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    Bienvenue à Pallatine, une ville située dans une dimension parallèle.
    À la population native s'est mêlée une foule de Terriens, partis volontairement de la Terreou arrachés contre leur gré pour refaire leur vie ici, sans possibilité de retour. Divisés en groupes nommés diasporas, les habitants essaient de tirer profit de la situation dans laquelle ils se trouvent.
    Mais depuis quelques temps, d'étranges perturbations temporelles viennent troubler le quotidien des habitants de Pallatine. Phénomènes anodins ou présages inquiétants, chaque diaspora s'efforce de percer le mystère avant les autres.
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    28/02 Le forum fête ses deux ans !
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    { Et parfois, on lit. .

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    il était un de ces monstres qui sommeillent dans vos placards d'enfance. un homme brisé par l'existence, qui s'était réfugié dans un personnage pour annihiler ses souffrances. et pour seung joo, le temps passa. c'est désormais un garçon capable de s'adapter, et qui de plus en plus s'adoucit. la violence qui l'environne s'apaise progressivement. bientôt, croit-il, il trouvera l'équilibre qui lui offrira la clé du bonheur.
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    Avatar : kaneki ken

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    Re: Et parfois, on lit.
    le Dim 10 Déc 2017 - 15:07
    OK C'EST L'HEURE DE MES LECTURES
    J'ai assez peu lu ces dernières temps pour tout un ensemble de raisons.

    Le dernier livre que j'ai fini sont les Lettres à un jeune poète de Rilke.
    Je n'ai rien compris aux lettres.
    Ses proses ne m'ont pas particulièrement marquée, surtout la dernière, « Bruit originaire » qui se lance dans des considérations techniques et j'ai trouvé qu'on perdait quelque chose. En revanche, les poèmes en français sont jolis. J'ai particulièrement aimé celui-ci :
    L'enfant à la fenêtre attend le retour de sa mère.
    C'est l'heure lente où son être altère
    d'attente illimitée...
    Comment suffire à son doux regard préliminaire
    qui partout ne voit que ce qui diffère
    de l'unique maternité.
    Ces vagues passants que son attente nivelle
    ont-ils tort, dites, de ne pas être celle
    qui tant suffit...
    Il y a ce rythme que j'aime entendre et les choix des mots, de la ponctuation aussi (on s'attend tellement à ce qu'une phrase commençant par "comment" finisse par un point d'interrogation, et en fait non). C'est le genre de poème qui m'interpelle et je comprends instinctivement leur sens, et ensuite on regarde dans le détail et on comprend pourquoi chaque mot est à sa place. (c'est le genre de sensations qui m'a fait aimer Rimbaud, soit dit en passant) Plus généralement, la troisième partie de l'ouvrage est celle que j'ai préférée, les considérations sur la langue maternelle et les autres langues, sur la traduction et toutes ces questions dans la préface m'ont énormément plu.

    J'ai lu aussi La peur. Aucune nouvelle n'a été un coup de cœur pour ma part même si ma nouvelle préférée est la même que Naga. Concernant « Le femme et l'orage » elle est très bien rédigée mais aussi malsaine. Pour moi y'a un côté attouchement/viol qui ne passe pas trop, en fait. Même si ce n'est probablement pas volontaire du coup. Je pense que ces nouvelles sont bien mais simplement pas dans mes centres d'intérêt.

