Nao, tu le connais. En train de s’écraser au sol par la pression de ses remords tu retournes sur tes pas, près de lui. Tu t’accroupis sachant que la prochaine étape était celle de l’hyperventilation. Tu le savais, parce que Nao tu le connais. Tu le connais plus que n’importe qui. Tu ne voulais pas le brusquer, tu voulais simplement qu’il se calme – qu’il respire et qu’il efface cet air destructif. La réciprocité c’était ton fort. Le voir souffrir devenait ta propre souffrance. C’est le sentiment d’impuissance qui te remplissait de remord, le sentiment de ne pouvoir que le regarder de loin entrain de se faner sans que tu puisses réagir à l’encontre.

Doucement, tu agrippes sa nuque et transgresse celle-ci vers le pli de ton coude. Sa tête contre ton épaule, tu entendais son souffle alarmé. « Nao. On fera comme on l’a toujours fait. On trouvera une solution et on s’en sortira aussi longtemps qu’il le faudra. Peut-être que j’étais la dernière personne que t’avais envie de voir, mais moi t’étais bien la première que je voulais revoir. Te crois pas seul là-dedans. On est deux et je te lâcherai pas. Je te le promets. » Tu reprends ta main pour lui effleurer doucement le front et le remettre en équilibre pour le transférer sur ton dos. T’avais utilisé toute ta force pour le boulot et pourtant il te paraissait si léger. C’était peut-être un poids moral de moins de le savoir en vie et de nouveau près de toi. Tu souriais par le désastre de cette rencontre, par le désastre de son état et par le désastre du bien que cela te faisait de le retrouver. Il se croit fléau de tes ennuis et de ta propre vie, mais autant le malheur qu’il t’apporte, il balance ce bonheur de le savoir toujours fidèle à toi.

Nao, tu le laissas glisser sous tes draps en enlevant tout d’abord son chandail aigri par l’usure et tu le recouvris de ton couvre-lit le laissant ainsi. Il avait l’air paisible et serein. Assis à son chevet sur le matelas, faisant face contre le mur, tu inspiras et expiras cette bouffée d’air qui s’était emprisonnée pendant si longtemps. Tu avais l’impression de respirer à nouveau. Pour la première fois depuis des lustres, tu t’apprêtais à déposer la tête sur ton oreiller sans avoir à t’inquiéter de sa tête de poire.

Tu espérais qu’il dorme, tu espérais qu’il ne te réponde pas, mais tu espérais aussi qu’il t’entende. « Tu sais, j’aurais jamais cru que j’aurais fait ce choix. J’aime ma famille plus que tout. Ma petite sœur elle me manque, toujours à venir me réveiller et m’embêter avant qu’elle commence les cours. Quand elle me sourit lorsque je vais la chercher ou qu’on prend le chemin le plus long pour se rendre à la maison et qu’elle me raconte sa journée avec les détails les plus banales et je pourrais pourtant l’écouter pendant des lustres. Ma mère, pas seulement pour ses plats, mais pour ce réconfort maternel, à me donner confiance à ce que je fais et m’appuyer dans mes projets peu importe ce qu’il en est. Et mon père même avec son aire désintéressé à regarder son journal la plupart du temps j’sais qu’il tient à moi et que je peux toujours compter sur lui. Tout ça Nao, j’ai mis tout ça loin de moi pour te rejoindre toi. Si je pouvais comprendre pourquoi, lorsque j’avais le choix de rester avec tout ça et de te choisir toi, je pourrais pas te répondre clairement. J’te dirais que malgré ta tête de con, ton air d’imbécile qui se trimballe avec ton rire inoffensif et ta mauvaise habitude à toujours me sauter dessus, t’a pris autant d’importance que ma famille dans ma vie. Te perdre c’est me perdre en même temps parce que toi tu me comprends mieux que je peux me comprendre parfois. Si c’est du temps qu’il faut pour te sortir de ta propre merde et nous sortir de ce monde de merde, alors soit. Au moins je sais que je serais pas seul cette fois-ci. » Sans le regarder, tu déposas comme toujours ta main sur le dessus de sa tête et l’ébouriffas.


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