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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

Et parfois, on lit.

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Personnage : Héritier d'une fortune construite par ses parents dans le monde du spectacle. Sungmin vit dans un monde d'apparences.
C'est le gosse de riche typique qui ne se rend pas compte des injustices autour de lui. C'est l'élitisme pur. Une certaine cruauté dans son regard du monde extérieur à sa sphère ultra-privilégiée.
C'est encore un jeune qui n'est pas prêt à assumer toutes les responsabilités qui lui tombent dessus, mais déterminé à faire de son mieux. Le désir de faire son propre nom.
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posté le Sam 10 Juin 2017 - 3:19 (31)
Je tiens enfin ma parole, un petit up

Évidemment que je vais en oublier (résumer ma session serait exagérer), alors je vais y aller avec coups de cœur ou dont je me rappelle tout simplement et des livres qu'on m'avait demandé un feedback. Je commence avec cette dernière catégorie.

J'ai terminé il y a 10 minutes 1Q84 (livre 1, avril-juin) d'Haruki Murakami. Premier tome, donc, d'une série de trois ou quatre livres, je ne sais plus. Bon. J'ai un problème avec ce roman là et c'est que le quart de couverture m'a vraiment trompée. Je me permets de citer : « Une odyssée initiatique qui embrasse fantastique, thriller et roman d'amour [...] » puis un mot d'Adrien Gombeaud qui suit la description : « Un drôle de livre d'anticipation qui se déroule dans le passé, un roman d'amour mélancolique, un suspense accrocheur, un conte moderne envoûtant ». Bon. Déjà, roman d'amour, on va revoir : les protagonistes (Aomamé et Tengo) ne se rencontrent pas une seule fois et leur vie amoureuse est aussi sèche que le désert (leur vie sexuelle par contre...). Ça ne me déplait pas, en soi, mais qu'on ne vienne pas vanter une histoire d'amour quand il n'y en a pas... pas dans  le premier tome du moins. Enfin. Je continue : thriller. Meh. L'action est étonnamment lente ? Véritablement, je crois que l'auteur met la table dans ce livre, tout simplement. Le gros de l'action doit être dans la suite - car ce n'est qu'au bout de 360 pages que j'ai eu un moment ''Oh my God ça peut pas être sérieux c'est vraiment terrible que se passe-t-il''. Pourquoi j'ai pas abandonné avant ? Je dois admettre qu'il y a quelque chose d'envoûtant dans la manière dont est conduit le récit. Il y a des actions ; mais le lien avec l'intrigue principale / l'univers parallèle (je ne spoil rien, j'veux dire, c'est dans le titre...) est tellement mince que, somme toute, j'ai terminé ma lecture un peu déçue, mais avec la tentation d'acheter le deuxième tome, tout de même. Sinon, les portraits des personnages sont intéressants. Pas que je sympathise avec eux, mais ils ont quelque chose d'intriguant dans leur manière d'évoluer dans leur monde, comme un peu en décalages... Et leur histoire, aussi, assez spéciale (car oui, beaucoup de flashbacks dans le livre hein, on dévoile l'intrigue petits morceaux par petits morceaux) (et les liens sont établis comme ça, à ce rythme, ça ponctue le récit). Bref, je conseille, mais seulement si vous avez l'intention de vous lancer dans une série et pas seulement vous engager pour un tome.

Machiavel, Le Prince.  Je ne connais pas grand chose en histoire ou en sociologie, mais somme toute, écrit intéressant. Très facile à lire, vraiment, j'ai été surprise par cela. Les sections sont courtes et l'argumentaire / l'exposition se font de manière organisée et concise. Toujours accompagné d'exemples (que j'ai rebaptisés ''pourquoi X royaume / empire / principauté a échoué lamentablement). Au fond, c'est surtout une analyse de la dynamique entre le pouvoir et le peuple en passant par le contrôle militaire. Et c'est cette perception qui m'a le plus intéressée ; à vrai dire, elle donne des idées de scénarios / situations dans des cadres d'histoires fantasy / médiévales. Je ne suis certainement pas la bonne personne pour juger de la pertinence actuelle de Machiavel ou de l'exactitude de son approche, mais pour ce que ça valait, ma curiosité a été satisfaite et j'y ai trouvé un intérêt certain.