    Ensuite on passe à un roman emprunté à Hafiz appelé La maladie du roi. Le synopsis est simple : Louis XIV a une fistule anale, et il doit se faire opérer - mais le chirurgien n'est pas certain qu'il va y survivre. Jolie idée, mais qui pour moi est desservie par le style. Vous connaissez cette expression que les auteurs anglophones : show, don't tell ? bah le problème c'est que là on est vraiment dans le tell. La première ligne de dialogue direct n'apparaît qu'au bout de 30 pages (le livre étant assez court, c'est long), et la plupart des dialogues sont au style indirect. Un exemple : lorsque le chirurgien se rend dans les quartiers populaires de Paris, le narrateur nous explique qui vit dans le quartier, dans une énumération qui manque un peu de liant ; mais on ne sait pas à quoi ressemble le quartier par exemple. Et puis, l'autre problème, c'est la volonté de vouloir donner plus d'informations, comme la situation en Russie : il y consacre un paragraphe où il explique ce qu'il s'y passe, mais en vrai, ça ne sert à rien pour l'histoire.
    Est-ce gênant ? pas forcément, si encore les informations données étaient pertinentes. Mais pour tout ce qui touche à la science, à la médecine et à la religion, je suis au regret de dire que non. Il défend une vision erronée qui repose en grande partie sur des a priori actuels. Comme de dire, il me semble, que le 17e siècle est celui de la science expérimentale, alors qu'en réalité il s'agit du 18e siècle. Les sciences qui ont la côte au temps de Louis XIV, ce sont les sciences mathématiques. Ce qui ne veut pas dire que la médecine ne réalise pas de progrès - et d'ailleurs il a bien raison de préciser le fossé entre médecins et chirurgiens, mais son chirurgien est quand même un cas particulier (et c'est normal s'il est proche du pouvoir), ça aurait été bien de le préciser. Autre problème, c'est de montrer les savants parisiens très ouverts aux idées nouvelles, alors que Paris (et la Sorbonne en particulier) y est en fait très réfractaire. La Sorbonne est très conservatrice et sans avoir les dates en tête, je ne suis pas certaine qu'à l'époque ils aient déjà commencé à s'y ouvrir. Je ne crois pas, enfin ce serait à vérifier.
    Maintenant, je précise que ça fait un an et demi que je planche sur ces questions, c'est tout à fait normal que ça me fasse tiquer. Je pense que le lecteur lambda ne remarque rien. Mais du coup, faîtes gaffe. Tout n'y est pas exact.

    A mon tour de parler de Demian, j'ai envie de dire. wtf. C'est cool comme ouvrage mais tiré par les cheveux ? Perso je trouve ça super inquiétant comme c'est sectaire. Pour le reste mon avis rejoint celui de Naga, donc voilà.

    Après je ne sais plus ce que j'ai lu, après du tokyo ghoul & des bl. (avec ça, vous avez littéralement ma bibliothèque manga, j'vous jure, moi même je me juge) Vu que tg c'est connu (et que je ferai un grand post quand j'aurai acheté tous les tomes) & que mes kizu natsuki j'les kiffe mais vous vous en foutez bah j'vais vous parler d'un de mes mangas préférés, à savoir Hidamari ga Kikoeru de Fumino Yuki. Donc c'est du bl mais par une auteur qui n'est pas vraiment spé du genre (ça se sent un peu au début, franchement) et qui a aussi écrit du josei (mais pas traduit hélas). Juste pour vous expliquer pourquoi j'aime vraiment. Autre particularité : c'est un manga qui traite du handicap et apparemment de façon réaliste (enfin le manga en lui-même a un côté très casual en soi).
    En gros, c'est l'histoire de Taichi (un de mes deux taichi d'amour ♥️), un étudiant pauvre, qui est à la fac mais ne sait pas trop ce qu'il veut faire de sa vie, et qui un jour rencontre Kohei, un étudiant malentendant. Une rencontre un peu particulière, parce qu'il tombe littéralement du ciel (j'adore cette image ok). Les deux garçons passent un accord, Taichi acceptant de prendre des notes pour lui (il est pas doué) en échange des repas que lui amènent Kohei. Ils deviennent progressivement amis (et plus) (c'est pas un spoil ok) et au final, leur relation les fait évoluer. Le premier tome c'est un peu celui où Kohei se libère un peu de ses problèmes et où il apprend à aller vers les autres. Le second, c'est celui où Taichi trouve enfin ce qu'il veut faire de sa vie. Un troisième tome est en cours de publication, j'en ai juste lu les premières chapitres et !!! i can't.
    Pour ma part, la romance est probablement ce que j'aime le moins dans ce manga, elle est un peu basique et pas toujours très bien amenée. MAIS LE RESTE OMG les personnages sont super attachants !! fin jsp mais quand taichi parle des hamburgers brûlés que son papi lui fait pour son anniv !! A CHAQUE FOIS QUE JE LIS LE PASSAGE ÇA ME FAIT CHAUD AU COEUR & JE SOURIS COMME UNE IDIOTE OK. c'est tellement tout doux et posé et calme et humain. Et en vrai c'est ça que j'aime dans ce manga. Ça a quelque chose de si vrai. Et les couvertures sont absolument magnifiques. (d'ailleurs en octobre j'étais à la fac de metz dans un amphi et j'ai tourné la tête vers l'extérieur, et il y avait tous ces arbres qui bordaient les grandes fenêtres et ce même vert que la couverture du tome 1, ces mêmes jeux de lumière, c'était magnifique et ça m'a rendu heureuse tout à coup)
    Bon ma critique est sans doute très très partielle et je crois que ça se sent, mais honnêtement je défendrai ce manga jusqu'à ma mort et vous pouvez me juger comme vous le voulez, idc. Pour une fois que je trouve une histoire qui me rend sincèrement heureuse.

    Il me reste du coup La tulipe du mal et normalement j'aurai fini tous les bouquins empruntés en été.


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    Ton histoire est celle d'un simple paysan qui a voulu s'élever, transcender les classes de sa société ; et devenir samurai, en adopter les valeurs et le mode de vie. C'est celle d'un homme qui a voulu rêver.

    Ton histoire est celle d'une étoile filante, une comète qui a brillé brièvement mais avec intensité dans l' histoire du Japon. A l'image de la floraison de la fleur de cerisier, si éphémère mais si glorieuse.

    Ton histoire est noble et tragique, comme le masque du tyran que tu as prétendu être, le chef sévère mais au fond qui se préoccupait trop de ceux qu'il aimait.

    Ton histoire enfin maintenant, c'est celle d'un homme à qui l'on a volé son destin, qui le sait - et qui essaie d'avancer malgré tout ; qui change tout en ne changeant pas. Immuable comme la terre, immatériel comme un courant d'air, mouvant comme l'eau, et brûlant toujours du même feu intérieur.

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    Re: Et parfois, on lit.
    le Dim 11 Fév 2018 - 21:31
    BONSOIR JE DEVRAI PAS POSTER ICI MAIS YOLO.
    (L'histoire de ma vie.)


    Je ressuscite un peu le topic. J'ai beaucoup lu depuis la rentrée (merci les BU) mais je n'ai pas eu trop le temps de poster donc pour une fois que j'ai la motivation eh bien...

    Après l'avoir lu une première fois en fin de lycée, j'ai refait connaissance avec Les amours interdites de Yukio Mishima. (Toujours lui.) Un vieil écrivain, Shunsuke, pactise avec un jeune premier, Yûichi, - sans cervelle à mon goût, j'assume-, pour se venger des femmes par qui il a longtemps été trahi. Il le pousse dans un mariage sans amour, alors que Yuîchi fait la découverte du milieu homosexuel du Tokyo des années 1950. Et. Wow. J'ai du mal à réaliser que j'ai lu un truc pareil au lycée parce que c'est..dur. Sans concession. Mature. Et pourtant avec une forme de raffinement dans la cruauté psychologique que je ne retrouve que chez Mishima. On passe de retournement de situation en retournement de situation, de plan en plan, de manipulation en manipulation, avec en filigrane le fort thème de la dissimulation, traité notamment par Yûichi qui en apparence se comporte en un mari exemplaire alors qu'il a des relations extra-conjugales ; tout pour maintenir la face. Oui ce roman est tordu, oui il est long, oui il se perd dans des considérations métaphysiques, mais je l'aime énormément, ne serait-ce que pour la beauté du style. A ne pas mettre entre toutes les mains, et pourtant non dénué d'intérêt.