Un coup de cœur maintenant. La mémoire de l'eau de Ying Chen. Je reprends : méga coup de coeur. Je m'attendais pas à ça, étant donné que j'ai lu le livre dans un cadre scolaire (et dans un cours que j'appréciais plus ou moins par la faute de la professeure, mais ça, c'est une toute autre histoire). En fait, on suit l'histoire de la grand-mère (Lie-Fei) de la narratrice (anonyme) à travers des épisodes de sa vie en Chine. C'est une femme qui se retrouve entre deux mondes, deux époques. Elle a cinq ans lors de la fin de la monarchie, ses pieds commencent à être bandés. Son père arrête l'opération. Même physiquement elle sera prisonnière de cet entre-deux. On peut alors avancer l'hypothèse qu'elle est en exile permanent (en tant que femme, mais ça c'est mon travail final, donc je vais essayer de ne pas m'emporter - mais si vous voulez en savoir plus j'ai des liens Timbré). C'est une petite plaquette d'une centaine de pages qui se lit très facilement. Le style est doux ? Très agréable. Et même si l'histoire se fait par « bonds » (elle est chronologique, mais elle ne se suit pas de manière serrée, si vous voyez ce que je veux dire), c'est très facile à lire. Bref, c'est le portrait d'une femme qui doit naviguer dans son époque - mais qui n'arrive jamais à fuir l'odeur de l'eau qui la tourmente depuis son plus jeune âge. Et c'est l'héritage qu'elle transmet à sa petite fille, la narratrice. Gros coup de cœur comme je disais ; j'ai acheté compulsivement deux autres livres de la même auteure. Voilà.

En attendant Doggo de Mark Mills. Je ne conseille pas. Pas du tout. Ne vous laissez pas prendre par la référence à Beckett. Il n'y a rien d'absurde, c'est pas troll non plus. Soit-disant drôle, mais très... ponctuel. Histoire assez bancale d'un type qui se remet de sa rupture avec sa fiancée et qui se trouve un nouveau boulot. Doit tolérer la présence de son chien laid, Doggo. Et c'est très innocent, mais il n'y a pas d'intrigue passionnante. Juste... le quotidien du type dans sa nouvelle réalité. Et tout va bien, vraiment, il n'y a pas d'obstacles vraiment imposants qui pourraient mettre en péril sa quête de bonheur (enfin, je devine que sa quête est celle du bonheur, si je dois faire un schéma actanciel...). Donc non, je ne conseille pas. Lisez Beckett plutôt.

Un petit dernier ? Le double de Dostoïevski. Je dois admettre que c'était une lecture à laquelle je ne m'étais pas préparée. Évidemment, on se trouve dans du fantastique pur, avec l'inquiétante étrangeté et la résolution qui n'apporte aucune réponse claire... Mais j'aurais clairement du lire le dossier en préface avant de commencer à lire. Mort de rire Mais somme toute, même si des zones sont restées très obscures pour moi, j'ai aimé. La narration m'a amusée - parfois, le narrateur (hétérodiégétique / omniscient) prend une personnalité très forte, apparaît soudainement un « je » qui apparaît de nulle part et qui teint la vision du récit. C'est un tourbillon, on sombre dans le même enfer que le personnage principal - car il n'y a aucune façon de comprendre ce qui lui arrive. Oh, le personnage principal, oui. Entre « il me fait pitié » et « il me tombe sur les nerfs ». Il se raconte sa propre personne, se dit franc, direct, assuré, mais dans les faits, il est incapable de s'exprimer - ses mots sont vides c'est complètement fou.  Donc oui, j'ai apprécié, mais ça ne me ferait pas de tort de le relire de manière plus avisée et moins en mode « vacances ».

Pardon pour le pavé ! Agonise J'arrête ici, même si d'autres livres me reviennent en tête.

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posté le Mer 12 Juil 2017 - 22:03 (32)
Merci Sneug pour le rappel sinon j'allais oublier,encore
Warning, pavé incoming.

Alors, j'ai relu 1Q84, mais comme Sungmin en a parlé juste au-dessus et n'a pas terminé,je vais faire bref. Moi j'adore. C'est vrai que c'est très perturbant, que l'action est lente, que la frustration est bien présente d'un côté. Après, comme je crois qu'on l'a dit plus haut dans le sujet, ce n'est clairement pas le roman de Murakami que je conseillerais spontanément pour commencer son oeuvre. Tsukuru Tazaki  est bien plus accessible, de même que son dernier recueil de nouvelles, Des hommes sans femmes - que j'ai lu récemment. Plusieurs portraits d'hommes, pour qui des femmes jouent un rôle très important. J'ai une petite préférence pour la première, Drive my car, et Samsa in Love, où l'auteur a le culot littéraire de s'attaquer à une version inversée de la Métamorphose, de Franz Kafka. Après, cela reste du Murakami - une expérience perturbante. Mais j'aime.