    Sur un mode plus "léger" (disons qu'au moins le genre est moins intellectuel), j'ai aussi terminé le cycle de La Tour Sombre de Stephen King, qu'il considère comme son grand oeuvre, une sorte de moyeu autour duquel s'articule beaucoup de ses histoires. Et j'ai adoré. Le premier tome a été un peu difficile à lire, j'avais du mal à rentrer dans l'histoire..et arrivée au deuxième tome j'étais lancée, j'ai lu, j'ai dévoré même la suite, jusqu'au tome final et le petit spin-off. La fin m'a brisé le cœur à cause de ce que cela signifie, et pourtant on y trouve une note d'espoir, je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler mais. Wow. J'ai adoré la progression psychologique du personnage principal Roland qu'on découvre au début très froid, et qui se révèle au final humain. Trop humain presque. Les autres personnages sont crédibles, relatable comme on dit en anglais, car ils ont des réactions humaines, il est facile de s'y attacher, surtout Jake. Mention spéciale au moment où un personnage décide qu'il en a marre et abandonne alors que dans beaucoup d'histoires fantastiques que j'ai lu, le personnage aurait juste continué en faisant preuve de sa formidable volonté. Mais là non. J'ai aimé les références aux autres univers de Stephen King, comme Ca, Jerusalem's Lot, Cœurs perdus en Atlantide et bien d'autres que je dois oublier. Et à l'inverse, on peut poser des hypothèses sur certains éléments présents dans d'autres récits, comme  par exemple l'idée que l'endroit d'où viennent les monstres de Brume soit une tramée. Cela faisait longtemps que je me disais que je devrai le lire, étant une grande fan de King, et bien..je n'ai pas regretté. C'est un monument, c'est tout.

    En changeant complètement de genre littéraire, j'ai reçu Le doute, de S.K Tremayne, publié en anglais sous le nom de The Ice Twins. L'histoire tourne autour d'une famille qui a vécu un drame. En effet, un an auparavant, l'une des deux jumelles du couple est morte dans un accident. Sauf que la jumelle survivante commence à prétendre qu'elle est l'autre, créant la confusion dans la tête de ses parents et du lecteur ; et si ce soir-là, ils avaient commis une erreur dans l'identification de leur enfant ? Je n'ai pas réussi à décrocher, c'était une lecture haletante et pleine de suspense, de retournements de situation alors qu'on tente de découvrir ce qui s'est réellement passé en passant parfois par des fausses pistes qui pourraient expliquer des choses alors que non. Après il faut aimer le genre policier et le thème (pardon Naga et Sneug, je leur en avais déjà parlé), mais franchement, j'ai aimé. Pour une fois qu'un bouquin dont on parle en cours me plaît vraiment... Rolling Eyes

    Nouveau passage par la littérature américaine : Sukkwan Island, de David Vann. En gros, c'est l'histoire d'un père qui décide de passer un an en Alaska en compagnie de son fils avec lequel il n'a plus vraiment de relations. Cela fait un peu penser à Into the wild, c'est vrai, et la comparaison se tient, dans le sens où le père n'est pas aussi bien préparé qu'il le croit et accumule les erreurs. Et pourtant on y croit, il y a des notes d'espoir où la situation semble s'arranger.  Franchement, j'ai bien aimé, mais je ne dirai pas qu'il s'agit d'une lecture réellement indispensable.  Si on aime les romans traitant des grandes étendues sauvages, oui. Sinon...Into the Wildest mieux, franchement.

    Enfin, dernière bonne découverte vue en cours (je vois beaucoup de choses intéressantes en cours, merci mes profs) : Certaines n'avaient jamais vu la mer, de Julie Otsuka, une écrivain américaine d'origine japonaise.  Dans ce roman, l'auteur raconte l'exil de centaines de femmes japonaises dans la première moitié du XXème siècle, venues aux Etats-Unis pour épouser d'autres Japonais bien établi ; elles ont été choisies comme ça, sur photo. Sauf que les déceptions s'accumulent, leurs maris ne sont pas aussi attirants que sur les photos, ni aussi riches, ni franchement délicats - le passage sur les mariages est d'ailleurs assez cru et dur, je le signale-, l'intégration est difficile à cause du racisme ambiant, les enfants qui renient leurs origines japonaises et s'américanisent...Et c'est traité avec une forme de poésie grâce à la narration particulière en nous qui produit un effet choral assez surprenant mais agréable. Il y a beau ne pas avoir de personnage principal à proprement parler, on s'y attache, à ce groupe de femmes dont on ne connaît pas le nom, ou alors si peu. Après ce n'est que mon avis mais ces femmes ont beau ne pas avoir réalisé de "grandes" choses, je les trouve tellement courageuses et dignes de respect. Tout abandonner pour une vie pareille, ne pas retourner au Japon ou fuir ailleurs...Non vraiment. Ce roman est court mais extrêmement bien ficelé, si je peux parler ainsi.  Du coup j'ai réservé le premier roman de l'auteur, Quand l'empereur était un dieu, et j'avoue avoir plutôt hâte de le découvrir. Juste pour voir si c'est aussi bien et si ça prend autant aux tripes.