Ensuite, je me suis attaquée à un bon vieux classique -Croc-blanc. Le roman lui-même est agréable à lire même si la fin me laisse perplexe (spoiler : ). Je comprends la fascination que cela peut entraîner pour la Grand Nord, mais..Croc-Blanc, je ne le trouve pas sympathique. On me dira qu'il est partiellement loup donc c'est normal, mais...je ne sais pas. Il est brutal - à l'image du roman lui-même, même si certains passages sont plus poétiques et légers.

Ensuite, je continue toujours Les cités des Anciens par Robin Hobb, je viens de terminer le sixième tome. Je c/c wiki sans vergogne : "L'intrigue commence après la fin des Aventuriers de la mer et du deuxième cycle de L'Assassin royal : en échange de la protection du dragon Tintaglia, les Marchands du désert des Pluies se sont engagés à prendre soin des dragons à éclore. Mais ceux-ci, une fois nés, ne sont pas pleinement développés et ne peuvent donc pas voler ni se nourrir seuls. Ne voulant pas qu'une telle situation s'éternise, les Marchands embauchent alors des gardiens ainsi qu'une vivenef et son capitaine pour escorter les dragons vers l'amont du fleuve du désert des Pluies. Leur but : éloigner les dragons et espérer découvrir la cité antique de Kelsingra.". Je précise que je n'ai pas lu l'Assassin Royal, ni les Aventuriers de la Mer ; ça viendra probablement ; mais j'ai apprécié que l'auteur ne considère pas que les personnages non-inédits aux Cités soient connus de ses lecteurs, elle prend le temps de nous les présenter comme il se doit.
Après ça parle de dragons donc j'aime et la partie action/aventure est bien jouée avec les intrigues qui se croisent, mais c'est assez amusant de voir ma sympathie pour certains personnages s'étioler, comme le personnage d'Alise, d'autres me restent sympathiques - relativement- comme Kanaï et Mercor, d'autres me font hésiter - Thymara- et d'autres...j'aime les lire mais je ne les aime pas - Sintara. C'est très perturbant Sceptique  Je regrette néanmoins le côté rushé de certains liens qui se créent entre les personnages, on se demande parfois d'où ça sort...

SINON. J'ai enfin lu du Gemmel, les deux premiers tomes de sa saga Rigante- enfin, relus parce que je les avais lus il y a longtemps. On se situe ici dans un monde celtique pré-romanisation, avec différentes tribus qui peuvent s'opposer ou au contraire commercer ; face à un équivalent de Rome, appelée ici Roc. Dans le premier tome, on suit la jeunesse, la formation et une bonne partie de la vie du jeune Connavar, qui va tenter d'unifier les tribus et se proclamer leur roi ; dans le second, on suit les aventures de son fils Bane. Une fois de plus, pour la partie narration c'est du bon, les aventures de nos deux compères sont distrayantes, agréables à suivre, avec des retournements de situations. (Même si le style est un peu...saccadé ? ) Mais, et c'est là mon reproche... Les gars, vous tombez vite amoureux O_O Après c'est peut-être parce qu'ils viennent d'un monde plus "brutal", "sauvage", "nature", mais je sais pas, je m'attendais à plus de subtilité et de psychologie dans le traitement de ces relations, surtout que leurs conséquences sont assez importantes et à long terme. Après j'apprécie de ne pas avoir trop de moments niais type "han elle est tellement belle" " je crois que je suis amoureux" " non c'est sûr en fait", mais il me manque quand même quelque chose.

Enfin, dernier mais non pas le moindre..Voyage au bout de la nuit, de Louis-Ferdinand Céline. Un vieux traumatisme d'un cours de littérature que j'ai repris car présent sur une liste de lectures que j'ai pour l'an prochain.
Alors franchement. Ce livre me laisse perplexe. Je sais que c'est une référence et tout, mais..je suis perplexe. Je comprends pourquoi il a eu autant d'impact, que tout se perd dans une espèce d'absurdité nihiliste, il n'y a pas de souci. Les personnages sont très crus, j'ai l'impression qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre niveau moralité. (Après c'est peut-être moi qui attache trop d'importance à cette notion je ne sais pas, c'est la faute à Kant.) Ni niveau sympathie ; même Bardamu, censé être le personnage principal, avec sa tendance à fuir sans arrêt, je ne sais pas, j'ai du mal.Je le comprends au début quand il veut fuir la guerre mais après..
Mais le style. God, le style. J'ai vraiment du mal avec l'argot et le style très familier de l'auteur. Certains passages sont très bien écrits aussi, je le reconnais, notamment ses passages bien ironiques, mais...l'argot je ne peux pas.
Par contre la fin je qsdfghjkl je ne dis rien mais WTF QUOI.
Après j'ai réussi à le terminer donc c'est sûrement signe que je ne l'ai pas autant détesté qu'avant, mais...j'ai connu lecture plus agréable dirons-nous Sceptique Si d'aucuns veulent en discuter, pas de souci cependant Sceptique
Et ce bouquin m'a collé des idées noires. Presque emo

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C'est le gosse de riche typique qui ne se rend pas compte des injustices autour de lui. C'est l'élitisme pur. Une certaine cruauté dans son regard du monde extérieur à sa sphère ultra-privilégiée.
C'est encore un jeune qui n'est pas prêt à assumer toutes les responsabilités qui lui tombent dessus, mais déterminé à faire de son mieux. Le désir de faire son propre nom.
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posté le Ven 21 Juil 2017 - 21:34 (33)
De retour avec mes dernières lectures depuis la dernière fois. :'D Je suis ''déçue'', j'ai pas autant lu, mais avec la reprise de travail et mon overdose de RP, je pense que c'est justifiable... BREF.

(Bonne nouvelle, tout ce que j'ai lu, ce sont des coups de coeur)

Je (re)commence avec l'auteure Ying Chen mais cette fois-ci avec son roman L'ingratitude. Encore une fois, excellent, style que j'adore, mais le propos du livre est lourd : une jeune fille qui se suicide pour échapper aux griffes de sa mère. Le premier chapitre commence comme ça, d'ailleurs, avec la narratrice « fantôme » qui voit son cercueil se faire incinérer. Après tout le livre se forme comme un portrait : les chapitres sont courts, l'histoire n'avance pas nécessairement rapidement ou en ordre chronologique, mais c'est pour mieux apprécier les images, les symboles et l'exploration de la relation mère-fille. C'est entre l'amour et la haine. C'est profondément aliénant. Juste pour le plaisir, un extrait, le premier chapitre (p. 7) :
Spoiler:
« Ils jettent mon corps sur un petit lit roulant, au milieu d'une salle blanche et sans fenêtres. Leurs mouvements sont brusques. Ils me traitent de criminelle. Quand maman n'est pas là, ils ne dissimulent pas leur dégoût.
En général, ils respectent davantage les déjà-morts que les encore-vivants car, devenus moins humains et surtout moins fragiles, les premiers peuvent acquérir, du jour au lendemain, plus d'intelligence, plus de talent, plus de vertu, donc plus de valeur. Mais c'est différent dans mon cas. Ma mort est une honte démesurée, car je m'y suis condamnée moi-même, j'en ai exécuté la peine moi-même. Ils m'en veulent de ce que je ne les aime pas assez, que je m'enfuie de leur royaume. Ils ne graveront pas mon nom sur une pierre comme ils le font pour tant d'autres. Au contraire, ils s'empressent de m'éliminer de la surface de leur terre. Mais il y a bien d'autres corps à brûler. Sur la voie du néant comme sur toutes les autres, il faut faire la queue. Garder la vertu de la patience. Attendre avec un sourire compréhensif. »