    Et c'est tout pour cette fois


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    Ton histoire est celle d'une étoile filante, une comète qui a brillé brièvement mais avec intensité dans l' histoire du Japon. A l'image de la floraison de la fleur de cerisier, si éphémère mais si glorieuse.

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    Re: Et parfois, on lit.
    le Mar 6 Mar 2018 - 19:20
    Double-post du mal, je commence à me sentir seule par ici les enfants

    Donc, j'ai lu When the emperor was divine / Quand l'empereur était un dieu, par Julie Otsuka, qui lui retrace l'histoire d'une famille qui comme de nombreux Japonais vivant aux Etats-Unis ont été internés dans des camps par le gouvernement. Moment de l'histoire américaine peu glorieux s'il en est, mais je ne pousserai pas plus loin l'analyse politique, on n'est clairement pas là pour ça. Donc. Je l'ai lu en anglais, dans le texte, et franchement j'ai beaucoup aimé; Le style est simple, mais percutant, on s'identifie vite aux personnages et on ressent beaucoup d'empathie pour eux. Le roman se divise en plusieurs segments, on commence par la mère, puis la fille, puis le fils, puis le père, au fil de l'avancée chronologique et franchement c'est bien ficelé. Un bon roman à lire donc Nice


    Petit passage dans le monde du polar avec Toutes les vagues de l'Océan, par Victor del Arbol, un auteur espagnol que j'ai complètement découvert un peu par hasard, quand je demandais des conseils à une libraire en matière de polar. Ce roman raconte l'histoire de Gonzalo, un avocat qui découvre que sa soeur, policière, s'est suicidée après qu'elle ait été accusée d'un meurtre. Il tente de débrouiller un peu toute cette histoire car il veut comprendre pourquoi elle en est venue là ; alors même qu'ils étaient en froid à cause d'un article qu'elle avait écrit sur leur père, Elias, héros du parti communiste espagnol. Ce meurtre va l'amener à redécouvrir l'histoire de leur père, et à mettre au jour de bien sombres histoires.(Oui cette phrase est cliché.) Jusqu'au retournement de situation final - que j'ai toujours du mal à comprendre, mais ma foi, si les motivations d'un personnage étaient complètement saisissables, je crois que cela serait un peu ennuyeux..même si j'étais un peu frustrée du coup. Cependant. L'histoire est bien amenée, intéressante, les transitions passé-présent sont bien faites et pertinentes. En revanche, je ne le conseillerai pas à tout le monde. Déjà parce qu'il s'agit d'une histoire complexe qui se déroule sur 600 pages, ensuite parce que les thèmes évoqués sont extrêmement durs : on parle de mafia, de prostitution, de trafics de drogue, d'adultère, de chantage, de violence...

    Comme lecture plus légère, j'ai lu l'Histoire sans fin, de Michael Ende. J'avais adoré le film, et je l'adore toujours, donc lorsque j'ai vu qu'il était disponible je n'ai pas hésité, j'ai foncé. Sans regrets. Le premier film correspond bien à la première moitié du roman avec quelques petits changements néanmoins, que je laisse découvrir Malicieux Pour rappel, c'est l'histoire de Bastien Balthazar Bux, un petit garçon qui se fait harceler à l'école, et qui "emprunte" un ouvrage mystérieux, L'Histoire sans fin. Sauf que l'histoire est bien plus prenante que ce qu'il aurait pensé...La seconde partie, elle, m'a un peu surprise mais d'un côté, quand on voit le personnage principal, on comprend comment et pourquoi on en vient là. No spoils cependant 8D Bref j'ai adoré, c'était bien agréable à lire et ça repose le cerveau après une journée de cours. Vous l'aurez compris, je recommande I love you


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    Re: Et parfois, on lit.
    le Dim 22 Avr 2018 - 14:17
    Hmmm il est temps de relater toutes les lectures que j'ai pu faire depuis décembre (en fait un petit paquet, surtout que j'ai repris la lecture Nice ) (bjr je révise pas je préfère lire)

    La tulipe du mal, Jörg Kastner
    Ce roman policier se passe à l'époque moderne, fin 17e siècle, à Amsterdam. Des amateurs de tulipe sont assassinés les uns après les autres, et la seule piste est une pétale de tulipe noire, très rare. La tulipe n'est pas très appréciée car à cause de la spéculation dont elle a fait preuve au début du siècle, elle a ruiné bcp de gens (100% véridique). Des choses se devinent, mais pas l'identité du coupable, donc c'est tout bon pour moi. Nice Un peu tiré par les cheveux quand même mais une bonne lecture malgré tout.

    Cœur d'Acier 2 : Brasier, Brandon Sanderson
    J'ai déjà dû dire que Sanderson est un de mes auteurs de fantasy préférés, bah même quand il change de genre, c'est cool. Cœur d'Acier, c'est une série un peu post-apo où des gens ont obtenu des pouvoirs (on les appelle les Épiques), mais ce pouvoir a fini par les corrompre. Tout le premier tome tourne autour de la résistance autour du tyran Cœur d'Acier. Le second déplace l'action vers un autre tyran, mais cette fois notre héros David est à la recherche de sa bien-aimée Megan. C'est sans doute cette partie de l'histoire que je n'aime pas et que je n'ai jamais aimé, les deux ensemble, ça ne marche pas pour moi. Cela dit, ce tome est riche en révélations sur les pouvoirs des Épiques, et comme c'est du Sanderson, c'est génial. 12/10 pour ses systèmes de magie, je vous jure. Ce tome s'achève par un cliffhanger bien méchant, ah, il me tarde d'avoir le tome 3. Nice

    Six of Crows 2 : La Cité corrompue, Leigh Bardugo
    J'en ai un peu parlé avec Saraeth, mais ce livre est une déception. Autant le tome 1 est pas mal, autant le second, on s'ennuie un peu. C'est un peu comme si cette histoire était en trop, comme si les couples qui se formaient dans le premier tome perdait en intérêt. C'est le second et dernier tome, et encore heureux. Les personnages perdent en nuances, je trouve. Quant à l'histoire, elle est juste tirée par les cheveux ???? le suspense était vite tué par des explications trop rapides ??? non franchement c'était super dommage, quel gâchis.

    Petit pays, Gaël Faye
    On m'a conseillé ce roman, qui a emporté le prix du Goncourt des lycéens, et je comprends pourquoi. Assez court, il retrace la vie d'un Français métisse qui vit depuis sa naissance au Burundi, et qui voit la paix fragilisée par les conflits ethniques. C'est un ouvrage nostalgique, et si ce n'est pas une autobiographie, il y a quelques similarités entre l'auteur et son personnage. C'est facile à lire et vraiment cool. Et pour les curieux, si vous connaissez l'auteur pour sa musique, vous serez peut-être intéressé par la chanson du même nom.

    Album zutique. Dixains réalistes.
    Naga m'a acheté ce volume qui réunit deux recueils collectifs de poésie assez particuliers. Ils sont très critiques, parodiques également, surtout l'Album zutique (si vous connaissez le « sonnet du trou du cul », vous l'y trouverez là, vous voyez le genre), crus par moments. Ce sont surtout des protestations, qui ont réuni des poètes de la fin du 19e siècle qui ont voulu dire zut. L'édition est à ce titre très bien faite, elle comporte une bonne mise en perspective historique et le commentaire d'un certain nombre de poèmes permet de mieux les comprendre. C'est rare que je trouve une édition poétique aussi bien faite, je précise.

    Rafales d'automne, Natsume Sôseki
    Eh oui, on varie un peu les auteurs japonais.  C'est mon premier ouvrage de lui que je lis, et ce qui est certain, c'est qu'il n'est pas une lecture facile. Ce roman parle de deux étudiants, l'un riche et sans soucis, l'autre pauvre, malade et désireux d'écrire un roman (sans en avoir le temps, car il est absorbé par les traductions de manuel qu'il doit faire pour vivre), ainsi que d'un professeur également en manque d'argent qui s'insurge contre la société actuelle. Je dirais que ce livre parle d'une révolte, qu'il met en lumière des personnages qui ne se retrouvent pas dans la société japonaise du 20e siècle, car leurs idées sont trop brillantes, trop particulières. Je pense qu'une seconde lecture sera nécessaire à un moment donné pour vraiment saisir cet ouvrage.