Mon gros coup de coeur, c'est Tu aimeras ce que tu as tué de Kevin Lambert. Premier roman de ce gars, originaire de ma ville, il va commencer son doctorat cet automne il me semble et wow il en dégage. C'est un roman choc, provocant, provocateur, tout ce que vous voulez. J'ai rencontré l'auteur durant le lancement de son livre et il a expliqué qu'il s'intéresse à la parole de haine - ce qui se ressent dans tout son livre. Mais j'y trouve aussi une parole très adolescente, très jeune (très actuelle) d'un être qui en a marre d'avoir à souffrir parce que son monde est conçu de cette manière. La justice n'est plus une solution, il ne reste plus que la destruction. Je dois avertir : tout ce que vous pensez pouvoir entrer dans la catégorie des ''trigger warning'', et ben c'est inclus dans ce roman. C'est pas une lecture légère du tout, mais elle demeure, à quelque part, très satisfaisante. Je me suis perdue un peu, je reviens. L'histoire donc, c'est celle d'un garçon, Faldistoire, du primaire au Cégep, et de tous les malheurs qui arrivent dans la ville de Chicoutimi. Des enfants sont assassinés et ils revivent, reviennent à l'école le lendemain comme si rien ne s'est passé. Et ces enfants décideront de se faire vengeance. Encore une fois, je vous mets un extrait (pour celui-là je pourrais en choisir 100) du premier chapitre (Stéréoscopie au crayon-feutre) (pp. 11-12):
Spoiler:
« Dans la classe, la professeure entre. Elle porte une canne et son autorité fêlée, on rit d'elle dans son dos, la vielle sorcière, on est en deuxième année. Elle s'appelle madame Marcelle. On se fait des grimaces, des attrapes, des mauvais coups, sauf quand elle nous regarde ; là, on s'applique fort sur notre feuille. Le local d'arts plastiques rend toujours surexcité, je sais pas si c'est la couleur des murs ou les dessins des autres classes qui sont exposés un peu partout et qu'on regarde avec intérêt, surtout pour les trouver laids, surtout le nom de ceux qui les ont faits, leur faire savoir, à la récréation, qu'ils ont aucun talent. En deuxième année, on aime mieux les arts plastiques que les jeux appris par coeur, que quatre plus six égale dix, dix plus trois treize, et que neuf moins deux six, non, pas six, tu perds une vie, tu retournes derrière la file, t'auras pas de billet pour le tirage du jeu éducatif acheté à Place du Royaume, tu gagneras pas le beau Astérix neuf ni le Garfield, t'auras pas le toutou qu'on peut garder pour toute la fin de semaine et qu'il faut laver le dimanche, parce que le père de Jessica Ménard a fait une plainte au prof à cause que, quand elle l'a gagné, il puait : Simon Lapierre l'avait eu la semaine avant et il l'a rapporté qu'il puait. Quand la classe a su ça, plus personne voulait le toutou, la mascotte-éléphant de notre cahier de français qu'on peut gagner pour trois jours, mais qu'il faut ramener le lundi ou le mardi au plus tard si on l'oublie ou si c'est le lundi ; tu l'auras pas, c'est certain, si tu te trompes à la question du prof quand ton tour arrive dans la file et il arrive vite. Sébastien Forcier a fait une joke quand le prof lui a posé sa question, j'ai pas compris ce qu'il a dit, mais toute la classe rit et moi avec. Je dis, tu dis, il dit, nous disons, vous disez, ils disent... Vous dites, ils disent. Retourne derrière la file, qu'il dit, Luc Cauchon, le méchant de l'histoire, le prof qui m'envoie copier des fables de La Fontaine tous les vendredis après-midi. Dans les cours d'arts plastiques, madame Marcelle dit, la canne en l'air : dessinez votre maison, la vision de votre maison, ne dessinez pas votre maison, mais votre demeure, là où vous restez, ce qui en sera le souvenir, plus tard, lorsque sur votre lit de mort, vous vous direz : cette maison fut ma demeure. »

Tout en légèreté cette fois (noooon je ne fais pas que lire des trucs super trash 8D).  Chroniques new-yorkaises d'Akino Kondoh. Format bande dessinée. De ce que j'ai compris, il s'agit d'abord d'un web comic que l'auteure a publié pendant quelques années pour relater sa vie à New-York. C'est tout simple, très léger, deux pages par épisodes. Super anecdotique. Sérieusement, je blâme ce livre pour mon envie de voyager actuellement. Peut-être pas à New-York, mais juste... partir et découvrir des « sols inexplorés » aussi bien chez moi qu'ailleurs... Bref, je recommande. Et à défaut de mettre un extrait, je laisse le site web de cette illustratrice ici.

Pour terminer, un essai littérature que j'ai lu : Le degré zéro de l'écriture de Roland Barthes. Sérieusement, c'est réellement facile à lire, c'est agréable, et même si ce qu'il avance est plutôt poussé déjà (la recherche de l'écriture naturelle, la plus « vraie » possible, la plus proche du langage et de la réalité, pour résumer grossièrement), je crois que c'est quelque chose d'accessible dès qu'on s'intéresse une peu à l'écriture, sans nécessairement avoir fait des études en lettres. Je l'ai loué en bibliothèque, mais honnêtement, je crois l'acheter. Malicieux Trop une belle référence, des réflexions qui m'inspirent quant au rôle de l'écriture sans trop se prendre la tête. Voilààà <3

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