    Le petit livre des couleurs, Michel Pastoureau
    Un cadeau de ma tutrice pour Naga et moi, avec un lexique de mots historiques. Cœur Cœur  Je l'ai lu très vite parce qu'il est court, mais en plus très intéressant. C'est une version ultra-condensée des thèses de Pastoureau, un historien connu pour ses travaux sur la symbolique, et LE grand spécialiste des couleurs. C'est une pointure et vous pouvez y aller les yeux fermés. Franchement, c'est un ouvrage très facile à lire. Il s'agit d'un entretien où Pastoureau parle des principales couleurs (bleu, rouge, vert, etc.). Vous apprendrez plein de trucs, donc voilà, si vous avez envie d'élargir un peu votre culture générale avec un bouquin simple, c'est pour vous !

    Le dernier des yakuzas, Jake Adelstein
    Après Tokyo Vice, où ce journaliste américain ayant fait sa vie au Japon a raconté son parcours et ce qu'il a appris sur les yakuzas, ce second ouvrage est la biographie légèrement retouchée d'un yakuza nommé Saigo. Les deux bouquins sont à lire ensemble, les histoires étant liées. C'était une lecture passionnante et instructive, qui permet de comprendre à quel point le monde yakuza a bien changé dans les dernières décennies, et de toucher du doigt l'ancienne éthique yakuza, fascinante en ce qu'elle n'a rien de manichéen.

    Seraph of the End, tome 1 + 2
    C'est la partie manga, mais j'ai acheté le pack "2 volumes pour le prix d'un" et je ne le regrette pas. Les dessins sont franchement très beaux, et l'histoire... eh bien, si vous avez vu l'anime, vous savez ce qu'il en est.  Une mystérieuse maladie a ravagé la grande majorité de la population (les enfants n'ont pas été touchés), les vampires en ont profité pour sortir et prendre le dessus. Yu, le héros, s'échappe quand il est enfant d'une cité vampire, persuadé qu'il n'y a rien au dehors. Il est alors intégré à l'armée démoniaque japonaise (avec le fameux Guren Cool  j'aime ce mec) et n'est obsédé que par l'idée de se venger des vampires. Sauf que bon, les choses sont plus compliquées que cela. Après avoir vu l'anime, quand on relit ces deux tomes, on est là "... tant d'indices que je n'ai pas vus", ce qui est déjà pas terrible, et puis "TANT D'INDICES QUE J'AI VUS MAIS AUXQUELS J'AI REFUSÉ DE CROIRE" bref j'ai tjs été très crédule dans cette histoire, je n'ai jamais rien vu venir, mais au moins ça m'a fait rire.
    (Notez que j'ai aussi repris des tomes de tg, mais l'heure n'est pas encore venue d'en parler) (et que j'ai pris given mais j'ai pas la foi de vous en parler)

    Le Vieil homme et la mer, Hemingway
    Naga en parlera plus longuement que moi, je lui laisse cet honneur. Mais je dois dire que le suspense dans ce classique est très bien mené. On a beau plus ou moins deviné comment cela va se terminer, la tension monte et on se retrouve à tourner les pages pour savoir comment cela va se passer. Je conseille.

    Pèlerinage aux trois montagnes, Mishima
    Les lecteurs assidus de ce topic ont pu prendre connaissance de deux nouvelles extraites de ce recueil, « Martyre » et « Ken ». Comme je les ai bien aimées, j'ai décidé d'acheter tout le recueil. La nouvelle qui donne son nom est d'ailleurs assez intéressante : c'est l'histoire d'un poète et d'une femme qui travaille comme bonne pour lui, tout en prenant des cours à l'occasion. Elle a toujours rêvé d'écrire des poèmes, mais considère qu'elle n'a guère de talents. Le maître l'embarque alors dans un voyage où il dit adieu à une part de son passé. Je l'ai bien aimée, mais à mon sens, le manque de talent de la femme vient du mépris que lui voue le maître, qui ne lui accorde pas l'attention nécessaire et ne cesse de l'écraser. A force de lui répéter que ce qu'elle fait est nul, il est logique qu'elle y croit. Mais qu'importe : je dirais que ce n'est pas forcément une option que le narrateur exclue totalement.
    « Pain au raisin » est une nouvelle un peu étrange, autour d'une fête nocturne qui déçoit le personnage, et qui se finit de façon un peu meh. (pour moi) Pas trop mon truc.
    « La cigarette » était mieux, c'est un gamin à qui un senpai propose un jour une cigarette, et l'idée ensuite d'en fumer l'obsède. Court mais intéressant.
    J'ai oublié les titres des deux dernières nouvelles, mais la première aborde une rupture (le mec est dégueulasse) où les larmes de la fille ne cessent de couleur (un peu bizarre mais intéressant). Et la deuxième se passe au Moyen Âge : un moine venu de l'étranger raconte à un jeune garçon sourd l'histoire de sa vie. J'ai adoré cette histoire.
    Bref c'est du Mishima, ça se lit bien quand on aime le genre.

    Allah n'est pas obligé, Ahmadou Kourouma
    Voilà un de ces auteurs que j'ai découvert en khâgne et dont j'ai toujours eu envie de lire les ouvrages. J'avais déjà lu de lui les Soleils de l'indépendance qui retrace l'itinéraire d'un homme après l'indépendance de la Côte d'ivoire. Dans Allah n'est pas obligé, Kourouma aborde un tout autre sujet : la guerre et la place occupée par les enfants-soldats. L'histoire est comptée par un garçon d'une douzaine d'années, Birahima, et le style est par conséquent un peu particulier. Birahima le dit d'emblée, il ne parle pas un très bon français (enfin il écrit quand même mieux que bien des francophones de 12 ans) et se sert souvent de dictionnaires pour rédiger son récit. Très souvent, la définition de certains mots (aussi bien du "français de France" pour reprendre son expression que des expressions plus dialectales) est précisée entre parenthèses, et les injures parsèment la narration en un leitmotiv qui peut déranger le lecteur. Bref, ce n'est pas le plus évident à lire, mais je pense que cela recrée bien la voix d'un enfant qui aurait vécu la même chose que lui.
    Lorsque Birahima devient orphelin, il doit être élevé par sa tante. Mais celle-ci fuit un ancien mari violent, et quitte le village sans lui. Il est donc accompagné d'un escroc (dont j'ai oublié le nom) qui s'est plusieurs fois enrichi avant de tout perdre, et qui se présente comme un féticheur musulman. Commence alors un voyage à la recherche de cette tante. Or ce périple les amène à se confronter à la guerre au Libéria et au Sierra Leone, ces conflits étant expliqués avec précision au cours de la lecture par le narrateur, jusqu'à ce que...  C'est un ouvrage particulier, on ne peut qu'être impressionné par Birahima, qui prend les armes et défie la mort, passe de camp en camp, mais ne remet jamais en question ce qu'il vit. Il décrit les horreurs de la guerre avec neutralité, car pour lui c'est normal, il ne connaît que cela ; mais en vrai, cela donne des frissons dans le dos. Absolument pas un ouvrage facile à vivre, mais une exceptionnelle lecture.

    J'entends ta voix, Kim Young-Ha
    Okay, j'adore ce bouquin ? J'ai filé le résumé à un de mes potes et il l'a trouvé cool. C'est un peu trash sur les bords mais si bien. Nice  En gros, c'est un livre qui décrit la vie de Jeï, depuis sa naissance, un garçon qui dispose d'un don étrange, celui de ressentir la souffrance des autres (objets comme êtres vivants) lorsque cette souffrance est injuste, et qui s'illustre à la tête d'un gang de jeunes motards. Ce roman est d'ailleurs très brillant pour sa narration et ses focalisations : le narrateur est un des personnages, qui est son ami d'enfance, mais la focalisation se concentre entre plusieurs personnages, décrivant des scènes auquel le personnage qui raconte n'a pas pu assister. Bref, c'est la petite remarque stylistique, mais c'est intelligent. Difficile de parler de ce livre sans trop spoiler, car le propre de cet ouvrage, c'est de retracer des rencontres, des obstacles, qui conduisent Jeï à adopter cette attitude presque messianique, à s'isoler du commun des mortels. C'est un roman que je conseille, car subtil et cynique, à condition que vous ne soyez pas trop sensibles non plus. Nice


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    alibabe:
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    merci naga.  [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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    Re: Et parfois, on lit.
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